À PARAÎTRE LE 13 MAI
Éditions Le Vampire Actif, collection Les Séditions, 144 p.
ISBN : 978-2-917094-09-9
LE ROMAN :
“Tu m’avais dit marions-nous le 21 juin, au solstice d’été. C’est le jour le plus long. À Rochecreuse, à la montagne, où le soleil consume longtemps les cimes.”
Dans un face à face avec l’écriture, un
homme se remémore sa nuit de noces, en suit le cours jusqu’à son
apothéose tragique. Avec ce quatrième roman qui mêle de nombreux motifs
filmiques et littéraires et qui emprunte tour à tour aux registres du
fantastique, du grotesque et du thriller, Romain Verger signe le récit
exalté et obsédant d’une inexorable désintégration.
96 pages / 12 € / ISBN : 978-2-915018-53-0
LIRE LES PREMIÈRES PAGES
COMMANDER :
LEKTI ÉCRITURE | AMAZON | CHAPITRE | FNAC
LE LIVRE :
Envoyé en mission au Japon pour une étude sur la forêt d’Aokigahara
Jukai, un chercheur en biologie se retrouve aux prises avec cette « mer
d’arbres », lieu qui le révèle à lui-même tout autant qu’il va signer sa
perte. Exploration des territoires sauvages de la mémoire, voyage
introspectif agité par les soubresauts de l’inconscient, Forêts noires
déroule le fil d’une vie aimantée par la figure du mal. Un réseau
fictionnel d’où émerge au gré de motifs obsessionnels toute la force de
l’obscur.
Romain Verger est né en 1972. Ses deux précédents romans (Zones Sensibles et Grande Ourse) ont paru chez Quidam éditeur.
L’EXTRAIT :
Le souvenir des eaux mortes du lac, des cailloux fracturés du rivage,
des neiges fondues du Mont Fuji et des fleurs de magnolia séchées
m’apaisaient, me poussaient très sereinement vers ma propre disparition.
J’avais vécu là le temps d’une rotation complète des saisons et ne
m’imaginais plus les choses capables de revenir et de reprendre leur
cycle tant elles s’étaient lentement délitées en moi, conduites par
l’impérieuse voracité de la forêt. Alors j’enfilai mon blouson,
traversai la rue en direction de Shintaro et posai ma main sur son
épaule. L’homme tourna la tête. Son œil portait trace du paysage
quotidiennement fixé : une sorte d’abysse aveugle et désenchanté. Il
prononça quelques mots de ce japonais dont j’ignorais tout. Puis il me
tira par le bras. Nous nous mîmes en marche, nous engageant sur la route
de droite qui traversait la forêt. Entre deux lacets, le Fuji-Yama
émergeait de la couverture végétale et tel un dragon, crachait sa brume
dans le soleil levant.
REVUE DE PRESSE :
# Antoine Bréa | Le journal d'Antoine Bréa | 30.09.2012
# Alessandro Mercuri | "Les arbres du mal" | Peeping Tom | 18.02.2012
# Sélection internationale 2010 de SF/Fantasy de Locus
# Hélène Tyrtoff | Tageblatt | mai 2011
# Anne-Françoise Kavauvea | De seuil en seuil | 15.04.2011
# Entretien avec Alain Veinstein | France Culture | 10.03.2011
# Alain Helissen | Chroniques errantes | N°38 | mars 2011
# Sophie Patois | Le Français dans le monde | n°373 | janv-fév 2011
# Louis Watt-Owen | La Main de singe | 02.02.2011
# La Ruelle bleue | 31.01.2011
# Entretien avec Eric Bonnargent | Le Magazine des livres | Janv-fév. 2011
# Marc Villemain | Le Magazine des livres | Janv-fév. 2011
# Bénédicte Heim | Livres addict | 12.12.2010
# Quotiriens | “Sashimi de cerf cru sur sable noir” | 09.12.2010
# Jean-Pierre Longre | “Le magma de la mémoire” | 08.12.2010
# Jacques Josse | Remue.net | 06.12.2010
# Jacques Morin | Décharge | n°348
# Feint | Critiques libres.com | 20.11.2010
# Librairie Le Festin nu | Coups de cœur
# Anne-Sophie Demonchy | La Lettrine | 19.11.2010
# Véronique De Lemos | 23.11.2010
# Edwood | La Taverne du Doge Loredan | 09.11.2010
# Éric Bonnargent | L'Anagnoste | 03.11.2010
# Juan Asensio | Stalker | 04.11.2011
# Véronique Rossignol | Livres Hebdo | N°839 | 29.10.2010
# Nikola Delescluse / Paludes / Radio Campus Lille / 12.11.2010

90 pages | 12 € | ISBN : 2-915018-13-8
COMMANDER :
AMAZON | LEKTI ÉCRITURE | FNAC
LE LIVRE :
Venu d’un ailleurs paléolithique et seul parmi les glaces, Arcas est
condamné à survivre et retrouver les siens malgré le froid et la faim.
Quant à Mâchefer, assujetti aux figures d’Ana et Mia, c’est un modeste
employé à la Galerie d’anatomie comparée du Jardin des Plantes. Fasciné
par la minéralité des grands corps fossiles dont il a la garde, il ne
songe, dans son délire anorexique, qu’à épurer le sien à leur
ressemblance.
Qu’ont en partage ces deux personnages que 35 000 ans séparent? Qui sait
si nous ne gardons pas la mémoire organique et mimétique des terreurs
ancestrales?
L'EXTRAIT :
Trois jours qu'ils n'étaient pas revenus. Alors, malgré le blanc qui
recouvrait tout, Arcas finit par sortir. L'entrée obstruée laissait
encore filtrer la lumière. Il creusa un peu dans le jour pour s'y
faufiler. Il avait depuis neigé sans cesse - une neige lourde de
crécelles - et maintenant qu'il faisait face à cet autre monde où les
repères s'étaient enfoncés, il pensa qu'il s'en était fallu de peu qu'il
se retrouvât enseveli, condamné à attendre une improbable fonte. Quand
s'abattait l'hiver, c'était pour des années. Il brisait d'abord les
arbres ployant sous la neige : de grands bâtis craquant dans la nuit, un
vrai saccage de verre. Les sources les plus vives se figeaient en
moraines, puis les pierres se fendaient, des plus petits cailloux aux
plus gros blocs, fissurés d'un trait net, se libérant en claquant d'une
insupportable tension. Et jusqu'à la glace même. Il fallait
quotidiennement déneiger, dégager l'entrée, sans quoi la croûte
s'épaississait en quelques jours, formant un mur infranchissable. Ils
n'étaient pas trop de douze pour lui résister, se nourrir, se
réchauffer. Et à présent, il se retrouvait seul.
D'entre ses jambes fuyaient de fraîches empreintes d'aurochs, de hyènes,
de cerfs, de petits rongeurs aussi, dans une course figée ; mais rien
de la présence des siens, nulle trace. Plus d'horizon non plus : la
terre et le ciel étaient de la même pâte blanche, meringuée, cassante.
Les arbres les plus frêles s'étaient déjà couchés, comme si, pesant de
tout son poids sur les reliefs, le ciel avait tassé le monde. De ce
paysage varié et familier, fait de montagnes, de forêts, de plateaux
fertiles et de tombants, il ne reconnut rien, s'effrayant même ;
l'obscénité de son corps debout jurait avec le fond : une saillie de
chair chaude et tremblante, ridiculement sentimentale, jetée en pâture à
l'horizontalité glacée. C'est qu'il pleurait, d'une tristesse sans
objet, et dont le froid bridait l'expression, des pleurs sans larmes,
les yeux secs. Il y avait quelque chose d'horriblement médiocre à le
voir s'y tenir.
REVUE DE PRESSE :
# Anne-Françoise Kavauvea | De seuil en seuil | 04.02.2011
# Pascale Casanova | France Culture | Les mardis littéraires | 8.04.2008.
# Alain Nicolas, Responsable des pages littéraires à L’Humanité | Les mardis littéraires | 8.04.2008.
# Éric Bonnargent | L'Anagnoste | 29.04.2009
# François Monti | Tabula rasa | 17.12.2007.
# Anne-Sophie Demonchy | La lettrine | 12.03.2008.
# Bénédicte Heim | Livres-addict.fr | 08.01.2008.
# Christophe Martinez | La Taverne du Doge Loredan | 30.06.2009
# Alain Hélissen | Diérèse | N°39 | hiver 2007.
# Le Visage vert | 04.02.2009
# Georges Bénaily | 22.10.2007.
# Feint | Critiquelibre.com | 26.05.2008
# Jacques Morin | Décharge | N°138 | 06.2008
# Sylvie Lécuyer | 16.11.2007.
# Dominique Dussidour | Remue.net | 8.10.2007
# Nikola Delescluse | Paludes Radio Campus Lille | 19-10-2007

90 pages | 10 € | ISBN : 2-915018-13-8
COMMANDER :
AMAZON | LEKTI ECRITURE | CHAPITRE
LE LIVRE :
Brutalement immergé dans une situation violente et déroutante, harcelé
par un corps au bord de la rupture, un jeune homme d’une trentaine
d’années est peu à peu assailli par d’étranges rêves de mer. Il semble
comme rattrapé par son enfance. Un jour, le docteur Moore lui promet sa
réinvention. C’est le prélude à l’expérimentation d’une nouvelle
réalité, celle de ses fantasmes, dans un lieu empreint d’étrangeté…
Voyage intérieur et organique, quête de l’altérité tout autant que
chronique d’une folie, Zones sensibles est un livre obsessionnel. Par sa
construction insolite, sa narration singulière et sa langue poétique,
c’est un roman inclassable et qui échappe.
L'EXTRAIT :
Pour aller là-bas, il fallait se lever à l'aube. Le train s'ébrouait
sur le quai et m'emportait dans la nuit. J'allais aux confins de la
banlieue. Deux mois plus tôt, c'est vers la ville qu'il m'emportait en
flot. Je me souviens de ces quais comme d'embarcadères. Et maintenant,
j'avance à contre-courant, dans la résistance, loin de la houle urbaine.
Il faut s'y mettre à deux pour écarter les portes, choisir sa place, à
l'étage pour surplomber le paysage pétrifié de l'aurore, ou dans le
soubassement, et sentir l'épaisseur de la terre et les quais défiler
comme des couteaux à hauteur de gorge. On suit la Seine sans jamais
déboucher sur la mer. Roulant, j'imagine pourtant des bouts de fleuves
digérés par la mer, des limons salivant aux approches du sel, dans
l'euphorie d'un imminent engloutissement. Après tout, c'est peut-être la
mer, ce long et maigre fil d'eau stagnant que déroule mon train dans
l'été automnal, arrachant comme une croûte le paysage bordé de petits
pavillons comateux, derrière la vitre griffée au cutter. Arrivé, je
longe la voie ferrée et les potagers serrés en rangs d'oignons. Je
traverse la Dalle qui vibre de mille soleils réfléchis par les fenêtres,
les murs carrelés et les paraboles des barres. Je pousse les portes du
collège que j'avais refermées vingt ans plus tôt, revenu à l'aube de ma
vie.
Ce premier voyage ne présageait rien de bon: les vitres entaillées du
wagon cisaillaient la campagne, j'avais laissé mon scalp sur le papier
collant et croisé sur le chemin un chat crevé tout maigre et puant.
En ce jour de rentrée, les élèves restent debout, passent de table en
table, font voler stylos, compas et boulettes. Ils crachent jusque sur
mon bureau. Impossible de leur tourner le dos, d'écrire au tableau ou
même de me faire entendre. Ils m'interpellent, accordent leurs
hurlements ou jouissent de concert dans une transe grotesque, toute
bouche close, ou pètent à tour de rôle, s'en remplissant avec jubilation
les narines.
Cette nuit, j'ai rêvé de ces baudroies à la tête si laide que les
poissonniers la coupent pour les présenter sur l'étal. Des gueules
coulantes, croulantes de goule. On les affuble du nom rassurant de
«lotte» qui ne donne qu'une image affadie de ce qu'est réellement la
baudroie, autrement nommée «diable» ou «crapaud de mer». Et j'étais en
leur compagnie, baudroie parmi les baudroies. Pour les faire
disparaître, je n'avais d'autre moyen que de leur infliger ce qu'enfant,
jouant un jour à la pétanque, j'avais réservé à un crapaud de passage
auquel j'avais confié le rôle du cochonnet. Après quelques tirs
imprécis, ma boule avait cloué la bête au gravier dans un bruit sourd et
mouillé, sous le regard horrifié de mon père. Je découvrais la cruauté.
Je l'avais sentie traverser mon corps, charriée par mon sang,
l'irriguant d'une sève brûlante.
Examen passé à l'hôpital. Une douleur aiguë, un pieu logé entre les
omoplates qui prenait racine en moi, étoffait son feuillage de chardons.
Je devais passer une radio du thorax et du rachis dorsal. Ce n'est pas
grand-chose qu'une radio, mais ce n'est pas rien: il faut affronter
l'épreuve de sa transparence et de son opacité intérieures.
Contrairement au scanner et à l'I.R.M., la radiographie expose
l'horrible empilement d'organes, superpose le divers comme un calque,
quand les autres n'en donnent qu'une vue partielle et bornée,
médicalement riche, poétiquement pauvre. Tremblant, poumons gonflés sur
la plaque de métal, de face puis de profil, profil droit, dos, face,
profil gauche. Le diaphragme ouvre sa denture d'acier, me cale à
distance pour me traverser, exposer mon corps de bête. Et rien
n'apparaît à l'écran, pas même un pâle ligament gris. «Il n'y a rien»,
dit le radiologue. Et je suis reparti avec ça.
REVUE DE PRESSE :
# Coup de cœur de la librairie Charybde
# Claire Laloyaux | L'Aquarium vert | 7.01.2013
# Anne-Françoise Kavauvea | De seuil en seuil | 27.12.2010
# Richard Blin | Le Matricule des anges | n°79
# Sylvie Lécuyer
# Chaperon rouge | Psychovision.net
# Romain Fustier | Contre-allées N°19-20 | 2006.
# Marc Fontana Diérèse| N°33 | 2006.
# Georges Bénaily | 2006.
# Jacques Morin | Décharges | n°129
# Nikola Delescluse | Palude Radio Campus | Lille | 20.01.2006
# Gérard Prat | Le Dauphiné Libéré | 11.01.2006
# Ronald Klapka | Remue.net
QUIDAM ÉDITEUR

336 pages | 20 € | ISBN : 2-87854-288-6
COMMANDER :
AMAZON | FNAC | CHAPITRE
LE LIVRE :
Henri Michaux n’a eu de cesse de déplorer sa misère onirique. Pour
autant, les rêves touchent au plus près son oeuvre, révélant ses
tensions, ses contradictions. Ainsi, le recours frénétique au rêve
éveillé s’impose comme un dispositif destiné à tenir à distance une
matière nocturne éminemment problématique. En marge du surréalisme, les
rêves du poète, inventés ou transfigurés, entrent dans une fabrique
onirique complexe dont les enjeux sont esthétiques et hygiéniques :
réorienter ses rêves pour s’orienter et nous désorienter. C’est donc
moins le travail du rêve que celui des textes et des peintures animés
par le rêve que questionne cet essai. Cet éclairage offre un parcours
intérieur qui épouse les mouvements de l’oeuvre et sa diversité, des
hallucinations aux demi-sommeils, des épreuves du corps au rêve éveillé :
une traversée de l’onirocosme.
REVUE DE PRESSE :
# Joanna Rajkumar | Acta Fabula | 03.05.2006
# Raymond Bellour | Pléiade Henri Michaux, t.3 | 2004.
PRESSES DE LA SORBONNE NOUVELLE
SOUVENIRS D'HENRI MICHAUX | DOCUMENTAIRE
97 pages | 13,50 € | ISBN : 2-913764-12-6
COMMANDER :
Auprès de l’éditeur :
Éditions l’Improviste, 13 bd Belleville, 75011 PARIS
FNAC | AMAZON
LE LIVRE :
Ceci n’est pas un livre d’histoire. Ce sont de petites pré-histoires,
issues de la rencontre de l’animal et de la pierre, des mouvements de
l’un vers l’autre, de l’un dans l’autre, courses, luttes, étreintes,
grondements, gestes que nous perpétuons quotidiennement. Aurochs,
bisons, singe ou hibou, cheval, chauve-souris, mégacéros ou rhinocéros,
on y rencontrera aussi des monstres que les mots ont tirés de leur
sommeil millénaire. Ce sont les premiers dons de la Grotte Chauvet.
REVUE DE PRESSE :
# Georges Bénaily | Jours de Chasse | N°14 | hiver 2003
# Alain Wexler | Verso | N°120
# Gérard Paris | Les Cahiers de l'archipel | N°48
# Alain Hélissen | Diérèse | N°29 | 04.2005
# Romain Fustier | Contre-allées | N°15-16 | 2004
ÉDITIONS L'IMPROVISTE
Romain Verger est écrivain. Né en 1972, il est l'auteur de cinq livres dont trois romans parus chez Quidam éditeur. Docteur en littérature française et Professeur de Lettres, il anime aussi des ateliers d'écriture pour différents publics. De nombreux textes (poèmes, nouvelles, microfictions et articles critiques) ont paru en revues, parmi lesquelles La Polygraphe, Passages à l’act, Le Nouveau Recueil, Le Visage vert, Pleine marge, Black Herald Magazine, Contre-allées, Brugger, Diérèse, Décharge, Nu(e)…
Il est également chroniqueur pour la revue Diérèse et le blog L'Anagnoste.
Forêts noires | Quidam éditeur | 2010 | Roman
Grande Ourse | Quidam éditeur | 2007 | Roman
Zones sensibles | Quidam éditeur | 2006 | Roman
Onirocosmos | Presse de la Sorbonne Nouvelle | 2004 | Essai sur Henri Michaux
Premiers dons de la pierre | L'Improviste | 2003 | Poèmes et dessins


"Ploumanac'h", une nouvelle à paraître dans The Black Herald Magazine #3.
Très pratique ! Voilà qui me permet de rassembler mes morceaux.
Lundi 20 juin, de 16h à 18h, je suis invité par la MEL (Maison des Ecrivains et de la Littérature). J'y lirai notamment une nouvelle inédite. Les autres auteurs invités sont Frédéric Werst (Seuil), Jakuta Alikavazovic (L'Olivier) et Sébastien Rongier (Flammarion). MEL : 67 bd de Montmorency / Paris 16e (métro Jasmin ou Porte d'Auteuil). Réservation souhaitée au 01 55 74 60 98 ou m.herve@maison-des-ecrivains.asso.fr
Retrouvez-moi sur France Culture le 10 mars vers 23h50 dans "Du jour au lendemain", en compagnie d'Alain Veinstein. Et à retrouver en podcast après la diffusion.
Henri Dutilleux / Au Gré Des Ondes : 6 Petites Pièces Pour Piano: II. Claquettes / Interprétation : Anne Queffelec
Merci à Jacques Josse pour sa lecture de Fissions :
“Il y a des rencontres à maudire, des attirances extrêmes à garder impérativement à distance en les maintenant dans le domaine virtuel qui les a vus naître. C’est ce que doit penser, sans vraiment se l’avouer, le narrateur de ce roman en se remémorant la vie brève qu’il a tenté de partager avec celle qu’il a connu sur « un site de rencontres aléatoires ». Il s’attache à retracer tout particulièrement sa nuit de noces, un 21 juin, à la montagne, nuit la plus courte de l’année mais celle où sa vie a, alcool, instincts et folie aidant, basculé. Au moment où débute son récit, il est isolé sous […]”
Merci à Nathalie Goldgrab pour son bel article consacré à Fissions :
“Quel plaisir de retrouver l’univers si particulier de Romain Verger ! Après ses Forêts noires qui m’avaient envoûtée, voici Fissions, à la couverture orageuse laissant tomber la foudre, roman qui pour être plus troublant, escarpé et âpre que son prédécesseur – au sens de marquer les esprits – n’en est pas moins poétique, ni délectablement littéraire. De l’histoire en elle-même, je ne vous en dirai que peu pour vous laisser la découvrir par vous-même.
Un jeune homme, une nuit de noces, une emprise, […]”
Jacques Fabien Gautier d’Agoty (France, 1716-1785) / Paris / 1773 / Colored Mezzotint, National Library of Medicine / via : superkintaro
Merci à Marianne Loing pour sa lecture de Fissions!
“La déflagration du récit est brutale, directement sur la plaie dès l’entame.
Le désastre a déjà eu lieu et le narrateur écrit, quelques heures chaque jour, et tente de comprendre, ou au moins de fixer les traces de cette destruction.
«Je prends les choses comme elles reviennent, dans le plus grand désordre, les attrapant à la gorge quand elles percent de ma camisole chimique. Ce sont tes cris […]”
“Lire un nouveau roman de Romain Verger, c’est comme assister à l’expansion d’un univers qui, depuis le point d’origine du big bang (Zones sensibles), ne cesse de déployer une matière entre toutes identifiable : des mondes pour constituer un monde, unique dans tous les sens du terme, et qui vous accrochent au passage, quoi que vous en vouliez, fussiez-vous à des années-lumière, du fait de vos goûts personnels, de ces étrangetés sauvages, pour vous happer et vous inclure, presque à votre corps défendant, dans leur mouvement gravitationnel. […]”
Un grand merci à Céline Righi pour sa subtile et très poétique lecture de mon nouveau roman.
“Là, près de lui, Noëline à la bouche sèche et vide. On ne peut l’embrasser. La folie - haute flamme - consume son intérieur. Noëline ne parle plus. Les mots la boudent et si vous la touchez, il en sort des éclairs. C’est une bobine de peurs. Décousue, mise en pièces, écartelée entre les vieilles ombres qui déchirent toute sa chair depuis ses jeunes années, depuis ses origines quand elle sortit poisseuse de la nuit rouge du ventre, de la saumure amère dans laquelle elle baignait.
Il voudra être doux et chercher à comprendre : elle n’est que barbelés. Et le soir de leurs noces, Noëline à l’étage de la maison familiale hurle dans une nuit à trancher au couteau, se cramponne à la taie dans la demi-conscience. Il y a de son enfance des effluves imagés qui remontent aujourd’hui comme des relents d’égout. Fantômes du passé et visions grimaçantes se tiennent par la main en une curieuse danse. Et puis il y a aussi l’odeur de chair brûlée… Noëline écrasée par […] “
MON QUATRIÈME ROMAN PARAÎT AUJOURD’HUI
ROMAIN VERGER / FISSIONS / ÉDITIONS DU VAMPIRE ACTIF / 2013.
ISBN : 978-2-917094-09-9 / 144 pages / 12,50 € (+2,50 de frais de port)
LE ROMAN :
“Tu m’avais dit marions-nous le 21 juin, au solstice d’été. C’est le jour le plus long. À Rochecreuse, à la montagne, où le soleil consume longtemps les cimes.”
# CHAPITRE
Un grand merci à Antoine Brea pour sa lecture de Fissions et la très belle vidéo qui l’accompagne :
“Fin de Fissions de Romain Verger. Une fission, selon le dictionnaire, est en physique nucléaire un phénomène de dissociation d’un noyau atomique lourd en noyaux plus légers, libérant une énergie épouvantable. Et dans fission il y a bien sûr aussi la fiction qu’on fissure. A travers ce nouveau roman, Romain Verger poursuit l’exploration des profondeurs humaines à l’oeuvre dans Forêts noires. Se déploient en plus dans Fissions une veine de roman noir, de roman criminel, et des teintes huysmansiennes. Des allusions discrètes au […]
Merci à Claire Laloyaux pour sa dissection des Fissions :
Comme dans l’un de ses précédents récits, Zones sensibles, Romain Verger travaille encore dans Fissions le morcellement du corps, sa dissolution en une pâte déformée par la folie. L’histoire commence un peu comme le film de Lars Von Trier, Melancholia (2011), avec une jeune femme qui se refuse au mariage et laisse doucement pénétrer en elle la conscience du désastre, de sa fin à elle et de l’apocalypse tout entière :
“En voulant m’épouser tout là-haut, sous ces rayons ultimes, tu croyais que notre rencontre inonderait de lumière cette maison où est née et a incubé la folie des tiens, où le mal a poussé et disséminé, frayant ses racines dans les sagnes turbides où ces montagnes trempent leurs pieds flétris.”
Le sentiment apocalyptique est moins cosmique chez Verger, il est d’abord mûri de l’intérieur par un narrateur fragilisé par sa peur du gouffre […]
L'ANAGNOSTE
ANTOINE BRÉA
ANNE-SYLVIE HOMASSEL
APURE
BATS AND SWALLOWS
BLACK HERALD PRESS
BLACK HERALD PRESS BLOG
BÉNÉDICTE HEIM
BLANDINE LONGRE
BRUGGER
CONTRE-ALLÉES
DANIEL ESTRADE
ANNE-FRANÇOISE KAVAUVEA
ERIC POINDRON
THOMAS VINAU
FLORIAN GERBAUD
FRIC-FRAC CLUB
PHILIPPE ANNOCQUE
JACQUES JOSSE
JEAN-PIERRE LONGRE
JULIEN GRANDJEAN
ANNE-SOPHIE DEMONCHY
LOUIS WATT-OWEN
FRÉDÉRIC FIOLOF
LA MEDUSE ET LE RENARD
NATHALIE GOLDGRAB
CHRISTOPHE MARTINEZ
LE VAMPIRE ACTIF
LE VAMPIRE RÉACTIF
LE VISAGE VERT / BLOG
LE VISAGE VERT / LIBRAIRIE
PIERRE MÉNARD
L'IMPROVISTE
LUCIEN SUEL
PAULINE KIEFFER
MARC VILLEMAIN
MORBID ANATOMY
OLIVIER DE SAGAZAN
OLIVIER VERLEY
NIKOLA DELESCLUSE
CHRISTOPHE SPIELBERGER
ALESSANDRO MERCURI (PARIS LIKE)
ALESSANDRO MERCURI (PEEPING TOM)
PIERRE JOURDE
PIERRE ASSOULINE
PRIVATE BATHROOM
QUIDAM ÉDITEUR
QUOTIRIENS
SEPT COLLINES
SOPHIE LOIZEAU
THILBAULT DE VIVIES
FRANÇOIS BON
UBU