WHERE IS MY NET ?

. HOME OF THE QUESTION MARK .


@mrolivier : toute l'actualité de moi-même, en temps réel, grâce à la magie de l'Internet.



Réponses circonstanciées aux questions que personne ne se pose.


Featuring la Useless Playlist : une chanson pour chaque moment de vie. (inclus : Guests de Qualité Premium)

Toi aussi, like la page Facebook de Where is my song, supplement gratuit offrant de beaux instants de joie.


Jolies choses en lien avec le jeu de type vidéo, y compris critiques dont la fulgurance m'étonne, écrites par moi-même et parues sur le site Playlist Society.


Images de qualité, approuvées à la main.


Images à vocation érogène. (18+). 

Twitter : @whereismysin








Posts

Chanson pour fêter Pâques dans la dignité grâce au Hard Rock Satanique

C’est pas pour dénoncer, mais c’est le « Week End de Pâques ».


Pour mémoire, à l’occasion du Week End de Pâques, nombre d’êtres humains célèbrent la Résurrection de Jésus Christ en cherchant dans leur jardin les oeufs Kinder qu’ils y ont malicieusement dissimulés une demi heure avant. A défaut, les êtres humains non dotés d’un jardin peuvent s’acquitter de cette célébration en planquant n’importe quelle saloperie en chocolat dans le pot d’un ficus d’appartement. Ca marche aussi.

Le Dimanche de Pâques serait même le jour le plus saint du calendrier chrétien. C’est dire si c’est pas de la daube.

C’est pourquoi, à l’occasion du Week End de Pâques, nombre d’êtres humains profitent du fameux « Lundi de Pâques » (qui suit le week end, c’est dire si c’est bien pensé) pour célébrer la Résurrection du Christ en s’offrant des vacances de courte durée, durant lesquelles, ivres de chocolat Kinder, ils vont d’un pas titubant soigner leur crise de foie en s’offrant une salvatrice « ballade en forêt ».

Ou alors ils en profitent pour ne rien foutre.

Et c’est bien légitime.

Personne ou presque ne va lire cet article, c’est donc l’occasion rêvée d’écrire des sottises et de vous présenter la Chanson pour fêter Pâques dans la dignité grâce au Hard Rock Satanique.

Les oeufs en chocolat, les heures passées à chercher des confiseries bien planquées par un esprit retors, les ballades en forêt, les week ends prolongés, les déjeuners en famille.

L’esprit de Pâques n’a rien à voir avec ces enfantillages.

Non, l’esprit de Pâques, c’est avant tout les Cloches.

Or qui dit Cloches, dit AC/DC.

Pour s’en convaincre, comparons une Cloche de Pâques et une Cloche d’AC/DC.

Cloche de Pâques en chocolat standard (taille réelle : environ 8 cm) :


Cloche d’AC /DC en concert standard (taille réelle : environ 180 cm) :

-

Donc qui dit Cloches dit AC/DC.

Pour mémoire, au sein du groupe AC/DC, les frères Young célèbrent la Résurrection de Bon Scott en assénant depuis belle lurette et à longueur d’albums ce que l’on a coutume de nommer des « riffs de plomb »dans une presse spécialisée peu avare en redondances stylistiques, dont l’attrait pour l’indéboulonnable gang Young n’a d’égal que sa difficulté à inventer de nouvelles métaphores pour qualifier sa musique, tant, avouons le sans honte, nos amis australiens pratiquent depuis près de 40 ans un hard rock, puisque c’est le mot, creusant inlassablement le même sillon, celui du « riff de plomb », ça valait bien le coup de pondre une phrase aussi longue pour retomber sur l’expression dont à propos de laquelle je tentais en vain de m’insurger pas plus tard qu’il y a quelques lignes avec une pugnacité forçant le respect tant ce paragraphe s’avère, à la relecture, d’une inutilité crasse.

Donc qui dit Cloches dit AC/DC.

Et qui dit AC/DC dit « Musique du Diable. »

Pour les besoins de cet article, nous qualifierons  AC/DC de « groupe de Hard Rock Satanique ».

Billevesées : le rock d’AC /DC n’est pas plus satanique que vous et moi.

C’est ainsi : on place « Hell » dans un titre et on se retrouve à se faire écouter à l’envers par des Ligues Familiales persuadées que l’on parle couramment le Belzébuth et que Satan tout ça tout ça.

« Hell’s Bells », à l’envers, donne « Slleb s’lleh » expression qui, en language satanique standard, ne signifie rien.

En vérité je vous le dis, mes bien chers frères, réhabilitons le « Hell’s Bells » d’AC/DC, qui a fait plus pour la promotion de la Cloche en tant qu’objet de culte que tous les chocolats Kinder et les dimanches de Pâques réunis.

CLIQUER SUR CET ELEGANT T-SHIRT POUR ECOUTER LE “HELL’S BELLS ” D’AC / DC :


Et lorsque il est question d’AC/DC, il est d’usage d’évoquer le hard rock, et non le Heavy Metal.

Je le précise à l’usage des ignorants approximatifs, baignant dans les eaux saumâtres de leur crasse inculture, la pupille vide et l’oreille bouchée au papier cul, qui, à l’écoute de la chose, osent encore, avec l’aplomb caractéristique du béotien autosatisfait, ranger AC/DC dans la catégorie trop remplie des zozos à moule-burnes rayés et guitares 8 cordes, tentant avec une navrante insistance de faire croire au prépubère avide de téstostérone et de sauvagerie d’operette que plus on secoue sa tignasse peroxydée en jouant du caca binaire, plus on en a dans le pantalon.

Je dis halte.

Judas Priest, Motley Crue, Megadeth, et autres mongoliens métalliques sont à AC/DC ce que Vincent Delerm est à Johnny Cash, pour situer.

AC /DC ce n’est PAS du « Heavy Metal », bougres de tarés auditifs (et je ne dis pas ça pour toi, lecteur chéri, parce que toi, je te connais, tu n’es pas du genre à proférer des âneries de ce genre, tu es un amoureux du beau).

AC/DC c’est du rock. « Hard Rock » si ça peut vous faire plaisir. Et même « Hard Rock Satanique » si ça peut vous rassurer.

Personnellement je m’en bat les couettes.

Tant que c’est pas du « Heavy Metal », ça me va.

« Hell’s Bells », donc, et pardonnez moi l’expression, mais la messe est dite.

Joyeuses Pâques.

Note à l’attention des chrétiens :

 On pourra m’opposer que les paroles de « Hell’s Bells » s’avèrent bien peu chrétiennes.Certes.Quoique, si on lit bien :

« I’m rolling thunder, pouring rain

I’m coming on like a hurricane

My lightning’s flashing across the sky

You’re only young but you’re gonna die

 

I won’t take no prisoners won’t spare no lives

Nobody’s putting up a fight

I got my bell I’m gonna take you to hell

I’m gonna get ya, satan get ya

 

Hells bells

Hells bells, you got me ringing

Hells bells, my temperature’s high

Hells bells

 

I’ll give you black sensations up and down your spine

If you’re into evil, you’re a friend of mine

See the white light flashing as I split the night

Cos if good’s on the left then I’m sticking to the right

I won’t take no prisoners won’t spare no lives

Nobody’s puttin’ up a fight

I got my bell I’m gonna take you to hell

I’m gonna get ya satan get ya

 

Hells bells

Hells bells, you got me ringing

Hells bells, my temperature’s high

Hells bells

 

Hells bells, satan’s coming to you

Hells bells, he’s ringing them now

Those hells bells, the temperature’s high

Hells bells, across the sky

Hells bells, they’re taking you down

Hells bells, they’re dragging you down

Hells bells, gonna split the night

Hells bells, there’s no way to fight

Hells bells »


« La Bible », ouvrage de référence en la matière, regorge de passages bien plus gore, faisant passer ces sympathiques paroles pour une aimable comptine, alors s’il vous plaît, je vous en prie…


Chanson pour s'apitoyer sur son sort avec élégance

A la question : ” Tu fais quoi ce soir ?” Rares sont les individus qui, spontanément, vous répondent :

 ” Ce soir, je m’apitoie sur mon sort, je me suis prévu une bière pour pleurer dedans”.

Et pour cause : s’apitoyer sur son sort n’est socialement guère considéré, hormis dans certains cercles gothico-romantiques où il est de bon ton de se lire des extraits des Fleurs du Mal en s’envoyant des larmes de crocodile à la gueule dans le cadre de concours de mal de vivre généralement remportés par le plus pâle des participants, qui se voit remettre, à l’issue de la lacrymale compétition, l’intégrale des Sisters of Mercy pour la peine, c’est le cas de le dire, haha.

Bien. Oublions ces sottises.

Quitte à s’apitoyer sur son sort, autant le faire avec élégance. Et “élégance”, c’est l’un des mots qui vient lorsque l’on évoque Bobby Darin. Chanteur semi crooner brillant à l’âge du rock et du roll huileux, acteur de talent trop frêle pour jouer les jeunes premiers, Bobby Darin avait l’élégance discrète du Vespa garé au milieu d’un cortège de Harley Davidson.

“Not For Me” constitue l’un des plus beaux morceaux de Bobby Darin, et l’un des moins connus, résumant en deux minutes et vingt secondes la vie de celui qui aurait pu devenir un Paul Anka, un Dean Martin ou n’importe quel autre pensionnaire roucoulant de Las Vegas.

Ecouter Bobby Darin / “Not for me” 

“Not For Me”, bande son idéale pour s’apitoyer sur son sort avec élégance ?

Elégance n’est pas le mot qui convient mais c’est le premier qui vient à l’esprit, comme dirait Chuck Palahniuk. C’est que la chose, sorte d’anti-gospel damné, joyau d’amertume ciselé par l’invraisemblable production de Jack Nitzche, suinte le mal être avec plus de classe que n’en aura jamais la discographie complète de Vincent Delerm.

Dans “Not for Me”, il est question de regarder le bonheur passer en comprenant que vous n’y aurez jamais droit. Un bijou empoisonné, tout en cordes et en réverbérations, où perce la voix, puissante et fragile, d’un Bobby Darin chantant comme un homme ayant réalisé qu’il était voué au purgatoire.

On a connu plus cocasse.

Certes mais le moins que l’on puisse dire, c’est que, quoique non gothico-romantique, Bobby Darin n’a pas eu de bol. Pour commencer, Bobby Darin est le fils de sa soeur ainée. Disons qu’on a appris au petit Bobby, à sa majorité, que sa soeur Nina était en fait sa mère et que son père, pfiouuu, voilà voilà voilà tu reprendras du thé ?

Enfin tant qu’on a la santé.

Le problème, c’est que la santé, le petit Bobby il ne l’a pas non plus, rapport à une insuffisance cardiaque des plus facétieuses puisqu’elle le fera décéder à 37 ans, un âge largement inférieur à l’espérance de vie moyenne, même chez les rock stars. D’autant que Bobby Darin n’était même pas une rock star.

Le “Not For Me” de Bobby Darin, c’est le Vespa de la Dolce Vita qui s’empale contre un arbre au détour d’un virage, laissant  son conducteur, brisé mais bien vivant, appeler au secours dans le vide.

“Personne” n’est pas le premier mot qui vient à l’esprit mais c’est celui qui convient.

(Eternelle gratitude à Georgina T. sans qui je n’aurais jamais connu l’impeccable “Not For Me”…)

Le “Not For Me” de Bobby Darin n’est pas tout simple à dénicher. On ne saurait que conseiller à l’amateur de se jeter sur l’essentielle compilation : “The Jack Nitzsche Story - Hearing is Believing: 1962 - 1979 », comprenant les meilleurs travaux de Jack Nitzsche, le producteur fou, dont … “Not For Me”.

Chanson pour traverser les grandes étendues sauvages où l'homme se souvient qu'il est libre au guidon d'une grosse cylindrée

Lynyrd Skynyrd : « Free bird ».

Bon, moi la moto, c’est moyen mon truc.

Mais si c’était mon truc, la moto, je traverserai les grandes étendues sauvages où l’homme se souvient qu’il est libre au son de « Free Bird », comme tout le monde.

Ecouter “Free Bird” et traverser les grandes étendues sauvages dans sa tête.

« Cause i’m free as a bird now, and this bird you can not change… », comme qui dirait. Le bidule, d’anthologie, fait ses 9 minutes 7 secondes et contient quelques instants de bravoure qui lui ouvrent les portes du club très fermé des morceaux inreprenables (on pense ici au solo : 4 minutes de pur génie guitaristique nécessitant au moins une main dotée de 7 doigts pour être reproduit).  “Free Bird” commence comme une jolie ballade sudiste un peu chiante apte à faire chialer un Hell’s dans sa biere et puis… 4:39 : ça décolle pour ne jamais atterrir (comme certains membres du  groupe, d’ailleurs, bêtement décédés dans un accident d’avion en 1977).

A partir de ce moment, la chose devient culte (donc détestée par certains et adulée par d’autres, dont votre serviteur) (et accessoirement un parfait morceau à air guitar, pour les amateurs). “Freebird”, c’est le morceau de rock sudiste ultime. (bon, je ne compte pas “Fortunate Son”, de Creedence, qui est le morceau de rock sudiste ultime aussi)

L’envolée finale (illustrée par le solo surhumain, donc) survoltée comme il faut, conviendrait parfaitement à un emplafonnage de platane (bien qu’il n’y ait guère de platanes dans les grandes étendues sauvages où l’homme se souvient qu’il est libre).

PS : en parlant de ça, Rob Zombie (qui ressemble beaucoup au batteur de Lynyrd Skynyrd, à propos), a utilisé avec un certain génie “Freebird” lors de la scène finale du culte ” The Devil’s Reject”. Résultat apocalyptique garanti.

Chanson pour être amoureux

The Isley Brothers : “Shout”


Cliquez ici pour écouter la chose(et en entier, hein, sinon vous loupez le climax et c’est impardonnable !)

Le cœur qui fait youpla, le ventre qui fait boing de là à là, et les jambes qui cotonnisent de concert.

Oui, l’amour, c’est épatant.

« Shout » fait partie de ces chansons qui vous persuadent que tout va bien, et que tout va aller encore mieux. « Shout » garantit également les retours d’affections, la conjuration du mauvais œil, et la séduction de l’être aimé en moins d’une semaine.

Les Isley Brothers, à l’époque, n’étaient pas très beaux (après non plus mais la coupe Afro arrangeait les choses). Seulement “Shout” C’était en 1959 et beaux ou pas, on s’en tape, si vous me pardonnez l’expression. Oui, ce morceau à 50 ans et une puissance de feu (cette voix !) qui, en Delerm (l’unité de mesure de la chanson française), équivaut à environ 19 766 252 (de tête).

Ca calme.

Bref, l’amour, c’est épatant.

Chanson de bonne humeur

Louis Prima : « Basin street blues / When it’s sleepy time down south ».

Ecouter et sourire de là à là.

Moi j’aime Louis Prima.

Parce que ma maman écoutait ça tous les dimanches matins. Et que c’était tout de même fort joyeux. Bien plus tard, j’ai compris que Louis Prima était un gros porc libidineux faisant trainer ses guêtres dans le crime organisé et ses mains dans les culottes de jeunes filles en fleur, ce qui me l’a immédiatement rendu sympathique. Voilà un homme qui suintait le vice dans la joie et l’allégresse et ça n’est pas donné à tout le monde.

Chanson langoureuse

Chanson langoureuse (avec la langue, donc) :

“Seductress of Bums” : The Raveonettes

Parce que les paroles.

Parce que le son 

Et parce que les voix. 


 Sans compter l’étonnante schizophrénie de la chose :

   La guimauve y est venimeuse, la douce torpeur cache une menace d’orage. la propreté impeccable de l’ensemble laisse deviner une capacité à tout pousser à 11. Reste cette voix pleine de promesses, trop lascive pour être honnête. Tout résistance est évidemment impossible.

C’est éminemment sexuel, forcément. 

« Seductress of Bums » incite à embrasser un cou. Avec la langue. Mais il n’est pas interdit de mordre.

 Ce morceau est un chamallow trempé dans l’ether.

Au pâles heures, on pourra, dans un moment d’égarement, lui substituer « Still Loving You ». (Qui se souviendrait de Scorpions sans Still Loving You ?) (il y a bien « Rock you like a hurricane » mais…).

Ecouter “Seductress of Bums”

Audio

Posts

Now Playing : Disc Drivin'

DIsc Drivin’ / Racing / iOS

Turn based online multiplayer Races. Perfect fit when you don’t have any time for any multiplayer time consuming app. 

Consollection.

heroesandharmonies:

Controller evolutuion 3.

Now Playing : Spider-Man S. D.

Spider-Man : Shattered Dimensions Action (Xbox 360 / PS3)

Spectacular action & amazing artwork. Pages are going live & True Believer goes psycho. Arachnorgasmic experience. Nuff’ said.

Now Playing : ilomilo

Sweet as fluff, cute as fluff, hard as hell.

Puzzle Game (Xbox Live Arcade)

Now Playing : Beyond Good & Evil

Action / adventure (Xbox Live Arcade) : astonishing redux of a masterpiece by Michel Ancel.

Ultimate Cute.

Now playing : Neuroshima Hex
Dead Space 2 (critique)

Critique publiée sur Playlist Society (play me sexy)

Au regard des autres formes narratives, le jeu vidéo fait figure d’adolescent. Surdoué certes, mais adolescent tout de même.

La force d’immersion dont fait preuve Dead Space 2 constitue donc une terrifiante surprise.

Attention, Dead Space 2, suite du déjà fort réussi Dead Space (2008) et sorte d’Actioner / Survival Horror / Third Person Shooter, puisqu’il lui faut une case, vaut son pesant d’emprunts à peine déguisés.

Le jeu vidéo est un adolescent sous influences.

Résumons : dans une lointain futur mais pas trop, il s’agit d’incarner Isaac Clarke. Ingénieur sur l’USG Ishimura, un vaisseau qui n’est pas sans évoquer le Nostromo d’Alien. Isaac a passé l’essentiel de Dead Space premier volet a démembrer du Nécromorph (comprenez du cadavre mutant belliqueux) dans des couloirs sombres aux murs ensanglantés avant de sauver l’univers d’un monolithe extra terrestre très inquiétant qui n’est pas sans évoquer celui de Kubrick en plus laid. Le tout au son d’une comptine lancinante qui n’est pas sans évoquer le cinéma de David Lynch.

Les Necromorph de Dead Space constituaient un mix des zombies de George Romero et de la créature parasite imaginée par Carpenter dans son remake de The Thing. La rythmique comme le gameplay s’inspiraient ouvertement de la série Resident Evil, maître étalon du Survival Horror.

Parlez d’influences.

Trois ans plus tard, Isaac Clarke, rendu plus ou moins cinglé par le premier opus, est gardé en observation psychiatrique sur la station Titan (que tout le monde appelle «The Sprawl» pour une raison qui m’échappe), quand soudain – tadaammm – tout recommence, et la folie se répand à nouveau : Nécromorphes partout / couloirs sombres / murs ensanglantés / sauver l’univers et tout ça.

Il s’agit de donner au joueur ce qu’il attend : de l’action, du gore, des monstres qui font sursauter et une prise en main aisée. Il s’agit de jouer en terrain connu. Pesanteurs inhérentes au modèle de la franchise à gros budget.

Le jeu vidéo est un adolescent qui ne voit guère plus loin que le bout de sa licence.

Blockbuster aux ambitions avouées, Dead Space 2 remplit le contrat. Techniquement irréprochable, doté d’un gameplay sans défauts et d’une durée de vie conséquente (compter une douzaine d’heures pour terminer la campagne solo)Dead Space 2 constitue un excellent divertissement d’action SF à l’atmosphère soignée, pour peu que l’on apprécie les démembrements de cadavres mutants réanimés. On recommandera donc aux coeurs les moins bien accrochés de se tenir à distance respectable. La chose s’avère assez dégueu, tout de même.

Mais le jeu vidéo est un adolescent bien né.

Moins contraint que le cinéma. Doté d’outils narratifs impensables sur support écrit. Le jeu, une fois respecté le cahier des charges AAA, peut s’offrir toutes les outrances scénaristiques. Comprenez les plus indigestes (ici insérez d’innombrables exemples) comme les plus raffinées. On pardonne encore bien souvent au jeu son indigence, en l’exonérant d’une lourde charge : raconter.

La liberté de ton du jeu réussi tend vers l’absolu. On tient déjà un bon divertissement. Restent les figures libres. Carte blanche est donnée, ou quasi : là où le cinéma dit «de genre» ne peut compter que sur sa capacité à capter l’audience sur la base de postulats simples, le jeu doit compter sur un gameplay captivant dès les premières minutes.

Avantageuse contrepartie: une fois le contrat rempli, Dead Space 2 s’offre le luxe de pouvoir conter.

Miracle : le jeu vidéo est un adolescent surdoué.

Dead Space 2, sous ses airs de train fantôme spatial abusant d’effets de manches efficaces mais aisés, pratique un audacieux entrisme psychologique en distillant chez le joueur malaise bien réel et terreur durable. En explorant The Sprawl, station dévastée, on visite des lieux de vie familiers désormais saccagés (l’école élémentaire, glaçante…). Le procédé est commode et redoutable, utilisé avec brio par les séries Fall Out et Bioshock, mais aussi par The Road, et The Walking Dead, brillant comic book auquel Dead Space 2 emprunte sa séquence d’ouverture.

L’ennemi est ici intérieur : la folie meurtrière, collective, qui mène à l’Apocalypse selon Isaac est bel et bien humaine. Et l’on songe aux réflexions de Stephen King, affirmant le récit d’horreur comme reflet des angoisses collectives au travers des thématiques abordées.

Pire – ou mieux, c’est selon : L’Eglise de l’Unitologie, fort crédible, fondée sur la foi en un humain créé par une entité extra-terrestre, joue un déterminant rôle dans l’apocalypse dont le joueur s’avère l’impuissant témoin. Là où un Bioshock abordait la critique du modèle politique et social, Dead Space 2 flirte avec la mise en cause de la religion en cristallisant de facto ses dérives fanatiques.

Encore pire ? D’accord. Isaac Clarke, protagoniste principal, ne fait pas que croiser la folie. Il l’incarne. En se payant le luxe de questionner sans équivoque la santé mentale de son héros, Dead Space 2 construit une profondeur narrative insoupçonnée, diffuse une peur viscérale et tutoie les sommets de trouille atteints par le Silent Hill de Konami en son temps.

Pour exemple, la bande-son – cruciale ici car ce qui ne se voit pas terrifie – malmène le cortex en permanence. Il faut entendre des voix féminines presque inconnues, chuchoter « Make us one », mantra oppressant, tandis que le joueur se demande si, après tout, ce qu’il voit est bien réel ou constitue le vénéneux fruit d’hallucinations démentes.

Oublions les quelques facilités embarrassantes auxquelles cède parfois Dead Space 2 (les climax et twists prévisibles, la voix d’Isaac, trop héroïque pour être honnête) pour n’en garder que l’essentiel : un remarquable voyage au plus profond de l’effroi.

Au détour d’un couloir, une demi-heure après le début du jeu, une laverie automatique. Des machines, hublots fermés. Juste assez grandes pour y enfermer un enfant. De l’une d’elles proviennent soubresauts et cris étouffés, à peine humains.

Le diable est dans le détail. La peur aussi.

Note : 8/10

Posts

Radical Hystery #25 : The Gun Club - Sex beat

(via kmsjukebox)

Radical Hystery #24 : Iggy Pop

Radical Hystery #23 : Rage Against The Machine

Radical Hystery #22 : Iggy Pop

Radical Hystery #21 : The Clash

Radical Hystery #20 : The Chapman Family

Source : Jazzy Lemon

Radical Hystery #19 : PJ Harvey

Photo : Stephen Booth

Radical Hystery #18 : James Brown

Radical Hystery #17 : The Who / Pete Townshend

Radical Hystery #16 Jon Spencer live

(Hysterical Mode ON at 3:31) 

Radical Hystery #15 : Mudhoney

Radical Hystery #14 REM / Michael Stipe

Radical Hystery #13 : Nick Cave

iwdrm:

“Your hiding place isn’t watertight. Life trickles in everywhere.”

Persona (1966)

iwdrm:

“Come! It is time to give the Machine-Man your face!”

Metropolis (1927)

Gainsbourg en studio / Londres / création d’Initials B.B.

 Attention :  comporte un miracle à 5:12.

Posts

Sin N° 100 is here.

Sin N°99 is here.

Sin N°98 is here.

Sin N°97 is here.

Sin N°96 is here.

Sin N°95 is here.

Sin N°94 is here.

Sin N°93 is here.

Sin N°92 is here.

Sin N°91 is here.

Sin N°90 is here.

Sin N°89 is here.

Sin N°88 is here.

Sin N°87 is here.

Copyright: April-lea Hutchinson

Sin N°86 is here.

Sin N°85 is here.

Sin N°84 is here.

Sin N°83 is here.

Sin N°82 is here. #nsfw

Sin N°81 is here.

About me, about myself & about I

abcdefghijklmnopqrstuvwxyz abcdefghijklmnopqrstuvwxyz