Olivier DUVAL
L’année dernière, j’avais participé à la 1ère édition du BPC ou Breizh Photo Camp, organisé par l’ami Christophe. Cette année, pour la 2ème édition, Yann était l’organisateur, tout en changeant de lieu : Saint-Malo et ses environs. Un BPC est d’abord l’occasion de se retrouver entre photographes, pros ou amateurs, entre potes, au delà de twitter. C’est des balades, des repas, des échanges, pas mal de complicité sur cette passion qui nous guide.
Je suis un amoureux de la Bretagne, ma région d’adoption, j’y passe tous les ans quelques jours, du côté du golfe du Morbihan. Le BPC c’est une occasion de découvrir d’autres coins, et de vous faire faire la visite par un photographe du coin. Nous avons eu de la chance avec un beau temps samedi et dimanche, soleil et ciel bleu étaient au rendez-vous.
Au programme, 3 spots : St Malo, Quelmer, Dinan répartis sur le samedi et le dimanche matin.
Nous étions 8 photographes, certains que je connaissais déjà, d’autres, l’occasion enfin de se rencontrer :
des plages
des poses longues, des voiliers, des églises, de vieilles rues
Vivement l’année prochaine ! pour une nouvelle aventure
Une fois n’est pas coutume, une courte rétrospective de l’année 2012 qui vient de s’écouler, histoire de regarder derrière soi et voir l’avancée dans les projets photographiques.
Au niveau réseaux sociaux, une forte montée en puissance de twitter, réseau dont je ne pourrais plus me passer tellement c’est enrichissant et positif. Presque à 650 abonnés (je suis environ 450 twittos), tisser un réseau reste important, cela permet d’échanger sur sa passion, et surtout de se rapprocher de personnes qui, pour certaines, sont devenues de bons copains. Même si je tente de réduire la voilure en tant que publications, je reste présent et actif, il le faut sinon vous tombez dans les abîmes de tweetland. Grâce au mobile ou à l’iPad, pendant le petit-déjeuner, je lis mon flux sur les 2 heures précédentes, retweet, remercie, échange si besoin. Comme j’ai une activité salariée en dehors de la photographie, il faut savoir concilier les 2 activités. Aussi, je m’octroie des temps de pauses, par exemple 10h, puis midi, puis 14h et enfin 17h afin de tweeter et de lire ma timeline. Twitter me permet de partager mon travail que je publie sur Flickr (qui me donne l’occasion de poster une à une mes photos), sur mon blog ou sur ma page Facebook pour des séries, c’est un vecteur non négligeable de « notoriété » et surtout d’être vu, c’est important, garder ses photos sur son ordinateur pour soi n’a pas de sens selon moi. Bien entendu Twitter, c’est aussi du bruit, il faut savoir trier, je n’ai pas encore trouver le bon workflow pour l’éviter. Ce que je cherche avant tout c’est de voir vos photos chers twittos, alors Instagram, ou disons trop d’Instagram pollue un peu trop ma timeline, et comme le temps m’ait compté, pas toujours simple de faire le tri. Posez une question sur twitter et vous aurez une réponse ou du moins des avis, et ça, c’est inestimable pour moi.
Twitter c’est aussi pouvoir participer au 1er Breizh Photo Camp organisé par l’ami catfishs où j’ai passé un excellent WE photo, c’est aussi des rencontres dans le monde réel, tout simplement (l’album FB).
2012 fût l’occasion de mon premier mariage en tant que photographe officiel, grâce en partie à catfishs et son interview, cela m’a donné l’opportunité de ce reportage mariage en étant visible. Je vous avoue que j’ai aimé, mais quelle pression ! obligation de résultats, cela oblige donc d’être très pro avant, pendant, après, et une bonne et saine émulation ! Il a plu, les mariés ont été très contents et de fil en aiguille, ce mariage m’a donné ensuite l’occasion de signer un autre mariage pour 2013 et un autre en attente d’acceptation, content je suis.
Egalement, une séance bébé / famille a eu lieu, une nouvelle expérience …acrobatique . Contacté par l’associée de ma femme pour faire des photos de bébé et famille pour leur faire part et leurs photos personnelles, j’ai bien sûr répondu oui à l’appel. Ce que je retiens, c’est qu’il me faudrait un studio « transportable » (fond, boite lumière, rim light, flashs assez puissants autres que Cobra, etc), lorsque le lieu n’a pas assez de lumière naturelle comme ce fût le cas, un flash bouncé c’est bien mais pas suffisant. Un studio transportable pourrait être aussi utilisable dans d’autres occasions : photobooth mariage, séance portrait sans louer de vrai studio, etc, à voir pour investir maintenant.
Je souhaitais retenter une expérience studio, avec modèles féminins. Christophe m’a donné une belle occasion de tester un nouveau studio, accompagné d’une make up artist pro, et de 3 modèles. Journée très enrichissante et riche d’enseignements, en 2013, j’en referai, sans nul doute.
J’appartiens à des groupes, enfin, surtout à un groupe de balade photos Flickr, cela permet de sortir entre copains pour shooter un peu. Je sors aussi seul, quand le temps m’en donne l’occasion, afin que le matériel ne rouille pas trop
Parmi les quelques sorties que j’ai pu couvrir :
The last but not the least , une boite allemande, qui a des locaux en …Lituanie m’a contacté pour l’achat de photos. Après moultes négociations en anglais, une a particulièrement retenue leur attention, l’Empire State Building au coucher du soleil, prise lors d’un voyage à New-York fin 2011, contrat signé pour son exploitation d’une durée de 2 ans, relisez son histoire. Je le dis tout de suite : cela ne rapporte pas grand chose en termes d’argent mais beaucoup pour la reconnaissance, vendre une photo, pour son ego et sa motivation, ça boost énormément et donne envie de continuer.
Que l’année 2013 soit tout aussi productive, en sorties, en projets. Je compte améliorer mon blog, afin d’avoir surtout une page d’accueil, très à la mode en ce moment, et tenter de continuer à le nourrir de mes expériences et projets divers et variés.
Je vous souhaite une très bonne et heureuse année 2013 photographique, que vos projets se réalisent, toujours avancer, ne jamais arrêter, telle est ma devise.
Tout démarre il y a quelques mois, avec mon pote Christophe qui habite dans le sud mais qui monte régulièrement sur Paris.
On déjeune ensemble, histoire de se rencontrer autrement que par blogs interposés ou de nos échanges sur twitter. Je connais Christophe par son travail dans le domaine des paysages mais aussi pour ses shootings studio, en externe mais aussi en studio, c’est un pro du post-traitement (je vous conseille son blog et ses tutos d’ailleurs).
Je lui fais part qu’en novembre 2011, je m’étais frotté à cet exercice avec NSO Photo, mais que j’étais resté sur ma faim même si j’avais obtenu d’assez bons résultats de mon point de vue : matériel en deçà de ce que j’attendais mais surtout, pas de modèles (féminins), nous avions joué entre nous (4 photographes) à nous relayer pour être le sujet. Il était temps de recommencer quelque chose de plus sérieux.
De mon côté, j’en parle à une copine, Eléonore, à savoir si elle voudrait bien jouer au modèle. Christophe lui, s’occupe de prendre contact avec le studio I comme image qu’il connait et voir s’il peut trouver d’autres modèles dont un homme.
Rendez-vous pris le dimanche 11 novembre, le lendemain du salon de la photo. Le studio se situe à Maisons-Alfort, le long de l’autoroute A4, dans un quartier tranquille et pratique d’accès en voiture.
Le studio est constitué d’une entrée avec canapé et coin pour le maquillage, d’une pièce pour les propriétaires (avec leurs iMac), et de la pièce studio, doté d’un iMac et de tout le matériel fourni dans le prix.
Il y aura 2 fonds : 1 gris, jusqu’à 16h (les 2 premiers setup), et 1 noir pour les 2 heures restantes (2 derniers setup).
Au niveau setups, on en aura 4, dont 2 placés par Frederick (car il shootera Tess), le propriétaire du studio et photographe pro, merci à lui d’ailleurs d’être amusé avec nous pendant cette journée.
Le 1er setup, pour la 1ère série de photos ne nous as pas donné satisfaction, pas assez de pêche. Trop dark on va dire, pour l’instant en tout cas
Fred nous propose alors d’orienter différent la (grosse) boite à lumière et rim, de les mettre l’une en face de l’autre, le modèle pratiquement entre les deux. Bien mieux, ça envoie. Même si, le défaut est au niveau du visage, il peut y avoir une démarcation, sous-ex au centre. Le réflecteur aurait pu déboucher cette partie, on n’y a pas pensé.
L’avant dernier setup s’effectuera principalement avec Tess. C’est Frédérick qui le place. Il est orienté limite low-key ce qui donne un sujet tout en douceur, avec les courbes amplifiées par la rim light. La puissance des 2 lumières sont légèrement baissée. Le fond passe en fond noir, cela amplifie l’ambiance qu’il souhaite. On s’amuse aussi avec de la fumée (de cigarette), même si rien ne vaut la machine à fumer je pense.
Pour le 4ème et dernier setup (qui durera le moins longtemps, 1/2 heure), sur une idée de Christophe, Eléonore sera assise par-terre, avec une ambiance encore une fois assez dark. Les 2 lumières sont baissées au niveau du sol et leur puissance diminuée.
Le matériel que nous avons à disposition donne envie : 1 boite à lumière 120cm Elinchrome (1 200 joules), 1 boite à lumière (rectangulaire, orientée en portrait) pour la rim light d’Elinchrome, 1 snoot avec une grille nid abeille (permet de centrer la lumière). On utilisera aussi 1 réflecteur 120cm pour déboucher le visage dans la séance orienté « low key » (très utile le réflecteur !).
Les réglages du boitier sont simples et seront quasi à ces valeurs là : 1/125, f11-13, 100 ISO. On se partage le déclencheur.
Au niveau modèles, Eléo fera la plus grosse partie (les 3/4 de la journée, je lui avais demandé d’emmener plusieurs tenues afin de varier les sets, elle a très bien joué le jeu, très pro malgré qu’elle soit débutante. Tess arrivera vers les 16h, et Medhi un peu avant.
Chacun des modèles passe au maquillage. Et oui nous avons la chance d’avoir la femme de Christophe, Manel, qui est maquilleuse ou Make Up artist pro, merci encore à Manel pour son travail et sa présence…et ses cils d’enfer . Il faut compter bien 20-30 mn pour le maquillage ainsi que le temps, 10-15mn, pour le changement de tenue et ajustage des cheveux. Entre 2 tenues ou au bout d’un certain temps, Manel corrige les défauts, principalement la peau qui brille, avec la chaleur, ce n’est pas bon pour l’image.
Éléonore fera les 3/4 de la journée, bien 5 h en tout. Elle a joué le jeu, apporté 4-5 tenues, du pantalon, short, robe, jupe, avec de la couleur pour certaines. L’objectif que je privilégie reste le 24-70 L 2.8, le 135mm est trop long pour le studio, avec le 5D Mark II. Fréd sortira son 85mm L 1.2 pour Tess (ou il nous confirmera son défaut d’AF pour cet objectif).
Le challenge du studio (ou de tout shooting) est de guider le modèle, une première pour moi et je suis notamment là pour ça. On alterne des plans de plein pieds mais je ne suis pas forcément fan, ce type de plan, à 24-35mm, provoque de la déformation, même en se baissant (oui, faut se baisser un peu les enfants), le risque est là. Les plans américains (au-dessus de la cuisse) ou serrés (au dessus de la poitrine, voire couper la tête, façon cinéma) seront privilégiés. Avec le recul, je n’ai pas shooté assez de plans serrés, cela sera pour une prochaine.
Au niveau guidage, on peut jouer avec la position des mains, afin de, si possible, les voir. Varier plusieurs manières de faire pour les poser : hanche, cheveux, épaule, croisées. La position du modèle aussi, un peu de profil (pour éviter la position de face stricte même si cela peut être pas mal), de dos, jeu avec les jambes.
Il a fallu environ 1h afin qu’Éléonore trouve ses marques, et pour moi aussi, où l’on commence à être à l’aise, en confiance. A partir de ce moment là, on peut aussi s’amuser avec les expressions du visage et commencer à délirer avec des accessoires. On en parle avec Fréd, un modèle doit aussi jouer un jeu d’acteur, pour transmettre une expression, une émotion vers l’objectif. En général, on évite les sourires et la bouche doit être légèrement ouverte. Les expressions peuvent varier : joie, colère, coquine, business woman, etc
On s’essaie aussi à des sauts mais malheureusement, il faudrait de la haute vitesse car à 1/125, il y a un léger flou, le mouvement n’est pas figé aux jambes. J’essaie d’augmenter un peu à 1/160, pas mieux et à 1/200, on n’est plus synchro avec le flash (rideau visible…). A étudier en tout cas, il y a de l’idée.
Au niveau accessoires, tout en variant les tenues, on a joué avec un parapluie noir, un cadre, un pouf marron, un tabouret surélevé. C’est fatiguant mais grisant, au fil de la journée, je suis de plus en plus en confiance, et j’admets : j’aime ça le studio. Pas de pause déjeuner, pas le temps, le temps passe trop vite.
Avec Tess, c’est plus « facile », elle a plus d’expérience et prend les poses…toute seule, avec ses mains et son corps, limite frustrant car je ne peux communiquer ce que j’aimerais L’ambiance est au low-key, elle a mis une sorte de voile noire, cela a son charme. Fréd s’amuse à balancer de la fumée (de cigarette) mais le résultat n’est pas forcément là, il faudrait une machine à fumée pour une meilleure uniformisation.
Juste après, Christophe prépare un setup qu’il souhaite essayer, le n°4, low-key, et le modèle par terre. Cela donne une très bonne ambiance, avec la peau d’Éléonore pour une dernière tenue.
Le dernier modèle, Medhi, est habillé en street, mais j’avoue que je ne suis pas inspiré, peut-être la fatigue qui commence à se faire sentir ou les vêtements qui sont trop communs je trouve. 10 photos à peine et je range le matériel.
La conclusion de cette journée ? superbe bien entendu, riche en expérience, bref, qu’une envie : recommencer. Il faut savoir qu’Eléo pratique la Pole Dance sportive, et une séance avec la barre pourrait être top, à programmer en tout cas.
Post-traitement
Au niveau post-traitement, je suis mon workflow habituel
Ce que j’ai pu apprendre :
Qui dit court séjour en Bretagne, dit forcément longues poses sur le bord de mer, des paysages de mer ou seascape, et si possible avec le soleil qui se couche, tel était mon objectif cette année.
J’aime ce type de photos, et surtout, j’aime les réaliser. Outre le résultat, c’est aussi se retrouver face à l’océan, au calme, en train d’admirer le panorama qui s’offre à soi. Sans compter que je suis d’un tempérament solitaire (parfois), et me poser avec mon matériel, dans la nature, procure beaucoup de sérénité, loin du monde.
Une sortie pour un coucher de soleil ou sunset, c’est préparer son matériel, tel un rituel avant toute sortie, ce que je prends dans ma besace :
Ce qui nous intéresse ici, c’est le filtre dégradé, qui se présente sous forme rectangulaire, séparé en deux, une zone sombre et une normal. Ce filtre est à utiliser pour le paysages de mer, avec un horizon, compte tenu de la séparation sombre / clair appliqué sur le filtre. En théorie le modèle P est censé être adapté pour les grands angles, mais il vignette tout de même avec mon 17-40. Privilégier le format slim donc chez les autres marques.
Le problème de nos capteurs, c’est qu’ils ne peuvent reproduire ce que voit l’oeil, et les différences d’exposition (soleil / mer au coucher de soleil, lumineux / ombre) trompent le capteur qui ne sera pas du tout fidèle au rendu souhaité (typiquement une question de plage dynamique), même si le plein format améliore grandement les choses (vs. APS-C).
Bien entendu il existe des artifices pour combler ce défaut lié au capteur, via logiciel : le TT-HDR, le DRI /digital blending, bon nombre de personnes ne comprennent pas leur usage et pourquoi les utiliser, ce qui est bien dommage je trouve.
Si l’on ne souhaite pas utiliser le HDR ou le digital blending, il reste le filtre dégradé, le rendu sera donc à la prise de vue : l’exposition entre le ciel (clair), et la mer / rochers (foncés), sera au plus prés de la perception de notre oeil.
Exemple d’une prise de vue avec le filtre mis à moitié, ce que je voyais était comme la partie gauche :
Le filtre sublime la couleur que donne le coucher de soleil avec les nuages. Les Cokin, avantage ou inconvénient, mais je le vois plus comme un avantage, ont tendance à avoir des teintes magenta prononcées au bout d’un moment de la longue pose, j’aime bien personnellement.
Associé au B+W 110 pour augmenter le temps de pose, le filtre dégradé vous apportera de très belles photos de paysages marins.
Tropique
Un billet de la Bretagne de l’année dernière (2011).
Et l’année prochaine, je repérerai d’autres spots via http://www.photographierlabretagne.com (merci à RVBO pour le site)
D’autres liens sur le sujet :
Cela faisait longtemps que je souhaitais ouvrir cette rubrique : une comparaison avant / après traitement d’une photo, cela reste toujours intéressant de voir le processus de traitement après la prise de vue.
Je shoote exclusivement en RAW, format brut qui permet une très grande latitude en post-traitement et surtout évite que le fichier ne soit dégradé contrairement au JPEG (compression) et où toute modification logiciel n’altère pas le fichier qui reste intact (ce qui n’est pas le cas pour le JPEG).
La photo d’origine (RAW), dérawtisée avec DPP (sans aucun ajustement).
Pour information, j’ai utilisé un polarisant à la prise de vue : très utile non seulement pour accentuer les couleurs mais aussi lorsqu’il y a des vitres ou autres plans d’eau, atténue les reflets, un circulaire que l’on tourne pour obtenir le rendu que l’on souhaite (un Hoya).
On peut constater que le rendu est assez plat, comme bien souvent sur le résultat d’un RAW non traité à sa juste valeur : manque de contraste, de luminosité, de couleurs voire avec des défauts optique du type déformation, aberrations chromatiques, vignettage, etc
La 1ère étape passe par Lightroom 4 : catalogage + mots clés (au moins année, mois, type de photo, matériel : boitier, optique), ces derniers seront automatiquement chargés sous Flickr par la suite, puis l’édition.
S’il y avait 4 choses à retenir sous LR, que j’ai appliquées :
La température, le contraste (pour donner plus de peps), la vibrance (accentuer la couleur) mais surtout le pavé 3 des tons : permettra de rattraper les hautes lumières (surex) avec les tons clairs et de donner plus de luminosité au cliché (les blancs) ou plus de profondeur grâce aux noirs.
J’active aussi les corrections de profil (corrections des défauts de l’objectif).
Un léger recadrage a été appliqué à « Honeycomb ».
Astuce : Ce n’est pas le cas sur cette photo mais en général j’essaie de caler l’histogramme à droite, ceci afin de rattraper le plus de détails possible pendant le traitement. Il vaut mieux donc en général surexposer que de sousexposer, bien plus facile pour rattraper en post-traitement par la suite.
Ce que l’on pourrait appliquer à cette photo :
La 2ème étape passe souvent par Niksoftware Color Efex (ou Silver Efex pour le N&B même si je les réalise souvent via CS) qui propose de traiter votre photo de façon simple et surtout proprement. J’ai utilisé le « Pro Contrast« , qui produit un effet similaire aux réglages précédents sous LR mais en beaucoup plus puissant je trouve. Après Niksoftware, je peaufine les tons clairs sous LR.
La 3ème étape, je passe sous CS (en fait je bosse souvent la 2ème étape directement sous CS, pas sous LR, pour profiter des calques) : le cadre, et j’applique un filtre passe-haut qui ajoute un peu de netteté lorsque c’est nécessaire (disons-le, le 17-40 pique moins que le 24-70). D’ailleurs, sur ce sujet, je vous recommande la 6ème vidéo des tutoriels de l’ami Christophe, où il y a pas mal d’astuces à prendre.
Le résultat final (lien Flickr) :
L’avant-après traitement, passer la souris sur l’image pour comparer :
Je viens d’être nominé à un petit jeu qui court actuellement sur la blogosphère : Ze Very Inspiring Blog Award. Plus qu’un concours, un jeu mais aussi une façon de faire découvrir d’autres blogs que le sien, que l’on suit, un peu un #FF à la mode blog, j’y adhère donc car c’est fun
Le principe est simple : il s’agit d’une chaîne dans laquelle chaque personne nominée doit en dire plus sur elle-même, et nominer à son tour d’autres personnes.
4 points sont à remplir en tout :
1 – Remercier la personne qui vous a nominé et laisser un lien vers son blog
C’est Sophie aka Mao qui m’a nominé sur un billet concernant ce jeu. Je relève donc le défi en te renvoyant la balle. Je suis Mao sur twitter ou par son blog, tout simplement parce que son travail et son univers sont très différents du mien : de la photo pure (street photography) en passant par un côté artistique très lié à la « féérie » avec des composites très réussis. Et comme j’aime les choses différentes et à l’opposé de moi, je partage, « open your mind ».
2 – Partager 7 choses à propos de vous
3 – Nominer 15 blogs que vous aimez
Sont nominés dans la catégorie « à suivre », avec chacun sa spécificité :
Who’s next ?
(4 – Laisser un commentaire sur chacun de ces blogs pour les prévenir que je les ai nominés. : pas trop le temps )
Tout commence suite à l’interview de l’ami Christophe aka @catfishs où je parlais de projets que je souhaitais réaliser, dont des reportages mariages. Un cousin m’a alors contacté car il avait des copains qui se mariaient (civilement) en mai 2012, et si j’étais partant pour les suivre en ce jour unique. Ma réponse ne fût pas très longue à attendre : bien sûr ! l’occasion de m’essayer à l’exercice d’un reportage photo de mariage, ô combien difficile et éprouvant, ce que j’allais effectivement vivre. Ah oui, un détail, la mariée est enceinte de 7 mois.
Ce type de prestation est à mener comme un projet, car on a peu droit à l’erreur, les mariés attendent un résultat, et même s’ils sont partie prenante dans celui-ci, cela dépend aussi et surtout de vous, de votre technique photographique ainsi que de votre organisation.
La 1ère étape est de rencontrer les futurs mariés. Ils ont déjà vu quelques unes de mes photos qui ont l’air de leur plaire. Rendez-vous pris dans un bar à Châtelet pour discuter de leurs goûts mais aussi, de l’organisation et du planning de leur mariage. Déjà ils ne veulent pas ce genre d’images, qu’ils se rassurent, moi non plus, c’est déjà un bon départ pas trop de directives néanmoins, à moi de trouver des idées.
Le mariage a lieu un vendredi après-midi, pendant un long WE férié, à Paris XXème, il faudra faire avec le peu d’espace disponible que peut donner une ville et le monde ambiant, challenge. Je note étape par étape le déroulement de la journée, des préparatifs jusqu’au vin d’honneur, la mairie, la contrainte horaire, aura lieu à 15h45.
La planning que l’on constitue, qui se doit d’être le plus précis possible :
Le planning a été à peu prés suivi, sauf un retard à la mairie où ils sont passés 15mn en retard.
Nous parlons aussi des spots photos du coin qu’ils connaissent. Ils aiment bien les murs, moi aussi, cela donne une belle texture pour le fond. Dans Paris, dur d’avoir de l’espace, et surtout de ne pas être gêné par les gens (qui se trouveraient sur l’arrière plan). Il y en aura 2 principaux : un square à côté de la mairie, et ensuite le long du mur du cimetière du Père Lachaise, également proche à pied du 1er. Il faudra aussi penser à un plan B en cas de pluie. Je vous avouerais qu’il n’a pas été trouvé, des parapluies (jolis ?) seront de sortie s’il venait à pleuvoir.
Je récapitule par mail ce que l’on s’est dit, en incluant le planning, les lieux et les différentes choses à penser pour le jour J (notamment une banderole dont ils m’avaient parlé avec un mot de remerciement, bouquet, …). Il ne faut pas hésiter à demander qu’ils sortent des souvenirs personnels qui font parti ou ont fait parti de la préparation du mariage : faire part, éléments colorés, etc pour les photographier le jour du mariage pendant les préparatifs surtout.
1 semaine avant le jour J, je suis allé repérer les lieux et essayé de déjà imaginer quelques plans photos sur place. Pour le 1er spot, dans le square, je compte 5 spots qui peuvent être sympas : 1 verrière, 1 aire de jeux (un truc fun), des bancs, 1 espace avec de la verdure (et des arbres), 1 kiosque à musique. Malheureusement, le jour du mariage, il y avait plus de monde que prévu (le vendredi ayant été un pont), l’aire de jeux et le kiosque étaient trop remplis de gens. Pour le 2ème spot, je longe le mur du cimetière du Père Lachaise, 1 ou 2 endroits sont pas mal, du mur avec un peu de verdure qui tombe dessus, et je choisis des points où il y a des passages piétons pour ne pas avoir les voitures lors du shooting, du moins, je l’espère.
Si possible, visiter les lieux aux mêmes heures, notamment pour la position du soleil et intensité. J’y ai pensé un peu tard, mais je suis vite aller voir sur ce site qui vous montrera sur une carte le levé et le coucher, ainsi que la position du soleil à un heure précise, très pratique pour éviter les surprises !
En parallèle, je commence à visiter des sites et blogs de photos de mariage pour me donner de l’inspiration et quelques idées, ce n’est pas le jour J que j’improviserai (même si on le fait toujours), et ce, surtout pour un 1er mariage; la pression monte malgré tout.
Je serai véhiculé, compter le temps de déplacement et …de parking (à Paris…) peut aussi jouer.
1 semaine avant, nettoyage du capteur, et la veille des lentilles de tous mes objectifs.
La veille, je prépare mon sac, dans lequel j’emporte la majeure partie de mon matériel, à savoir :
La journée aura du soleil mais avec nuages, diffuseur naturel que je préfère à du soleil direct, surtout aux heures prévues (15h-17h), souvent peu recommandé pour les portraits en lumière naturelle. Je mange avant, prend pas mal de jus de fruit, du café car je sais que cela va être éprouvant.
Rendez-vous à 13h dans l’appart où se trouve la mariée. En compagnie de 2 copines dont 1 témoin, je commence le travail. La séance préparatif dure bien 1 h, moment tranquille, où l’on discute, c’est détendu.
Au niveau photos, cela se passe principalement dans la cuisine, où il y a une assez grande table. Je demande qu’on ramène un grand miroir afin de faire des prises de vue avec le reflet de la mariée en train de se préparer : maquillage, coupe de cheveux (simple), etc tout maquillage nécessite aussi un petit miroir (rond), l’occasion d’y effectuer aussi des photos en miroir.
J’effectue aussi des plans macros (alliances, cheveux, boite de maquillage, focus sur un bracelet, etc), cela peut s’avérer très utile pour la conception du livre photos, en incluant ce type de photos avec les gens : les détails (pour les plus pros, ils pourront s’essayer à du packshot). Je prends aussi la robe de la mariée que j’ai demandé de suspendre à la fenêtre (d’aspect très sobre également), elle est agrémentée d’éléments verts (la couleur du jour), le sac à main [vert] de la mariée, chaussures. Tous ces objets pourront être utilisés dans le futur livre, c’est toujours un plus.
Finie la session de la mariée, direction l’appartement où attendent le marié et les potes. Cela dure beaucoup moins longtemps (30 mn). Pendant que le marié s’habille, et se fait aider par un copain, photos. Dommage, pas de cravate. Comme chez la mariée, photos de détails (chaussures, boutons, etc), que je pourrai rependre pour le livre photo ou des assemblages (macarons de toutes les couleurs, chaussures, etc).
L’heure tourne, à peine 1/2 heure chez le marié, direction la mairie, j’en profite pour photographier le parcours du marié avec les potes. la pression reste convenable. A la mairie, certains invités sont arrivés, mais cela reste peu. Un autre mariage fait la queue, un « confrère » est présent, chacun son groupe
Il reste bien 30-45 mn avant de passer devant Monsieur le maire. La famille arrive, les amis, cela commence à faire du monde, entre 40 et 50 personnes. Je profite du retard et du calme apparent pour un mode reportage, je prends tous les invités en photo, en solo, en couple ou en groupe.
Il est l’heure, quelques photos pour la montée des escaliers. Les mariés sont toujours aussi souriants, c’est agréable. Pour l’instant, je ne suis pas très gêné par les autres photographes en herbe. La salle, bien que belle, est très peu lumineuse, beaucoup de bois, haut plafond, et la disposition entre l’adjointe au maire et l’emplacement des mariés et témoins n’est pas l’idéal pour des plans sympas, tout cela ne m’arrange pas. Je tente le flash mais pas trop content du résultat, je monte les ISO mais…pas assez, je reste à 2 500 au lieu de plafonner à 3 200 (que le 5D II peut très bien gérer), va comprendre, l’émotion certainement. J’aurais dû rester au flash car pas mal de photos ne sont pas très réussies de mon point de vue. Photos des mariés (pendant l’énoncé des articles et du final, baiser, alliances), un peu des témoins, des signatures (« tu signes puis tu me regarde »), de l’adjoint au maire, de l’ensemble. Depuis ce matin, le 24-70 est mon arme favorite et de toute façon, je n’ai pas le temps d’en changer, il y a les cartes mémoire déjà à surveiller. Avant la mairie, il m’en reste 50 sur la CF en cours d’utilisation, juste avant la séance officielle du maire, j’en change pour une neuve, histoire de ne pas avoir de surprise.
Sortie, descente de l’escalier, puis de la mairie, le marié rappelle à l’ordre ceux qui prennent un peu trop de place (« c’est Olivier le photographe officiel, merci de… »), gentil de sa part de respecter les règles du jeu
Photos bien entendu de la sortie avec le riz ou les fausses fleurs en forme de coeur. Pas toujours simple là aussi, c’est rapide, et entre l’intérieur (sombre, je monte en ISO pour avoir de la vitesse) et l’extérieur (ou je baisse vite les ISO pour éviter la photo cramée), la variation de l’expo est terrible. Je me baisse souvent, j’oriente le boitier à droite, à gauche, mais surtout à droite en fait, à corriger pour le prochain.
Direction le square déjà repéré pour les photos. On commence par les photos de groupes. Un copain du marié (et mon assistant du jour) annonce par groupes : témoins, cousins, pères / mères, grands-parents, tantes et oncles, etc. La séance se déroule devant la verrière que nous avions repérée, cela fera un joli fond avec des plantes (ie : sans personne derrière). Ombragé, mais un peu trop, je sors le flash, il y aura moins de boulot au post-traitement, en TTL, +1, à 1m50 / 2m des convives à photographier. Pas simple de capter les regards, car certains sont interpellés par les autres invités qui attendent leur tour et qui prennent aussi des photos. J’appelle donc, je compte (« allez, 1, 2, 3, clic »), je recadre gentiment. 2-3 photos par groupes, et je tente de vérifier entre chaque prise qu’il n’y ait pas d’yeux fermés surtout. Une invitée (et témoin) persiste à regarder … ailleurs, je m’en rends compte au bout de 2 groupes : « merci mlle de me regarder, c’est bientôt fini ». En vérifiant sur l’écran regards (yeux fermés, regards ailleurs, etc), je zoom aussi pour vérifier la netteté, à f4.5-5, en général ça va, même pour les plus grands groupes (…de tous les invités). J’avoue, la pression est limite au maximum. Gérer les gens, tout en conservant son sang-froid (sur le ton de l’humour, tout passe), n’est pas simple : monsieur qui parle avec sa femme, mlle qui regarde le compact de tantie, cousin qui fait de l’humour et disperse tout le monde, pas toujours gagné.
Les photos de groupes finies (un petit 1/4 d’heure), quelques dernières photos pour le lancé du bouquet. Par chance, ils avaient prévu deux bouquets : un pour le lancé, un autre pour le conserver. Au tour des mariés maintenant. Comme convenu, une amie de la mariée et témoin, va amener tout ce beau monde à leur appartement pour commencer le vin d’honneur / le pot, cela les occupera au moins pour l’heure consacrée aux amoureux.
Sur les spots repérés quelques jours avant, deux ne seront pas utilisables car trop de monde : le parc de jeux, rempli d’enfants (bizarre pour un jour férié…non mais franchement ) et le kiosque où des gens jouent au ballon dessus. Pas grave, on a anticipé plusieurs autres lieux.
Les mariés sont super agréables, souriants, et assez volontaires pour leurs photos, une certaine photogénie en ressort, suffisamment rare chez les gens pour le souligner (qui aime se faire photographier ?). Après quelques-unes devant la verrière, on continue pour des poses sur les bancs, on poursuit par un peu de verdure, ça tombe bien, le thème étant le vert. Pas évident de diriger les jeunes mariés, au début du moins, le temps que les idées se mettent en place mais l’inspiration est aidée par une certaine pression et léger stresse, ça pousse en avant, mais il faut garder son sang froid. Je tente aussi de prendre des instants volés donc forcément plus naturels.
Je vérifie environ toutes les 3-4 photos ce que cela donne, même si on a pas trop le temps non plus car cela va vite, très vite. Heureusement d’ailleurs que je vérifie, par 2 fois, mon doigt tourne la molette d’Av (priorité à l’ouverture) à … M(anuel), on imagine la catastrophe en terme d’exposition. Deux fois aussi, l’AF du 24-70 ne répond plus, obligé d’éteindre puis de rallumer le boitier, bizarre et inquiétant surtout, petites sueurs, on respire, on respire et on sourit. Mon assistant m’aide à enlever le bouquet de la mariée ou à tenir l’objectif quand j’en change : 24-70, 135, 85, les 3 que j’utiliserais pour la session du couple.
La session se termine le long du mur du père Lachaise, cela donne une très belle structure, en plus, il y a de la végétation qui dépasse, très joli. Le 135 et le 85 seront surtout utilisés pour cette dernière partie.
Même si j’ai dû louper 2-3 poses (ombres, bouquet par exemple) que j’aurais voulu faire, dans l’ensemble, la séance s’est bien déroulée malgré les petits soucis techniques.
Avec le recul, le bouquet a été trop présent dans les mains de la mariée, ou la position des mains ou bras, que je n’ai pas su diriger, à améliorer. Ayant appris un peu plus du couple (en plus de la rencontre, ils m’avaient montré une vidéo qui annonçait leur mariage, toute en couleur et très originale), j’ai voulu aussi osciller entre photos sérieuses, et d’autres qui le seront un peu moins, un juste milieu à trouver.
Presque une heure est passée avec les mariés. Retour à leur appartement pour finir par quelques portraits d’invités. Après 5h de travail, je m’éclipse, fatigué et un peu mal au dos aussi, à force de me baisser sans doute. Arrivé chez moi, je pratique quelques exercices d’étirement pour le dos qui a mal (j’ai eu récemment…40 ans, sans doute ce qui explique tout ça…bref).
Même si j’avais commencé à trier les photos (entendre supprimer les ratées), le vrai tri commence sur le PC. Déchargement des 3 CF : 700 photos. Après tri, il en reste 600, j’en ferai 250 dont 50 spécialement sélectionnées et traitées. Pour les 200, je me fixe à moins d’une minute par photo, pour les 50 autres, cela dépend.
Je suis mon workflow habituel : catalogage et pré-traitement sous LR, puis certaines passent par CS / Niksoftware.
J’envoie les liens privés pour 2 albums Flickr : les 250 photos, et un autre pour la sélection, ainsi que les zip correspondant. Le site WETransfer est très utile pour ce genre de transfert.
Egalement, je propose un livre Blurb de moins de 40 pages (rigide, papier supérieur mat), cela me prendre bien 3 heures pour la conception avec leur superbe logiciel BookSmart.
Cette courte expérience a été très enrichissante. Etre confronté à ce type d’exercice d’un reportage mariage, je l’attendais pour me rendre compte de la difficulté que cela peut représenter. Beaucoup de choses à gérer, avant, pendant et après le mariage, à traiter comme un projet à part entière, en anticipant si possible les risques, même si, comme tout, des imprévus peuvent survenir. En termes de charge de travail, cela a représenté bien 3 jours : entre la rencontre, le repérage, le jour J, le post-traitement et le livre. Et encore, je n’ai pas eu l’église, ni la soirée. Egalement, un mariage, c’est fatiguant, très fatiguant car vous êtes concentrés de longs moments, avec assez peu de répits dans la journée.
Certains photographes proposent des séances d’engagement avant le grand jour. Je pense que cela peut être pas mal pour mettre en confiance le couple avec vous afin qu’ils commencent à se familiariser avec votre présence, l’appareil, les poses etc, car se faire photographier par un inconnu n’est pas simple je pense, même si dans mon cas, les mariés ont été vraiment très bien, ceux qu’on aimerait avoir à chaque fois je suppose
Au niveau matériel, c’est vrai qu’un 2ème boitier peut être un confort très pratique, pas de changement d’optiques, ou simplement en backup. Egalement une ceinture Lowepro pour porter quelques optiques permettrait d’être plus à l’aise pour le changement de cailloux, à voir.
Un reportage de mariage prend beaucoup de temps, beaucoup d’énergie, et une pression qu’il faut gérer, pas question de décevoir ses clients. Dans un mariage, tout ce qui restera, ce sont les photos que vous aurez prises, seul souvenir pratiquement de ce jour, alors imaginez le léger stresse qu’il vous faudra gérer, en tout cas, je l’ai ressenti. Je comprends les tarifs pratiqués (de 500 € (rare) à 1 500 € voire plus), souvent perçu comme élevés par les gens, mais ramenés à l’heure de travail (et à l’investissement matériel), cela représente peu, et surtout, la seule trace des années après qu’auront les mariés de cet évènement, il serait dommage de passer à côté
Merci aux mariés pour la confiance qu’ils m’ont accordé, leur patience et surtout leur joie de vivre et leur côté volontaire qui m’a facilité la tâche.
Bref, vivement le prochain !
Quelques extraits du livre Blurb, ainsi que quelques assemblages de photos. Si vous avez des remarques, conseils ou tout simplement envie de discuter, les commentaires sont là pour ça, n’hésitez pas !
Extraits du livre :
Ma femme me demande cette semaine si je serais d’accord pour aller photographier le bébé de son associée (qui travaille avec elle donc).
En effet, l’imprimeur de faire-part a refusé les photos qu’elle avait envoyées car elles sont bruitées et … floues, faut dire qu’elles avaient été prises avec un…iPhone :/
Ni une ni deux, j’accepte la mission, rendez-vous pris samedi pour une séance photo, l’occasion de m’entraîner à ce délicat et périlleux domaine de la photographie : la photographie de nouveau nés / bébés.
Coucou, c'est Valentin
Valentin a 2 mois, j’ai souvent lu qu’une séance photo a souvent lieu avec des nouveaux-nés de 2-3 semaines, pas plus, et je pense que je vais comprendre pourquoi.
Je prends mon matériel, et j’utiliserai uniquement 2 objectifs avec mon 5D Mark II : le 24-70 L 2.8 et le 85mm 1.8, le 135mm étant trop long pour de l’intérieur, je le laisse. J’ai tenter d’utiliser le 50mm mais il faut fermer au moins à 3,2 pour avoir un bon piqué et j’admets avoir perdu l’habitude de cette focale depuis le 5D II. Juste 2-3 photos prises dans son berceau pour avoir les mains, en très faible luminosité, l’AF a bien patiné (merci … le 5D :/).
Je crois me souvenir que chez eux c’est assez sombre : un 2 pièces au 1er étage à Paris avec des fenêtres somme toutes assez petites : je prends aussi mon flash Cobra 430ex II et un diffuseur.
Après un petit déjeuner copieux, on va se mettre au travail. La maman me dit, « juste une ou deux photos, c’est juste pour les envoyer à l’imprimeur ». Oui, oui je réponds, enfin, on va en prendre beaucoup plus surtout, dans pas mal de poses.
La séance commence dans la chambre, sur le lit, 90 % des photos le seront dans celle-ci, la plus lumineuse.
Allongé sur le côté, tranquille
On commence sans flash, avec bébé, en position sur le côté, sur le lit pour tenter de belles profondeurs de champ. Le dessus du lit (qu’ils n’avaient pas fait au début) est bleu, j’aurais dû ne pas oublier le gros ours en peluche que j’ai chez moi, je le note pour la prochaine. Après quelques photos, Valentin commence à perdre patience, à 2 mois, cela commence à bouger et exprimer son mécontentement, je le note aussi pour une future séance, on le remet sur le dos, et on alterne avec ou sans tototte.
On va prendre quelques clichés en plongée, il faut prendre de la hauteur, heureusement qu’ils ont un escabeau qui me permet de me mettre assez haut, pour le 85mm ou le 24-70 en zoomant. Une chaise aurait pu tout aussi bien faire l’affaire. Les plis du dessus de lit ne sont vraiment pas esthétiques et pas mal d’ombres sur ces derniers ou sur la petite famille / bébé. Je décide de sortir le flash, en mode TTL, +1 pour la puissance, bouncé sur le plafond, c’est déjà mieux, 80 % des photos le seront avec.
La séance dure 45mm, pas simple pour bébé afin de capter un peu son regard, on teste plusieurs poses / positions, bébé seul, avec maman, avec papa, avec papa / maman / la grande soeur. J’aurais dû aussi leur dire de prévoir une serviette ou quelques chose d’approchant pour le mettre dedans, le set s’effectuera uniquement avec son pyjama, rayé, ce qui reste un peu dommage.
Quadrature du cercle
Un body aurait été aussi bienvenu, pour des détails de pieds par exemple. Il aurait fallu au moins 1h je pense, voire 1h15 (grand maximum que peut accepter un bébé ) pour avoir d’autres poses ou points de vue auxquels j’avais pensé.
Ma femme, mon assistante officielle, est d’une grande aide encore une fois : changements d’objectifs, maintient de l’escabot, ou encore enlever tout élément indésirable en arrière plan par exemple. Seul, ça serait beaucoup plus sport.
Post-traitement
J’ai suivi mon workflow habituel à savoir :
Leçons à tirer de cette expérience :
Bref, j’ai shooté un bébé autre que ma fille, et c’est grisant j’ai trouvé, penser à 1 000 choses à la fois, en ayant à l’esprit que les parents comptent malgré tout sur toi, dans l’ensemble, assez content de la prestation, à refaire !
avec maman
Livraison de 26 photos avec des variantes sur le traitement (N&B, doux, etc).
Dans 2-3 semaines, je photographierai normalement un autre bébé, plus jeune (< 1 mois), nouvelles contraintes mais j’anticiperai plus de choses.
Je suis preneur de tout avis ou critique dans les commentaires bien entendu, n’hésite pas.
Quelques sites de professionnels dans ce domaine :
Assemblage pour se donner une idée
Assemblage pour se donner une idée
Christophe Garnier aka catfishs sur twitter, photographe pro, a organisé fin mars, un #BPC ou un Breizh Photo Camp. Non ce n’est pas un camp d’entrainement des marines mais bien un week-end où des photographes passionnés et qui se « côtoient » sur twitter, se rencontrent pour partager leur passion. Je lui devais bien un court billet pour faire honneur à cet évènement, très bien organisé.
Le WE a eu lieu du samedi 31 mars au dimanche 1er avril, même si certains ont prolongé jusqu’au mardi voire plus. Le tout a été très bien planifié par Christophe, le programme, sur son blog, a été conforme et même dépassé toutes nos espérances ! Il avait loué un van afin de transporter tout ce petit monde, le coffre remplit de sacs photo, d’une valeur d’au moins 20 000 €, un vrai coffre en sorte.
Nous étions 6 photographes des 4 coins de France à nous donner rendez-vous dès le vendredi soir à Yffiniac (ville natale de Bernard Hinault), certains accompagnés de femme et enfant :
Quel intérêt à faire 1 000 kms aller-retour pour 2 jours 1/2 sur place ?
Filme Chris, filme
Déjà pour se voir (le virtuel c’est bien mais le réel parfois ça manque), entre twittos, certains que je connaissais déjà, par le « Salon de la photo », d’autres que j’ai pu découvrir. Ensuite, me permettre de découvrir cette région de la Bretagne que je ne connaissais pas du tout, étant plus habitué à passer quelques jours chaque année en Bretagne Sud, dans le golf du Morbihan, à Locmariaquer. Enfin, pour échanger aussi notre pratique de la photo, j’ai pu tester le 17-40mm, merci à Yann, qui a pu de son côté essayer mon excellent Sigma 15mm fisheye (qui est plus un UGA sur un APS-C 50D qu’un fish sur le 5D) où encore voir de gros zooms sur de petits µ4/3 GF1 L’occasion aussi de voir Christophe sortir son matériel pour filmer avec son 5D II, matériel pour stabiliser le boitier et effectuer la MAP, à mains nues, sinon cela s’avère souvent mission impossible.
Au programme, 5 spots, intelligemment pensé par Chris’. Malgré un temps assez mauvais, sans pluie, les nuages étaient au rendez-vous, épais, gris et bas, ce qui ne donne pas une belle luminosité pour les photos, mais on a pu shooter de beaux points de vue.
J’avais pris mon trèpied et mes filtres, le B+W 110 pour les poses longues en plein jour (x1000 le temps de pose).
D’ailleurs, à ce propos, j’ai pu voir quelque chose d’étrange : Olivier, avec les mêmes paramètres, à savoir 50 ISO, f11 (moi f13), B+W 110 obtenait une pose de … 20 s, moi à 1 mn 30, cela ne suffisait pas pour une bonne exposition. En montant à 125 ISO, j’avais < 30s d’expo, va comprendre.
Débat sur twitter pour en connaitre la raison : type de mesure d’exposition ? (j’étais sur celle par défaut : evaluative), le viseur non bouché (sur le D700 il y a un bouchon intégré sur le boitier pour cela, à essayer avec du gaffer sur le 5D II) ? MAP avec le liveview et non le viseur (étant très instable sur les rochers, pas le choix), après passage en mode manuel, il parait que cela change la mesure ? il faudra que je fasse mes tests, le mystère reste entier, si tu as une autre idée, n’hésite pas à commenter. Autre différence avec le 5D II, sur le D700, il existe aussi un bouton pour verrouiller le miroir en position relevée afin de réduire les tremblements lors de la prise de vue. J’ai tout de même pu obtenir quelques vues, en étant plus patient donc
Au niveau utilisation des objectifs : 50/50 pour le 17-40 et le 135mm, bien que j’avais tout pris. En termes de nombre de clichés, environ 100 (120 si je compte les triplettes pour les HDR) pour en retenir 60% et en publier 15.
Un grand merci à Christophe pour son accueil et de nous avoir fait visiter sa région, à charge de revanche mon pote
Quelques photos et la suite sur l’album Flickr et sur ma page Facebook.
Boudeville et ses trains, en mode presque Urbex
longue pose "Les Hôpitaux" pour le picnic
les fameuses pierres, des Cairns, du Cap Fréhel
y'avait aussi du GF1 et de l'argentique chez les gentlemen photographes
balade à Pléneuf Val-André
Fort La-Latte
chemin côtier à Pléneuf Val-André
Le week-end dernier avait lieu le nouvel an Chinois, année importante car c’est l’année du Dragon qui promet être une brillante année. Comme bien souvent et comme je l’avais réalisé l’année dernière, j’y suis allé et armé de mon 5D, je suis entré dans l’arène.
Cette année, je l’ai couvert principalement pour tester en situation réelle mon 135mm (ramené de New-York), si possible à f2, une focale assez longue pour ce genre d’évènement. J’ai couvert le « risque » en prenant tout de même mon Tokina 12-24 et mon 50mm, seul ce dernier a été utilisé pour moins de 10 % des photos. Toujours au niveau matériel, pas de flash, j’ai estimé ne pas en avoir besoin vu l’épaisseur de nuages qu’il y avait, cela fait un très bon diffuseur naturel (pas d’ombres à déboucher !) et avec le 135mm, la distance aurait été trop longue pour une utilisation optimale du Cobra.
J’écris ce court billet car quelques déçus de twitter m’ont fait comprendre qu’ils étaient revenus bredouilles car trop de monde pour se placer afin de tenter de photographier des sujets, un peu une réponse au billet d’Eiffair, comment tenter de shooter pendant un défilé / parade / carnaval.
J’ai trouvé qu’il y avait particulièrement du monde cette année, peut être en raison du beau temps malgré un froid glacial. Il s’est passé pas mal de temps avant de pouvoir prendre la 1ère photo du défilé, mis à part les trottoirs bondés bien évidemment.
Comme le dit Eiffair, il y a environ 3 techniques : se mettre en hauteur (sur un banc, un arbre, etc), en statique, afin de prendre en photo le défilé qui passe devant vous mais cela ne passe qu’une fois, arriver assez tôt, ou disons avant le démarrage du défilé afin de prendre les portraits que vous souhaitez (j’utilise parfois cette méthode, plus posée), et enfin, et ma préférée, c’est d’entrer dans le cortège, parmi les participants du défilé.
Il vous faudra trouver une brèche, souvent bien à l’avant, ou à l’intersection de 2 avenues, car il y a souvent des barrières qui jalonnent le parcours, comme ce fût le cas cette fois-ci encore. Aussi, soit arriver avant ou par l’inverse du cortège si vous connaissez le parcours. Certes, cela demande un peu de culot (on s’y habitue à force), mais une fois que vous y êtes, c’est festival
Bien entendu, il ne s’agit pas de rester statique, déjà, pour éviter de gêner les spectateurs qui se sont placés tout le long (souvent devant une épaisseur de 4 mètres de personnes), ensuite, parce que le défilé avance, et cela permet de varier les shots.
En général, très souvent, je shoot en reculant, face au défilé ou au groupe face à moi (un défilé est scindé en de multitudes de groupes : associations, clubs, etc qui avancent séparément). Ensuite, soit je suis debout, mais aussi, assez souvent, un genou à terre, de la même manière, cela évite de gêner les spectateurs et de faire tout petit. Dans la mesure du possible, j’essaie de ne pas empiéter sur les autres photographes qui sont dans la cohue (car il y en avait pleins, bien évidemment ), mais par contre, je ne me baisse pas à chaque fois que je vois un spectateur rangé sur le côté en train de prendre une photo, sinon cela ne serait pas possible, j’avance, j’avance. Faut aussi penser que de toute façon, il y aura des arrêts dans le défilé, ne serait-ce parce qu’il attend un groupe en retard par exemple.
Bref, je trouve toujours cela excitant, car tout va vite, très vite, et l’on doit faire attention à beaucoup de choses, en plus de la photo en elle-même.
Seule méthode que j’ai trouvée pour pouvoir prendre des photos « intéressantes ». Pensez que couvrir un défilé, c’est minimum 3-5 heures (hors post-traitement) : y aller, shooter, revenir, cela serait dommage de perdre trop de son temps, si précieux.