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  • March 10, 10:05 AM

    Novartis et PatientsLikeMe s’associent dans la transplantation

    PatientsLikeMe a annoncé hier la création d’une douzième communauté au sein de son réseau de patients. Cette nouvelle communauté rassemble des personnes transplantées et est développée en partenariat avec Novartis, laboratoire présent sur le marché des médicaments de transplantation.

    Novartis avait déjà établi un partenariat avec le réseau PatientsLikeMe en 2008, dans le domaine de la recherche clinique en sensibilisant les membres de la communauté à un essai clinique sur la sclérose en plaques. Le partenariat signé hier par Novartis est à rapprocher de celui établi dans le domaine de l’épilepsie par UCB il y a quelques mois.

    Même si les détails, financiers notamment, du deal ne sont pas connus, on peut supposer que Novartis aura une forme d’accès privilégié aux données échangées par les patients transplantés : indicateurs de qualité de vie, symptômes, traitements…

    Ben Heywood, co-fondateur de PatientsLikeMe sera présent à Paris en avril prochain pour la conférence Health 2.0 Europe, certainement une occasion de rentrer dans le détail des nombreux partenariats tissés par le réseaux, notamment avec les acteurs de la Pharma et de la Biotech.

    [illustration : PatientsLikeMe]


    Classé dans :biz, communautés, health2.0, pharma, réseaux sociaux Tagged: medecine 2.0, novartis, patientslikeme, réseaux sociaux, transplantation
  • March 09, 07:25 AM

    « une entreprise sous stéroïdes »

    Très bien faite cette animation sur ce géant cet empire* dont l’emprise s’étend un peu plus chaque jour sur nos vies numériques, santé incluse.

    *déroulez l’animation jusqu’au bout ;)

    [via the Hungry Beast]


    Classé dans :biogeek web scan, biz, génétique, geek, google, video Tagged: google, google health
  • March 08, 03:32 AM

    FDA, Pharma et web social : le débat est ouvert

    En novembre 2009, la FDA a organisé une audition publique avec les parties prenantes de la communication sur les produits de santé sur le web et dans les médias sociaux. Aujourd’hui sont accessibles sur le site regulations.org, les positions et commentaires des parties prenantes en réponse à la consultation de la FDA, dont celles présentées par des industriels de la santé (AstraZeneca, Lilly, Pfizer, Medtronic…), des acteurs du web santé (WEGOhealth, PatientsLikeMe…), des agences (Publicis, Edelman…), des associations et sociétés savantes, ou des bloggueurs comme John Mack et son Pharma Marketing Blog.
    Parmi ces positions, figure celle présentée collectivement pour les industriels pharmaceutiques par PhRMA, le syndicat US de la pharma, à laquelle je me suis intéressé.
    Pour une vue large sur cette audition publique, ses suites et les nombreuses ressources disponibles, le site FDAsm.com agrège toutes les informations et conversations sur ce thème et mérite une longue visite.

    En préambule, il faut signaler que ce débat est très orienté US et est donc marqué par le contexte de la communication santé sur le web aux USA : taux d’adoption des médias sociaux particulièrement élevé, en santé notamment, publicité grand public autorisée pour les produits soumis à prescription médicale, enjeux juridiques et légaux majeurs pour les laboratoires…
    Néanmoins, l’existence même de ce dialogue piloté par la FDA témoigne de l’évolution apportée globalement par le web et les nouvelles technologies dans les échanges concernant la santé et il est intéressant d’en observer les enjeux de notre point de vue européen et français.

    Pour en revenir à la position de PhRMA, son objectif peut se résumer à la définition de standards pour communiquer en ligne sur les produits de santé régulés par la FDA, de manière responsable, par les fabricants de ces produits.

    En effet, il est maintenant acquis que le web et le web 2.0 sont de plus en plus utilisés pour accéder et échanger des informations sur la santé et les médicaments, et que la question de la qualité et de la véracité de ces informations se pose en permanence.
    Par ailleurs dans le constat de départ, il est important de garder en tête que le web ne peut pas donner toutes les réponses aux interrogations des internautes mais peut provoquer un nouveau dialogue entre tous les acteurs : patients, médecins… et industriels !

    PhRMA note l’évolution nécessaire de la réglementation actuelle qui est adaptée aux médias et à la communication traditionnelle vers une réglementation adaptée aux nouveaux outils et nouvelles manières d’intéragir (messages courts, mobilité par exemple). Le syndicat note que la FDA et généralement le gouvernement US font déjà une utilisation massive des technologies 2.0 : blogs, réseaux sociaux, vidéo… L’industrie souhaite mettre à profit ces outils et entrer dans la conversation à son tour !

    PhRMA invite donc la FDA à faciliter l’accès à une information santé rigoureuse, vérifiée et scientifiquement exacte, concernant les marchés et produits qu’elle régule, et notamment à faciliter l’accès à l’information des fabricants soumise à contrôle de la FDA.
    De plus, l’argument de la diffusion sur le web de médicaments non autorisés, issus de marchés illicites, contrefaits, incite les indutriels à demander à la FDA d’imaginer des façons de communiquer en phase avec ces nouveaux outils, permettant aux utilisateurs finaux de faire la distinction entre les produits originaux et ceux présentant des risques.

    Un symbole universel garantissant l’information sur les médicaments

    Parmi ces propositions, l’industrie pharma souhaite introduire le concept d’information « contrainte par l’espace », une information courte, préliminaire (« brief introduction ») incluant des informations minimales sur le produit : sa désignation, son indication, un message rappelant les risques liés à sa consommation et un lien vers une information complète et validée réglementairement par la FDA.

    Par ailleurs, PhRMA propose de créer un symbole universel – un logo FDA par exemple – pour tagger et garantir cette information courte sur les produits régulés, qui incluerait un lien vers les informations complètes, notamment sur le rapport bénéfice/risque, sur une page validée réglementairement.

    Pour les résultats de recherche, et notamment pour ceux qui amènent des liens publicitaires (Google AdWords par exemple), idem, PhRMA demande à pouvoir afficher cette « information réduite », avec lien vers l’information complète : cette proposition est la réponse des industriels aux warning letters de la FDA en 2009 qui mettait en garde les laboratoires sur l’utilisation des liens sponsorisés Google qui correspondait à la diffusion d’informations incomplètes allant à l’encontre de la réglementation.

    PhRMA met également en avant le microblogging (twitter en tête) comme outil utile à la diffusion de l’informations santé, et dans lequel la FDA s’est largement engagé (voir le compte @FDA_drug_info). Les industriels souhaitent pouvoir communiquer sur les médicaments et en particulier sur les événements réglementaires qui leur sont liés, approbation, nouvelles indications, rappels de lots… Les laboratoires veulent twitter de manière responsable, avec des liens vers des contenus complets en accord avec la réglementation.

    Traquer et corriger l’information erronée

    Comme mentionné dans la position de PhRMA…

    « Social media have expanded the opportunity for the public to publish their thoughts but have decreased the ability of manufacturers to identify and correct inaccurate information about their products ».

    La pharmacie US veut avoir la possibilité de corriger les informations erronées diffusées sur ses produits, notamment sur les blogs ou les wikis (sidewiki, wikipedia), qui peuvent entraîner des risques pour la santé publique, sans que cela soit considéré comme de la publicité par la FDA avec en conséquence une communication contrainte réglementairement.

    La problématique de responsabilité des fabricants devant les informations diffusées sur le web par des tiers se pose également : les laboratoires avouent de pas pouvoir monitorer l’intégralité de ce qui est dit sur leurs produits sur le web, et ils ne peuvent et ni veulent être tenus pour responsable de toute l’information circulant.

    Afin de dessiner une frontière claire sur le niveau de responsabilité, PhRMA propose plusieurs critères pour cerner les sites web dont les industriels seraient responsables en terme de contenu : des sites web entièrement contrôlés et financés par l’industriel, ou des sites sur lesquels le laboratoire administre le contenu (il peut éditer, modifier, supprimer le contenu généré par un tiers). Dans ces cas, la régulation FDA sur la promotion et l’information des produits s’appliquerait, même si les commentaires d’un tiers sur ces sites de ne devraient pas être considérés comme un message de promotion dont le laboratoire serait responsable.
    Par ailleurs, PhRMA proposer d’identifier les personnes affiliées au laboratoire et qui contribuent à des contenus sur le web, une déclaration d’intérêt serait alors accessibles en lien avec ces contenus, PhRMA fait une référence dans ce cadre à la position de la FTC sur la rémunération des bloggeurs.

    Le casse-tête des effets indésirables ?

    Concernant les effets indésirables qui sont partagés par les patients, il y a nécessité de canaliser les informations pour ne retenir que celles qui sont pertinentes et pour lesquelles le lien de causalité peut être établi.
    Les laboratoires ont en effet l’obligation de rapporter à aux autorités les effets indésirables dont ils ont connaissance, afin de faire évoluer les connaissances sur les produits et leurs modes d’utilisation.
    A nouveau se pose le problème du volume et de la véracité des informations diffusées en ligne, PhRMA souhaite que ne soient retenus que les effets pour lesquels quatre critères essentiels pour déclencher un rapport d’effet indésirable sont présents, selon la réglementations US : un patient identifié, une personnes identifiée qui rédige le rapport d’effet indésirable (le plus souvent un médecin), pour un médicaments et un effet indésirable.

    Sur le web, ces critères sont difficilement transposables, le patient étant en général le reporter, parfois anonyme, et pas toujours facilement identifiable et joignable.
    A ce titre, les laboratoires souhaitent ne retenir que les effets indésirables exprimés par des personnes qu’ils peuvent facilement contacter. Quand une information est trop vague pour déclencher un rapport d’effet indésirable, l’industriel souhaite pouvoir poster un message qui incite la personne qui a diffusée l’information à le contacter pour une investigation complète.
    Dans le même temps, les sites promotionnels de la pharma ne doivent pas avoir pour objet de rapporter des effets indésirables, les laboratoires préférant indiquer qui contacter au sein du laboratoire ou de la FDA.
    Enfin, le cas des sites tiers de reporting d’effet indésirable est évoqué. Les industriels monitorent ces sites mais ne souhaite pas à avoir à traiter tous les effets qui y sont répertoriés. En effet, ils préféreront privilégier l’approche « Sentinel » de la FDA, ou développer des espaces web dédiés à collecter les effets indésirables, selon le cadre réglementaire en vigueur.

    —————

    La FDA statuera t’elle en 2010 par des guidelines sur le web social et l’information sur les médicaments ? Et le sujet suscitera t’il les mêmes débats en Europe ?

    A suivre…


    Classé dans :institutions, microblogging, pharma, réglementation, réseaux sociaux Tagged: FDA, médicament, pharma, phrma, réseaux sociaux, twitter, web2.0
  • March 01, 12:45 PM

    métro, c’est trop !

    Pour bien débuter le mois de mars, un billet anecdotique, à base de chouette visuel vu chez street anatomy, et d’un vieil air de rock français qui m’est revenu instantanément en tête au moment de trouver un titre à ce billet… Billet qui aurait tout aussi bien eu sa place sur biogeekmicroblog, la version « off » (et micro) de biogeekblog.

    the Body Map donc, vu chez street anatomy, un blog à bookmarker en urgence, toujours très inspiré, sur l’influence de la médecine dans l’art et la création (et inversement).


    Classé dans :création, fun Tagged: anatomie, corps, métro
  • February 24, 06:53 AM

    Sanoia, la fiche santé en ligne : interview de Adam Mohammed Selamnia

    Je parlais dans mon post précédent de la tendance, en terme d’interface santé / nouvelles technologies, des dossiers médicaux électroniques. Un grand nombre d’acteurs se positionnent en effet pour proposer des applications en ligne, utiles pour les patients et les professionnels de santé, garantissant le respect des données personnelles et facilement accessibles par les professionnels de santé pour améliorer les soins de routine ou en situation d’urgence.

    Suite à ce post, qui mettait en avant des sociétés nord-américaines, Adam Mohammed Selamnia a réagi sur twitter pour signaler l’existence de l’initiative française, Sanoia.com, de fiche santé en ligne utilisée particulièrement en situation d’urgence, moment critique durant lequel l’accès aux données médicales du patient est essentiel pour bien orienter la prise en charge.

    Adam s’est prété au jeu de l’interview afin de présenter dans le détail Sanoia, et je l’en remercie !

    —————-

    - Peux tu te présenter et présenter Sanoia.com, ainsi que ton rôle dans le projet ?

    Je suis Adam Mohammed SELAMNIA. Je suis consultant en Marketing & Santé depuis près de 10 ans et co-fondateur de l’Association pour l’Innovation en situation d’Urgence (AIMSU) et du site Sanoia.com avec Hervé SERVY (Président de l’AIMSU et ex-Directeur Marketing EMEA chez Microsoft) pour lequel je participe en qualité de Directeur Scientifique. Au sein de l’AIMSU nous avons un comité scientifique de plus de 20 médecins en charge de la production de la matière médicale pour Sanoia.com. Par ailleurs, nous avons dans notre équipe des spécialistes de l’IT et collaborons avec des instituts de recherche sur les notions d’anonymat et d’Identité Numérique.

    Sanoia.com permet à chacun de disposer sur Internet de sa «fiche-santé ».
    Anonyme et gratuite, cette fiche récapitule les informations médicales essentielles à une prise en charge en urgence : antécédents médicaux, traitements suivis, maladies chroniques, vaccins, allergies… Elle est accessible à tout médecin, en France et à l’étranger, 24h/24 et maintenant en plusieurs langues, grâce à un numéro sécurisé que le titulaire de la fiche conserve sur lui. En prenant ainsi connaissance du profil médical de leur patient, les médecins – notamment les urgentistes – peuvent alors améliorer leur prise en charge. La Commission Nationale Informatique et Liberté (CNIL) a accompagné Sanoia et a conclu à son strict respect de la vie privée grâce à son anonymat innovant.

    C’est donc clairement un outil Santé 2.0 qui place l’individu qu’il soit sain ou souffrant d’une pathologie au centre du dispositif et qui en fait le propriétaire et le responsable de ses données de santé. Il accompagne donc les changements sociétaux caractérisés par l’appropriation par le patient des ses informations personnelles tout en lui procurant une forte et absolue garantie de confidentialité.

    - Quelles sont les origines du projet et constats qui ont conduit à cette idée ? Comment le projet a t’il été conçu et développé ?

    L’équipe est née en 2008 du constat médical suivant : Pour près de 2 personnes sur 3, l’absence d’informations médicales sur le patient lors d’un acte médical est responsable d’une forte iatrogénie (300 000 accidents par an en France et plus de 10 000 décès).

    De plus, les causes médicales sous-jacentes sont en augmentation :
    · vieillissement de la population appelant de facto une plus grande médication source d’interactions,
    · prévalence des pathologies chroniques qui impactent le choix d’un traitement,
    · plus grande mobilité voire nomadisme médical (consulter plusieurs médecins) empêchant le professionnel d’avoir une vision globale du patient…

    Enfin, tous ces phénomènes se trouvent amplifiés en situations d’urgence lorsque le temps presse pour prendre les bonnes décisions et que les informations disponibles sur le patient sont inexistantes (près de 80% des situations…).

    Mais consciente que l’information médicale peut être une source d’indiscrétion, d’inquiétudes quant à sa vie privée, voire de ségrégation, et que nulle technologie « internet » ne pouvait à priori être fiable, notre équipe a rapidement compris qu’il fallait revoir les axiomes de l’identification des individus.
    Nous avons décidé ensemble d’explorer de nouvelles pistes de gestion de l’information médicale.
    Quelques mois plus tard, Sanoia, le premier service de fiche santé anonyme d’urgence est né…

    Le projet est exploitée par une association soutenue par des structures publiques de valorisation de la Recherche (Incubateur Belle de Mai). Nous avons adopté dès le départ un développement itératif en associant médecins généralistes, médecins urgentistes et patients. La version actuelle concentre plus d’un an de mise au point et essais en conditions réelles. A ce jour nous avons déjà plus de 10 000 personnes enregistrées dans Sanoia et le site a reçu en décembre 2009 le trophée du Meilleur Site Web Santé, dans le cadre du colloque « Médias et santé » organisé en décembre 2009 à Marseille par le quotidien La Provence et l’Université de la Méditerranée.

    - Quel est le « business model » de sanoia.com ?

    L’association propose via une structure privée sise à l’incubateur Belle de Mai, des services informatiques d’intégration.
    En effet des acteurs de la donnée médicale (hôpitaux, éditeurs de logiciels médicaux) sont interessés pour s’intégrer à Sanoia afin de nous déposer une partie de leurs données pour offrir un nouveau service au patient.

    Basé sur l’Open source, les services de base sont gratuits pour le patient. A terme et afin d’être rentable, il n’est pas exclu de développer des services complémentaires et optionnels payants à valeur ajoutée. Le modèle économique est donc celui d’un freemium de type indirect à court terme (gratuit pour le patient pour les options de base, payant pour les partenaires institutionnels ou privés) et freemium de type direct à plus long terme (gratuit pour le patient pour les options de base, et payant pour les options complémentaires).

    De plus avec l’arrivée prochaine du Dossier Médical Personnel, nous voyons là des pistes prometteuses d’intégration et une accélération de l’informatisation de la médecine. Car Sanoia n’est aucunement un concurrent au DMP mais un complément circonstancié aux urgences et à l’accès international.

    - Comment vois tu le futur des données médicales en ligne et plus généralement celui du web santé ?

    La donnée médicale est particulière car c’est la seule donnée que nous ne choisissons pas et dont nous ne prenons pas le risque de transformer car si l’internaute a plusieurs vies sur le web, les informations relatives à sa santé ne peuvent être que réelles. Cette donnée médicale est très dangereuse si elle est utilisée à des fins de « recoupement » car notre état de santé peut influencer une grande partie de nos actions civiles, administratives, financières, consommatrices… Comme le dit JY Robin de l’ASIP, « rien ne se fera s’il n’y pas de confiance. Et la confiance en matière de santé passe par des garanties éthiques très fortes. »

    C’est pour cela que notre premier soutien, et nous en sommes très heureux, fut le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) qui nous demanda d’apporter notre éclairage en 2008 pour illustrer leur rapport sur le DMP et les risques éthiques…

    Quant au web santé, il est évident qu’il va continuer à influencer et modifier grandement la relation médecin / patient.
    S’il ne la remplacera pas, cela va à mon avis dans le bon sens car il permet au patient d’être mieux informé et de devenir plus acteur de sa santé. Par contre dans tout nouvel usage, des excès sont classiques au début (forums trop alternatifs, consultation médicale à base de quizz….), mais au final cela se stabilise vers une situation en générale équilibrée et saine …

    —————-

    Je complète les propos d’Adam par une vidéo tirée du youtube de Sanoia.


    Classé dans :données médicales, hopital, mobilité, technologie Tagged: Adam Mohammed SELAMNIA, AIMSU, CNIL, DMP, données médicales, mobilité, sanoia, santé 2.0, urgence
  • February 22, 05:27 AM

    Santé, biotech : qui innove en 2010 ?

    Fast Company vient de publier son top des 50 entreprises les plus innovantes de ce début 2010.

    Speed

    Deux catégories ont retenu mon attention, Health Care et Biotech, et voici une lecture synthétique de ce que l’on peut en retenir :

    Côté santé, plusieurs tendances se dessinent :

    • Le développement des dossiers médicaux électroniques (EMR) : Athenahealth (#3 santé #43 global) et son EMR en ligne pour diminuer la paperasse au cabinet médical, ou la HMO Kaiser Permanente (#5 santé) qui travaille avec le département des Vétérans US pour développer les échanges de données médicales et l’interopérabilité des systèmes. GE est également dans la course,
    • Le succès confirmé du modèle de réseau social en santé, tant pour les patients, avec PatientsLikeMe (#2 santé #23 global) ou que pour les professionnels, avec Sermo (#4 santé),
    • Les applications basées sur le web pour répondre à de nouvelles attentes des patients, AmericanWell (#10 santé) et la consultation médicale en ligne, ou encore à nouveau Athenahealth qui s’adresse aux médecins,
    • Des innovations « en dur » : les dispositifs ultra-portables (échographie, ECG…) pour GE (#1 santé #19 global), la robotique médicale pour Intuitive Surgical (#7 santé), les implants rétiniens pour Second Sight (#9 santé),
    • Et encore, l’éducation thérapeutique le coaching personnalisé dans les maladies chroniques pour la chaîne de pharmacies Walgreen (#6 santé) ou les solutions de médecine à distance en zone rurale pour Cisco System (#8 santé #17 global).

    En biotech, 8 entreprises parmi les 10 classées le sont avec des applications pour la santé :

    • Les vaccins et particulièrement de nouvelles techniques de production industrielle pour Novartis (#1 biotech, #8 global) et Novavax (#9 biotech), mais aussi les médicaments issus des biotech, que sont anticorps monoclonaux et protéines recombinantes pour Roche/Genentech (#4 biotech) et Regeneron Pharmaceuticals (#10 biotech)
    • La médecine régénératrice basée sur les propriétés des cellules souches pour Cytori Therapeutics (#3 biotech) et Osiris Therapeutics (#6 biotech),
    • Les applications issues de la connaissance du génome et du développement des -omics (voir mon post récent à ce sujet) : médicament développé sur une hypothèse génétique pour Human Genome Sciences (#5 biotech),
    • Enfin, la stratégie de Biogen Idec (#5 biotech), que l’on aurait pu retrouver également dans la catégorie Health Care, qui développe des programmes d’accompagnement des patients traités par son médicament phare contre la sclérose en plaques.

    Il faut noter que Biotech et Health Care sont distingués par Fast Company, peut être de manière délibérée pour faire rentrer plus d’entreprises dans les différents top ? ce qui signifierait, et confirmerait que biotech et santé sont des secteurs étroitement liés et porteurs d’innovation !

    Même si la majorité des entreprises citées et classées est nord-américaine – quelques acteurs européens sont présents en bonne place dans la catégorie biotech – Fast Company propose des focus régionaux sur l’Inde et sur la Chine.

    Et l’entreprise la plus innovante pour Fast Company en ce début d’année 2010 ? 15 millions de Français en sont « client » ou l’ont au moins utilisé une fois, vous voyez de qui je veux parler ?

    [photo : tubes / flickr]


    Classé dans :biotech, innovation, pharma, réseaux sociaux, technologie, tendances Tagged: biotech, entreprise, innovation, santé, santé 2.0
  • February 17, 06:01 AM

    links for 2010-02-17


    Classé dans :études, biogeek web scan, pharma
  • February 16, 10:36 AM

    La recherche clinique et les Français : du positif et plus d’information demandée

    En 2008, 8% de la recherche clinique internationale était conduite en France, si on compte les patients participants à des essais cliniques (source Leem).

    Plus récemment, 46 % des Français se disent prêts à participer à un essai clinique, c’est ce qu’un sondage commandé par l’Institut Lilly à l’IFOP, conduit fin 2009 et début 2010 a montré, sondage qui portait sur l’image et les connaissances de la recherche clinique du point de vue des Français.

    Dans ce sondage, dont les résultats et l’analyse sont accessibles sur le site web « la recherche clinique et vous« , plusieurs tendances à noter :

    -  Les Français ont généralement une image positive de la recherche clinique et de son utilité : pour 94 % des interviewés, les essais cliniques sont indispensables pour garantir la fiabilité des médicaments, 90 % considèrent que les essais cliniques constituent une véritable chance pour les patients de bénéficier de traitements innovants et 74 % considèrent que leur mise en œuvre est sûre, car bien encadrée.

    - Certains aspects de la recherche clinique sont cependant peu ou mal connus des Français :

    • les modalités des essais cliniques : 68 % estiment que la recherche clinique concerne autant les animaux que les être humains. A peine 23 % estiment à juste titre que les essais cliniques ne concernent exclusivement que les êtres humains. De plus 70 % des Français déclarent que les essais cliniques sur les enfants et les adolescents sont interdits, alors que ce n’est pas le cas.
    • leur durée : seuls 22 % des interviewés estiment avec exactitude la durée effective du processus, soit environ une dizaine d’années.
    • ou encore leur financement : une courte majorité (53 %) pense que la recherche clinique est majoritairement financée par des fonds privés.

    - Du côté des priorités à donner à la recherche et aux essais cliniques, les Français plébiscitent le cancer, puis le sida, la maladie d’Alzheimer et ensuite les maladies rares.

    - Concernant l’information sur la recherche clinique les Français sont demandeurs, sur les risques associés à la participation aux essais en particulier : Ils sont 72 % à penser que les essais cliniques devraient faire l’objet de campagnes de sensibilisation et considèrent, pour 73 % d’entre eux, que le sujet n°1 à aborder, pour améliorer la connaissance du grand public sur les essais cliniques, est celui des risques encourus par les patients.

    Dans le détail, le médecin traitant est la personne privilégiée par les Français pour la recherche d’informations ou pour l’orientation vers un essai clinique (en priorité pour 59% des personnes interrogées), et le web prend la seconde place comme source d’information (pour 11% des personnes interrogées comme la source prioritaire et pour 26% cité comme une source parmi d’autres). Paradoxalement, le pharmacien n’est cité que par 2% des répondants comme l’interlocuteur prioritaire.

    Cette mise en avant du web est une information intéressante à mon sens et en lien avec l’utilité des outils web pour faciliter la participation aux essais cliniques. Je me suis déjà intéressé plusieurs fois à ces outils, notamment avec les exemples d’utilisation de twitter ou de sites web visant spécifiquement à recruter des patients. Mais il reste fort à faire grâce web pour bien informer sur la recherche – à l’image de l’initiative récente de l’ARC de mise en relation des chercheurs avec les citoyens – et sensibiliser au mieux les Français à l’utilité de participer à la recherche clinique.

    ———-

    [Illustrations extraites de la brochure "recherche clinique où en est on ?" disponibles sur  larecherchecliniqueetvous.com]


    Classé dans :études, recherche, recherche clinique, tendances, veille Tagged: essais cliniques, information, Institut Lilly, recherche, recherche clinique, sondage
  • February 15, 12:07 PM

    L’écosystème twitter santé à la loupe

    Découvert ce matin en parcourant ma timeline twitter, le Health Tweeder de Pixel & Pills est un outil de visualisation en temps réel des contenus échangés sur twitter autour des maladies.

    Health Tweeder fournit une interface basée sur une analogie, bien trouvée, aux boîtes de Petri utilisées en microbiologie pour la culture des micro-organismes : chaque boîte correspond à un univers thématique (maladie ou spécialité médicale) et chaque « cellule » en culture dans la boite correspond à un tweet. Les croissances cellulaires dans chacune des boîtes de Petri témoignent de l’intensité des discussions dans une thématique sur twitter.

    Pixel & Pills invite les utilisateurs d’Health Tweeder à enrichir la biodiversité (pour l’heure très anglo-saxonne) de ce laboratoire en transmettant des termes de recherche, des hashtags ou comptes twitters qui seraient intéressants à… incuber.


    Classé dans :geek, microblogging, veille Tagged: health tweeder, maladie, twitter, visualisation
  • February 15, 06:01 AM

    links for 2010-02-15


    Classé dans :biogeek web scan

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