L’Œil au Carré
Veille, e-réputation & usages 2.0
Posts
Créé en 2004 par Mark Zuckerberg, le réseau social d’abord appelé “The Facebook” était à l’origine destiné à mettre en relation les étudiants de la faculté d’Havard. Il s’est peu à peu étendu à d’autres universités américaines pour atteindre le million de membres actifs en décembre 2004.
Rebaptisé Facebook en 2005, il ne s’ouvrira au grand public qu’en 2006 et débarquera en France en 2007.
À l’origine, le réseau social permettait aux utilisateurs d’échanger en ligne avec leurs amis. Aujourd’hui, Facebook, qui frôle le milliard d’utilisateurs actifs dans le monde, dépasse la simple mise en relation : le réseau a étoffé son offre de services, attirant ainsi les entreprises.
La politique de confidentialité a d’ailleurs évolué depuis : en 2004, les données étaient privées par défaut. En 2012, c’est à vous surveiller vos paramètres pour vous assurer du caractère public ou non de vos données.
D’une plateforme réservée à une utilisation privée, Facebook est maintenant une base de données géante où se croisent consommateurs et entreprises. Le réseau s’est fortement tourné vers une vision plus professionnelle et plus commerciale. Utilisateurs et entreprises y trouvent leur intérêt. Les premiers s’informent, jouent, échangent et profitent des promotions proposées sur les Pages fans. Les seconds abondent sur le réseau pour attirer de nouveaux internautes, communiquer et bien sûr “convertir”.
Avec son introduction en bourse, Facebook n’a pas fini de vouloir monétiser ses services en direction des professionnels mais aussi des particuliers. L’un des axes de développement de Facebook passera (et passe déjà) par le traitement des données qui transitent de et vers Facebook, grâce au Social et à l’Open Graph.
Social Graph et Open Graph : de quoi parle-t-on ?
Plus que jamais l’utilisateur de Facebook est au centre. Son réseau d’amis et son activité sur la plateforme (les pages Fans suivies, les partages de contenus, les commentaires sur les post des amis…) vont permettre à Facebook de mieux cerner l’identité de la personne et de son réseau : c’est le Social Graph.
À partir de ces informations (contextuelles donc), Facebook est en mesure de proposer à chaque utilisateur des contenus susceptibles de l’intéresser. Le but étant de favoriser les interactions et de susciter le clic chez l’internaute (publicité, j’aime, partage, commentaire…).
Depuis peu, le Social Graph est imbriqué dans un système plus large encore, baptisé Open Graph.
L’Open Graph suit et collecte vos différentes actions menées sur internet qui vous relient à Facebook. Chaque interaction effectuée sur un site ou sur un blog, comme aimer, commenter ou partager un article va vous relier à Facebook et lui permettre d’associer ces données à votre profil.
Ce recueil d’information a pour objectif affiché de vous proposer une meilleure expérience utilisateur en vous proposant des contenus en relation avec vos goûts et ceux de votre réseau. C’est donc dans cet objectif que Facebook a récemment ajouté un nouveau service : la personnalisation instantanée. Désormais, Trip Advisor (pour les voyages), Pandora (pour la musique) ou même Bing (moteur de recherche de Microsoft) vous proposerons des contenus en relation avec votre profil et son réseau.
D’autre part, avec le nouveau partenariat entre Facebook et Bing, vous pourrez faire appel à vos amis pour trouver la réponse à votre question. Avec Bing, pour chaque requête effectuée, en plus de vous remonter des résultats, le moteur de recherche ira chercher chez vos amis et identifiera parmi eux la personne la plus à même de vous donner la bonne réponse.
Et nous dans tout ça ?
L’Open ou le Social Graph ne peut être alimenté qu’avec votre entière coopération : en fonction du degré de confidentialité de vos données, Facebook et les sites tiers partenaires auront plus ou moins accès à celles-ci. Ce qui prouve la nécessité de contrôler ses paramètres, s’il fallait encore des arguments.
Sur Facebook, comme presque partout ailleurs, les réglages concernant votre vie privée se retrouvent rapidement : généralement accessibles depuis le coin supérieur droit, en cliquant sur votre profil.
Une fois correctement optimisés, il est nécessaire de vérifier de temps à autres que ceux-ci n’ont pas été modifiés suite à une mise à jour de Facebook (qui ne vous tiendra pas au courant).
Sur les réseaux sociaux, la vigilance est de mise. Cependant, il ne faut pas non plus céder à la panique : Facebook, et a fortiori tous les médias sociaux, propose des fonctionnalités et des services utiles et intéressants qu’on soit particulier ou professionnel. La vraie question est de savoir quels sont les bénéfices pour vous (personne physique ou morale), pour quelles applications et quels usages, et de définir une ligne de conduite à suivre.
Car décider de rester en retrait de ces outils par peur, c’est à la fois se mettre en situation de rupture et d’incompréhension, mais aussi passer à côté d’éventuelles opportunités. A l’inverse, utiliser ces plateformes naïvement, sans avoir conscience des risques encourus (informations privées mais accessibles publiquement par exemple) ou des moyens à déployer lorsqu’on souhaite communiquer (réflexion, stratégie, compétences…) c’est aller droit dans le mur.
L’essentiel étant d’avoir connaissance des principes de fonctionnement et des évolutions de ces plateformes, Facebook y compris, et “d’y aller” parce que c’est pertinent pour vous. L’objet d’un nouveau billet à suivre ;)
A l’occasion de Cap’Com à Rennes le 5 & 6 avril dernier, j’ai assisté à une conférence sur la neutralité du net animé par Philippe Aigrin (cofondateur de l’organisme La Quadrature du Net qui défend les droits et les libertés des internautes). Sa présentation avait pour but de sensibiliser l’auditoire aux principes de la neutralité du net. À l’aide d’exemples concrets, il nous a expliqué les enjeux de cette problématique et pourquoi il était important de préserver la neutralité.
Mais déjà, qu’entend-on par « neutralité du net » ? Selon La Quadrature du Net, c’est :
Un principe fondateur d’Internet qui garantit que les opérateurs télécoms ne discriminent pas les communications de leurs utilisateurs, mais demeurent de simples transmetteurs d’information .
Plus concrètement, Internet est un réseau où circule l’information comme l’électricité circule dans le réseau EDF. De ce fait, « Internet est un réseau bête et nous en sommes ses cerveaux » comme l’expliquait Korben dans l’une de ses présentations. À l’origine, Internet est donc neutre et ne discrimine aucun contenu et aucune source. Garantir sa neutralité revient à dire que sur ce réseau, personne n’est en droit de modifier, d’altérer ou de supprimer un contenu ou de rendre une source inaccessible.
Quels sont les enjeux ?
Des enjeux économiques et politiques entrent en inadéquation avec plusieurs principes de la neutralité. Et certains lobbies poussent vers une plus grande régulation du réseau Internet.
La neutralité du net : une question avant tout économique…
Majors, maison de disques et FAI (fournisseur d’accès à Internet), chacun a des intérêts à protéger et pour ce faire, tous opteraient pour une régulation plus importante des échanges sur Internet.
D’un côté, les uns voudraient pouvoir surveiller ce qui se partage sur le réseau pour limiter le piratage et démasquer les contrevenants. D’un autre, les FAI, qui doivent entretenir le réseau pour garantir un accès optimal souhaiteraient que les fournisseurs de contenus (tel que Google, Youtube mais aussi les blogs) participent en mettant la main à la poche. Pour ce faire, les FAI ont tenté de mettre des contraintes tarifaires pour obliger les éditeurs de contenus à payer pour que les internautes puissent accéder sans problème aux contenus du site.
Ces contraintes, ou incitations se sont notamment étendues jusque sur les smartphones où par exemple, Orange avait convenu d’un arrangement avec Deezer, qui permettait aux clients mobiles d’accéder au service de musique de manière illimitée. Mais pour les concurrents de Deezer, les clients ne pouvaient dépasser 1 Go d’échange de données, ce qui ne représentait que très peu de temps d’écoute.
Plus généralement, les FAI rêvent d’un nouveau modèle économique où les fournisseurs de contenus payeraient en fonction de la bande passante qu’ils utiliseraient.
… mais aussi politique
Les hommes politiques ont compris depuis bien longtemps les rouages des médias classiques mais Internet et les réseaux sociaux sont des outils assez « neufs » dans la sphère politique. Ils leur font d’ailleurs plutôt peur parce qu’ils ne maitrisent pas les propos des internautes et la façon dont sont menées les interviews comme dans la presse, à la télé ou à la radio. Sur Internet, Mr Tout Le Monde peut prendre la parole et critiquer ouvertement les politiques, ce qui peut en agacer certains.
D’autre part, les phénomènes de bouche à oreille sont amplifiés sur Internet par rapport aux médias plus classiques : les moindres boulettes sont reprises, accentuées, parodiées par des centaines d’internautes. Et pour effacer un contenu qui pose problème, vous pouvez ramer… Longtemps !
En effet, la communauté des internautes est soudée quand il s’agit de tenir tête. Sur Internet, l’effet Barbara Streinsand prend tout son sens : si un contenu est menacé parce qu’il dérange certains, vous pouvez être sûr que celui-ci sera repris, republié et repartagé par une grande partie des internautes. C’est entre autres ce qui vient de se passer avec Cyroul et son article analysant les pratiques de l’agence Fred&Farid.
Pourquoi garantir la neutralité du net ?
Au final, j’ai parlé des enjeux qui pourraient porter atteinte à la neutralité du Net, mais finalement, pourquoi est-il essentiel de la garantir ?
La neutralité du net permet de garantir les grands principes de la liberté d’expression, de la liberté d’information et de la libre concurrence.
Internet est, comme nous l’avons vu plus haut, un réseau qui transmet de l’information et est donc à l’origine totalement neutre.
Or, si on commence à contrôler les données qui circulent ou à inciter les éditeurs à ne rendre accessibles que certains contenus, on ne respecte plus la garantie du libre accès aux données. Un peu comme si la Poste vérifiait votre courrier et vous le distribuait que si celui-ci leur plaisait. La neutralité du Net permet à l’ensemble des internautes de pouvoir accéder à toutes les données, sans restriction.
Enfin, la neutralité du Net est vitale pour la libre concurrence : chacun est libre de produire et de consommer des services et des contenus, sans limites de sujet, et sans contraintes imposées par les FAI.
La neutralité du net défend alors l’idée selon laquelle nous sommes libres de créer, de partager et de s’informer sur les sujets qui nous intéressent. En se basant sur ce principe, on comprend mieux le cheval de bataille de La Quadrature du Net et autres lobbies qui veillent à faire respecter ces droits.
Le sujet de ce billet m’a été soufflé par Regards sur le numérique, qui a consacré un dossier complet à l’anonymat en ligne. Neuf spécialistes et/ou blogueurs y ont publié leurs avis, conseils et réflexions et, ce qui m’a beaucoup plu, de façon concise.
Bref, j’ai aimé cette approche qui va à l’essentiel sans être simpliste (sur un sujet aussi complexe et sensible) qui souligne la distinction entre anonymat et pseudonymat. Mais comment choisir ? Voici quelques éléments de réponse…
Anonymat et pseudonymat, des concepts proches mais différents
On confond souvent anonymat et pseudonymat. Mis à part certains internautes, maîtres de l’invisibilité (et parfois de l’illusion) sur le web, il est difficile pour des gens comme vous et moi de rester totalement anonymes sur Internet. Cela signifierait alors ne laisser aucune trace derrière soi. Même pas une petite adresse IP à se mettre sous la dent. Rien. Nada.
Au final, comme n’est pas Anonymous qui veut, le recours au pseudonyme est l’une des options à envisager pour ne pas se dévoiler en ligne. Aussi il est possible de se créer un ou plusieurs pseudonymes et de choisir quelles informations vous laisserez filtrer.
Ne pas montrer sa véritable identité sur internet permet de s’exprimer plus librement et plus facilement. Car derrière un pseudo, on s’affranchit de sa position sociale ou hiérarchique : « peu importe qui on est, seul importe ce que l’on dit » comme l’explique Maitre Eolas dans Regards sur le numérique.
À l’ère de l’e-réputation et du personal branding (ou l’art de gérer sa personne comme une marque, un peu à la Mickael Vendetta), le pseudonyme peut s’avérer nécessaire pour cloisonner ses activités online et séparer sa vie personnelle (et ses données) de sa vie professionnelle. Dans le premier cas, on aura recours au pseudonyme lorsque dans le second, on choisira de s’exposer sous sa véritable identité.
Ceci étant dit, de plus en plus d’internautes construisent leur identité professionnelle sous pseudonyme, par choix ou simplement parce que leur métier pourrait leur poser problème (c’est le cas notamment des professions libérales, comme Maître Eolas). Certains interviennent même en public en utilisant leur pseudonyme créé en ligne, comme KheOps, que nous avons vu la semaine précédente à Cap’Com.
Devenir acteur plutôt que spectateur
En définitive, il n’y a pas de solution universelle : tout dépend de vous, de vos objectifs et in fine de votre stratégie en ligne. S’il n’y avait qu’une seule règle à appliquer, je vous conseillerai de passer du rôle d’internaute-spectateur à celui d’acteur, car nous ne sommes pas les clients, mais les produits des services et plateformes en ligne.
Sans compter que nous sommes des personnes responsables : ce que nous publions peut nous porter préjudice, mais aussi à notre entourage… d’autant plus que ces données et contenus restent (pour le moment) gravés dans le marbre.
Si j’avais quelques bons conseils à donner :
- se former et se sensibiliser aux outils du web : leurs fonctionnements sont globalement les mêmes, vos réflexes (paramètres de confidentialité notamment) aussi
- comme pour n’importe quel outil que vous utiliseriez dans la “vraie vie”, lisez leur mode d’emploi
- se poser la question de l’intérêt et de la portée des contenus diffusés : ma douce maman approuverait-elle cette photo ? Est-il vraiment pertinent pour moi d’écrire sur Facebook que je suis super overbooké ? (et bien d’autres questions encore à lire sur ce guide de bonne conduite en ligne)
- ne soyez ni naïf, ni parano : le web a son lot de mythes et de vérités, et d’avantages et d’opportunités qu’on ne peut saisir qu’en étant objectif
Vous pourrez ensuite vous poser la question de votre identité en ligne et des informations que vous souhaitez rendre publiques, et donc d’opter pour le pseudonymat (parfois multiple) et/ou la mise en scène de soi (personal branding).
Le self-control est également nécessaire sur Internet : utiliser un pseudonyme ne permet pas de dépasser “les bornes des limites” du respectable. Même masqué, j’imagine que vous n’iriez pas refaire le portrait de votre voisin, quand bien même celui-là vous taperait sur les nerfs… Sur Internet, c’est la même chose : le pseudonyme n’est qu’un masque et n’autorise pas à passer outre les lois, ou tout simplement la politesse…
Nous avons vu comment archiver un lien, vous savez dorénavant utiliser la communauté des utilisateurs pour piocher des liens pertinents. Vous vous êtes donc constitué une bonne base de bookmarks que vous souhaiteriez échanger avec le reste de votre équipe. Diigo propose plusieurs services qui vont vous permettre de travailler à distance avec vos collaborateurs.
Voici un petit tour d’horizon de ce qu’il est possible de faire.
Outre le fait de pouvoir partager un lien en dehors de la plateforme vers d’autres sites communautaires (Twitter, Facebook…), Diigo dispose également de plusieurs outils qui facilitent le partage d’informations, à savoir :
- Les groupes : ils sont pratiques pour créer des espaces de travail où vous pourrez discuter avec votre équipe et échanger des liens.
- Les listes : elles se révèlent bien utiles pour classer vos marques-pages afin que vos collaborateurs aient facilement accès aux liens susceptibles de les aider dans leurs missions.
- Les flux RSS : grâce au suivi de flux RSS, l’ensemble de votre équipe sera informé en temps réel de l’activité du réseau et retrouvera les liens depuis Diigo ou directement dans leur boite mail.
Afin de mieux comprendre comment ces outils fonctionnent et leur utilité, je vous propose trois courtes séquences vidéos qui balaient l’utilisation des groupes, des listes et des flux RSS.
La première s’intéresse à l’usage des groupes : comment peut-on en créer un ? Qu’est-ce qu’on peut y faire dedans ? Comment rejoindre des groupes déjà existants ?
La vidéo suivante est consacrée à l’utilisation des listes : à quoi servent-elles et comment en créer une ?
Enfin la dernière vidéo vous présente une façon simple de s’informer et de partager sa sélection du jour via les flux RSS : qu’est ce qu’on peut suivre sur Diigo ? Où retrouve-t-on ces flux d’information ?
Nous avons précédemment vu ce qu’était Diigo, à quoi il servait et comment il fonctionnait de façon très générale : comment archiver un lien (le bookmarker) une page, ajouter un post-it ou encore surligner un passage. Il me semblait intéressant d’étudier plus en profondeur certains services de Diigo, notamment ses fonctionnalités sociales, dans un cadre professionnel : quelles utilisations peut-on faire de Diigo au sein d’une équipe de travail, ou plus largement, dans une entreprise ?
Nous verrons que Diigo propose plusieurs services pour vous faciliter la vie : le réseau appelé “Network”, les groupes, les listes et les flux RSS.
Diigo comme outil de sourcing
Pourquoi refaire un long et fastidieux travail de recherche de sources quand celui-ci a déjà été fait (et bien fait) par d’autres ? C’est le principe même du social bookmarking : on ne travaille plus uniquement pour soi, mais aussi pour les autres… Autant en profiter, non ? De la même manière, les sources que vous collecterez et que vous rendrez publiques seront reprises par d’autres pour confectionner leur veille à leur tour.
En ce sens, Diigo, au travers du “Network” (le réseau des utilisateurs de Diigo) et des profils utilisateurs, va vous permettre de regarder de très près ce que les autres ont déjà fait. Vous n’aurez plus qu’à reprendre leurs sources ou suivre les diigonautes qui vous intéressent.
Dans le cadre professionnel, c’est un gain de temps non négligeable et surtout, cela permet d’identifier des profils qui partagent de l’information sur lesquelles vous pourrez vous appuyer pendant votre veille.
À ces fins, l’utilisation du “Network” et des profils peut se révéler pratique, tout comme jeter un coup d’oeil de temps à autre à la «Communauté» pour voir les “hot bookmarks” (ou “sujets chauds” pour les anglophobes) du moment et les tags les plus utilisés.
Trois outils d’aide au sourcing
1. Le Network : le réseau des utilisateurs de Diigo
En accédant à la “recherche d’utilisateurs par intérêt“ depuis votre Network, vous accèderez à de nombreux profils qui traitent des sujets qui vous captivent. À vous de trouver, en utilisant des mots clés, des URL ou en faisant une recherche multi critères, les personnes qui partagent du contenu pertinent.
Chose importante à préciser : il y a une différence notable entre une recherche “par site” et une recherche “par URL” :
- Dans le premier cas, vous obtiendrez l’ensemble des utilisateurs qui ont bookmarké du contenu depuis le site en question,
- Dans le second, vous trouverez tous ceux qui ont bookmarké le site complet.
En ce qui concerne la recherche par tag, ne vous contentez pas d’un seul mot si vous souhaitez affiner vos résultats.
2. Le profil
Depuis les profils, vous aurez accès à tout ce que l’utilisateur rend public sur son Diigo. Les liens qu’il a bookmarké, les profils qu’il suit, les groupes auxquels il participe et les tags qu’il utilise le plus souvent. Autant d’éléments qui vous conduiront vers d’autres bookmarks et d’autres profils pertinents pour alimenter votre veille.
3. La communauté
Regarder de temps à autres les sujets chauds vous donnera l’occasion de découvrir les bookmarks populaires, qui ont été beaucoup partagés par la communauté.
Jetez un coup d’oeil dans les “Hot Tags”, les mots clés les plus utilisés du moment, pour vous inspirer dans vos recherche. Il peut être intéressant de regarder quels liens se cachent derrière ces tags pour dégoter de l’information fraiche.
En plus d’être d’une grande aide pour trouver de nouvelles sources, Diigo facilite aussi grandement le partage de signets à travers ses groupes, ses listes et ses flux RSS… Mais ça, c’est encore une autre histoire qui sera l’objet d’un autre article…
Si on consulte la définition qu’en fait notre ami Wikipédia :
Le social bookmarking (en français « marque-page social », « navigation sociale » ou « partage de signets ») est une façon pour les internautes de stocker, de classer, de chercher et de partager leurs liens favoris.
J’ajouterais à cette définition qu’en plus de mettre des liens en favoris et de pouvoir les retrouver facilement, l’intérêt du social bookmarking réside surtout dans la place réservée à l’activité de partage et d’échange de connaissances. La dimension sociale prend alors tout son sens puisqu’on ne travaille plus uniquement pour soi, mais aussi pour les autres.
On faisait comment avant ?
Avant l’arrivée des outils de social bookmarking comme Delicious ou Diigo, on pouvait sauvegarder nos liens préférés grâce à l’onglet «favoris» du navigateur. Qui ne s’est jamais arraché les cheveux pour retrouver un lien qu’on était sûr d’avoir mis en favoris, mais qui s’est perdu parmi des milliers d’autres ? C’était mission impossible pour le récupérer facilement puisqu’on ne pouvait pas effecteur de recherche par mots clés (tags)… Et quand vous vouliez partager un favori avec vos proches, il fallait copier-coller le lien dans un e-mail, ou pour les plus hype d’entre vous, l’envoyer via MSN Messenger.
Heureusement (pour nos cheveux) le social bookmarking a révolutionné nos habitudes, dans la même mouvance que tous les autres outils, services et plateformes du web social.
Pour moi, les trois points forts du social bookmarking sont :
- Premièrement, la recherche par tags nous aide à retrouver en deux temps trois mouvements le lien que l’on cherchait, même s’il a été bookmarké (mis en favoris) il y a longtemps.
- Ensuite, on peut désormais consulter nos bookmarks depuis n’importe quel terminal et donc de n’importe quel navigateur.
- Et enfin, il suffit désormais de mettre la page en favoris pour la partager. Et c’est à vous de choisir si vous souhaitez que ce lien soit public ou non.
Chez L’Œil au Carré nous utilisons Diigo quotidiennement, et voici (en partie) pourquoi.
Diigo c’est quoi ?
Diigo est en fait l’acronyme de «Digest of Internet Information, Groups and Other stuff» que l’on peut traduire par «le recueil de l’information sur internet, groupes et autres trucs» (sympa non ?).
D’un simple outil pour enregistrer et organiser ses favoris, Diigo a évolué vers une plateforme très complète. Il est maintenant possible de partager, d’enrichir et de retrouver ses bookmarks n’importe où, n’importe quand et depuis n’importe quel terminal.
Diigo permet de sauvegarder des liens intéressants, pour annoter et surligner des passages de textes essentiels et surtout pour partager ses «trouvailles» avec le reste de la communauté Diigo (ou avec un nombre de personnes limité), qu’on peut créer grâce aux tags ou aux groupes que l’on suit.
Sa version gratuite offre une utilisation très large de l’outil : le nombre de bookmarks est infini, mais les surlignages sont limités à 1000 par an. Pour ceux qui souhaiteraient aller plus loin, Diigo propose deux moutures payantes (Basic et Premium).
D’un point de vue “deux point zéro”, Diigo laisse une place très importante au partage, à l’échange et à la mise en commun des connaissances.
Le Network (le réseau) est utile pour trouver d’autres utilisateurs qui partagent les mêmes centres d’intérêt que nous. En suivant des groupes ou des utilisateurs, il est possible de recevoir tous leurs nouveaux favoris, et de consulter toutes les annotations que ceux-ci ont pu ajouter grâce aux Sticky Notes (des post-its virtuels). De la même manière, on peut voir en un coup d’oeil si un passage du texte a été surligné grâce à l’option Highlight.
Ses fonctionnalités de base
Pour utiliser Diigo, il suffit de cliquer sur Join Diigo en haut à droite. Une fois enregistré, rendez vous sur l’onglet «Tools» du site pour installer sa barre d’outil dans votre navigateur.
Comme une démonstration vaut mieux qu’un long discours, je vous laisse découvrir les principales fonctionnalités de Diigo en regardant cette (courte) vidéo :
Après cette première mise en bouche, nous reviendrons prochainement sur l’utilisation de Diigo dans un cadre professionnel… Stay tuned !
Il y a quelques mois, LinkedIn a modifié sa politique de confidentialité “à la Facebook” : le réseau s’autorise par défaut à utiliser certaines de nos données personnelles pour afficher des publicités. Voici de quoi il retourne exactement :
Afin de vous fournir, ainsi qu’à votre réseau, des publicités pertinentes et intéressantes, LinkedIn peut utiliser votre nom et la photo de votre profil dans le cadre de publicités sociales basées sur le contenu partagé sur LinkedIn. Ces publicités peuvent inclure le fait que vous ayez recommandé ou approuvé un produit ou un service sur LinkedIn, suivi une entreprise, rejoint des Groupes ou participé à des conversations, établi ou ajouté du contenu à votre Profil, etc. Elles ne s’affichent que sur votre réseau LinkedIn. Vous pouvez retirer l’autorisation d’utiliser votre nom et/ou la photo de votre Profil dans des publicités sociales ici.
Vous pourrez désactiver cette option en quatre clics, mais encore faut-il savoir où. Voici la réponse en texte et en image :
Il vous suffit donc de :
- vous rendre dans vos (1) préférences,
- de sélectionner (2) “Compte”,
- puis de cliquer sur (3) “Gérer les préférences pour les publicités”,
- et enfin de (4) décocher la case “J’autorise LinkedIn à m’afficher des publicités sur des sites web tiers”.
Et le tour est joué !
Merci à Joël (aka @ctarkos) qui a fait passer cette info à tout son réseau sur LinkedIn.
L’Œil au Carré reviendra très prochainement vous parler de ses projets pour 2012, mais c’est vous qui êtes à l’honneur aujourd’hui : nous vous souhaitons une très bonne année 2012, pleine de beaux projets et de réussites !
J’ai animé hier soir à La Cantine Numérique Rennaise le dernier Grafotech Veille de l’année (mais il y en aura d’autres l’année prochaine, promis).
Le sujet : comment trouver les bons mots pour bien cibler sa veille, et comment formuler ces termes dans les moteurs de recherche pour limiter le “bruit”, c’est-à-dire les informations inutiles.
Ce sujet avait été proposé par une participante lors du dernier Grafotech Veille, et très sincèrement, je n’avais pas pensé à revenir sur ces bases-là. J’avais tort puisque 25 personnes environ étaient présentes à cet atelier !
Après ces cinq premiers ateliers, je pense qu’on peut affirmer sans trop se risquer que la veille :
- suscite beaucoup d’intérêt : à chaque atelier, 15 à 25 personnes se déplacent pour s’informer et échanger sur ce sujet,
- intéresse tout le monde : des étudiants, aux professeurs, aux indépendants, aux cadres et dirigeants d’entreprises de taille diverse et aux activités variées,
- reste encore peu connue (à quoi ça sert, comment ça marche, etc.).
D’ailleurs, j’ai constaté que des points qui me paraissaient connus de presque tous ne l’étaient finalement pas, comme les flux RSS (qu’il s’agisse de jeunes étudiants ou pas :)
Je tiens donc à remercier tous les participants d’être venus et de me permettre de prendre du recul sur mon métier !
Mais trêve de bavardage, voici le support présenté hier :
Pour info, à la demande générale, le prochain Grafotech Veille sera dédié à Twitter. Rendez-vous le 17 janvier 2012 à 12h30 à La Cantine Numérique Rennaise. Nous ouvrirons les inscriptions une quinzaine de jours avant.
D’ici là, j’espère revenir avec des billets de fond sur ce blog, ce ne sont pas les idées qui manquent mais le temps…
A bientôt !
Si vous suivez ce blog, il est probable que vous connaissiez déjà L’Œil au Carré. Si ce n’est pas le cas, vous devriez en savoir plus dans quelques lignes :
L’Œil au Carré est une entreprise spécialisée dans la veille sur internet, l’e-réputation et le web social. Ses prestations se regroupent en quatre pôles :
- La surveillance d’informations stratégiques sur le net…
- … et plus particulièrement autour des problématiques d’e-réputation (veille, analyse, conseil),
- La recherche, la rédaction et la diffusion de contenus optimisés pour le web (et donc pour le référencement),
- La formation aux outils, pratiques et usages du web social.
Forte d’une activité florissante, L’Œil au Carré recherche aujourd’hui un Content manager en alternance.
Les missions du poste
Vous l’aurez compris, le poste à pourvoir concerne le troisième “pôle” décrit ci-dessus. Le futur Content manager de L’Œil au Carré aura à terme pour mission de :
- Rechercher et collecter des informations pertinentes sur une thématique en particulier,
- Proposer des sujets de contenus à développer (billets de blog et brèves sur Facebook notamment),
- Rédiger des textes pour le web, optimisés pour le référencement,
- Diffuser des contenus pertinents sur les réseaux sociaux.
A première vue, on pourrait croire que ces missions s’approchent de celles du community manager… mais il manque un ingrédient essentiel : l’interaction avec les internautes. Pour autant, il est probable que ce poste évolue vers plus de community management, mais à long terme.
Le profil recherché
Ce poste est prévu en alternance, il y aura donc une longue période de formation. La personne recrutée devra :
- savoir et aimer écrire : avoir une écriture fluide, sans faute,
- être tout terrain : dans le style et dans les sujets traités (qui sont aujourd’hui divers et variés, “sexys” ou non),
- pouvoir synthétiser rapidement les informations reçues,
- connaître et utiliser le web social.
Dans un premier temps, la personne recrutée sera formée à l’écriture web, puis à la veille et à l’utilisation des plateformes du web social à des fins professionnelles. Il y aura donc une phase importante consacrée à la rédaction de contenus pour approfondir les autres aspects du poste par la suite.
L’objectif : recruter en CDI à l’issue du contrat en alternance.
Ce poste est à pourvoir à partir du 1er janvier 2012.
Pour postuler, vous pourrez utiliser le formulaire de contact sur ce site, ou utiliser tous les autres moyens “2.0″ mis à votre disposition ;)
Updates
-
Droit d'auteur : des millions de demandes d'URL à supprimer pour Google http://t.co/LpsJ2x5K
-
How Facebook Knows What You Really Like http://t.co/pVaLTtcZ
-
Dans Les Echos du jour : Facebook ou le sabotage d'une icône http://t.co/aUIbfLk8
-
Les réseaux sociaux dans l’entreprise : de la sphère privée à l’usage professionnel http://t.co/vjFvNZce
-
Selon le FSI, le secteur du numérique représente 25% de la croissance de la France http://t.co/SRFzPNCy
-
La CNIL adresse un questionnaire complémentaire à Google concernant ses nouvelles règles de confidentialité http://t.co/DePVTh5x
-
SEO et droit : 5 jurisprudences à connaître http://t.co/0Opp4lD7
-
Everything You Need to Know About Content Strategy, You Learned From Children’s Books http://t.co/HtxCmQTg
-
RT @sebherpin: RT @WebYo_fr: #ROI Médias sociaux : Objectifs généraux et opérationnels http://t.co/Q3OHnjRX #socialmedia
-
Kodak enlisé dans un conflit avec Apple et RIM sur les brevets http://t.co/gjnsARVd
-
Vote likely on Facebook privacy policy changes http://t.co/9Jg7n630
-
5 étapes pour une diffusion efficace de sa veille http://t.co/X5WFue0o
-
Dernier billet de Camille sur L'Œil au Carré : #facebook Histoire d’un réseau d’étudiants pas comme les autres http://t.co/g0CtENPV
-
#qrcode Le jeu de "Gratt'meuh" : le canular devenu réalité http://t.co/AkMHo7Cx cc @QRBoy Merci à Camille pour le lien :)
-
@cornoualia oui hein ? merci :)
-
L’avenir est-il aux think tanks ? http://t.co/cEqxZbKb
-
Publicité : L'efficacité des publicités sur Facebook fait polémique http://t.co/rz7clCOn
-
Smartphone security heading for 'apocalypse' ? http://t.co/ZY8IdDVH
-
Twitter announces support for Do Not Track http://t.co/2Faspwkx
Profile
Summary
Dans le cadre de mes activités "extra-scolaires", je suis par ailleurs impliquée dans :
- la conception d'un jeu sérieux sur la veille : http://www.laveilleselajoueserieux.com/,
- la co-animation d'une émission de wikiradio sur Neweez : http://neweez.com/,
- l'animation d'ateliers (gratuits) sur la veille dans le cadre des Forums Grafotech, organisés par l'association Granit : http://oeil-au-carre.fr/?s=grafotech&x=27&y=13,
- l'actualisation du blog Veille & TIC (http://www.veille-et-tic.fr/), qui répertorie les offres d'emplois des métiers de l'information, et recueille des témoignages de professionnels.
Un dernier projet me tient à coeur, qui devrait bientôt voir le jour : la création d'une association des professionnels de l'information, qui succèdera aux précédents VeilleLab Ouest : http://oeil-au-carre.fr/tag/veillelab/.
Je serais heureuse d'entrer en contact avec vous sur LinkedIn, n'oubliez pas d'ajouter un petit message à votre demande de mise en relation !
Experience
- Jan 2010 - PresentDirigeante & fondatrice / L'Œil au CarréFondatrice de L'Œil au Carré, agence spécialisée dans la veille, l'e-réputation et le web social. Accompagnement, formation et conseil, de la définition des besoins à la mise en place (interne ou externe) : - Veille ; - Rédaction pour le web & optimisation pour le référencement ; - Médias sociaux : visibilité, e-réputation, stratégie, opportunités ; - Utilisation et applications concrètes des outils du web social (partage, productivité, co-création...).
- May 2004 - PresentChargée de veille/Chargée de projets / Prestataire de services - VeilleCompétences liées au poste de chargée de veille : - Recherche d'informations (économiques, technologiques, sectorielles...) dans la presse et sur internet, - Tri et analyse de l'Information, - Production de contenus (par ex. destinés à être publiés sur des sites institutionnels), - Utilisation quotidienne de bases de données (Europresse, EDD) et des moteurs de recherche, - Connaissance approfondie des fonctionnalités avancées de ces outils, pour une recherche pertinente et rapide, - Gestion autonome d'un portefeuille clients : de la réception de la demande, à la réalisation puis au suivi de la prestation (renouvellement des contrats, ajustements, etc.), - Connaissance approfondie des outils intelligents, du type Website Watcher ou KB Crawl, - En veille constante des nouveaux outils et tendances du métier. Compétences liées au poste de chargée de projets : - Réorganisation de la gestion des informations et des connaissances en interne, - Conception et mise en place d'une la base de données interne, - Opérations de communication ponctuelles (carte de voeux de fin d'année, mise à jour du site internet, ou encore mailings commerciaux), - En charge du recrutement, ainsi que de la formation des stagiaires et futurs chargés de veille.
- Mar 2003 - PresentChargée de communication et marketing / Alliance Française de Saltillo, CoahuilaPromotion d'un logiciel de gestion de centre de langues : - Définition des axes et stratégies de communication pour le site web, et pour les documents promotionnels web et print. - Prospection du marché local et élaboration d’une base de données clients. - Mise en place du service de suivi de la clientèle (hot-line et support web).
Education
-
2002 - 2003Université Charles de Gaulle-Sciences humaines, Lettres et Arts (Lille III)DESS MSM in Gestion de projet multimédiaActivities: Création d'un support multimédia éducatif destiné aux enfants pour le CREDOC de Lille dans le cadre de "Lille 2004, capitale européenne de la culture". Utilisation d'outils tels que Dreamweaver, Photoshop et Flash.
-
1998 - 2002Université Stendhal (Grenoble III)Maîtrise LEA in Lanques Etrangères Appliquées