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On peut voir cette série à l’identique ou presque sur le site de Chill lui-même. Il ne s’agit ici que d’un doublon. J’ai tellement fait d’aller-retours sur la toile pour l’afficher que j’ai fait comme le collectionneur entré dans l’intimité de l’objet et qui décide de se faire croire qu’il le possède enfin, ou en partie. Car ce sont les objets qui nous possèdent, comme chacun sait déjà. Poser sur une étagère, afficher, montrer en souriant aux visiteurs perplexes et qui demandent: « mais tu n’as rien ajouter à ces images, pas de sélection, pas de mise en valeur, pas de séquence ? », leur répondre béat que non…
Je tenais vraiment à ce que ces photos soient ici, chez moi. Au chaud sur l’étagère de mon blog. Je les trouve simples et réussies, d’une douceur extrême avec de constantes provocations à l’œil qui cherche en vain à se pourlécher dans ce qu’on pourrait qualifier de « gras ». Pourtant on est méguidé souvent -si je puis inventer un néologisme- entre les cuisses délicates de la modèles. On en partage bien un bout pour de vrai de cette intimité, avec ces poses où elle s’étire à moitié, Sand, où elle se met en scène dans une grande proximité des plans très rapprochés. Mais le jeu de lignes qui nous promène sans arrêt jusqu’à la présence de ce visage angélique comme clap de fin dépasse largement, englobe même, excite le jeu de sensualité.
Mais dans ce brut, rien de brutal. Rien que du souple, comme la lumière crée la sensation d’effleurement qui traverse toute cette série et irise l’œil de joie.
Chill, c’est bien. C’est ici.
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Des plans simples et rapprochés, des ambiances, des têtes coupées ou masquées par des avatars animaux, des personnages amputés en guise de décors, j’ai tout de suite penché pour le jeu de mot sur le cadavre exquis. Car ils le sont, à peine dépecés, entamés et gisant dans la feinte d’une douceur enveloppante. Et ces animaux empaillés qui ne reprennent pas vie, qui ne sont pas là pour feindre mais pour encore enchérir la mise en scène. Et ces matières nues, vivantes ou tissées, des chevelures qui servent de visages…
C’est comme si le langage des photos de Laura Makabresku était entièrement décalé. Rien ne manque. Mais le spectre des mots qui font que les autres prennent sens par rapport à certains éléments a sauté un curseur. Le corps pour fond, le personnage pour décors, la matière en personnalité… c’est étrange. Ça heurte en fausses douceurs. Et c’est ce qui plaît. Voici ma sélection.
Le reste de Laura Makabresku
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Hommes, femmes, invitation, mise en garde, spectre ou chair… on ne sait rapidement plus si on doit continuer de se plonger dans ce qu’il advient d’emblée des photos de David Gomez M: un univers. En peu de caractères, avec un langage simple, une économie de moyens et la récurrence d’un jeu silhouette/environnement naturel les photographies transportent. Un voile, un traitement éthéré, un menton relevé dans un regard aguicheur ou un ventre creusé rentré pour créer des personnages de ces lieux inexistants…
Le reste des photos de David Gomez M
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Andrea Tomas Prato, ou un ensemble d’images qui fonctionnent très bien séparément, avec leur logique interne, leurs propres clefs de lecture séduction, qui plonge toujours l’œil dans des lignes douces, même quand l’image est plus dure. Et puis à force, à force de les parcourir, des thèmes ou des façons communes de faire: des cadres, des obsessions du détail ou de faire tomber les lumières, comme ces découpes de noir sur des visages, comme ces morceaux de bouche à la limite des hors cadres, comme ces portraits par-dessus l’épaule.
Multi appareils photo et techniciens du numérique comme de l’argentique, Andrea Tomas Prato sait pourtant ne pas se perdre dans le piège de la technique et de tous les bidouillages. Il parvient à faire ressortir de ses outils SA touche, SA patte, SON style. Et surtout, il sait nous ramener toujours à cette simplicité qui me touche et me « concerne »: une certaine pureté, un certain vide, un décor qui sert plus de fond et qui « fait du corps le décor même » (pour plagier quelqu’un qui écrivait récemment sur moi).
Les femmes adorent Andrea Tomas Prato, ça devrait suffire.
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Sleep, dreams est un ensemble disparates de compositions photographiques à l’atour poétique sûr. Des décors ramollis dans des couleurs assouplies par les chimies des divins instantanés presque immaîtrisables. Un corps anonyme, aux traits parfois asiatiques. Une classe sans faisceau. Des petites séries de carrés que j’ai glanés pour vous par soin de vous soutirer à vous-mêmes. Vous verrez qu’on peut vite se laisser hanter par ces visions oniriques où les menottes paraissent si tendres. Des dos et des lumières, des lignes de jambes qui jouent à disparaître dans les fonds. Un corps objet, un corps image. Des images au corps…
Sleep, dreams.
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Inthoughts est un photographe allemand qui justifie sa démarche par quelques sublimes lignes: c’est après avoir acheté un appareil photo analogique et commencé à produire que s’est révélé pour lui la passion et qu’il s’est mis à produire de plus en plus. La rencontre d’une singularité et d’une machine, l’une révélée par l’autre, accompagnée, poussée…
Certains de mes chers amis en photo me diraient qu’on a pas besoin de préciser si la photo est faite sans modification par ordinateur, qu’on s’en fiche, que c’est le résultat qui compte. Je persiste et signe dans mon point de vue. De même qu’en peinture j’aime avant tout le résultat et me réserve le droit de savoir si c’est de l’huile ou de la gouache, j’aime savoir de quoi sont branlées les tripes de l’image que j’ai devant moi, si les pixels sont ronds ou carrés, si c’est la chimie qui a crépité ou pas. Ça me touche.
Inthoughts précise que ses photos sont réalisées sans aucune manipulation par ordinateur. Je n’ai choisi que ces superpositions, sortes de fusions entre un homme et un environnement naturel. La précision technique me laisse imaginer tous les ratés, les essais, les approximations d’abstractions dans l’esprit du photographe qui réalisait ces superbes clichés.
Inthoughts, c’est ici
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Depuis que je l’ai publié en février 2010 sur ce même blog, ça a changé Edoardo Pasero. C’est devenu ce que c’était déjà, ce que ça aurait dû être, ce que ce sera toujours. C’est moins doux peut-être. Plus noir, plus nocturne. C’est plus narratif sûrement. La naissance d’un site et le besoin de publier par séries à la façon de scripts cinématographiques photographiés. Les portraits trouvent des cadres qui leur ressemble, dans lesquels ils fondent, s’affrontent.
J’ai réalisé ici une sélection libre et transversale parmi plusieurs séries que l’on trouve sur son site. J’ai pioché dans les séries « persona » à deux reprises, « iperborea », « HK » et « Doll Flesh ». J’ai regroupé comme j’ai voulu. Je n’avais aucune consigne. J’ai voulu emmener des lieux aux personnes, à ces natures mortes pour finir aux femmes et à cette poupée vieillie, personnage de tous les autres personnages. J’ai fait ma promenade.
Je vous la propose.
Le reste des oeuvres d’Edoardo Pasero est ici
>>> site
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Il y a un procédé par lequel Cyanide Mishka parvient à transposer dans les rectangles de pixels surtraités la douleur qu’elle semble éprouver en douceur à voir. Il y a sûrement un tuyau algorithmé par lequel ça se transforme. Un boyau, ça ne peut être que ça.
Le sait-elle ? Le savent-ils quand ils le font ? Est-ce important ? Ils tournent autour de ce boyau de façon brillante. Ils ont aussi compris que vous aimez ces fils photos exhibotorturés, analiticotorturant, illico tonitruants.
Les univers crées par des types de retouches souvent différents mais allant tous dans la direction de ce voile doux de lumière enveloppante donnent une unité à toutes ces mises en scène où la belle se présente dans des postures où elle est tantôt dominante, tantôt dominée, douce ou espiègle, « sweet » ou « kinky » comme elle le dit elle-même.
De mon point de vue de faiseur de photos, Cyanide Mishka est une source d’inspiration pour ses poses, ses compositions d’auteur/modèle, mais aussi pour le point jusqu’auquel elle ose. Car elle ose. Car on en voit, et de l’intime, et avec cette tendresse et à la fois cette crudité de la vision. On en cherche dans les courbes de ses os qu’elle plie dans tous les sens des points de chute trop lisses, trop doux. Et on en voit des blessures…
Difficile de faire la part des choses entre le doux et la dureté, la blessure et l’offrande, le calme et le tourbillon de cette modèle qui se nie elle-même.
Cyanide Mishka, c’est là
>>> flickr
Patricio Suarez est un photographe professionnel qui s’exerce dans différents domaines commerciaux et continue parallèlement à produire des clichés bien à lui, presque tous carrés et à l’argentique. Les optiques Zeiss sur le moyen format ont l’air d’être les armes préférées de ce puriste, de ce chasseur de détail, de ce metteur en scène de féminité.
La ou les féminités que met en scène Patricio Suarez ont en commun une certaine forme de neutralité de l’attitude malgré le nu. Une désolation presque, une solitude de ces personnages qui nous regardent parfois mais cherchent le plus souvent un point de fuite comme vide. Et puis je remarque souvent que le photographe cherche la limite de l’exploitabilité de la lumière dans des silhouettes qu’il fait deviner dans le contre-jour. Presque toujours la source de lumière est derrière, plus ou moins enveloppante, plus ou moins forte, qui trame un fond. Comme si Patricio Suarez écrivait le corps des femmes contre la lumière plus qu’avec ou dans la lumière…
C’est sans doute de là que vient le raffinement de ses photographies.
Patofoto, c’est ici
>>> flickr
Le blog a souvent distingué la photo de l’image et donné l’ascendant à la première sur la seconde, en lui reconnaissant tout un tas de qualités que la seconde oubliait comme un enfant indigne. Cette distinction maintenue, je prends beaucoup de plaisir à promener mes yeux parmi les images – souvent carrées – d’Emmanuelle Brisson.
Des clichés bien visités, des constructions vivantes, un toucher de sa main vers notre regard. J’ai une préférence pour les paysages manipulés en superpositions et les ambiances nocturnes aux hallos colorés.
Une sélection éclectique qui résume mal. Pour aller plus loin
>>> flickr
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window on Flickr.
lobbiaz.com
soon the 24x36 of this serie will be on Nothing But The Truth.
Gw 2 - solarised on Flickr.
Not very ling after I shot this Polaroid of Gwenaëlle in 2011 (may) I noticed that it was like solarising itself and I never knew why or how…
Now it looks more like this. No real black and white but black and golds.
This polaroid is too precious to me, it is not for sale.
»> lobbiaz.com
All Rights Reserved LOBBIAZ
Dentelle Noire
My last Polaroid serie is shown now in Paris in the What We Do In Secret Exhibition.24x24cm and 40x40cm prints available in 9 copies all signed and numbered.
Originals available too.
Catalog of exhibition in 50 copies all signed by artists available.
Contact me for details.
Dentelle Noire on Flickr.
Here are three of the eight Polaroids I’m showing in an exhibition called What We Do In Secret, in Paris (8 rue Gambey).
the rest of the serie
»> lobbiaz.com
Dentelle Noire on Flickr.
Here are three of the eight Polaroids I’m showing in an exhibition called What We Do In Secret, in Paris (8 rue Gambey).
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Dentelle Noire
My last Polaroid serie is shown now in Paris in the What We Do In Secret Exhibition.
24x24cm and 40x40cm prints available in 9 copies all signed and numbered.
Originals available too.
Catalog of exhibition in 50 copies all signed by artists available.
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Again they use your photos and add click through links when they don’t have anything to show… tsss….
All rights reserved, lobbiaz.
october 2012 w/ Marikeira
The “full” serie on my site http://lobbiaz.com
wait on Flickr.
Soon on NothingButThe-Truth magazine.
Hasselblad elm500
a complete serie with Koralyne
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see… on Flickr.
Soon on NothingButThe-Truth magazine.
Hasselblad elm500
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