Bon j’étais un peu au courant mais voilà, ils l’ont donc fait, le retour, l’anniversaire de la campagne “Tippexperience” que j’avais eu la chance de vivre de l’intérieur chez Buzzman en 2010 est arrivé. Cette fois, c’est un voyage dans le temps qu’on vous propose, alors accrochez vos ceintures et c’est parti :
Bon, bien sûr, c’est moins surprenant que le premier, mais les vidéos sont toujours aussi divertissantes et quelques “eastern eggs” permettent d’ajouter un peu de piment. Mes préférées pour l’instant : 1492, -1000000, 1980, 2000.
Petit détail qui n’en est pas un aussi, ces satanés “casseurs de dents” de Buzzman ont réussi à négocier avec Google de n’avoir plus qu’une seule vidéo, et donc un seul compteur de vues… ils risquent donc de taper un chiffre sympa. A moins que je me trompe.
Allez comme je suis maintenant en Inde, je vous propose de vous donner quelques vues de temps en temps sur le paysage publicitaire local. Même si mon agence ne bosse pas spécifiquement sur le marché Indien, nous regardons tout de même ce qu’il s’y passe.
Un des spots qu’on m’a envoyé récemment est celui ci-dessus. Une petite folie bollywoodienne comme on l’imagine. L’acteur principal est une des stars montantes de Bollywood, Ranbir Kapoor alors qu’une grande partie des figurants a été recruté après un concours sur Facebook. C’est certainement la seule partie un peu innovante du spot parce que pour le reste c’est assez traditionnel voir kitsh. Et ce qui est assez étonnant c’est que si ça nous paraît kitsh, c’est le cas aussi pour mes collègues Indiens qui sont pourtant plutôt dans la cible, des jeunes actifs qui pourraient acheter leur première voiture. Le spot a été produit par l’agence bien connue AKQA (qu’on attend pourtant plutôt sur des dispositifs interactifs et innovants). Alors on peut se demander, ce seraient-ils offerts un petit trip Indien en mode super-production Bollywoodienne juste pour le plaisir ? A voir, mais ils ont peut-être eu tord de penser que la jeunesse indienne était aussi naïve que ses aînés. Eux aussi réclament de l’authenticité, qu’ils ne trouvent pas dans ce spot.
Bon, je ne suis là que depuis 3 semaines et je me fie donc surtout à la vision de mes collègues directs, donc j’ai peut-être tord. Néammoins, hier c’était le lancement de la saison de cricket (le sport national), et quand on voit le spot associé, j’ai tout de même l’impression qu’il réussit à sublimer la réalité de la rue Indienne de manière bien plus juste :
Certains qui me connaissent (dans la vraie vie) le savent déjà, j’ai décidé de prendre très récemment, un tournant dans ma carrière ou plutôt de changer un peu de style de vie (vu que je ne suis pas vraiment ce qu’on peut appeler “carriériste”).
A Paris, je m’occupais de diriger l’équipe médias sociaux de Buzzman. Une “petite” agence que vous connaissez tous certainement vu la grande abilité que nous (maintenant ils) avions à faire parler de nous et nos campagnes. J’y ai passé presque un an et demi. Un an et demi intense, explosif, riche en awards (j’ai vécu la campagne Tippex à mon arrivée), en coups de gueules, en pieds sur la table, en pitchs, et plus globalement en rencontres. J’ai beaucoup appris au contact de cette formidable équipe et notamment de ses deux fameux dirigeants Georges Mohammed Cherif et Thomas Granger. Et encore merci pour tout et la fête/slam de départ (photo du haut)!
Pourquoi quitter Buzzman certains diront ? Parce que c’est des malades, des passionnés de pub comme on en trouve plus. Et même si je pense être un peu malade moi aussi, je ne souffre pas des mêmes symptomes
Surtout, j’avais envie d’aller voir ailleurs, vivre et travailler à l’étranger dans un pays où rien que la vie quotidienne est une découverte permanente (surtout après avoir voyagé pendant 10 mois en 2009-2010). L’opportunité s’est présentée de rejoindre Antoine, un ex-collègue à Ogilvy & Mather Bangalore, en Inde et je l’ai donc saisie. Je suis arrivé depuis deux semaines en tant que “‘Planner”, dans cette agence unique en son genre. C’est en effet un hub international créant, produisant et adaptant des campagnes pour 4 gros clients (principalement Lenovo) pour une quarantaine de pays.
Je suis passé d’une trentaine de personnes à 150 (95% Indiens), d’une agence principalement française à une agence uniquement internationale, de social media strategist à planner (même si j’essaie d’insuffler du social media), d’un bureau parisien à un open-space à l’américaine en cubicles, du Français à l’Hinglish, d’une bande de potes à une colonie de vacances…
Je n’en suis qu’au début mais comme vous l’aurez compris le changement est total et je prends mes marques en apprenant tous les jours. Les Indiens, fidèles à leur réputation, me donnent un accueil incroyablement chaleureux (même si ce n’est pas forcément l’image que vous donnera la photo de l’entrée de mon bureau ci-dessous, sachez que les apparences sont souvent trompeuses en Inde). Bref, tout va bien et j’espère donc vous donner un point de vue un peu plus asiatique et internationale sur l’actualité publicitaire désormais.
Et si l’Inde et la vie quotidienne à Bangalore vous intéressent, vous pouvez nous suivre (avec ma copine) sur le blog que nous venons de commencer : “Cheese-Naan“
Il y a quelques temps, deux ans en fait, le fameux “Most Contagious” report m’avait permis de mettre un mot sur une tendance qui me plait particulièrement, le “post-digital”. Le “post-digital” ça désigne quoi ? des concepts d’applications, dispositifs online qui permettent d’avoir une conséquence dans le réel. L’exemple type qui était donné en 2009, c’était le surprenant Nike Chalkbot. Vous vous rappellez de ce robot tout droit sorti d’un rêve de gosse ? Vous pouviez partager un message de soutien contre le cancer (c’était avec Livestrong) sur le site Internet de l’opération (ou par SMS) et il se retrouvait imprimé sur la route du Tour de France grâce à un robot-imprimeur géant. Wow non ? Rien que d’imaginer son message imprimé sur une petite départementale, assis là, devant son ordinateur depuis n’importe où dans le monde, c’est autre chose que de se retrouver dans la “galerie des internautes” comme la plupart des sites UGC, non ? Je vous remets la vidéo de présentation du Chalkbot pour ceux qui voudraient la (re)voir :
Bref, pourquoi est-ce que je vous reparle de ça ? Parce que la semaine dernière justement, deux campagnes, coup sur coup, ont attiré mon attention avec des principes justement post-digitaux, et j’avais l’impression que ça faisait longtemps que je n’en entendais plus parler.
La première est pour Mini en Belgique, qui a eu une bonne idée pour recruter de nouveaux fans sur sa page Facebook : un like = une flamme. Sauf que cette flamme s’allume sous une corde qui maintient en équilibre une vraie Mini sur une place belge. Celui qui allumait la flamme qui permettait de rompre la corde gagnait la Mini, tout simplement : “Fan The Flame” (bon l’opération est terminée, mais on avait le plaisir, pendant, de voir sa flamme s’allumer avec une webcam en direct). Ils auraient gagné plus de 20 000 fans avec cette opération (ce qui ne doit pas faire un coût au fan très intéressant si on s’arrête à cet indicateur).
Autre opération, autre pays, c’est cette fois le brasseur (c’est un bien grand mot vu la qualité de leur bière), Heineken qui a lancé au Brésil une opération pour le coup très simple, à chaque nouveau like sur leur page Facebook (dommage que la page soit internationale et pas locale), un nouveau ballon vert était gonflé dans leur bureau. A la clé une chaîne Youtube dédiée avec 29 vidéos pour suivre l’évolution du remplissage du bureau.
Bon, on sent bien que c’est un peu trop beau et contrôlé pour s’être vraiment passé comme ça, mais la vidéo essaie en tous cas de nous faire croire que les annonceurs sont des mecs assez cools pour l’avoir vraiment fait (ce dont on doute quand on voit les mecs à l’arrière plan qui ont l’air d’être des images fixes) :
Bref, il semble que les derniers concepts post-digitaux servent surtout aujourd’hui à “recruter du fan”, un peu limité tout de même comme utilisation… même si ça permet de donner un relief un peu plus important à une action qui paraît anodine, liker une page.
Pour sortir du domaine de la pub, j’ai aussi envie de vous parler de Postagram, le service qui permet de donner une vie physique à vos photos Instagram. Pour l’avoir testé, je peux en plus vous assurer que ça marche très bien, que ça coûte moins cher que des cartes postales (99 cents) et qu’on peut même l’utiliser de France (à condition de se connecter sur leur site, l’appli, elle n’est pas téléchargeable en France).
Voilà, sinon, juste une petite phrase pour vous parler de l’activité de ce blog… elle était réduite, voire inexistante ces derniers mois, mais nous (avec Olivier) avons décidé de la relancer ! Adcoholic nous suit tous les deux depuis nos débuts dans le monde de la publicité (plus de 4 ans et près de 400 articles !), donc nous ne le laisserons pas mourir. Comme vous le voyez avec cet article, nous avons par contre décidé de faire évoluer la forme de nos articles vers plus de matière vu qu’il est de toutes façons aujourd’hui impossible d’être le premier sur un sujet, nous préférons essayer de partager avec vous notre point de vue sur des concepts, tendances plus générales dans la publicité.
Merci de nous lire, vous pouvez nous suivre aussi sur Twitter et Facebook.
J’en profite aussi pour adresser un petit hommage à Christian Blachas qui nous a quitté ce w-e… Il fait parti de ceux qui m’ont donné envie de faire de la pub, donc MERCI.
La première fois que j’avais découvert ça, c’était pour les voeux du nouvel an sur la page Oasis. Un post comme un autre sur Facebook avec une petite flèche comme pour déclencher une vidéo à lire directement dans le newsfeed. On cliquait et stupeur, on découvrait en fait une animation flash interactive où il fallait secouer une boule de neige contenant les personnages Oasis. Tout ça en restant dans le newsfeed. Le post a disparu mais il me reste une copie d’écran
Parce que développer des applis, des jolis onglets sur les pages c’est bien joli, mais rappelons-nous quand même que 90% des interactions entre une page et ses fans se font uniquement dans le newsfeed.
C’était donc il y a 9 mois, et depuis, je n’ai finalement que très peu vu ce genre d’objets flashs utilisés par les marques (et je n’ai pas réussi à en vendre non plus…).
Il y a Issuu tout de même, un outil très pratique qui permet de convertir des docs prints en objets flashs interactifs eux aussi directement utilisables dans le newsfeed Facebook (exemple ici).
Ce matin, pourtant j’ai découvert (merci Wale) que Nutella avait aussi exploité le filon avec un mini-jeu en flash simple, ayant en plus la bonne idée de pouvoir convertir des joueurs en fans (même si on aurait préféré que le btn like soit directement intégré à la fin et tout au long de l’expérience).
Si vous ne l’avez pas vu c’est à tester ici :
Alors un format voué à se développer selon vous ? ou des coûts de prod trop important pour une utilisation très éphémère ?
Je m’étais bien dit que Facebook n’en aurait pas pour longtemps pour reprendre les quelques bonnes idées de Google+. Notamment le fait que l’on puisse géolocaliser ses posts et surtout le changement de logique de partage. Sur Google+ il ne s’agit pas de cacher le post à certaines personnes mais plutôt de le montrer uniquement à certaines. Ca peut paraître anodin mais la différence est très importante.
Exemple : vous voulez faire un post qui ne concerne que votre famille, c’était quasiment mission impossible sur Facebook (il fallait donc le cacher de tous vos autres contacts si tenté que vous ayez tout le monde dans des groupes distincts) alors que c’est immédiat sur Google+ (vous ne postez que pour votre cercle “famille”).
Depuis ce matin (du moins sur mon profil FB, vu qu’il arrive que les mises à jour FB se fassent au fur et à mesure), vous pouvez désormais utiliser cette logique de posts uniquement pour des personnes (et donc des groupes ou listes) spécifiques sur Facebook. Alors certes c’est un peu moins immédiat que sur Google+, mais c’est quand même un sacré changement. Vous pouvez aussi indiquer désormais dans chacun de vos posts la géolocalisation et avec qui vous êtes.
Ca peut paraître léger comme mise à jour mais mine de rien cela prouve que Facebook est en train de renoncer à sa vision sur la vie privée…
Dernier point à suivre, on peut désormais poster en “public” sur Facebook (même terme que sur Google+). Pour l’instant, cette dénomination ne change rien (c’est à dire que seuls vos “amis” Facebook peuvent voir vos posts), pourtant ça ne m’étonnerait pas que Facebook change aussi cette fonction là pour donner la possibilité de poster bel et bien en public à la Twitter et la Google+. A suivre donc.
Après Mattel récemment, Greenpeace poursuit son attaque en direction des grands groupes mondiaux avec Volkswagen. Déjà première surprise, Greepeace a déposé des cartes publicitaires pour cette opération dans de nombreuses agences parisiennes. Greenpeace qui imprime des cartes (certes en papier recyclé) pour faire la promotion d’une vidéo et d’un site web, c’est assez incongru, non ?
En tous cas, ça marche, la preuve, j’en parle.
Une fois la carte flashée, on arrive sur VWDarkSide où on découvre une vidéo en écho au récent spot à succès de la marque :
C’est franchement bien réalisé, bien vu, Greenpeace utilise parfaitement le potentiel viral des vidéos pour attirer une audience sur son site et mobiliser pour sa cause. La suite du site nous apprend ainsi que VW paye d’importants lobbies pour ne pas faire baisser les quotas de pollution autorisés en Europe et nous engage à “participer à la rébellion”.
Une fois inscrit, on découvre une nouvelle vidéo :
Greenpeace ne s’est pas arrêté là et a intégré une partie “gamification” pour motiver les inscrits à recruter de nouveaux “rebels” en partageant l’expérience sur FB, Twitter, mail etc… avec des points qui permettent de passer du sabre laser au maître Yoda pour tenter de gagner un t-shirt. Le tout avec un story-telling constant réutilisant à merveille l’univers de Star Wars. Du coup, c’est très bien joué de la part de Greenpeace qui a parfaitement intégré les meilleures techniques de la publicité online et un côté divertissant pour défendre sa cause.
J’avais trouvé l’info déjà très étonnante et intéressante hier, “des fans de l’équipe de hockey de Vancouver saccagent le centre-ville pour manifester leur colère à la suite de la défaite de leur équipe en finale de la NHL”. Quoi ? des canadiens ? un peuple droit et sage, souvent même raillé comme l’Amérique molle depuis les Etats-Unis. Mais ils sont aussi fans de hockey, voire très fans visiblement vu qu’ils avaient déjà fait le coup en 1994.
Pendant 4h, la ville a donc été pillée, les voitures retournées et brûlées par des fans en colère et certainement bien éméchés. Il y avait quand même près de 100 000 personnes dans les rues.
La suite est intéressante et montre le petit fossé culturel qui nous sépare de la culture anglo-saxonne. La police (qui utilise twitter et qui a un “social media officer”) a demandé aux citoyens d’envoyer ses photos des émeutes pour les utiliser afin d’identifier les principaux “criminels”. Apparemment, les coupables peuvent aussi choisir de se rendre pour bénéficier d’une peine moins élevée. Depuis, des pages Facebook se sont créées pour aider à l’identification dont celle-ci qui regroupe quand même plus de 80 000 fans : Vancouver Riot Pics: Post Your Photos.
Un Tumblr liste même les identités de ceux ayant participé aux émeutes “Vancouver 2011 Riot Criminal List“.
J’ai toujours été choqué par cette culture de la dénonciation anglo-saxonne, là, avec l’usage des médias sociaux, ça prend en plus une voie encore plus rapide, publique et certainement dangereuse… Quand on voit la défiance généralisée qu’on a envers la police en France et surtout l’interdit moral qu’est la dénonciation, ça fait quand même très bizarre.
PS : On ne sait par contre pas encore si ces deux-là ont été arrêtés, mais cette image qui a fait le tour du net hier serait peut-être un montage (en tous cas ils sont devenus un meme sur Internet).
Si comme moi vous avez entendu parler d’une polémique Petit Bateau et que vous n’aviez pas compris, voilà l’explication.
Petit Bateau a lancé deux t-shirts, un pour les filles, un pour les garçons. Les filles y sont “jolie, douce, rigolote, coquette, amoureuse…” alors que les garçons sont “robuste, fort, courageux…”. Petit-Bateau est donc accusé de sexisme et de pousser au déterminisme. Cette polémique me paraît un peu exagérée… mais ce n’est pas ce qui m’intéresse. C’est la suite. Car dans ces cas là, c’est toujours la page Facebook qui devient le carrefour d’expression des internautes en colère et c’est encore une fois ce qui s’est passé et qui se passe toujours là en ce moment. Sauf que depuis, c’est un peu n’importe quoi sur la page, tout le monde vient “trollé”, écrire n’importe quoi juste pour la blague. En attendant, Petit Bateau ne se montre pas très réactif. A moins qu’ils fassent exprès de ne rien faire, ce “bad-buzz” leur permet en ce moment d’engranger des fans supplémentaires et ils viennent là de dépasser les 58 000 (c’était moi d’ailleurs le 58 000e, enfin je crois). Kiabi avait par exemple gagné de nombreux fans (30 000 il me semble) quand ils s’étaient fait fermer leur page il y a quelques temps. Alors qui a dit “bad buzz” ?
Les voiture électriques, ça fait longtemps que ça existe et c’est jusqu’à présent resté un peu une blague… Cette fois on ne blague plus et tous les constructeurs vont lancer dans les mois qui viennent des gammes crédibles. Chez Renault, cette gamme c’est la ZE (pour Zéro Emission). Et quoi de mieux pour lancer cette gamme qu’un spot qui rend les voitures à combustion absurdes en appliquant le même principe à tous les objets du quotidien qui marchent à l’électricité :
Simple, beau, efficace et évident.