Jeff Panacloc perd le contrôle au Comédie des spectacles (Paris)
Parfois tu pioches une sortie au pif. Personne t’en a jamais parlé, tu cherches un truc bien drôle, pourquoi pas vulgaire et tu écartes la visite du musée de l’histoire du tire bouchon à pas inversé. Am stram gram, tu tombes sur un truc, t’en parles à personne, tu prends 4 places parce que tu es un fou et tu ne penses même pas à regarder les avis, youtube ou quoi. Rien. A l’arrache. Et quand tu tombes sur un truc bon, ben tu viens le partager sur V2G !
C’est ce que j’ai fait en plein milieu d’un weekend musée, sorties, league d’impro et autres stand-up de débutants (j’en ai spotté une super drôle, on en reparlera sous peu on va la voir à part).
Bon depuis les gens m’ont expliqué qu’il est passé chez Cauet, Drucker, Patrick Sebastien, etc. Du coup il commence à monter et pourtant il se produit dans une salle avec une cinquantaine de places. Bref c’est le moment de filer le voir si vous aimez le genre.
Eh oui du coup, il fait quoi ce Jeff ? Faudrait ptêt que je lâche ce verre de whisky et que je vous raconte un petit peu ce qui se passe. Jeff est ventriloque et son pote c’est Jean-Marc. Un singe obsédé et vulgaire. Et c’est vraiment drôle, voilà vous savez à peu prêt tout.
Bourré d’expressions, de tics verbaux et gestuels, le singe prend tout doucement le contrôle du spectacle jusqu’à .. je ne vais pas vous raconter mais tout le long du spectacle on se marre, on interagit avec Jeff ou Jean Marc. La tension ne baisse pas d’un cran et au final même si on regrette que le spectacle ne dure qu’une heure, on en a eu assez pour recharger les zygomatiques un paquet de temps !
Voilà ce que ça donne en vidéo même si sincèrement le format n’est pas idéal pour un ventriloque et comique qui arrive à électriser parfaitement une salle plus chaude et humaine qu’un écran de TV ou de PC sur lequel vous allez regarder cet extrait :
Cliquer ici pour voir la vidéo.
Le seul truc qui m’a gêné c’est le volume sonore des marques d’agacement (dans le sketch) quand Jeff tire le bras du singe. Ton différent du singe + volume + élevé + remarque sèche et impromptue à chaque fois, un petit << Arrêêêête Jean Marc ! >> ou << Eh ! >> et autres << JeanMarc s’te plait ! >> qui énerve un peu quand il se répète trop souvent à un moment du spectacle. Vraiment le seul truc négatif dans un show vraiment sympa.
On y retournera je pense, rire c’est bon pour la santé, la sécu devrait y penser et quand un spectacle vous fait rire une heure durant on a vraiment pas perdu sont temps
Jeff et Jean Marc sont sur twitter : @Jeffpanacloc et @JeanMarcOff
Le site officiel : http://www.jeffpanacloc.net/
La chaîne Youtube pour voir d’autres extraits : Youtube Jeff Panacloc
Et enfin pour réserver vos places : Comédie des boulevards
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Alors, cet appareil photo qui fait partie de la première vague des compacts qui font tourner Android est-il une révolution ? Qu’est ce que ça apporte par rapport au surcoût non négligeable que le SGC vous impose si vous craquez ? Est ce qu’on peut téléphone avec ? Lisez la suite ci dessous pour trouver un test qui vous dira des choses qu’on a (malheureusement) trop rarement lu ailleurs.
Alors pour faire simple imaginez un smartphone quad core avec 1go de ram, 4go pour l’os, 4go pour vos apps, un port micro sim (pour le modèle 3G, le modèle wifi s’en passe), un autre micro SD, un port hdmi, bluetooth, un écran 720p (1280×720) Amoled de 4,8 pouces identique à la taille de l’écran du Galaxy S3.
Ensuite prenez un capteur 16MP Cmos rétro éclairé, un zoom qui démarre à 23mm pour finir à presque 500mm en équivalence 24×36 (traduire qu’il va de grand angle à très gros zoom de paparazzi) et bien sûr la capacité de filmer en full HD à 30ips ou en 720p à 60ips si besoin.
Vous secouez tout ça, vous lui interdisez de passer des coups de fil (pourquoi ?) et vous obtenez le Galaxy Camera.
Si vous comparez cet appareil photo à un appareil photo classique, compact et au même prix soit moins de 400€ (- un ordre de réduction qui peut aller jusquà 100€ suivant la saison) vous avez tout faux.
La qualité photo de cet appareil n’est ni bonne ni mauvaise, sans entrer dans les détails l’optique est bonne pour le prix et le range délirant de l’appareil, par contre la montée en ISO se paie au prix fort avec un lissage hardcore des photos, tout le monde n’aime pas. Le reste est correct et seule la prévisualisation sur un Amoled est un peu fantasque vu le peu de respect de ces écrans les teintes réelles. Et comme vous êtes censés avoir toute votre chaîne de traitement photo embarquée, vous allez l’utiliser cet écran croyez moi.
L’autonomie prend cher avec le lourd système d’exploitation qui tourne, l’appareil qui est tout le temps connecté à votre smartphone en wifi ou à internet directement si vous prenez le modèle 3G + une carte sim spécifique. Rajoutez là dessus vos apps, une synchro cloud et pourquoi pas la géolocalisation et c’est un appareil qui retourne sur la prise de courant toutes les nuits ! Prévoyez au moins une deuxième batterie sur une sortie photo qui dure une bonne journée si vous activez en plus la géolocalisation de vos photos et que vous laissez tourner l’écran longtemps avant de vous décider à shooter.
Le mode manuel permet de bouger des “bagues” virtuelles d’objectif
Bref sur le strict point de vue photo il n’y a pas de quoi distiller de la patate pour trinquer l’arrivée de cet hybride android / apn.
Et l’autonomie n’a été que trop peu commentée à mon goût, elle peut réellement chuter à 4 heures quand tout est actif (gps + wifi + synchro cloud) et que vous shootez des dizaines de photos en prenant le temps de cadrer ! Ca n’a rien d’étonnant vu les fonctions gourmandes auxquelles on fait appel sans cesse, mais c’est important de le noter.
Et oui, on vous la fait pas, vous saviez très bien que ce SGC est bien plus qu’un apn un peu branché.
En travaillant correctement votre configuration, en virant les synchro inutiles (contacts, emails, google music, films, livres, agenda, ..) et en ne gardant que celles qui vous sont vraiment vitales on peut se retrouver avec le studio portable parfait pour du shooting XXIème siècle, orienté réseaux sociaux ou petits souvenirs entre potes.
Vous utilisez instagram + facebook + dropbox + dieu sait quelle app pour commander en ligne directement vos tirages photos papier ou magnet pour coller sur votre frigo ? Et bien installez tout ça directement sur le SGC et avec l’écran énorme allez jusqu’au bout des ajustements et retouches avec vos softs favoris, publiez, cloudez (sic) et dieu sait quoi tout ça d’un seul coup !
Le résultat d’un amour passionné entre Android et un appareil photo..
On peut même être frileux avec juste une pure réplication dropbox et ainsi à peine rentré à la maison, on allume le wifi et le temps de démarrer votre PC et chauffer un thé les photos sont déjà sur le disque de votre PC qui sert à traiter les photos.
Les limites sont celles de votre imagination ou de votre workflow de traitement photo.
Ca c’est la théorie.
Maintenant si vous connaissez Android, vous savez que cet ecosystème est littéralement pourri par la fragmentation qui fait que toutes les apps ne sont pas compatibles avec tous les matériels. Il vous faudra parfois ruser et récupérer l’apk d’une application listée comme non compatible avec votre SGC sur le store et l’installer à la main.
Parfois certaines applications n’utilisent pas l’interface par défaut de prise de photo et quand c’est le cas on perd tous les réglages manuels / spécifiques du SGC et ça va jusqu’à ne pas avoir accès à la molette de zoom / dezoom !!!
Ensuite le dos énorme et 100% tactile c’est le pied pour traiter les photos, les sélectionner, etc. Mais c’est la plaie au moment de la prise de photo, je ne compte plus les sorties de l’application photo pour me retrouver sur le bureau par exemple quand je tenais mal le téléphone.
Outre l’autonomie, il faut savoir que le démarrage du SGC est long, très long pour un apn. Là où votre compact est prêt à shooter au bout d’une à cinq secondes, le SGC une fois bien rempli, avec de l’app, du wifi, une grosse carte SD et quelques process résidents qui tournent peut dépasser les trente (!) secondes avant d’être capable de shooter. Du coup on le laisse en veille (là c’est plutôt 2/3s pour le réveiller) mais du coup les batteries en prennent un coup.
Enfin niveau ergonomie pure j’ai du mal en mode manuel à régler tout sur un écran, c’est fastidieux, peu précis et les réglages sont à refaire trop souvent. Tout au long d’une journée où je voulais forcer des photos à f8 / 23mm / 100 iso je n’ai pas arrêté de devoir le remettre en mode manuel puis régler les paramètres en question qui n’étaient plus en mémoire. On va dire que je ne m’y prenais peut être pas de la bonne manière, mais dans ce cas la méthode n’est pas évidente.
Alors malgré ses défauts réels, son autonomie qui peut varier violemment selon les options activées et les apps pas toujours compatibles ou prévues pour, je suis tombé sous le charme.
D’abord parce que j’ai toujours attendu ça, un appareil capable de stocker les photos directement sur mon pc sans que je ne fasse rien. Un apn capable de retoucher à l’écran, choisir, appliquer des filtres directement, bref une fois les photos prises, vous tripotez 2mn l’appareil pendant une pause ou vous appliquez sans cesse un même workflow et boum c’est dans votre galerie, sans rien d’autre à faire, perfect !
N’oubliez pas de désactiver les publis auto quand vous ferez votre sex tape du weekend..
Si vous êtes addict à publier toute la journée vos photos sur facebook, tumblr, twitter, flickr, instagram, etc et que vous passez votre temps à essayer de le faire avec votre smartphone pour publier en ligne le plus vite possible, le SGC est fait pour vous !
Il est aussi très pratique pour un reporter qui assure ses photos “rapides” pour un format web pas trop exigeant sur la qualité des clichés. C’est un outil simple et efficace qui donnera accès à la rédaction aux photos quasi aussi rapidement qu’elles sont prises ! Un SGC + un abo 3G + une oreillette bluetooth pour commenter à la rédaction ce que vous faites avec votre téléphone en live et voilà que les articles s’écrivent et se remplissent en live !
C’est à vous de savoir ce que vous allez pouvoir réaliser avec cet appareil innovant
N’étant dans aucun de ces deux cas et encore un peu rebuté par les défauts j’attendrais les générations suivantes avant de craquer peut être. Mais je suis quand même bluffé par l’arrivée sur le marché de ce que j’attendais toujours de découvrir : un téléphone avec des apps, le truc qui me semblait tellement naturel après avoir eu mon premier smartphone correct (iPhone 3GS) quelques jours dans ma poche
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Trance, dans vos salles à partir du 8 mai 2013
Avec Trance, Danny Boyle revient nous mettre une grosse claque dans la tête pour nous réveiller. Le film ne manque pas de rythme et s’il ne dure même pas 95mn c’est pour ne vous laisser respirer qu’aux moments où il le voudra bien et croyez moi dans le dernier tiers vous n’en aurez guère le temps.
Simon (James McAvoy) travaille pour une société de vente aux enchères. Il connait par coeur la procédure en cas de coup dur et sait réagir promptement pour mettre en sécurité LA pièce la plus importante dans toute vente aux enchères.
Simon, l’employé plus vicieux que la normale
Franck (Vincent Cassel) est un dur à cuire, un voleur, un mec malhonnête. Il va voler un tableau de Goya qui vaut plus de 30 millions d’euros. Et il va assommer Simon qui avait pris soin de cacher le tableau mais n’est désormais plus capable d’utiliser son cerveau pour se souvenir où diable il se trouve.
La bande à Franck s’énerve. Simon se fait torturer et finalement sans résultats ces derniers tentent de lui faire retrouver la mémoire. Simon désigne au hasard Elizabeth (Rosario Dawson) une psy qui travaille ses patients sous hypnose.
Franck, le gros dur qui ne compte pas en rester là
A partir de cet instant, les trois personnages clef déroulent un thriller psychologique qui n’est pas dénoué de suspens, de retournements et d’un rythme qui prend racine en vous. Chacun des trois personnages devient central, tourne et rode autour de l’autre, s’emmêlent, se mélangent comme les noeuds dans votre cerveau pour suivre cette sublime intrigue.
Photographie, musique, tout est au poil. 95mn d’intense suspens, d’excellents acteurs, d’une belle intrigue et un dénouement velu.
A voir ! J’ai adoré.
Pour la fiche technique complète c’est chez Allociné : Trance de Danny Boyle.
Pour la bande annonce c’est tout simplement ci dessous :
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Les Croods, dans vos salles le 10 avril 2013
Parfois le taulier me trouve un peu rude, un peu difficile en matière de films. Oui, @Praska et moi on s’oppose souvent sur les dernières sorties et il trouve que je me la raconte élitiste ou sale troll ça dépend son humeur du jour. Le seul cas où je lui donne raison c’est tout ce qui est super héros / animation / comédies musicales où le public moyen est tellement souvent pris pour un teubé que ça me hérisse les poils en préventif quand j’en commence le visionnage de l’un d’entre eux.
Encore récemment j’estime m’être salement fait tromper par cette bouse nommée << les mondes de Ralph >> et c’est avec beaucoup de craintes que je suis allé voir Les Croods. Dont j’avais aimé la bande annonce sinon même pas en rêve je répondais à l’invitation pour l’avant première.
Je rentre dans la salle, plutôt vide malgré l’invitation qui stupulait que nos enfants voulaient venir. D’enfants je n’en ai point et c’est sans doute lié au fait qu’on essaie sans relâche depuis des années sans succès avec Shooter. Y’a un truc qui nous échappe sans doute. Je pense qu’il doit être stérile parce qu’il jouait trop à Magic. Bref.
Un bestiaire totalement déjanté et irréel
Pour en revenir au film, j’étais attiré par la bande annonce, par l’écriture qui avait impliqué John Cleese (gloire éternelle aux Monthy Python), l’idée d’une famille des cavernes qui voit son monde bousculé et les gags qui avaient l’air bien calibré. Allez, pourquoi pas !
En plus une projection le lundi soir (01/04) pour bien débuter la semaine, c’est toujours sympa. Oui, j’oublie toujours les jours fériés du coup c’était une fin de weekend pascal. Weekend de folie et un film qui s’il n’est pas le film d’animation du siècle reste un de ceux qui m’a fait le plus rire.
Le film est drôle, frais, les gags ne jouent pas dans le “adulte et enfant” concon à la Shrek proutprout + allusion à dieu sait quoi pour les parents. Non c’est drôle, bien fait, la salle rigole (les petits et les grands), il n’y a pas de parties << comédies musicales >> comme dans les Disney et le film regorge d’excellentes idées sur l’enfermement et la méconnaissance du monde qu’ont les hommes des cavernes.
Ou plutôt auraient. Car ici point de réalisme historique, le mode de vie plausible se double d’animaux imaginaires, d’une langue universelle, bref de plein de détails qui expliquent de suite qu’on est là pour s’amuser et pas pour écouter papy Cousteau.
L’aînée fait sa crise d’ado, la mère est effacée mais fédératrice, la belle mère joue son rôle de vieille acariâtre, la petite dernière est une sauvageonne, le papa joue les gros bras, le fils semble né sans cervelle et l’étranger commence à drager l’adolescente pour le meilleur et pour le rire.. Rajoutez un petit sidekick animal mignon comme tout et vous avez là une recette qui sans révolutionner le genre vous apporte une bonne dose de situations cocasses. Mention spéciale à la tout petite soeur, créature féroce et sauvage qui court croquer tout ce qui passe dans son champ de vision
L’heure et demi passe vite, la 3D n’est pas pénible, les gags (on a vu la VF) s’enchaînent à un bon rythme et on s’attache aux différents personnages avec malice. Un film au poil dont on ressort avec le rire, une épopée certes simple mais efficace. Car ici rien d’épique, leur voyage sera finalement assez basique mais ce sont les personnages qui le rendront attachant.
On a bien aimé. On a beaucoup rigolé. Je le recommande, avec ou sans enfants
Comme toujours pour la fiche complète du film, c’est chez Allociné : Les Croods
Et ci dessous pour une bande annonce qui montre trop, coupez dès que vous avez décidé que vous irez le voir !
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Attention, casque énorme en vue… Mon ancien casque (un Sennheiser HD 202) tirait la gueule après dix bonnes années de service avec des mousses qui partent en lambeaux. Il fallait lui trouver un remplaçant et le cahier des charges était assez strict. Un son capable d’explorer tout le spectre mais pas trop de basses fatiguantes. Léger, avec des mousses en velours, un seul fil si possible interchangeable. L’AKG K271 de seconde génération pourra-t-il relever le niveau ?
Un peu vexé par ma dernière expérience avec le catastrophique Sennheiser MM 450-X Bluetooth dont vous avez peut être lu le test récemment (sinon filez ici) et ayant prêté le HD 202 à Shooter, il s’agissait de changer de crèmerie, de lire du bench, de chercher de la référence, du magasin, du stock et filer l’écouter.
Avant tout destiné à être utilisé pour jouer tard le soir ou pour l’accoupler au pc portable / téléphone / tablette en déplacement, le format n’était pas un argument et tant mieux car le casque est énorme. Pour vous donner une idée, les oreilles tiennent à l’intérieur du casque sur quasiment tout le tour et je n’ai pas une petite tête (mon casque moto est un XL). Vous voilà prévenus : c’est un casque énorme.
L’avantage de ce format reste le confort car le casque n’appuie pas ou peu sur les oreilles, la possibilité de caser des haut-parleurs de gros diamètre, le fait que l’on soit totalement isolé de l’extérieur avec ici un casque totalement fermé.
Le système d’arceau avec sangle mobile rend le casque très confortable, il n’appuie pas sur une petite zone et le poids est vraiment réparti sur une grande surface. De plus avec deux fines barres souples en acier comme arceaux, le poids reste vraiment contenu et le casque supporte d’être tordu de façon importante sans dommages. Pratique en voyage dans le sac à dos.
Bien fabriqué et presque sobre, s’il n’y avait pas la marque en gros sur le dessus il serait même discret en dehors de sa taille. Pas de couleur flashy, de multiples détails bien conçus, le casque est vraiment un bel objet. La connectique fournie comprend un câble long droit et un torsadé. Le câble est interchangeable et se fixe avec un mini XLR qui inspire sacrément la confiance.
L’AKG K271 MK2 et ses accessoires, rien de superflu, que de l’essentiel de qualité
Livré au format jack 3.5 doré, un adaptateur vissable 6.3 doré lui aussi vous est fourni dans la boîte avec une paire de mousses en velours en plus de celles en cuir (faux..). Correct pour un prix variant de 140 à 150€. Pour ma part je l’ai acheté chez Woodbrass, pas le site en ligne mais le magasin car un casque s’écoute avant tout achat, dont acte.
Sur V2G on ne juge pas les casques avec un oscilloscope et un microscope électronique à balayage. Faut dire que de vivre dans la cave à Praska avec pour seul confort les restes de bouteilles d’alcool du Bargaming et une multiprise pour brancher le matos à tester, on n’a pas le temps de rigoler en faisant de la physique quantique.
Non ici on écoute de la musique et si possible avec plusieurs sources. Successivement utilisé sur un MacBook pro, un ultra portable Dell, un Galaxy Nexus, un Nexus 4 et une Nexus 10 avec Google Music comme source pour finir par un branchement direct sur un lecteur cd hifi (marantz cd 6003), ce casque a vu du pays depuis décembre 2012 avant d’atterrir dans ces colonnes.
L’arceau qui peut se vriller sans souci
Déjà parlons rendement. C’est un casque qui ne sera pas totalement exploité avec les sources qui n’ont pas un minimum de coffre et une amplification correcte. Souvent il faudra monter le son plus haut que d’habitude pour atteindre votre volume sonore habituel sur votre appareil mobile typiquement.
Par contre si vous sacrifiez un peu l’autonomie de votre appareil dans ces conditions ce n’est pas pour rien. Les basses descendent très bas sans aucunement être mises en avant, c’est très très agréable mais si vous aimez les basses rondes et mises en avant, ce casque vous semblera bien fade. Pour le reste c’est un enchantement pour le prix et s’il n’a pas le détail d’un Stax à plusieurs centaines d’euros il reste d’une qualité sonore qui m’étonne et m’enchante à chaque fois.
De plus le son n’est ni métallique, ni fatiguant, juste propre, précis et détaillé avec ce qu’il faut de basses en bas pour le plaisir.
Le premier défaut de ce casque est un défaut de conception flagrant qui me fait me demander si AKG l’a vraiment bêta testé avec les câbles définitifs. Les casques complètement fermés comme ce K271 ont un défaut classique et connu. On entend assez facilement le câble frotter contre sa veste quand on marche et ici l’effet est le plus présent que je n’ai jamais vu !
La faute à une coque qui fait résonner la connectique rigide du câble, un point d’attache de cette dernière bien central et une gaine de fil trop rigide. Agaçant à faible volume avec des vêtements rèches (comme une veste de ski), le défaut s’atténue rapidement pour devenir rare en chemise + position assise.
Le mini XLR qui permets de changer le câble entre les deux modèles fournis (droit / torsadé)
Les basses sont peut présentes et de nos jours c’est un aspect qui semble rhédibitoire pour certains. Autant le savoir, ce n’est pas un casque orienté boum boum boum, à essayer avant d’acheter car s’il descend jusqu’à 16hz il ne donne pas l’impression d’avoir enfoncé la touche bass boost de son walkman.
Pas de micro ou de commande de volume pour votre smartphone, ici on est un casque et c’est tout. Enfin, son rendement ne le rend que peu compatible avec certains lecteurs mp3 à l’amplification un peu juste ou au volume sonore bridé à l’excès. Comme toujours avec un casque, allez l’essayer en magasin.
Perso j’en suis très très satisfait, il n’y a que le câble que je me tâte à recouvrir de “quelque chose” pour atténuer le frottement en situation de mobilité.
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French Cancan, the spirit of Paris au théâtre Le Palace (Paris) du 19 mars au 20 avril 2013
Perso le French Cancan je n’y ai jamais trop cru. Je suis déjà allé voir des spectacles comme le Crazy Horse par exemple mais le French Cancan non.
Trop connoté spectacle pour << retraité >> dans mon esprit, je savais pourtant qu’il allait falloir vérifier ça de moi même histoire d’être sûr de ne pas passer à côté de quelque chose. Du coup j’attendais LE spectacle qui oserait sortir un peu des sentiers battus pour s’aventurer à proposer quelque chose de plus moderne.
French Cancan, the spirit of Paris c’est 15 danseurs et danseuses, 5 chanteurs et chanteuses, une mise en scène signée Jacques Duparc, une chorégraphie de Marie Valton et enfin de superbes costumes d’Eymeric François.
Du French Cancan oui mais aussi du Cancan façon Bollywood (si si !) et même des danses plus modernes ainsi qu’une chorégraphie électro dans le noir avec des danseurs décorés de led, qu’on éteint au gré de la chorégraphie pour un effet boeuf.
Bien entendu on ne coupe pas à l’ambiance bordel, filles de joie, ambiance sexy et aux danses qui frôlent la transe par moment.
Surprise ! Comme vous le voyez, le spectacle n’est pas que froufrous et French Cancan à la papa
Du coup si Madame était ravie d’assister à un genre qu’elle adore et est ressortie de la salle avec les yeux qui brillaient et l’envie de remettre ça en rentrant pour lever la gambette au ciel, j’avoue que de mon côté c’était pareil (le lever de mollet en moins).
Même si je reste hermétique à quelques aspects du chant quand même très typé et surjoué, j’ai pris mon pied et je tapais des mains sur les passages où la salle était en délire lorsque la troupe s’agitait sans relâche à qui mieux mieux.
C’était beau, drôle, entraînant et l’heure et demi est passée comme une fusée. Belle surprise, ça fait plaisir d’être pris à contre-pied et même si je continuerais à redouter le Cancan à la papa de cabarets peu inventifs, c’est avec plaisir que je retournerais bien, pourquoi pas après tout, me refaire ce spectacle le temps d’un soir.
Heÿ - Heÿ - Heÿ - Heÿ - Heÿ (hop saut, grand écart BAM)
Réception du saut en grand écart, un trick qui claque toujours pour épater la belle famille
Mais qu’en ont pensé exactement ces dames, plus habituées à ce genre de spectacle que votre humble serviteur et aussi plus demandeuses de telles soirées ??
Madame, fan de Cancan depuis 1850 :
Même si l’enchaînement des scènes était trop précipité parfois, le son un peu trop fort (difficile d’entendre distinctement les paroles par moment) et même si la voix des chanteurs était un peu trop travaillée, trop << opéra >> j’ai adoré ce spectacle !
J’ai adoré les très beaux costumes. Modernes et traditionnels à la fois sans pour autant tomber dans la caricature. J’ai apprécié la diversité des personnages, les couples danseurs original: homme / homme, femme / femme. Mais surtout la chorégraphie fluide et respectueuse des danses choisies (indienne bollywood, rumba, samba, tango).
Un festival des sens pour une vraie réussite !
Marisa, notre rédactrice pleine de charme :
Comédie musicale vraiment agréable avec de très beaux tableaux (mentions spéciales pour la danse indienne et le French cancan final). Même si les chanteurs nous cassent un peu les oreilles sur certains morceaux, et qu’on se serait bien passé des quelques balades, cela est vite compensé par le talent des danseurs et danseuses et leurs superbes costumes.
Vous aurez même droit en bonus au pas de danse du cheval de gangnam style et à la nana de “qui veut épouser mon fils”. En bref, allez y plus pour la danse que pour le chant, et profitez-en pour vous rincer l’oeil sur des filles et garçons au corps parfaits.
Enfin voici le spectacle en vidéo pour vous faire une idée plus dynamique de ce dernier :
Cliquer ici pour voir la vidéo.
French Cancan, the spirit of Paris, un spectacle au théâtre le Palace (8 rue su Faubourg Montmartre 75009 Paris) que vous pouvez réserver en ligne directement sur le site du théâtre. Le tarif va de 35 à 40€ par personne.
L’affiche de French Cancan, the spirit of Paris
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Motorola RAZR Maxx pour une autonomie maxximuum
Vous souvenez vous du Motorola RAZR sous Android ? Le réveil de Motorola qui sortait de ses cartons un nom prestigieux pour un smartphone Android qui avait la classe. A l’époque je vous avais fait un test du Motorola RAZR pour V2G et dans l’ensemble le résultat étant positif sans être inoubliable. Mi 2012 voilà que sortait une déclinaison spéciale nommée Motorola RAZR Maxx qui modifiait la forme et surtout la batterie embarquée avec 3300 mAh à la place de celle d’origine de 1800 mAh. Révolution ? Evolution ? Qu’est ce que ça apporte réllement au quotidien en 2013 ?
Il en a fallu du temps pour que ce téléphone trouve la voie de la distribution en France et qu’il descende de sa tarification délirante qui le posait en face du Samsung Galaxy S3 tellement plus moderne, puissant et à écran HD.
Aujourd’hui acheter un Razr Maxx consiste à sacrifier son écran car avec une coque identique au Galaxy S3 vous n’aurez qu’un petit écran 4,3″ en 540×960 (contre 1280×720 et 4,8″ pour le Galaxy S3). C’est sacrifier la puissance avec un dual core de fin 2011 contre les quadcore d’aujourd’hui.
Mais ce que l’on ne sacrifie pas, c’est la qualité de construction avec sa coque en Kevlar (gris foncé étonnement; on dirait vraiment du carbone), châssis en magnésium, traitement hydrophobe de l’électronique pour oublier les tracas de la vie quotidienne et écran gorilla pour ne pas le casser au premier choc.
Bref pour un prix de l’ordre de 400€ vous avez un téléphone qui sans être le plus puissant assure, sans avoir un écran digne de sa grande taille est beau (amoled mon ami..), une qualité de construction qui assure et une grosse batterie. Tiens d’ailleurs ça donne quoi niveau autonomie ?
Ces derniers mois, les smartphones qui ont été présentes le plus souvent dans ma poche de jeans sont le Samsung Galaxy Nexus, l’Apple iPhone 4S et le LG Nexus 4. Pro, perso, à force de switcher, d’installer, je sais reproduire mon << petit chez moi >> en une trentaine de minutes et optimiser mon OS afin que les notifications ne tuent pas l’autonomie des téléphones en question.
Voilà que Motorola me prête un RAZR Maxx et je fonce sur sa configuration.
J’installe ma panoplie habituelle mais je laisse un peu plus de notifications que d’habitude. J’autorise dropbox à uploader mes photos sur la 3G, je force le streaming de Google music à ne jouer les morceaux qu’en HD et j’active la notification des DM de Twitter.
Rien à faire, le RAZR Maxx ne bronche pas !
Je décide enfin de lui faire subir une décharge complète et voilà que ce dernier me tient exactement 3 jours et 19 heures. Malheureusement je ne sais pas comment je me suis démerdé mais je n’ai pas la capture écran en question, je me l’étais envoyée par email et persuadé de l’avoir déjà mise dans cet article je l’ai effacée ! Damn !
Le pire étant que sur les trois nuits qu’il a passé dans le salon, je n’ai pensé à activer le mode avion la nuit que la troisième nuit, lorsque sa tenue commençait vraiment à m’impressionner.
Eh oui, car avant je jouais, surfais et bricolais plus qu’à l’accoutumé avec, mais je le rechargeais tous les soirs. C’est que l’on a ses petites habitudes à force.
Très sincèrement de nos jours, avec les technologies qu’utilisent nos batteries, il vaut mieux recharger un tel téléphone tous les soirs afin de préserver la vie de la batterie. Il est donc inutile d’acheter un tel téléphone pour se dire qu’on ne le chargera qu’une fois sur deux ou trois, il y a fort à parier que vous allez vous retrouver le bec dans l’eau à forcer d’oublier de le charger.
Autour de moi je vois quelques profils pour qui le RAZR Maxx et son autonomie canon seraient parfait.
Un chirugien en fin d’études qui enquille les gardes et se retrouve régulièrement sans batterie malgré la mugen (batterie XXL qui double l’épaisseur du téléphone) qui hypertrophie le dos de son Xperia X10.
Une joueuse qui passe trois heures de transports en commun par jour et s’est déjà retrouvée en panne de batterie en arrivant au boulot tant certains jeux sont gourmands. Avec le RAZR Maxx plus de soucis de chargeur en double au bureau.
Les accros à la notification, qui passent leur journée à répondre à leurs sms / emails / twitts et messages sur Facebook au point que l’écran finit avec 4 ou 5 heures de consommation quand ils se couchent le soir, après une recharge complète du téléphone au bureau, fil à la patte.
Les journalistes / RP / etc, qui veulent à tout prix photographier et filmer chaque jour du “live” et le poster sur leur médias ou réseaux sociaux tout en enquillant ensuite une soirée dans laquelle ils continuent de bosser smartphone en main.
Tous ces profils hyper consommateurs de batterie et sans cesse à la recherche d’une prise devraient redécouvrir le plaisir d’une téléphone sans fil réellement sans fil. Et bonne nouvelle pour eux, le RAZR Maxx existe désormais en version avec écran HD, mais pas encore en import officiel France.
Vivement que les grosses batteries + téléphones économes en énergie deviennent un souci pour les marques qui créent de nouveaux smartphones, c’est vraiment très agréable et sans chercher à atteindre l’autonomie record du Maxx, une demi batterie restante en fin de journée normale devrait être la règle ! Ici la fin de journée se fait avec 70% c’est la classe !
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Cloud Atlas dans vos salles à partir du 13 mars 2013
Les Wachowski signent un film avec Tom Tykwer le réalisateur et scénariste de Lola rennt ? (Cours, Lola, cours) Un trip épique constitué de 6 épopées différentes, dans 6 époques ? La bande annonce m’a donné envie, l’avant première m’a fait trépigner d’avance, la projection arrive et BAM !
Comme dirait le boss de ces lieux, @Praska : BAM le gros soufflé qui retombe.
Ok je n’ai vu qu’un seul film des Wachowski cad Matrix et aucune des suites décries ou de leurs délires qui ont suivi. Ok je n’ai vu que Lola rennt pour Tykwer. Mais ils font partie des claques cinématographiques qui définissent ce qu’est le cinéma moderne.
Réaliser, scénariser, dessiner 6 atmosphères différentes c’était beaucoup trop.
Faire tourner tout cela dans le vide pendant près de 3h c’était trop.
Saucissonner autant les segments jusqu’à arriver à switcher sur une histoire pendant quelques secondes parfois, c’est loupé. Tenter de raconter une fable avec autant de fadeur, c’est loupé. Entremêler d’excellents acteurs dans les différents segments sans aucune logique réelle c’est loupé. Certains segmens (celui façon 60′s par exemple) sont totalement dispensables.
Pourtant j’ai aimé le look du segment le plus sauvage et moderne à la fois. Mais non, cette histoire qui tente de nous parler des âmes à travers le temps et l’univers ne prend jamais forme malgré une photo de grande qualité et des acteurs toujours bons. C’est fou !
C’est fou autant d’argent, de talent, sans doute un grand livre à la base et une foule d’autres qualités pour arriver à ce qui ressemblerait à une potée remplie des meilleurs ingrédients mais trop nombreux, qui ne prennent et qu’on touille d’une main distraite en jouant à angry bird sur l’écran tactile de son four…
Car c’est bien du côté du scénario et sans doute de son adaptation qu’il ne se passe rien. En fait pour moi Cloud Atlas est un film épique si l’on a l’âme de quelqu’un de 12 ans. Avant on ne comprendra rien et on se contentera de faire waouuuuuh en voyant les images. Après on commencera un peu trop à réfléchir à l’absence de morale intéressante derrière tout ça.
Attention, le film n’est pas dénué d’une forme de contemplation romantique intéressante et d’une logique d’âmes ou quelque chose dans le genre qui pourrait être la base d’un scénario intéressant. Mais là c’est loupé de au moins deux fois trop long pour aboutir à si peu.
Je m’arrête là avant d’utiliser un champ lexical vulgaire. Il faut préciser qu’il y a eu des critiques dithyrambiques, d’autres désabusées, certaines violentes n’hésitant pas à traiter les 6 films le composant de nanards. Je n’ai pas aimé, vous aimerez peut être, ou pas.
Et comme d’hab ne matez pas toute la bande annonce, elle est trop longue et montre trop de choses. Arrêtez vous dès que vous savez que vous allez le voir
Comme d’hab la fiche technique complète de Cloud Atlas c’est sur Allociné : Cloud Atlas.
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Le projecteur (en bas) au pied de l’écran 100 pouces spécifique
La vidéoprojection vous connaissez tous. C’est aujourd’hui l’un des moyens les plus simples et les plus fidèles pour afficher de grandes images << comme au cinéma >> en intérieur. Mais vous connaissez aussi les galères d’installation car le projecteur est souvent bien éloigné de vos enceintes, il faut le fixer au plafond ou tirer des câbles jusqu’à la table basse qui l’abrite. Il faut aussi composer avec une luminosité qui si elle a progressé n’est toujours pas à l’aise en plein jour dans un salon lumineux.
Et si LG avait la solution à ces soucis ?
J’aime bien les projecteurs. Déjà parce qu’ils évitent assez bien la plupart des défauts d’images dans lesquels les TV actuelles se prélassent comme des cochons dans la boue. Colorimétrie de science fiction, motion machintruc à 400hz qui fait passer du Kubrick pour une oeuvre filmé au camescope vhs et diverses joyeusetés comme le lissage du grain qu’il faut prier pour espérer pouvoir les déconnecter quelque part dans un menu exotique aux consonnances marketing.
Mais comme expliqué dans l’introduction, les projo c’est contraignant. Très contraignant. Dans la famille MasterLudo, quand on décide de se mater un petit kubrick sur 3m de base ou de jouer à portal 2 il faut baisser un peu (voire beaucoup) les volets en journée. C’est chiant, vraiment. Mais le plaisir est à ce prix.
Bien entendu on ne nous a pas présenté la Hecto Laser TV de 100 pouces ainsi. Mais ne soyons pas dupe, le système de projection n’est ni plus, ni moins que dérivée de ces vieilles énormes TV à l’écran souple, souvenez vous, les grosses TV à rétroprojection qui embarquaient un vidéo projecteur prévu pour éclairer un écran par l’arrière (d’où le nom de rétroprojection) !
Diantre que c’est laid, encombrant et laid. Je vous avais dit que c’était laid au fait ? Un énorme cube gris ou noir dans le salon, plus profond qu’une TV cathodique, plus lourd qu’un frigo, le cauchemar absolu.
Ici LG a sorti la partie projection, l’a dotée de menu pour que le système fonctionne au plafond ou face à l’écran et nous a imaginé un écran de projection de 100 pouces qui cache quelque magies.
Le projecteur est donc à disposer à l’envie sur un meuble face à l’écran, proche de l’écran et donc plutôt éloigné de vous. Un premier bon point.
En dotant ensuite son système d’un DLP et d’un éclairage laser, ce projecteur chauffe peu et donc fait peu de bruit (la roue codeuse pour le dlp est toujours présente et ce doit être elle qui assure une bonne partie des 22Db de l’appareil), comme il est éloigné de vous, le bruit est d’autant plus inaudible. Un deuxième bon point.
Enfin son écran est fixe (et lourd de 35kg !), noir, fait 100 pouces et est doté d’un système de << miroirs >> que personne n’a pu nous expliquer. Je soupçonne une peinture spéciale à haut rendement de réflexion mais en même temps ce tableau est vraiment noir, c’est assez intriguant, à creuser donc. Le résultat de ce tableau noir est un contraste très fouillé doublé de noirs que je n’ai jamais vu sortir d’un autre projecteur. Eh oui fini les gris que l’on obtient sur les projecteurs classiques qui ne peuvent envoyer du noir sur une surface de projection blanche, la physique a ses limites. Ajoutez à cela une luminosité parfaite que même le flash de mon téléphone n’arrivait pas à faire faiblir significativement à 2cm de l’écran ! Troisième point fort.
Placé au pied de l’écran 100 pouces, le projecteur (via un miroir complexe) projète devant lui une image nette et lumineuse oO
Soyons clair, en démo l’image n’était pas parfaitement droite (c’est compliqué de réaliser le miroir parfait puis de le positionner, je pense que c’est le deuxième point qui péchait et on pouvait voir quelques aberrations chromatiques sur les menus fixes, bien vite invisibles sur les images en mouvement.
La facilité d’intégration dans une pièce, le coût bas par rapport à une TV << classique >> de même taille et sa capacité à projeter dans une pièce en plein jour en font la TV 100 pouces idéale à court terme. Le prix en France n’est pas encore connu, comme l’obligation ou non d’acheter l’écran de projection qui monte l’addition au complet quelque part autour des 10.000€.
Il n’empêche que même à ce prix la solution est innovante et compétitive dans cette taille d’écran face aux projecteurs moins chers mais plus contraignants et aux TV plus chères pour la même taille d’image.
En plus le projecteur ferme son opercule de projection quand il ne sert plus, c’est pas beau la technologie ? J’aurais du appuyer avec mon doigt sur le cadre pour savoir s’il est plein ou tendu. Mince !!
Le projecteur en lui même, trappe fermée en haut et ouverte en bas
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La tablette Google Nexus 10, made by Samsung
La voilà, celle que tout le monde attendait, la première tablette de référence Nexus en 10 pouces. Nexus c’est un terme qui commence tout doucement à se faire connaître auprès du grand public et il signifie << matériel Google pure >> comprendre voulu, spécifié et suivi par Google.
Après 4 téléphones Nexus, une première tablette peu chère au format 7 pouces alors que l’iPad mini n’existait pas encore, tout le monde attendait le choc frontal entre le dominateur iPad 10 pouces qui domine le marché des tablettes et la réponse de Google qui souhaitait faire mieux et moins cher en se remboursant sur les applications achetées par la suite.
Alors cette Nexus 10 boxe-t-elle dans la même catégorie que l’iPad boosté aux pommes ? Pour V2G voici mon ressenti après plus d’un mois à utiliser la version 16go wifi.
Tout d’abord côté construction on a une tablette qui alterne le meilleur et le bof. Connecteur micro usb (n’essayez pas de recharger les 9000 mAh avec votre chargeur de téléphone..) et connecteur micro hdmi bien pratiques ! Un processeur dual core musclé, 2 go de ram et une résolution de 2560 x 1600 pixels en font une tablette plus qu’à l’aise lors du surf avec Chrome même lorsque vous avez 20 onglets d’ouverts.
Ah et bien sûr pas de flash d’Adobe, absent du store, non compatible avec Chrome, il faudrait ruser pour installer cette verrue et on s’en passe très bien comme de l’autre côté du jardin chez les pommeux.
La résolution de cette tablette est donc au top, on l’a vu. Cela permet de surfer avec une résolution d’ordinateur, d’afficher des photos avec un confort terrible et, plus facile, de lire des vidéos HD que le processeur sait décoder sans fléchir des genoux, oh yeah. Par contre ce choix technique n’est pas sans reproches.
De une, il semblerait que l’autonomie moyenne de cette tablette (à recharger quasi quotidiennement) soit liée à cet écran énergivore. Si vous êtes ordonné et possédez dans un coin un endroit où restent vos chargeurs pour tous les gadgets nécessitant des recharges fréquentes, tout va bien. Si vous pensez laisser traîner la tablette toute la semaine sur la table du salon, elle vous fera faux bond bien plus tôt que la plupart des autres grosses tablettes concurrentes.
De deux, l’écosystème des applications tablettes Android n’était pas prêt pour la Nexus 10. Habituellement sur Android vous avez une foule de terminaux avec une foule de résolutions différentes. Les smartphones montent aussi haut qu’en 1920×1080 désormais et cette tablette débarque en 2560×1600 en donnant sans aucun doute des sueurs froides aux devs.
100% Google sur le bureau, Android à la mode Nexus
Et là la Nexus 10 jongle donc avec un store clairement pas orienté tablette, des applications spécifiques très rares et quand il y en a l’affichage bugge (c’est juste moche ou une partie de l’écran n’est pas utilisé) car les dev n’avaient pas prévu cette résolution de ouf mental.
Du coup sorti des apps Google qui gèrent bien cette résolution côté esthétique avec 0 bug graphiques. Par contre côté ergonomie il faudra m’expliquer pourquoi certaines apps comme gmail affichent moins de fonctions et boutons que la même app sur un smartphone en 1280×720 sur une dalle de 4,7 pouces. Allez comprendre et ça en dit long sur cet écran qui est surtout là pour contrer le gnangnan Retina de chez Apple, terme purement marketing, mais qui se conjugue au quotidien avec des apps qui en tirent partie depuis longtemps déjà, aussi bien esthétiquement qu’ergonomiquement.
Troisième tablette Google à établir ses quartiers chez nous, cette tablette continue de souligner le problème (à mon avis) du store Google. Trop de piratage, trop peu d’apps pour tablettes, développeurs frileux à l’idée de sortir une app Android tablette quand le marché et les sous sont en face, on se rend plus compte que jamais de la pauvreté du store avec une Nexus 10 entre les mains.
Heureusement on peut facilement bidouiller, brancher un adaptateur mhl pour une clef usb, on a une prise native hdmi, un bluetooth permissif qui permet de brancher un gamepad, bref tout ce qui conforte l’utilisateur qui a fait le choix d’Android plutôt qu’iOS pour sa tablette est présent ici il ne manque plus qu’un port micro SD mais Google oblige c’est niet, merci d’utiliser le cloud.
Très honnêtement, même si cette tablette combinée à la Nexus 7 vont certainement jouer le rôle d’électrochoc pour le bien des apps tablette Android, c’est un peu tôt.
Si vous aimez Android, avez un téléphone Android, ne pouvez pas supporter Apple, achetez une Nexus 10 c’est une excellente tablette Android, elle sera mise à jour longtemps encore et il y a de quoi faire en utilisation lambda hors apps tablettes. Enfin quand je dis prenez là, en ce moment c’est surtout << attendez qu’elle ne soit plus en rupture de stock >> car comme le Nexus 4 c’est un peu la plaie pour en avoir une.
Si vous vous en fichez du logo ou n’avez rien contre Apple, prenez un iPad. Pas à cause du hardware encore que son autonomie supérieure et la présence de la smartcover (ingénieuse et dispo) sont un vrai plus. Non, ce qui fait la force de l’iPad c’est la tonne d’apps réellement optimisées pour l’affichage et l’ergonomie d’une tablette 10 pouces qui s’utilise en mode paysage et là il n’y a pas photo, la Nexus 10 se fait vriller la ram à coup d’apps HD terribles. Mais payantes, je sais que tout le monde n’aime pas payer, allez comprendre…
Je vous dis tout ça alors même que je n’ai pas d’iPad, mais il faut savoir objectivité garder. Mangez des pommes. Peut être plus sur smartphone mais sur tablettes ça vaut le coup.
Pour acheter la Nexus 10 16go wifi c’est sur le store Android à cette adresse.
Pour la version 32go wifi c’est à cette adresse.
Pas de version avec carte sim pour avoir de la data itinérante.
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Stoker c’est le petit dernier de Park Chan-wook. Le réalisateur Sud Coréen de génie qui nous avait gratifié en 2003 de l’excellent Old Boy. Le film sortira le 1er Mai 2013.
Synopsis : Stoker c’est l’histoire d’India, jeune fille prodige mais renfermée pour ne pas dire névrotique. Son père meurt dans un accident de voiture, son oncle inconnu au bataillon débarque. Il ressemble à son père jeune, sa mère perd tout doucement la raison, l’histoire ne va pas s’écrire comme vous pouvez l’imaginez. Par contre tout va dérailler.
Casting: Mia Wasikowska (India Stoker, la fille) - Nicole Kidman (Evelyn Stoker, la mère) - Matthew Goode (Charles Stoker, l’oncle inconnu).
Je radote, je radote mais si vous regardez la bande annonce, dès que vous savez que vous irez voir le film, coupez là et vite. Trop longue, peu révélatrice mais présentant trop de moment sur toute la durée du film elle ne vous dira pas tout (ouf !) mais vous montrera bel et bien un bout de quasiment toutes les scènes du film ou presque. L’intrigue du film ne se déroule pas vraiment complètement comme on pourrait l’imaginer en voyant la bande annonce et Park Chan-wook réussit à nous scotcher pendant 1h40 avec un film lent, contemplatif, qui ne s’excite pas quand le sang coule, rien.
Une réussite totale, un superbe thriller joué à la perfection notamment Mia Wasikowska complètement imprégnée de son rôle d’adolescente surdouée, violente, attentive, douce et déterminée à la fois. Plusieurs fois surprenante. Troublée par son oncle comme sa mère, la dernière demi heure du film est un long fleuve tranquille et inattendu. Calme mais sanglant, violent mais doux. On a vraiment pris notre pied dans cette salle obscure et on en redemande. Dès sa sortie blu-ray je m’en reprendrais une tranche afin de pouvoir, scénario en tête, revivre encore différemment toutes ces scènes dont on ne sait vers quoi elle aboutiront vraiment, même si l’air fredonné n’est pas totalement étranger.
L’oncle fort, la fille perturbée, la mère faible, telle est leur facette privée. Inversez tout et vous aurez leur facette publique. Une fille et une mère qui ne se connaissent pas découvrent un oncle qu’elles ne connaissent pas plus. Ce dernier apparaît curieusement à l’enterrement du père de famille, le reste de la famille connait son secret mais India et Evelyn tombent sous le charme de Charles.
Ma note : 10/10. Oh ce n’est pas un chef d’oeuvre intemporel comme les rares films qui méritent un 11/10 mais Stoker est un beau joyau, un très bon film, une bonne surprise que je n’avais pas vu arriver et surtout il arrive à dépasser le cadre qu’on devine en lisant son synopsis, en regardant sa bande annonce. Mia incarne son rôle à la perfection pendant que Nicole et Matthew lui donnent la réplique avec justesse.
Beau et lent, le film déplaira aux gens qui aiment entendre la 9ème de Beethoven à la moindre goutte de sang et attendent de la caméra qu’elle s’agite. Soixante ans plus tôt, accompagné d’une musique au piano, filmé en noir et blanc, ce film aurait pu être tourné par Alfred Hitchcock et d’ailleurs tout dans le film le rend quasiment impossible à dater si ce ne sont quelques détails bien contemporains. Le seul défaut du film, c’est qu’il ne dure pas 3h mais bien une petite heure et 40 courtes minutes. Miam !
La fiche complète du film est sur Allociné (Stoker), pour la bande annonce c’est par là :
Sinister est un film d’horreur / suspense qui va vous mettre les nerfs sous tension de nombreuses fois et vous faire sursauter encore plus souvent. Réalisé par Scott Derrickson (Le jour où la terre s’arrêta, L’exorcisme d’Emily Rose, Hellraiser 5 inferno) qui est aussi co-scénariste du film avec Christopher Robert Cargill. Le film sortira en salle en France le 07 novembre 2012, il est interdit aux moins de douze ans. Nerfs fragiles, s’abstenir !
Synopsis : Ellison est un écrivain de romans policiers qui a connu son heure de gloire il y a dix ans avec un livre qui a rouvert une affaire et a fait arrêter le tueur que la police n’avait pas su trouver. Depuis il a écrit plusieurs autres livres moins inspirés et si on en croit le début du film, un des livres a même créé la confusion et rendu sa liberté à un coupable. Ellison a un besoin viscéral de revivre la gloire, de se refaire financièrement, d’écrire un roman star. Et pour ça il achète une maison au passé trouble. Une maison bradée car la famille qui y vivait s’est pendue dans le jardin. Toute la famille sauf une petite fille disparue depuis. Ellison ne dit rien à sa femme et ses deux enfants, il veut son livre, il veut son histoire. Tout ceci va le dépasser et les évènements qui vont fondre sur eux dépasseront tout ce qu’il pouvait craindre et bien plus encore.
Casting : Ethan Hawke (Ellison), Fred Thompson (Shérif), James Ransone (Adjoint au shérif), Clare Foley (Ashley), Tavis Smiley (Anchor), Vincent D’Onofrio (Prof. Jonas), Rachel Konstantin (Mme Stevenson).
Soyons clairs, la mécanique du film est simple, du suspens qui amène à un gros BWAA-AAARRRRH et du surnaturel. On le sait, la bande annonce ne nous ment pas, les films précédents listés sur l’affiche non plus. Une fois ces deux détails en tête on a affaire à un bon film dans le genre, dont on ressort avec le coeur qui bat et les mains moites. Rien ne nous sera épargné jusqu’au plan final mais malgré ça le film n’est pas totalement prévisible et carrément appétissant pour qui aime cette catégorie de film.
Toute la partie recherche d’information, visionnage des films de tueries d’un serial killer retrouvés au grenier, discussion avec le policier … reste du déjà vu mais c’est traité plus que bien et on se plonge donc corps et nerfs dans l’histoire. Le rythme sait se faire lent quand il le faut puis accélère au même rythme que votre coeur lors des instants forts. Je ne vais pas vous raconter tous les détails de l’histoire au risque de vous spolier mais cette maison sera le lieu de bien des sursauts.
Au niveau de la réalisation rien de révolutionnaire mais tout est fait avec classe. Tout ce qui se voit à l’écran est vraiment bien fait et jamais ridicule. La photo, la musique, le montage, les vieilles pellicules au format super 8, tout est bon et la BO glaçante. L’interdiction aux moins de douze ans est compréhensible mais pour ceux qui ont le cauchemar facile il serait sans doute indiqué d’attendre plus longtemps voire même de ne pas le voir si vous avez déjà peur de déambuler lumière éteinte chez vous la nuit…
Ce sera les mains moites que je sortirai de la salle pour papoter de l’histoire avec mes amis ! C’est avec plaisir que l’on confrontera quelques ficelles que nous étions les seuls à avoir vu ou que l’on a interprété différemment. Je me suis fait mener un peu en bateau par le scénario jusqu’à intégrer de façon définitive que le surnaturel aurait sa place dans la logique du film et à partir de là c’était tout tracé. Un bon moment de suspens qui dure 1h50mn, c’est pas tous les jours que ça marche et là c’est le cas !
Ma note : 7/10 Sinister n’est peut être pas le film de la décennie dans son genre mais c’est un très bon film et il ravira les amateurs du genre avec un scénario bien au dessus de la moyenne, des personnages vraiment bien écrits et un Ethan Hawke qui remplit très bien son rôle en écrivain tourmenté. Si je n’ai pas sursauté, mon coeur a tout de même eu droit à son tour de grand huit et si vous aimez retenir votre souffle pendant les longues scènes de suspens vous ne serez pas déçus.
Ça vaut le coup de voir la bande annonce, pour voir si ce genre de film peut vous intéresser. Par contre, suivez mon conseil : dès que vous vous dites « OK, j’irai bien le voir en salle », coupez de suite la bande annonce car elle en montre beaucoup, beaucoup, beaucoup trop comme c’est désormais la coutume depuis bien trop d’années.
Bande annonce en Français :
Bande annonce en Anglais :
The Raid est un film d’action faisant la part belle au sport de combat Indonésien dénommé Silat. Réalisé et scénarisé par le Gallois Gareth Evans et prenant place en Indonésie, le film a déjà reçu le prix du public au festival international du film de Toronto de 2011. The Raid sortira en salle le 20 juin 2012 où il est interdit aux moins de 16 ans, les combats y étant par moment très violents.
Synopsis : le baron de la drogue local Tama Riyandi vit reclus dans un immeuble d’une vingtaine d’étages. Ce dernier s’érige au coeur de Jakarta où il offre refuge aux voleurs, tueurs et dealers qui versent un loyer au responsable des lieux. Devenu zone interdite pour la police depuis bien trop longtemps l’immeuble est vide de tout uniforme jusqu’à ce matin.. L’ordre est donné, une unité complète va rentrer de force dans le bâtiment en éliminant les gardes et guetteurs. Tout se passe bien jusqu’au 6ème étage, quand Riyandi décide de couper la lumière, fermer les issuers, mettre en place les sniper et appeler les résidents pour nettoyer tout ça.. Action.
Casting : Iko Uwais, Doni Alamsyah, Yayan Ruhian, Ray Sahetapy, Joe Taslim
Moi-même, quand je vois comme ce film m’a séduit, je m’étonne car je ne suis ni un fan du cinéma asiatique en général, ni des films d’action bien bourrins et sûrement encore moins des films d’art martiaux à part peut être les deux-en-un nanardesques qui font rire plus qu’autre chose.
Au début, la bande annonce me faisait penser à un film calqué sur un jeu vidéo, les étages représentants les niveaux, avec un boss, etc. Il n’en est rien et même si en se tirant les poils de la moustache on devrait arriver à trouver des similitudes, ce n’est pas flagrant ni directif pour le film et finalement s’il n’est pas aussi muet que la bande annonce, il sait le rester assez pour ne pas tirer les dialogues trop dans le cliché.
D’ailleurs le scénario ? S’il n’est pas d’une folle complexité ni d’un réalisme à toute épreuve, il se laisse conter et nous fait rentrer dans le film sans problème. Question action on est comblés et même si les héros prennent un peu trop de tatanes dans la tête en continuant à trouver de l’énergie dieu seul sait où (duracell ?) il y a quelques plans qui valent leur poids en châtaignes XXL et on se surprend à traverser quelques scènes en apnée.
Bien sûr cet avis est à relativiser. Premièrement parce que je ne suis pas expert en film de maraves et châtaignes, peut être qu’il est mauvais dans son genre ou qu’il n’innove en rien ? Aucune idée. Mais moi j’ai bien aimé et ca veut dire qu’il peut plaire à un public plus large que les amateurs du genre.
Deuxièmement ce que j’ai aimé dans ce film c’est la photo, malgré qu’il ait été tourné avec un petit budget et en numérique (une combinaison qui donne rarement de beaux résultats) on en prend tout de même plein les yeux, le rythme transpire à l’écran, l’immeuble est crasseux à souhait on se croirait en pleine urbex. C’est réussi.
Une grosse claque, autant dans sa violence que visuellement. On en prend plein les yeux, plein la gueule. J’ai le dos qui a souffert, les genoux aussi.
C’est le genre de très grosse surprise, le genre de film assez inoubliable qui mérite qu’on en parle!
Nivrae
Les dernières minutes du film ne sont pas les meilleures de l’histoire du cinéma, on enfile quelques clichés, le dernier combat est un peu cousu de fil blancs mais tellement impressionnant. Au final on ressort de la salle avec le sourire et avec la ferme impression de ne pas avoir perdu son temps. The Raid c’est 100 minutes de baston, la première moitié fusil en main, la seconde en distribuant des marrons à tout le monde, qu’ils aiment ou pas la saveur phalanges.
BIM BAM BOUM tout ça nous donne ?
Ma note : 7/10 Eh oui rien que ça. Ce n’est pas le film du siècle, il n’est pas à prendre au sérieux, mais il m’a plu et à Nivrae aussi. Un bon film de combat, dans un style d’art martial différent de ce dont on a l’habitude. Un scénario suffisant, une histoire qui donne envie et touche à quelques interdits (l’immeuble du caïd en plein Jakarta, territoire de non droits, les malfrats qui lui sont dévoués, la logique des étages à grimper, le guet-apens, ..) bref le cocktail prend et c’est un cocktail à base de châtaigne qui tape fort.
Regardez donc ces bande annonce, elles donnent une bonne idée du film :
http://www.youtube.com/watch?v=PkULMOFpuCo&feature=player_embedded#!
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=IOF4yNpYEkg
Premier long métrage de Kike Maillo, Eva est un film hispanico/français d’anticipation/science fiction.
Le film a déjà reçu la mention spéciale du jury à la Mostra de Venise en 2011, a été récompensé pour ses effets spéciaux au festival international du film de Catalogne ainsi qu’avec le Prix Goya. Enfin il a reçu le Prix du public au Festival du film fantastique de Gérardmer 2012. Il sortira dans nos salles le 21 mars 2012.
Synopsis : En 2041, dans un futur proche mais peuplé de robots à l’apparence plus ou moins humaine qui nous aident au quotidien. On y suit Alex, génie de la robotique, rappelé à la faculté de robotique de ses débuts pour mettre fin à son chef d’oeuvre. Il y retrouvera son frère, sa femme qui a été son premier grand amour et le fruit de leur union, l’espiègle Eva. Contre l’avis de sa mère Alex va la prendre en exemple pour modeler le caractère de son robot.
Casting : Daniel Brühl (Alex), Marta Etura (Lana), Alberto Ammann (David), Lluís Homar (Max), Clàudia Vega (Eva), Anne Canovas (Julia).
Nous avons assisté à la projection en VO (Espagnole) sous titrée en Français, aucune idée de la qualité de la version Française pour ce coup. Les dialogues ne sont pas incessants et si comme moi vous n’entravez pas un mot d’espagnol ça ne pose pas de soucis.
Eva se situe donc en 2041, futur proche où les robots et Androïdes ont pris pied dans notre quotidien, nous aidant dans nos tâches. Le film s’ouvre sur une scène où l’on voit le héros, Alex, débarquer d’un avion dans une zone montagneuse, enneigée, suivi de son robot chat qui ne le quitte que rarement. Le ton est donné dès cette scène, les effets spéciaux seront omniprésents, mais agiles, légers et attachants comme ce petit chat que nous voudrons tous après la projection.
Alex la trentaine, véritable génie de la robotique, reconnu et enseigné de son vivant se fait rappeler par son ancienne université pour finir son chef d’oeuvre. Un robot enfant, au programme libre. Alex va y croiser son frère dont il jalouse le couple, formé avec son premier amour Lana. Mais il va aussi y rencontrer le fruit de leur union, la terriblement perspicace Eva. Rapidement intrigué par cette gamine intelligente, espiègle et surtout créative, Alex va décider de l’utiliser pour structurer la pensée de son robot enfant contre l’avis de tous, en secret.
Le film se déroule dans un futur accueillant, doux et ce n’est pas par hasard. Malgré le froid ambiant, les plans chauds sont légions et le film est doux, beau et plein chaleur. Les bâtisses sont contemporaines, les voitures datent des 80′s mais sont électriques avec un tableau de bord et hud futuristes, les habits sont tout ce qu’il y a de plus normal et seul le matériel technologique a finalement évolué.
Plutôt allergique en général aux films de science fiction tiré par les oreilles de Spock ici il n’en est rien. La technologie n’est pas de la poudre aux yeux et l’interface holographique dont se sert Alex pour programmer les robots n’est même pas ridicule bien que simplifiée à l’extrême. Ici tout colle et sert le récit.
De bons acteurs, un scénario crédible avec une belle surprise qui va en scotcher plus d’un(e), l’actrice qui interprète Eva crédibilise avec brio son rôle de petite fille espiègle (bravo aussi au majordome robot, joué par Lluis Homar totalement crédible en majordome robotique.), des effets spéciaux qui se font oublier, une photographie qui oscille entre propre et magnifique et une ambiance générale maîtrisée de bout en bout pour un film qui aurait peut être mérité une demi heure en plus (il dure 94mn). Superbe premier film, retenez ce nom : Kike Maillo.
Coup de Coeur pour Eva ! Un film doux et magnifique… presque un conte. J’ai trouvé la gamine excellente et les autres acteurs sont très bon aussi. Ca fait du bien de pas avoir d’étalage de technologie, d’avoir une sorte de rétro-futur et surtout de pas nous en mettre plein des yeux à l’américaine. Un film magnifique qui mérite très largement ses récompenses et qu’il faut aller voir dès le 21 mars!
Nivrae
Ma note : 9/10 il faut savoir être généreux quand un film vous fait vibrer, sourire et quand il prend complètement à contre pied un genre en se permettant d’être bien meilleur que la prometteuse bande annonce et la petite réputation qui le précédait. L’époque futuriste, les robots et les effets spéciaux passent au second plan derrière un film qui finalement se pose la question de savoir ce qui nous différenciera nous humains des robots les mieux programmés ? Sans doute bien peu de choses.
Bande annonce :
John Carter, réalisé par Andrew Stanton, est un film Disney adapté du roman de science fiction « Une princesse de Mars » édité en 1917 par Edgar Rice Burroughs. Il sortira dans nos salles Françaises le 7 mars 2012 et dure 2h20mn.
Synopsis : En pleine guerre de Sécession, John Carter capitaine sudiste en fuite, cherche à tout prix une mine d’or disparue lorsqu’il finit par atterrir sur Mars ou plutôt Barsoom comme l’appellent les locaux qui voient en lui un sauveur près à sauver les Tharks (verts, quatre bras, tout va bien) des trois autres factions qui mettent la mauvaise ambiance sur la planète rouge. Libéré de l’attraction terrestre John va se révéler comme une pièce maîtresse dans les tensions inter ethnies.
Casting : Taylor Kitsch (John Carter), Lynn Collins (Dejah Thoris), Mark Strong (Matai Shang), Bryan Cranston (Powell), Ciarán Hinds (Tardos Mors) et plein de gens connus qui prêteront leur voix aux CGi qui peuplent l’écran. La VO que j’ai pu admirer semble bien plus cohérente que la VF qui semble un poil surjouée à en croire la bande annonce, à vous de choisir.
John Carter c’est un scénario léger sans être futile, intéressant sans se montrer excessivement et inutilement torturé. Simple mais propre c’est toujours mieux que complexe mais prétentieux à mourir. Le tout sur fond d’images et de paysages exotiques, forcément vu le lieu, et une ambiance de SF un peu ancienne qui est très agréable à regarder. Les costumes eux aussi valent le détour me souffle-t-on.
La bande annonce m’avait intéressé tout en allumant quelques warnings. Disney, science fiction, film en 3D, CGi et j’y suis allé curieux avec je dois l’avouer un mauvais à priori dans le fond de ma tête. Il n’en est rien et même si le scénario est un peu light et très linéaire au final on obtient un excellent film d’action à l’ambiance réussie et qui ne se prend pas par erreur pour un ténor du genre alors qu’il le devient pour le plaisir qu’il procure, étonnant non ?
Mélangeant intrigues politiques, combats épiques, belle histoire d’amour plus introvertie qu’exposée inutilement, j’ai beaucoup aimé cet outsider finalement et ce même si les scènes d’action nerveuses en 3D ont vite fait de faire trébucher mes yeux. Pas grave. 2h20mn qui passent comme s’il ne durait qu’une heure et demi, si ça ce n’est pas un bon signe ? Pour ne rien gâcher le film se permet quelques clins d’oeil ici et là à quelques grandes oeuvres du 7ème art, mais comme tout le reste ce n’est pas lourd ni systématique.
Ma note : 7/10 car j’ai vraiment apprécié ce film de SF qui ne se prend pas pour ce qu’il n’est pas et se pose là en excellent divertissement dans son genre.
Réussissant à ne pas être prise de tête, n’en est pas neuneu pour autant. Simple mais efficace, beau mais pas futile c’est un bon film pour qui aime la SF du siècle passé qui ne cherche pas à être rigoureuse scientifiquement. Un bon moment de détente, d’héroïsme quand viennent d’épiques combats le tout saupoudré d’un peu d’humanisme et d’une histoire d’amour légère. Mince mais c’est vraiment signé par Disney ça se voit à mille lieux ?! Qu’importe j’ai aimé et ça marche, que demande le peuple ?
Bande annonce :
Le site officiel : http://www.disney.fr/john-carter/
Cheval de Guerre de Steven Spielberg, adapté du livre de Michael Morpurgo, sortira en salle le 22 février 2012.
Synopsis : On oublie souvent que, lors de la première guerre mondiale, plusieurs millions de chevaux périrent sur le champ de bataille. Ils furent utilisés pour tirer toute sorte de charges lourdes tout comme aller au combat lors de charges de la cavalerie. Ce film nous raconte 2h27 durant, l’histoire d’un cheval et de son trop jeune propriétaire qui ne peut s’engager lorsque son cheval est réquisitionné par l’armée Anglaise. Leur destin va les éloigner pour mieux les rapprocher pendant les 4 années que va durer la guerre.
Casting : Emily Watson, David Thewlis, Peter Mullan, Niels Arestrup, Tom Hiddleston, Jeremy Irvine, Benedict Cumberbatch, Toby Kebbell et pleins de gentils aux yeux bien bleus..
Tout commence comme un drame paysan, dans la campagne anglaise, avant que n’éclate la première guerre mondiale. Le père d’Albert, alcoolique, crée une situation délicate de laquelle va le tirer son fils à l’aide de Joey, le cheval qu’il vient de dresser. Malheureusement et malgré son amour pour ce cheval la guerre éclate et il va falloir qu’il galope pour l’armée.
Le duel social transposé du père métayer et de son patron à leurs fils respectifs ? Vous y aurez droit.
Ce début de film commence mal et enchaîne déjà des scènes vues mille fois, empile les clichés et commence déjà à nous saturer de guimauve. Distribué par Walt Disney on se doutait que le film sera sage, mais réalisé par Spielberg on s’attendait à du subtil, de l’enivrant, du beau cinéma.
Il n’en sera rien, le film va osciller durant un peu plus de deux (longues) heures entre le mélo qui tentera de vous arracher des larmes, les sentiments superficiellement niais, de l’humour à deux balles, des protagonistes sur lesquels on aurait pu construire quelque chose de solide mais qui seront inévitablement rendus superficiels même s’ils reviennent à l’improviste plus tard placer quelque évènement fort dans le déroulement de cette cavalcade.
Le père insensible à toute l’épopée de son fils de retour ? Vous y aurez droit.
Alors oui, certaines scènes marchent bien, mais au prix de combien d’autres qui semblent avoir été tournées sur un plateau de série TV ? Avec une photographie qui use et abuse des retouches à en devenir indigeste, on se croirait plus d’une fois sur une application iPhone pour hipsters tant le traitement de l’image est poussé à l’extrême par rapport à l’histoire. Comme si ce seul rendu portait sur ses épaules le fardeau de communiquer au spectateur l’ambiance car les acteurs n’y arrivent tout simplement pas.
Fondamentalement Cheval de guerre n’est pas un film totalement raté, mais pour une ardoise de 90 millions de $ et Spielberg aux manettes, c’est un navet. Le film n’est ni instructif, ni émotif, ni beau, ni superbement joué. Il est moyen partout et un film moyen qui dure aussi longtemps pour ne rien dire et se conclure sur un cliché qui donne envie de brûler les bobines, c’est un mauvais film. A la rigueur peut être que la bande son sauve les honneurs, je ne dirais pas le contraire même si on reste dans le classique orchestré avec des pics de suspens et du sirupeux quand ça se détends. A la rigueur donc.
La scène de sauvetage de toute l’intrigue à la dernière seconde ? Vous y aurez droit.
Attendez-vous à le voir encensé, il est présent dans plusieurs catégories pour les Oscars. La photographie (avec de tels CGI de cheval qui court à 150km/h ? de telles retouches de lumière ? d’éclairage de la seul tête des acteurs dans une journée grise ? on marche sur la tête..), la musique, le montage, etc..
Ma note : 2/10 Un navet qui partait d’une bonne intention. Je reste persuadé que le sujet permettait un superbe film, mais là je n’irais même pas le voir avec ma nièce qui aime les poneys.
Date de sortie : 22 février 2012
Bande annonce :
J.Edgar, le dernier Clint Eastwood sortira dans nos salles le 11 janvier 2012.
Synopsis : J.Edgar Hoover, souvent considéré comme l’homme le plus influent des USA, créateur du FBI sous sa forme actuelle il en fût le directeur pendant 48 ans en voyant défiler huit présidents différents. Possédant des dossiers sur tout le monde il était à la fois aimé et craint, charmeur et manipulateur. En s’attaquant à cette légende Clint se permets de ne pas rester strictement factuel et biographique pour se permettre d’intégrer la face cachée de J.Edgar dans son film, sa vie privée, en la mêlant à l’ensemble de sa carrière qui va défiler pendant les 2h15 que dure ce film.
Casting : Leonardo DiCaprio, Naomi Watts, Armie Hammer, Josh Lucas, Judi Dench, Josh Hamilton, Geoffrey Pierson, Cheryl Lawson.
J.Edgar Hoover de Clint Eastwodd est un film qui sait prendre son temps. Le temps de raconter une histoire, le temps de la laisser se mettre en place, le temps d’introduire les personnages, le temps de tout chambouler dans un enième flashback. Un film lent, à ambiance, un film comme je les aime.
Dans ce film on découvre le J.Edgar Hoover des débuts, fougueux, intransigeant, qui a faim et va bousculer les méthodes même de la police de part son intérêt et sa confiance en la science criminelle. Il va crée le FBI tel qu’on le connait, le façonner et parfois le déformer. On l’accompagnera tout au long de la dictée de sa biographie, à travers moult flashback, dans toute sa vie. De plus en plus influent, dévoué à sa nation et inquiet quand au péril rouge. Les communistes.
D’ailleurs le film use et finit par abuser des flashbacks. Jamais compliqués, toujours bien filmés, pas toujours essentiels et surtout montrant un J.Edgar physiquement très différent au point que j’ai finit par ne plus croire dans le vieil homme sur-maquillé et sur-rigidifié sous sa couche de maquillage. DiCaprio n’est pas crédible en vieil homme et son maquillage (et sans doute des couches en plus sur le crâne) le rendent amorphe et quasiment jumeau de son bras droit maquillé à l’identique. Troublant.
Le film et son scénariste osent s’attaquer au plus dur, la face cachée de Hoover, sa vie privée. Exercice Ô combien difficile tant cette face était cachée au grand public. Au final le film oscille entre manipulation, influence et pouvoir sans vraiment nous épater. Enquête, montée en puissance du FBI mais sans vraiment s’impliquer. Et vie privée, sentiments et ambiguïté sans vraiment nous toucher.
Par peur d’être trop peu biographique le scénariste se limite dans cet aspect vie privée, mais en même temps il donne de l’affirmation et du plan émotion basé uniquement sur sa propre interprétation.
Ce cocktail n’a pas pris pour moi, le film ne m’a pas fait ressentir un seul moment l’immense pouvoir du personnage (le côté face du personnage), n’a pas eu un seul moment de suspens quand à la montée en régime de sa carrière (son oeuvre dans et pour le FBI) et enfin pour la vie privée on ne peut s’éviter clichés et intrigues bien peu prenantes (le côté pile du personnage). Si vous allez le voir, revenez me dire ici ce que vous pensez de toute la partie sur Martin Luther King, ça illustre très bien mon propos je trouve.
Un peu comme un mille feuille indigeste et qui tarde à venir pour un résultat en bouche un peu banal au vu du casting. J.Edgar n’est pas un mauvais film, loin de là, mais il ne m’a pas donné envie de le revoir une fois sorti en salle.
Dommage et étonnant pour un film vers lequel je partais convaincu du carton de l’année dès janvier.
Ma note : 5/10 le film aurait mérité un 6 s’il avait été signé d’un réalisateur inconnu avec un casting non moins inconnu, mais là ce sera 5 pour Clint, Léo et toute la bande. Seul Armie Hammer surnage et encore. Le film est un pétard qui jamais ne rencontra son étincelle pour briller.
Date de sortie : 11/01/2012
La bande annonce :
<< For a few to live forever, a lot must die >>
In Time (titre anglais) ou Time Out (titre français) est le nouveau film d’Andrew Niccol (réalisateur de Bienvenue à Gattaca / S1m0ne / Lord of War excusez du peu, scénariste de The Truman Show) qui sortira dans nos salles le 23 novembre 2011.
Synopsis : Dans un futur proche, les gens vivent jusqu’à leur 25ième année et leur apparence physique se fige d’un coup. Là dessus une horloge (genre vieille montre quartz verte) se déclenche dans leur bras et décompte la dernière année qu’il leur reste à vivre. Cette dernières année leur a servi toute leur vie à payer tout, strictement tout.
Casting : Justin Timberlake, Amanda Seyfried, Cillian Murphy, Olivia Wilde, Alex Pettyfer, Johnny Galecki et Vincent Kartheiser.
Dans cette société, la métaphore << le temps c’est de l’argent >> prends tout son sens. Les gens ne checkent plus leur status Facebook toutes les deux minutes mais leur compteur de temps toutes les trente secondes. Car une fois arrivés à cette fameuse 25ième année si tout le monde voit son physique se figer éternellement, il y a désormais une obsession qui le ronge. Gagner des heures, des jours.
Certains tuent pour vider votre compteur de deux semaines.
Tout le monde ? Pas vraiment. Comme d’habitude une nomenklatura rongée par la peur d’une mort violente gère ces compteurs. Pour eux la vie est synonyme d’éternité. Leur compteur ne les intéresse guère plus, leur horloge étant créditée de décennies voire de siècles, mais ils le cachent. Ils se cachent. Ils s’ennuient.
<< Pour quelques immortels, beaucoup doivent mourir >>
Mais ça le héros Will Salas ne l’accepte pas et son destin change le jour où il croise un riche quasi immortel qui lui cède d’un coup plus de durée de vie que le ghetto n’en a jamais vu. L’aventure peut commencer… Le choc des deux mondes, la nervosité des pauvres qui marchent vite, l’oisiveté des riches qui prennent leur temps qu’ils ont infini et Will au milieu de tout cela.
Le film ne propose pas le jeu d’acteurs du siècle, même s’il est suffisant, par contre l’idée principale et l’urgence dans laquelle les pauvres doivent agir, survivre, ne pas penser et travailler pour gagner des jours à dépenser en facture est très bien utilisée.
Clairement le budget du film ne semble pas vraiment à la hauteur d’un blockbuster (malgré les, à priori, 40M$ de budget ?!). D’ailleurs ça n’en est pas un et cela se ressent dans les décors même si j’ai retrouvé un certain plaisir, comme dans soleil vert, à voir ces décors peu travaillés qui du coup semblent presque plus réaliste. Curieusement.
Du coup les cascades sont cheap, les décors idem et les acteurs s’ils jouent correctement, sans plus, suffisent. En fait c’est l’idée de base du scénario qui est très bien exploitée. Le sentiment des gens face au décompte final, encore une fois l’urgence qui découle de bêtes situations, les blocages liés à votre compte en temps qui se dégrade, le scénario est cohérent sur cette épine dorsale et du coup c’est intéressant.
Urgence, ce film aurait pu s’appeller ainsi, celle ci est permanente et le décompte reste le vrai héros du film. Même si le sujet est plus simple, plus brut, que celui traité dans Bienvenue à Gattaca et du coup moins savoureux sous la langue il n’en reste pas moins intéressant même si le traitement fait film d’action.
Que feriez vous avec 1 siècle ? 1 décennie ? 1 an comme tout le monde ? Et que feriez vous quand il ne vous restera plus que 10 heures, 10 minutes ou 10 secondes ?
Il y avait du mieux à faire côté décors, casting, effets spéciaux mais finalement le principal est soigné : l’intrigue et le héros, ce temps qui défile dans nos veines et même si le scénario n’évite pas certains clichés comme l’histoire d’amour en carton, le duel Bonnie & Clyde fonctionne et le temps que vous passerez en salle défilera bien vite, heureusement votre compteur est plus fourni que les héros.
Ma note : 6/10 pas le film du siècle mais de la bonne anticipation qui fait réfléchir une fois sorti de la salle
Public : Tout Public
Bande Annonce :
Arc de triomphe la nuit
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Arc de triomphe by night