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L’hebdomadaire d’analyse politique de l’ESC Grenoble CLES (Comprendre Les Enjeux Stratégiques) a publié en décembre dernier un article complet qui donne beaucoup d’éléments pour réfléchir sur l’évolution actuelle de la Turquie.
L’auteur de l’article conseille le livre suivant pour ceux qui veulent “aller plus loin” : La nouvelle puissance turque : L’adieu à Mustapha Kemal
Bonne lecture !
Je suis rentrée en France hier, le premier semestre étant terminé à Bogazici. Certains de mes camarades Erasmus ici ont pu prolonger leur séjour d’un semestre supplémentaire, je serais bien restée aussi mais mon cursus ne me le permet pas. Tant pis, je reviendrai plus tard !
Rouen, c’est la Rive Droite et la Rive Gauche au lieu de la rive européenne et la rive asiatique… La ville aux 100 clochers au lieu des milliers de minarets… La Seine au lieu du Bosphore… Ça a son charme aussi !
Starbucks Bebek
Le Starbucks de Bebek, avec sa terrasse sur le Bosphore en fait un des plus beaux Starbucks du monde. La vue est très sympa, et il y a tellement de choses qui attirent l’attention qu’on ne s’en lasse pas : les bateaux qui remontent le Bosphore, les canards, les vagues, les oiseaux… Ces derniers nous ont offert un très beau spectacle pour ma dernière visite au Starbucks, que j’ai pu filmer avec mon IPhone.
Grand Bazaar
Avec presque 60 rues couvertes et plus de 4000 boutiques, le Grand Bazaar d’Istanbul est un des plus grands marchés du monde. C’est également un des plus vieux puisqu’il a été ouvert en 1461 et a été agrandi au 16e siècle lors du règne de Soleman le Magnifique.
A l’intérieur, on y trouve un peu de tout et beaucoup de touristes. Poteries, foulards, souvenirs, textiles, lampes, sacs et objets en cuir, tapis, bijoux… il y a vraiment du choix. A l’extérieur, on se bat pour vous vendre sacs, vêtements et chaussures de contrefaçon. Finalement le vendeur qui aura retenu le plus mon attention, c’est celui qui nous a abordé avec un amusant “Hello! I have a lot of things you don’t need !” (“Bonjour, j’ai plein de choses dont vous n’avez pas besoin !”.). Car au Grand Bazaar, tout le monde parle anglais. Et un peu français, allemand, espagnol, hollandais, italien… etc. Ils se prêtent souvent au jeu de deviner la nationalité des touristes avant même qu’on ne leur parle. Pas un n’aura deviné que j’étais française cependant !
J’avoue avoir été un peu déçue par le Grand Bazaar. J’avais été très séduite par le souk de Marrakech et je m’attendais à une expérience comparable. S’il faut évidemment marchander ici, le Grand Bazaar est plutôt organisé et le jeu est moins amusant qu’à Marrakech, je me lasse beaucoup plus vite des questions qui reviennent en boucle… Ca reste tout de même l’endroit idéal pour avoir énormément de choix et beaucoup disent que c’est une visite incontournable lorsqu’on est à Istanbul.
Attention, il est fermé le dimanche !
Rien de grave, mais cet article pourrait servir à d’autres visiteurs, donc voilà une petite mauvaise publicité pour HSBC…
J’avais ouvert un compte chez eux étant donné mes nombreux déplacements à l’international (stage à Sydney, échange universitaire), comme ils vantaient leurs filiales présentes partout dans le monde etc. L’offre est effectivement intéressante : je peux retirer de l’argent sans frais dans les distributeurs HSBC, où qu’ils soient !
Très bien… Sauf que ma carte est refusée dans les distributeurs HSBC en Turquie et j’ai du essayer 12 distributeurs pour enfin réussir à retirer de l’argent. Et ce n’était donc pas un distributeur HSBC (un YapiKredi pour ceux qui auraient le soucis) : plus de 7€ de commissions. Pas vraiment satisfaisant comme expérience.
Marché d’Uskudar (Uskudar Pazari)
Le vendredi, il y a un grand marché à Uskudar, sur la rive asiatique. Il s’étend dans plusieurs rues que nous avons arpentées pendant presque deux heures sans en avoir fait le tour.
Le marché a beaucoup de fruits et légumes bon marché, dont l’exposition est très ordonnée ce qui est surprenant quand on compare au désordre qu’est Istanbul et à l’affluence de ce marché ! On y trouve beaucoup de nourriture (fromage, épices…), mais pas seulement. Les stands de vêtements sont aussi très nombreux, avec énormément de contrefaçons. Souvent, les imitations sont plutôt réussies, mais vous pouvez voir dans mes photos que ce n’est pas toujours le cas !
Sainte Sophie (Ayasofya)
Au 6ème siècle, Sainte Sophie est une basilique chrétienne au sein de Constantinople. Au 15ème siècle, les Ottomans s’emparent de la ville et Mehmet 2 transforme le lieu de culte en mosquée, en sauvant et respectant l’édifice original qui était alors en ruine. Et depuis 1934, c’est un musée !
Avec une superficie de 7540 m2 et un dôme haut de plus de 30 m, elle fut pendant 1000 ans le plus grand sanctuaire du monde et se positionne aujourd’hui au 4ème rang mondial. En plus de son impressionnante taille, elle offre des mosaïques datant de différents siècles qui ont été préservées (parfois dissimulés pendant l’Histoire) malgré tous les changements qu’a subit l’édifice.
L’entrée est à 20TL (gratuit pour les détenteurs de la Museum Card).
La Mosquée de Sultanahmet
Après la visite de mon papa, c’est celle de mon frère et de ma (très) belle-soeur qui me donne l’occasion de visiter les attractions touristiques d’Istanbul.
Construite au début du 17ème siècle sous le règle du Sultan Ahmet 1er, cette mosquée est l’une des plus connues. Elle est souvent appelée Mosquée Bleue pour les mosaïques bleues à l’intérieur du bâtiment.
Avec ses 6 minarets, l’édifice est très impressionnant, aussi bien de l’extérieur que de l’intérieur avec ses céramiques, ses vitraux, ses éclairages…
Par contre, je trouve qu’il est difficile de ressentir la spiritualité de l’endroit, même si nous n’étions pas en pleine période touristique lors de ma visite. Il n’est d’ailleurs même plus requis de se couvrir les cheveux pour les femmes.
Une visite incontournable quoiqu’il en soit, d’autant plus qu’elle est gratuite !
Palais de Topkapı (2/2)
Il faut compter au moins 1h30 pour la visite du Palais et du harem. L’entrée pour le Palais coûte 20TL (gratuite avec la Museum Card), et il faut rajouter 15TL pour entrer dans le harem.
Pour ceux qui aiment les bijoux, le Palais de Topkapı est incontournable. J’ai personnellement préféré le harem dont j’ai trouvé les chambres plus impressionnantes.
Palais de Topkapı (1/2)

Le Palais de Topkapı domine la Corne d’Or, le Bosphore et la Mer de Marmara. Construit à partir de 1459, c’était la résidence du Sultan Ottoman. Le harem date du 16e siècle. Le palais perd de son importance à partir du 17e siècle, les sultans préférant un palais le long du Bosphore. La cour est même finalement déplacée au Palais de Dolmabahçe en 1853.
C’est aujourd’hui un musée dont on peut visiter les pièces principales, admirer des collections de porcelaines, de vêtements, d’armes et surtout les trésors de l’époque Ottomane.
Ceux qui sont allés jusqu’à la fin de mon précédent article ont pu le lire… Istanbul sera la Capitale Européenne du Sport en 2012 ! La décision a été prise fin novembre, alors qu’Anvers (Belgique) et Cambridge (Angleterre) étaient les deux autres candidates.
“La municipalité d’Istanbul a fait de nombreux placements sur le sport et l’infrastructure. Elle continuera d’investir. Ce que nous souhaitons, c’est que tout le monde fasse du sport dans la ville”
Kadir Topbaş, chef de la municipalité d’Istanbul
C’est vrai que j’avais été étonnée de voir des installations sportives (musculation principalement) en libre accès dans les parcs de la ville : pas moins de 3 différentes lorsque je me rendais à l’université en partant d’Ortaköy !
Après avoir été Capitale de la Culture en 2010, encore un fait qui montre le dynamisme d’Istanbul et son implication en Europe.
La suite ?
“On pense que les Jeux Olympiques devraient suivre. Parce que ces étapes vont nous mener aux Jeux Olympiques” a continué Kadir Topbaş
Sources : Visit Istanbul et French News.cn
The Observer a publié hier un article très intéressant sur Istanbul. A noter la photo prise du bar 360 que certains de mes lecteurs reconnaitront !
L’article est en anglais. Je me suis permise de faire sa traduction (en rajoutant parfois des informations entre parenthèses) pour les non-anglophones (ou paresseux) qui passent par ici. L’article est certes long mais est très intéressant et couvre plusieurs sujets que je comptais évoquer dans le blog.
Ca aidera certains d’entre vous à mieux comprendre pourquoi je me plais autant à Istanbul ! N’hésitez pas à réagir !
Bonne lecture !
Istanbul s’épanouit comme la nouvelle capitale de la fête en Europe
La Corne d’Or est en pleine expansion alors que la ville la plus dynamique du monde transforme son horizon et ses artistes et ses étudiants l’aident à bourdonner.
Dans la dernière ligne droite avant le nouvel an, les touristes marchandaient les contrefaçons Louis Vuitton et Prada dans le légendaire Grand Bazaar d’Istanbul. Mais dans les grandes tours des centres commerciaux de l’autre côté de la ville, les chercheurs de bonnes affaires parmi les soldes d’hiver se battent pour mettre la main sur le vrai objet.
Le marché couvert d’Istanbul, un sanctuaire prématuré du shopaholism (achats compulsifs), va bientôt célébrer son 550ème anniversaire avec une rénovation de plusieurs millions de livres. En fait, la ville entière est au beau milieu de plusieurs milliards de dollars de transformations, ce qui était il fut un temps un avant-poste à la frontière de l’Europe se désigne à présent comme un pôle d’attraction régional.
La ville bourdonne. Il y a quelques années seulement, quand les habitants parlaient des millennium domes, ce n’étaient pas le Dôme O2 (plus grand dôme du monde à Greenwich en Angleterre) pour le dernier concert de Lady Gaga qu’ils avaient en tête, mais les milliers d’années qui séparent l’Eglise Sainte Sophie et la Mosquée Bleue sur la ligne d’horizon de la péninsule historique de la ville. Mais maintenant, il y a de nouvelles lignes d’horizon. A l’entrée européenne du Pont du Bosphore, le travail continue toute la nuit au Zorlu Centre, un complexe de bureau-hotelier-artistique-commercial-résidentiel. Il est juste au bout de la rue du gratte-ciel Sapphire, qui s’affiche comme le plus haut immeuble d’Istanbul, et avec un bras musclé vous pourriez y jeter une pierre sur les nouvelle Tours Trump.
“Istanbul est un pays, pas une ville”, dit son maire Kadir Topbas, et son explication au sujet du boom moderne est cachée dans l’histoire de ces 30 dernières années. En 1980, Istanbul ne pouvait pas fournir l’électricité pour illuminer ce fameux gratte-ciel. La ville, comme le reste du pays, subissait la loi martiale et il y avait un couvre-feu à minuit et même une pénurie de café turc.
Depuis, la ville s’est frayé un chemin dans l’économie mondiale. Les clubs clandestins pour adultes du quartier européen de Beyoglu sont devenus des hôtels plutôt chics, des endroits pour manger et des clubs de musiques du monde. Les cafés enfumés où il fut un temps les patrons augmentaient le prix d’une tasse de thé servent maintenant des lattes - et s’ils essaient d’enflammer le prix, il s’exposent à 30 livres d’amende.
A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, quand le rideau de fer s’est abaissé pour isoler Istanbul du reste de l’Europe, seulement 1 million de personnes y vivaient. Depuis, la ville a augmenté sa population par ce même nombre tous les 10 ans. “L’Istanbul d’aujourd’hui est avant tout une ville d’immigrés” dit Murat Guvenc, l’urbaniste et le conservateur d’Istanbul 1910-2010, une exposition remarquable qui explique les étapes du changement. Elle se trouve à Santralistanbul, une centrale électrique reconvertie plus chic que London’s Tate Modern.
La Turquie est déjà un pays jeune - l’âge moyen est 29 ans - mais Istanbul est encore plus jeune. Les gens y viennent pour travailler et prennent souvent leur retraite ailleurs. Et si la Turquie st manifestement mauvaise pour employer des femmes aux postes officiels, la moitié d’entre elles travaillent à Istanbul.
Une étude récente par Brookings Instution basée à Washington, dans une enquête commune avec le projet LSE Cities, a jugé qu’Istanbul a battu Beijing et Shangai pour prétendre au titre de la ville la plus dynamique de 2010.
“Istanbul a pris la tête du classement de la croissance économique l’année dernière” écrit Alan Berube, directeur du Brookings Metropolitan Policy Programme. “Son économie s’est développée de 5.5% sur une base par habitant, et l’emploi a augmenté d’un étonnant 7,3% entre 2009 et 2010. Le secteur de la banque en Turquie, qui a été moins investi dans les instruments de risques financiers, est devenu un refuge pour les capitaux mondiaux fuyant les marchés établis et exposés pendant la crise”.
Les économistes sont peut être seulement entrain de réaliser qu’Istanbul est l’endroit où il faut être. Les couch-surfers (voyageurs qui dorment chez l’habitants, voir la définition pour ceux qui ignorent ce terme) et les étudiants Erasmus en échange savent cela depuis quelque temps. Si les marchés émergents relancent l’économie mondiale, le dynamisme créatif décline des anciens centres vers les nouveaux. Istanbul va rapidement ressembler au Paris d’Henri Miller ou au parti post-sovietique à Prague où les occidentaux de vingt et quelques années peuvent passer leur temps crucial entre l’université et la vie. “Vous ne pouvez pas juste débarquer à New-York ou à Londre en espérant vous y intégrer” dit Katherine Ammirati, 23 ans, de Berkeley en Californie. “Tout du moins, pas sans un soutien financier de parents aisés”.
Elle est venue à Istanbul, donnant des cours particuliers puis effectuant du travail de bureau pour un cabinet juridique et retournera chez elle un jour pour devenir elle-même avocate. “Istanbul a toujours la pauvreté et la richesse côte à côte, ce qui la rend une vraie ville”, dit-elle.
La communauté artistique internationale aussi a mis la ville sur sa route nomade, dessinée en grande partie par le succès d’Istanbul Biennial, qui aura lieu à nouveau en Septembre. Sotheby’s (la plus ancienne société internationale de vente aux enchères d’œuvres d’art) a récemment ouvert un magasin à Istanbul, motivée par la nouvelle génération d’artistes turcs et le nouveau pouvoir d’achat des patrons turcs. A la nuit d’ouverte de Contemporary Istanbul (le plus gros événement d’art contemporain de Turquie), la salon artistique d’automne de la ville, il y avait à peine la place pour lever un verre.
Les frontières disparaissent. Les galleries de New-York ouvrent à Istanbul et les collectionneurs turques vont à l’étranger. Art Basel Miami Beach ne ressent peut être pas encore la compétition, mais la cité fondée par Constantine comme la Nouvelle Rome en 330 n’a pas été construite en un jour.
“Le plus gros problème d’Istanbul, c’est qu’on ne sait pas ce qu’on fait bien”, dit Kasim Zoto, un hôtelier qui siège au conseil de l’Association Hôtelière Turque. En 1955, un Hotel Hilton a ouvert dans un nouveau gratte-ciel moderniste de l’autre côté de la Corne d’Or et la colline a vite été polluée par des centres de convention, des salles de concert et d’autres hôtels 5 étoiles. Dans deux ans, le nombre de chambres d’hôtel dans la ville va augmenter d’un tiers et deux nouveaux Hiltons vont ouvrir.
Tout le monde n’approuve pas les conséquences d’une croissance si vertigineuse. Pour certains, l’embourgeoisement apparaît hors de contrôle puisque les “vrais” quartiers, ceux de la communauté romaine dans les murs de l’ancienne cité ou ceux de la classe ouvrière autour de Beyoglu, sont détruits au bulldozer pour être réaménagés. Ce n’est qu’un fort lobbying l’année dernière qui a sauvé la ville d’être rayée de la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, puisqu’une dispute a explosé au sujet des plans d’une voie ferrée pour le metro de la ville qui trancherait la vue de Suleymaniye Mosque.
La ville a jusqu’à présent échoué sur son engagement à fournir l’inventaire des bâtiments historique et un schéma directeur du management de la péninsule - toutes les mesures qui se mettraient sur le chemin de la hache des développeurs. Les environnementaux se sentent impuissants pour stopper la construction d’un troisième pond sur le Bosphore qui, à en croire les deux précédents ponts, va mener à la destruction de ce qu’il reste de la ceinture verte de la ville.
Les optimistes et les pessimistes sur le futur d’Istanbul ont tendance à se diviser sur les conceptions politiques, selon Hakan Yilmaz, un spécialiste des sciences politiques à l’Université du Bosphore d’Istanbul.
Ceux qui supportent le gouvernement actuel à tendance religieuse ont tendance à voir le verre à moitié plein. Ce sont les fervents protecteurs de la laïcité en Turquie, actuellement entrain de perdre position, qui ont le moins d’espoir pour le futur.
Et pendant que des Stambouliotes peuvent se voir rattraper par le choc des civilisations, entre les pieux et religieux et l’élite occidentale, pour d’autres c’est justement cette tension qui rend la ville vivante.
“Il y a une nouvelle culture à naître” dit Kutlug Ataman, un finaliste du prix Turner. Les “usual suspects” - la nourriture et la vie nocturne - font d’Istanbul un endroit très attractif, argumente-t-il, mais c’est le rythme du changement qui crée une dépendance pour la ville. Ayant fuit le pays après le coup d’état militaire de 1980, il voit la transformation de la Turquie évoluer, bien que maladroitement, dans la bonne direction.
Comme pour soutenir son argument, la rétrospective du travail d’Ataman au Musée Moderne d’Istanbul est un hommage à la contribution d’architectes arméniens à la ville du 19ème et 20ème siècle, une étape importante pour permettre à la communauté arménienne encore dans la ville de récupérer les endroits qu’elle a créés. “Nous devenons plus démocratique et vous sentez qu’en tant qu’artiste vous pouvez avoir un impact”, dit Ataman.
Et si Istanbul se sent prostrée d’abandonner sa couronne de Capitale Européenne de la culture à Turku en Finlande, elle sait que d’un malheur peut naître un bonheur. En 2012, elle deviendra la Capitale Européenne du sport.
Article originellement écrit par Andrew Finkel, un journaliste indépendant à Istanbul dont le livre Turkey: What Everyone Needs to Know sort bientôt.
Demain, il y a une éclipse solaire partielle visible en Afrique du Nord-Europe et jusqu’à l’Asie Mineure.
Selon la carte de la NASA, elle sera visible vers 9 heures du matin en France (heure française). A Istanbul, nous n’aurons probablement pas la chance de la voir puisque la météo nous réserve un temps couvert avec de la pluie… Dommage !
La Grèce veut clôturer sa frontière avec la Turquie, voilà le titre d’un article publié aujourd’hui sur le site de L’Express sur un sujet d’actualité sensible et sérieux qui je sais intéressera certains visiteurs sur ce blog.
“La frontière terrestre gréco-turque, qui court sur quelque 150 km, est devenue le principal point de passage des sans-papiers dans l’Union européenne avec près de la moitié des entrées illégales détectées.”
Bonne année à tous !
J’espère que vous avez bien commencé 2011 et vous souhaite le meilleur pour les années à venir. Oui, au pluriel, car c’est ainsi qu’ils souhaitent la bonne année en turc, et je trouve ça plutôt sympathique de se souhaiter de *bonnes années !
Pour le nouvel an, j’ai fait la fête dans une gare. Et pas n’importe quelle gare : celle de Sirkeci. Elle est située à Istanbul, côté européen, et c’est le Terminus de l’Orient Express !
Assez amusant et étonnant !
Le Père Noël est finalement arrivé à Istanbul !
Depuis le 28 décembre, je croise régulièrement le Père Noël dans les centres commerciaux près de chez moi. Il vous semble à vous aussi un peu en retard ?
Bien qu’ils l’appellent Noel Baba, qui fait donc référence à Noël… les Turcs reçoivent le Père Noël pour la Nouvelle Année !
Les joueurs de basket de l’équipe de Besiktas ont fait grève et refuser de participer à l’entraînement hier. Un petit clin d’œil au football français avec cette actualité turque !
Leur raison me semble tout de même plus justifiée que l’éviction d’un joueur par l’entraîneur. Suite aux problèmes financiers du club, les joueurs turcs n’ont pas reçu leurs salaires depuis 3 mois, et les joueurs étrangers (hormis la star Iverson) depuis 1 mois et demi !
Source : http://www.basketnews.net/asp.net/main.news/details.aspx?id=9483
Lac d’Abant, Bolu
Si les français se plaignent de la neige et du froid, surtout ceux qui ont passé Noël à l’aéroport, nous à Istanbul nous n’avons pas encore eu le droit au manteau blanc malgré quelques flocons il y a deux semaines. Et avec la vingtaine de degrés que nous offre Istanbul en ce moment, il nous est difficile de se sentir en période de Noël. C’est donc avec une petite pointe d’excitation que nous avons pris la route pour le lac enneigé d’Abant, près de Bolu, une excursion d’une journée organisée par ESN Boğazici.
Bolu est situé entre Istanbul et Ankara, à 3 heures de route de chacune des deux plus grandes villes de Turquie. En pleine nature, entouré de forêts, l’endroit est vraiment charmant. Le lac est situé à une altitude de 1500 mètres et il s’étend sur 1,3 km². La neige et la glace rendent les paysages surnaturels.
Ce site internet propose des vues à 360° du lac.
Alors qu’il pleuvait à Istanbul, nous avons eu un temps certes froid mais plutôt sec. Parfait pour profiter de la neige et retomber en enfance le temps d’une bataille de boules de neige !
Ma photo dans la presse turque !
Aujourd’hui, j’ai illustré, accompagnée de 8 autres étudiants en échange dans des universités d’Istanbul, un article dans un des plus importants quotidiens turcs (Hürriyet, tiré a 360 000 exemplaires).
L’article concerne la vie nocturne d’Istanbul et traite plus particulierement de l’association ESN dont je vous ai déja parlé, qui organisera pour le nouvel an une soirée dans la gare historique de Sirkeci (Terminus de l’Orient Express) pour tous les étudiants en Erasmus dans le pays.
L’article est également sur leur site internet, en turc bien sur… mais je mets le lien pour les curieux !
Désolée pour les accents manquants dans cet article, je corrigerai tout ça lorsque je serai sur mon clavier français !