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December 07, 08:51 AM
Cyril Hatt
"Agenda 2010-2011", 2010
Prise de vue numérique en vue d'un tirage argentique, agrafes,
160 x 150 cm
© Photo : Cyril Hatt
Guillaume Constantin
"List gradually in central over the infringing followed fueled love (supposition file #11), (indice) 2010"
Cahier Moleskine, ruban adhésif
Courtesy Galerie Bertrand Grimont, Paris
© Photo : Guillaume Constantin
Vincent Mauger
"Sans titre", 2010
Carnet de croquis Moleskine perforé et brûlé, 13 x 21 cm
© Photo : Vincent Mauger
*
artist/e/s
Atelier Van Lieshout - Florian Baudrexel - Gilles Belley - Pierre Bismuth - Cathryn Boch -
Bruno Botella - Ivana Brenner - Guillaume Bresson - Betty Bui - Stéphane Calais -
Gaëlle Chotard - Gilles Clément - Céline Cléron - Anne Colomes - Guillaume Constantin -
Myrtille Couten - Alice Cozon et Thibaut Guittet - Julien Discrit - Mounir Fatmi - Thomas Feichtner - Vidya Gastaldon - Benjamin Graindorge - Constance Guisset - Estelle Hanania - Cyril Hatt - Tadashi Kawamata - José Lévy - Vincent Lamouroux - Mathieu Lehanneur - Rainier Lericolais - Emilie Loyauté - Ramuntcho Matta - Vincent Mauger - Marlène Mocquet - Molenac - Nils-Udo - Raphaëlle Paupert-Borne et Jean Laube - Philippe Perrot - Chloe Piene - Guillaume Pinard - Angelo Plessas - Anne et Patrick Poirier - Florian et Michaël Quistrebert - Emmanuel Régent - Sylvain Rousseau - Julien Salaud - Katrin Sonnleitner - Charwei Tsai - Joana Vasconcelos -
Ionna Vautrin - WA.DE.BE Designers
*
“Carnets d'inspiration +”
*
Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
11 avenue du Président Wilson, 75116 PARIS
Exposition du 7 au 9 décembre 2010, de 10h à 18h
Vente aux enchères le 9 décembre à 19h30, dirigée par Maître Rémy le Fur
Commissaires d'exposition :
Olivia de Smedt (commissaire indépendante)
Géraldine Genin et Soline Haudouin (agence Tilt)
Katrin Sonnleitner
Tic-tac-book, 2010
Carnet Moleskine et technique mixte
© Photo : Katrin Sonnleitner
@ facebook
@ generic
December 07, 09:23 AM
@ galerie Nathalie Obadia
par Valery Poulet
"« Loft » présenté par Joana Vasconcelos s’inscrit dans la lignée des thématiques qu’elle aborde depuis quelques années déjà : architecture, design, mode… Thématiques toujours abordées sous le prisme critique du féminisme.
Constitué d’espaces entièrement ouverts, un Loft est, par définition, réalisé dans un ancien atelier, entrepôt ou usine. Celui-ci garde souvent l’empreinte, les vestiges de son activité passée. Le « loft » est un lieu d’habitation détourné, un lieu de vie, aux connotations particulières qui renvoient au monde du travail et à la production industrielle…
Avec « Loft », Joana Vasconcelos transforme la galerie Nathalie Obadia en cet espace particulier. La galerie est subdivisée par des parois recouvertes de différentes surfaces utilisées pour la décoration des intérieurs (marbre, papier peint…) Ces espaces ainsi créés se voient attribués une fonction spécifique : séjour, cuisine, salle de bain, chambre… Ces espaces de vie sont traversés par des formes rhysomiques et tentaculaires. Celles-ci viennent prendre possession de l’espace, l’envahissent, l’obstruent, contrarient le parcours, la déambulation de pièces à pièces. Ces formes sont faites de patchworks de tissus de différentes matières, de dentelles, de tricots…
@galerie Nathalie Obadia
Joana Vasconcelos a souvent pris en charge et s’est souvent préoccupé dans son travail de la question féminine.
Ici, l’artiste positionne son travail sur l’idée de foyer, de domesticité, lieu souvent dévolu, dans notre société, à la femme, considérée comme la maitresse de maison, gardienne de la domesticité… L’image de Pénélope, épouse fidèle et passive, tissant dans l’attente d’Ulysse, nous vient à l’esprit. Mais ici, surprise, Pénélope déborde, envahit, sort des murs. Ces formes tentaculaires sont comme autant d’échappées belles, de revendications face à l’enfermement, aux servitudes quotidiennes dans lesquelles sont encore tenues les femmes, dans notre société occidentale pour ne parler que d’elle...
@galerie Nathalie Obadia
Dans ce « loft », l'artiste provoque une reprise en main de l’espace par le féminin : tricots, tissages, travail textile sont généralement assimilés à l’univers féminin.
Vasconcelos joue donc de la métaphore en rendant visible les parties cachées d’une maison : tuyauteries, fils électriques, qui transmettent, font circuler l’énergie nécessaire à la viabilité du lieu mais aussi évacuent, vidangent, métaphore du féminin qui s’échappe ainsi du rôle imparti... Ils ne sont plus dissimulés dans les plinthes ou dans les murs, mais exposés au grand jour, en de joyeuses couleurs, en une exubérance toute baroque.
Joana Vasconcelos enclenche à travers son dispositif un jeu entre intime et publique, ici l’intime vient envahir l’espace, jeu aussi entre le détail et le monumental, pièces différenciées des patchworks, minutie des broderies et expansion des sculptures.
@Joana Vasconcelos
Vasconcelos engage souvent son travail dans une pratique du détournement, ces détournements sont souvent ludiques, prenant pour matière généralement des objets usuels et qui, par ce biais, engagent la réflexion sur nos aliénations.
Dans « Loft », Joana Vasconcelos nous invite donc à une réflexion sur la condition féminine, au monde du travail, sur cette double peine infligée aux femmes devant cumuler activité professionnelle et activité domestique. Mais la réflexion déborde le cadre de cette condition féminine et s’élargit sur le devenir de nos société post-industrielles -la production textile, par exemple, souvent dévolue aux femmes, employées comme ouvrières, a été quasiment délocalisée – qui recycle ce passé industriel révolu et en révoque l’histoire ouvrière de nos sociétés « avancées » soit dans les oubliettes de la mémoire ou alors dans les écomusées.
@Joana Vasconcelos
A ces oublis, à ces omissions "volontaires?", à ces pertes, Joanna Vasconcelos oppose un travail artisanal, qui se réapproprie le local, fait vivre un savoir-faire (en l’occurrence, ici, portugais) face à un global réifiant, vendeur d’uniformité et ce, sans pathos inutile, stérilisant et surtout sans sombrer dans la notion inhumatrice de patrimoine..."
"Loft" Joana Vasconcelos
jusqu'au 18 décembre
3 rue Cloitre Saint-Merri
75004 Paris
*
@ generic
+
“Interview with Joana Vasconcelos” (en.)
“The Biography channel: Joana Vasconcelos” (pt.)
November 24, 05:31 AM
image: Joseph Paris
Projections à l'atelier Combes&Renaud du 19 au 21 novembre 2010
les hôtes / the hosts:
Combes&Renaud website: http://www.combesrenaud.com/index.php
artists’ blog: http://combesrenaud.blogspot.com/
°
in situ videos:
“2010 la Vidéothèque s'expose, s'expose #1”
extrait / excerpt: "Sans soleil" de / by Olga Mink & Scanner
artist’s website: http://www.videology.nu/
@ vimeo
“2010, la Vidéothèque s'expose #2”
extrait / excerpt: "Time War" de / by Jenneke Van Bakel
@ vimeo
“2010, la Vidéothèque s'expose #3”
extrait / excerpt: "Dead SEEquences" de / by Fabio Scacchioli
artist’s website: http://fabioscacchioli.jimdo.com/
@ vimeo
“2010, la Vidéothèque s'expose #4”
extrait / excerpt: "Acceleration" de / by Laurence Skivée
artist’s website: http://www.laurenceskivee.be/index.html
“2010 la Vidéothèque s'expose #5”
extrait / excerpt: "Interstices - solution de continuité" de Combes&Renaud
texte de Pierre Oudart extrait de "Diégèse"
Combes&Renaud @ La Videotheque
“2010 la Vidéothèque s'expose #6”
extrait / excerpt: "Amsterdam Reconstruction" de / by Jérôme Schlomoff
artist’s website: http://schlomoff.hautetfort.com/
source videos: La Vidéothèque vimeo channel
°
boucle vidéos / video loops:
"Oraison" de / by Siegfried Bréger
artist’s website: http://www.siegfried-breger.net/
"One tree / I am a tree", de / by Sylvain Flanagan
artist’s website: http://www.sylvainflanagan.com/
@ tumblr
"Forlorn" de / by Lynn Loo
artist’s website: http://dewfields.co.uk/
"Sans Titre" de / by Laurence Skivée
frame 00:11
frame 00:15
artist’s website: http://www.laurenceskivee.be/index.html
"Manipuler son corps" de / by Laetitia Bourget
artist’s website: http://www.laetitiabourget.org/
"Camera dei sogni" de / by Jérôme Schlomoff
camera dei sogni
envoyé par schlomoff. - Films courts et animations.
artist’s website: http://schlomoff.hautetfort.com/
"Am I blue" de / by Ollivier Moreels
artist’s website: http://om.dossier.pagesperso-orange.fr/
°
Souscription DVD numéro 1 - la Vidéothèque
A l’occasion des projections de novembre 2010,
la Vidéothèque édite à 60 exemplaires son 1er DVD
réunissant 8 oeuvres vidéos.
Dès maintenant, réservez le vôtre !
Titres du DVD :
"La plage" de Siegfried Bréger, 2002, 3 min
"A move" de Frédéric L’Epée, 2009, 2 min
"Bright" de Sylvain Flanagan et D. Delzotto, 2009, 5 min
"Creativ Process pt.II" de Erika Lindsay, 2009, 3 min
"Plastique Raymond" de Christophe Lucien, 2006, 4 min
"Hémisphère Sud" de Ollivier Moreels, 2008, 5 min
"Acceleration" de Laurence Skivée, 2010, 5 min
"Dead SEEquences" de Fabio Scacchioli, 2009, 5 min
image: Joseph Paris
°
images & videos courtesy the artists & La Vidéothèque
Joseph Paris applies: Licence Art Libre - Copyleft
°
La Vidéothèque, partenaire generic
“La condition sine qua non pour qu'il y ait image est l'altérité”.
Serge Daney
La Vidéothèque, curated by Chloé Dragna @ generic
°
November 24, 05:51 AM
image courtesy Roland Quelven
“Les vertus fractales du détail”
“The reality concentrates as the fragment stands out… seeing through the prism of the Detail,
whether iconic or pictorial,
produces always the same effect:
an invitation to travel inside.”
“L'Uomo della Ronca I”
Artworks by Raphaël Avenant / Video & Sound by Roland Quelven / Voice: Alberto Giacometti
“L'Uomo della Ronca II”
Artworks by Raphaël Avenant / Video & Sound by Roland Quelven / Voice: The Cardinal - Eminenza - Otto e mezzo
“L'Uomo della Ronca III”
Artworks by Raphaël Avenant / Video & Sound by Roland Quelven / Voice: Julius Robert Oppenheimer
artist’s website: http://www.napolecitta.com/
@ vimeo
@ mubi
@ generic
&
November 05, 09:11 AM
"A boy drinking beer"
(*)
Vernissage samedi 6 novembre de 18h à 21h
"Entre le monde du reportage et celui de l'œuvre personnelle, Thomas Manneke évolue sur la ligne de démarcation. Arpentant les rues, l'artiste saisit au vol le cœur de la ville : son architecture officielle ou non, ses habitants jeunes ou vieux et ce qui se passe entre les deux. Le regard porté est dénué de pathos, la narration absente. Au plus près des lieux et des êtres, le photographe saisit le réel, les arrière-cours comme les monuments historiques plein d'emphase. Reste qu'aucune information n'est délivrée, aucun point de vue journalistique ne transparait ici. Au détour d'une rue, en croisant un enfant dans une église ou une étudiante aux beaux-arts, la rencontre s'opère et l'on assiste à la naissance d'une œuvre faite de choix de composition, de lumière et de couleurs. En faisant un pas de côté, Thomas Manneke choisit son camp.
Occupant la ville, les acteurs anonymes prennent possession de la scène. Liège, Odessa, Vilnius, c'est ici que les hommes vivent et Thomas Manneke dresse leur portrait. Les vieilles personnes contemplent, les jeunes s'enlacent, les enfants jouent. Chacun dans l'attente de l'évènement, dans le moment suspendu où le silence se fait. Retenue, concentration, rêverie, tout ce qui fait la vie en marge du flux incessant est saisi là. Attentif à chacun, l'artiste capte les postures et les regards dans leur aspect le plus délicat, dans ce moment de relâchement – d'abandon diront certains – issu de la confiance partagée.
Les images de Manneke donnent à voir la vie, avec son cortège de chiens errants et de jeunes gens qui dansent le soir. Sans artifice, elles montrent le temps qui passe, la rouille qui envahit les rideaux de fer et les chapelles qui se remplissent et se vident inexorablement. Au détour d'une rue, Thomas Manneke partage un instant l'existence d'hommes et de femmes, ses prises de vue reflétant la qualité de l'attention portée à chacun. De la rencontre nait l'échange et ce qu'offrent les habitants d'ici ou d'ailleurs va bien au-delà des apparences. Derrière chaque personnage se devinent les mots échangés. Sereins, les acteurs peuvent offrir leur présence au monde."
Texte de Claire Taillandier
"A view from the television tower"
(*)
"A fire"
(*)
/ Between the realms of news reporting and personal work, Thomas Manneke threads within their very dividing line. Walking the streets, the artist grabs the city’s heart: its official and less official architecture, its young or older dwellers and anything that happens between those. The look is bereft of pathos and narrative. Being very close to people and places, the photographer captures reality, the backstreets as much as the historical and grandiloquent monuments. The fact remains that no information is given, no journalistic point of view transpires. In the street, crossing paths with a child in a church, or a student in the art college, the meeting happens and we witness the birth of a work of art made of composition choices, light and colours. By making a step aside, Thomas Manneke takes sides.
Occupying the city, the anonymous actors take the stage. Liège, Odessa, Vilnius, this is where those men and women live and Thomas Manneke takes their portrait. The older people contemplate, the young ones embrace, the children play. Each looking forward to the event, in the hanging moment when silence is made. Reserve, concentration, daydreaming, all of which makes life outside the uninterrupted flux is grabbed here. Aware of each and everyone, the artist captures postures and gazes in their most delicate aspects, a lowering of the shield - of abandonment others will say - brought by a shared trust.
Manneke’s pictures show life as it is, with its procession of wandering dogs and young people dancing in the evening. Bereft of any subterfuge, they show the passing of time, the rust which pervades the iron curtains and the churches which fill and empty inexorably. In the street, Thomas Manneke shares the existence of these men and women for an instant, his shots reflecting the quality of the attention given to each of them. The sharing born from the meeting, and what the dwellers from here or there offer, goes well beyond appearances. Behind each character we guess the words that where expressed. Peaceful, the actors bring us their presence in the world.
Claire Taillandier translation Samy da Silva
"Rasa visiting her grandmothers grave #2"
(*) all visuals courtesy the artist @ galerie Bertrand Grimont
liens / links
@ generic
November 05, 06:05 AM
Vendredi 5 Novembre à partir de 18 h 30
Samedi 6 Novembre à partir de 14 h
DIATOMÉE (5'55'') DV 4/3 Stéréo - 2005/2007
Quand une femme avec sa phobie crée inconsciemment des tableaux noyés dans son élément phobique et qu’ils déteignent sur elle, l‘eau à l'affût s'en imprègne jusqu'à la diluer.
Director/Editor ML - Original soundtrack Eskimo Tetzel - Voice & texts ML
Camera ML & J.-C. Scottis - Sound design ML - Illustration ML
CLAIRE OBSCURE (4'55'') DV 4/3 Stéréo - 2008/2009
Un corps agité et bruyant submergé dans une eau sombre et silencieuse.
Une créature en soi. Son corps devient de plus en plus sonore alors que l'eau muette devient protectrice et sensuelle.
Une goutte d'eau hurlante dans l'océan.
Director/Editor ML - Original soundtrack Omewenne & Amodali - Camera ML & E. Thiénot - Sound design ML & J-C Scottis - Illustration Anton
MALOJÁ (5'50'') DV 4/3 Stéréo - 2009/2010
Elle la regarde de loin.
Inachevée.
Malojà passe de haut en bas, de bas en haut, de droite à gauche.
Elle s'agrippe à Elle, la tire vers elle, l'effiloche sans un regard.
Le corps oscille, cède et s'étire finalement.
Elle descend vers Elle, la rature de haut en bas, de bas en haut, de droite à gauche.
Son noircissement en de longs filaments bruyants.
Achevée.
Director/Editor ML - Original soundtrack Steven Severin - Camera ML & Anton - Sound design ML - & Steven Severin - Illustration ML & Anton
La Vidéaste
Mademoiselle L, née à Marseille, architecte - réalisatrice - graphiste - auteur.
Elle est graphiste indépendant et responsable de l’équipe 2D au sein des Ateliers Jean Nouvel à Paris depuis 2002 ; elle travaille aussi en collaboration avec de nombreux architectes et designers en Europe.
Ses études en architecture l’ont amenée à réaliser toutes sortes de projets artistiques (plastique et cinématographique) liés au corps et à l’espace...
Vernissage due november 5th from 6:30pm onwards.
Her self-published first novel 'MALORALOMARA' will be available at the gallery.
"The process of making films in communion with oneself, the way a painter works or a writer, need not now be solely experimental. Contrary to what people say, using the first-person in films tends to be a sign of humility: 'All I have to offer is myself"
Chris Marker, 1997
@ vimeo
42 Quai des Célestins
75004 Paris
M° St Paul ou Pont Marie
notre gratitude à / we're grateful to: Natalie Saccu de Franchi
un repérage / flagged by:
October 31, 03:08 PM
Anne-Sophie Emard © 2010
+
liens / links
artistes / artists @ galerie Odile Ouizeman
autres artistes / other artists
oeuvres présentées / shown works
vues indicatives, oeuvres de Jean-Marc Sicard
"Sans-titre", (série "Sanctuaire), 2006, 100x130cm
vues indicatives, oeuvres de Anne-Sophie Emard
(avec rappels, sources: site de l'artiste & galerie Odile Ouizeman)
*
captures d'écran, vidéo, "Montagnes" oeuvre de
MONTAGNES (455 SECONDES) - 2009
Vidéo
HD, 7.35mn, musique stéréo
"Montagnes (455 secondes) montre un monde minéral virtuel en mouvement, par la succession de paysages où l’on voit s’élever des montagnes, comme l'accélération virtuelle du temps géologique terrestre. Inspirés par des photographies de paysages actuels faites par Laurent Pernot, cette vidéo est en quelque sorte un retour à l'origine de la formation de ces massifs, qui a précédé l'émergence de la vie humaine. La bande sonore suggère une activité souterraine volcanique puissante et inquiétante, puis nous introduit progressivement au Trio in E Flat-0 de Schubert."
*
vues indicatives, oeuvres de Guillaume Amat
*
"Untitled #3", 2003
80x100 cm, Edition of 3 (+2 AP)
"Untitled #2", 2004
80x100 cm, Edition of 3 (+2 AP)
"Untitled" #3", 2005
80x100 cm, Edition of 3 (+2 AP)
Untitled #8, 2004
80 x 100 cm, Edition of 3 (+2 AP)
"Untitled #4", 2005
60x75 cm, Edition of 3
"Untitled #5", 2004
60 x 75 cm, Edition of 3
"Untitled #7", 2003
60 x 75 cm, Edition of 3
vues indicatives, oeuvres de Patrick Bock
(avec rappels, source: galerie Odile Ouizeman)
capture d'écran, vidéo, oeuvre de Patrick Bock
*
"On the cliff", Galicia, 2006
Nina Korhonen, série "REWIND", 100x100cm
Nina Korhonen, série "REWIND", 100x100cm
(détail)
"Between Two Waters", 2007-2008, série "REWIND", 108x86cm
vues indicatives, oeuvres de Nina Korhonen
(avec rappels, source: galerie Odile Ouizeman)
toutes les images courtesy the artists & galerie Odile Ouizeman
October 31, 03:47 PM
La Vidéothèque vous invite à découvrir le travail d'artistes vidéastes
week-end projections du 19 au 21 novembre 2010
Vernissage vendredi 19 novembre 2010 à partir de 18 h
programme:
La Vidéothèque, partenaire generic
"La condition sine qua non pour qu'il y ait image est l'altérité".
Serge Daney
October 31, 03:43 PM
Cour Carrée du Louvre - STAND F16
Du 21_10_10 au 24_10_10 de 12h à 21h
Artistes / Artists
Patrick Bernatchez, Jean-François Leroy, Vincent Mauger, Olivier Metzger, Aï Kitahara, Thomas Manneke, Gregory Derenne, Cyril Hatt
//
Oeuvres présentées & + / shows works & round up: Patrick Bernatchez
“Blackwatch project”, 2010, Montre
image courtesy Galerie Bertrand Grimont
+
pic. & video generic @ FIAC (*)
"Goldberg Experienced.01"
pics generic @ FIAC (*)
+
"Goldberg Experienced (short documentation)" video:
"Die zeit verschlingt" / "Projet BW" / “Blackwatch Project”
+
"La Trilogie Chrysalides" de / by Patrick Bernatchez
+
trailer generic: "trilogie_3x20sec"
+
news:
08 10 10_03 01 11 / FINALISTE POUR LE PRIX SOBEY !
Exposition au musée d’art contemporain Montréal
liens / links Patrick Bernatchez
@ vimeo
@ generic
//
Oeuvres présentées & + / shown works & round up: Jean-François Leroy
article & image @ la critique.org
"Jean François Leroy, Module Activé 1,
bois, aluminium, affiche, 250 x 120 x 120 cm.
Intervention de Benoît Géhanne (affiche).
En place jusqu'à mardi matin."
source album Facebook Galerie Bertrand Grimont
"Jean François Leroy, Module Activé 1,
bois, aluminium, affiche, 250 x 120 x 120 cm.
Intervention de Benoît Géhanne (affiche).
En place jusqu'à mardi matin."
source album Facebook Galerie Bertrand Grimont
+
pics generic @ FIAC (*)
more (not at the fair):
“Foyer 2”, détail, 2009, sculpture en bois, laque, 250x120cm
image courtesy Galerie Bertrand Grimont
“Foyer 2 et 3” , 2009
image courtesy Galerie Bertrand Grimont
+
actuellement / currently @ Galerie Bertrand Grimont
Jean- François Leroy “d’une chose, l’autre” 18 09 10_31 10 10
image courtesy Galerie Bertrand Grimont
Liens / links Jean-François Leroy
@ generic
+
@ artzari
//
Oeuvre présentée & + / shown work & round up: Vincent Mauger
“sans titre”, 2010, sculpture, bois peint
image courtesy Galerie Bertrand Grimont
pic generic @ FIAC (*)
+
more (not at the fair):
“sans titre” , éléments en polystyrène, 95 x 71 x 20 cm, 2008
expo collective / group show “Théorème” 05_06_10 31_08_10 @ galerie Bertrand Grimont
liens / links Vincent Mauger
@ generic
//
Oeuvre présentées & + / shown works & round up: Olivier Metzger
“Biche” 2010, diasec, 110x150cm
image courtesy Galerie Bertrand Grimont
liens / links Olivier Metzger
@ generic
//
Oeuvre présentée & + / shown work & round up: Aï Kitahara
“poignée”
image courtesy Galerie Bertrand Grimont
pics & video generic @ FIAC (*)
liens / links Aï Kitahara
@ generic
//
Oeuvre présentée & + / shown work & round up: Thomas Manneke
“Odessa, a boy drinking beer”, 2010, photographie 60x80cm
image courtesy Galerie Bertrand Grimont
pic. generic @ FIAC (*)
+
liens / links Thomas Manneke
//
Oeuvre présentée & + / shown work & round up: Gregory Derenne
“Beaubourg”, 2010, Huile sur toile 130x162cm
image courtesy Galerie Bertrand Grimont
pic. generic @ FIAC (*)
liens / links Gregory Derenne
@ generic
//
Oeuvre présentée & + / shown work & round up: Cyril Hatt
“Mickey”, tirage à sublimation thermique, 2008
image courtesy galerie Bertrand Grimont
+
pics generic @ FIAC (*)
+
Installation de Cyril Hatt au Village Royal
"À l’occasion de la FIAC et avec le soutien d'art press
la Galerie Bertrand Grimont est heureuse de vous présenter une installation de Cyril Hatt."
"Il y a un an, des vitrines situées à quelques pas du Village Royal donnaient déjà à voir la production de Cyril Hatt dans ce quartier. Mais c'est directement dans l'espace public que l'artiste intervient cette fois-ci. Le rendez-vous est donc pris pour découvrir ou retrouver une facture inimitable, qui bouscule notre rapport aux objets de consommation, du petit accessoire à la grosse voiture.
Et c'est justement la représentation d'un véhicule que Cyril Hatt modèlera ici."
Joël Riff.
Commissaires : Henri van Melle et Joël Riff.
Exposition du 18 octobre au 30 octobre 2010. 8h30 - 20h"
source Facebook event
source : Album Facebook de / by Stefan Brion
+
Expo de Cyril Hatt
Uploaded by MJConet. - Arts and animation videos.
Emission VERN1'SSAGE - Episode 14
lundi 18 octobre 2010
liens / links Cyril Hatt:
+
"Cette édition 2010 marque le retour en force de la FIAC sur le marché de l’art. Une réussite qui marque l’aboutissement du travail acharné réalisé par Jennifer Flay, directrice artistique depuis 2003 en collaboration avec le commissaire Martin Bethenot. En supprimant ses installations en mezzanines, la Fiac met en valeur son écrin : sous la nef du Grand Palais, les œuvres sont mises en valeur par une très belle lumière automnale."
check @ min. 3.42
/
@ generic
(*) all pics & videos by generic:
courtesy Galerie Bertrand Grimont
October 22, 03:52 PM
frame from "wide Rothko", courtesy the artist
“horizontality , multiplication and experimental ethnography between hong kong and zhongdhian”
digital artist living and working in Hong Kong
artist’s website: http://www.joaovascopaiva.com/
@ facebook
October 10, 07:33 AM
voir aussi / see also:
*
“101010” (2010) by Anders Weberg
P2P-ART.com (excerpts 1 & 2)
"short excerpt two from the full film"
"1 0 1 0 1 0
A 10hour 10minute 10seconds and 10 frames long experimental audio visual excursion by Swedish artist and filmmaker Anders Weberg.
All material filmed with a mobile phone.
This film and all the files used creating it will be deleted 2010/10/10
P2P Art - The aesthetics of ephemerality."
liens / links
*
c/o Franck Ancel
*
frame 0909090_03b.mov (click: generic youtube channel)
*
rappel / reminder
&
September 27, 11:36 AM
frame from “La Roseraie" courtesy the artist @ associates
"La Roseraie"
"La Roseraie"
"d’elles je ne peux que mémoire,
sculptée d’écorces et de nuit,
de tangages et de nuées,
arrimé à la terre,
au persistant désir de géographies,
d’éléments et de mythes
/
puis au bord de l’oubli
elle me rendent des paroles mondes,
un horizon de regard,
à la fois
ravissement de la créature,
et demeure,
dans La Roseraie...."
sds, pour Anne-Sophie Emard & Odile Ouizeman
&
"Didascalies"
"Didascalies"
(onglet / tag “ARTISTS”)
rappel / reminder:
"... Didascalie (théâtre)
Une didascalie, dans le texte d'une pièce de théâtre ou le scénario d'un film,
est une note ou un paragraphe,
rédigé par l'auteur à destination des acteurs ou du metteur en scène,
donnant des indications d'action,de jeu ou de mise en scène.
Elle permet de donner des informations, notamment,
sur le comportement,
l'humeur ou encore la tenue vestimentaire d'un personnage.
Étymologie
Le mot didascalie vient du grec .../...
didascalia, enseignement, instruction,
d'après le verbe .../... ,
didaskein, enseigner, instruire. ..."
"les forges d'Héphaïstos continuent de brûler,
le démiurge absent,
l’érosion,
la sédimentation,
Adam cadmon / Adam limon
et la trace, la dépouille,
d’un faire stupéfié,
mélopée des machines
puis les hommes ont creusé des souterrains,
volé le feu,
gratté les pierres,
capturé le soleil,
foré les livres,
compressé les statues,
plié les peintures,
sur leur propre reflet
les ombres, elles, s'allongent,
dans le cratère technicolor,
spasmes cathodiques,
césures syastoliques,
les hommes se battent en s’arrachant des femmes archipels,
se consolant du crépuscule des ateliers,
des sueurs communes,
connivence de bourreaux,
fatigue des pères
les volcans domestiqués,
la fonte des métaux rejoint celle des glaces,
les coulées des alliages instables,
veinules sur les marbres de nos cimetières industriels,
restent les mains sur les yeux secs,
cristallisés dans l'extase spéculaire,
incrustés dans les fissures du visuel,
greffés sur le palpable des images,
fuite horizontale, écoulement vertical
rivetés à nos couches,
nous élevons une main vers la paroi,
cherchant à toucher ces visages,
mémoires constituées,
tremblées par les mythologies récentes, immédiates,
cinéma, femmes, corps, désirs,
mais l’histoire décolle nos rétines,
rappelle nos solitudes vaines,
dictant les jours, dissolvant les nuits
serais-je reconnaître un visage?
saurais-je me le remémorer?
sans images?
sans récits?
suis-je ma propre lenteur, ma propre accélération?
les “espaces hybrides” d’Anne-Sophie Emard ouvrent un lieu où temps, durée et mémoire, sans le démiurge absent, nous confient vers l’humain de l’humain...”
sds, 100609
définition :
September 27, 05:59 AM
Palais-Royal, Galerie de Valois, Paris
Installation
Exposition ouverte sous la galerie de Valois du Palais-Royal
tous les jours du 24 septembre au 24 octobre 2010
Text(e)~Fil(e)s est un ruban monumental, posé au sol, de 252 m de long, composé de proliférations à différentes échelles de dizaines de milliers de lignes de textes (littéraire, politique, poétique…) en rapport avec le Palais-Royal. Le Palais-Royal, avec ses galeries, est un lieu fortement chargé d’histoire, de sens et de références. Ce fut pendant plus de deux siècles un des endroits les plus animés et les plus courus de France et d’Europe : rendez-vous des philosophes et des écrivains, mais aussi des flâneurs, des joueurs, des libertins, des filles de joie, des étrangers de passage…
Text(e)~Fil(e)s renvoie de manière métaphorique et abstraite à la liberté de pensée et de mœurs qui a été la grande caractéristique du Palais-Royal dans les siècles passés. Cette installation temporaire propose aux visiteurs de vivre une expérience inédite de « promenade sensationnelle », grâce à l’immersion dans des dizaines de milliers de lignes de textes qui composent l’œuvre. Ces textes proviennent des nombreux auteurs, connus ou inconnus qui ont écrit sur le Palais-Royal : Voltaire, Rousseau, Beckford, Diderot, Dickens, Balzac, Flaubert, Baudelaire, Nerval, Céline, Aragon, Lautreamont, Cocteau, Colette, Breton et bien d’autres…
Pascal Dombis utilise ordinateurs et algorithmes, pour produire une répétition excessive de processus simples et ainsi créer des formes visuelles imprévisibles, instables et dynamiques. Les proliférations et excès de règles sont au cœur de sa création artistique. Pour Text(e)~Fil(e)s, à l’aide de calculs algorithmiques, l’artiste fait se multiplier ces nombreux textes à différentes échelles pour favoriser une expérience visuelle autour du sentiment d’immersion, de vertige et de démesure, créé par ces proliférations de lignes sans fin. Le public a ainsi la possibilité de marcher en lisant une ligne de texte qui court tout au long de la galerie, ou bien de s’arrêter et de passer d’un texte à l’autre, en une lecture non linéaire pleine de surprise, de questionnement, de découverte.
nb visuals courtesy Pascal Dombis & associates
/ Text(e)~Fil(e)s is a monumental 252-m-long floor ribbon, on which thousands of text lines (literature, poetry, philosophy…) in relation to the Palais Royal proliferate, at different scales. The Palais Royal, with its famous arcades, is a historical place full of signs and references. For two centuries, it was the most fashionable and visited place in France and even Europe - the true core of Parisian political and social intrigues. Its popular cafés were patronized by philosophers, writers, politicians, revolutionaries as well as gamblers, whores, performing freaks and criminals of all kinds.…
At a more abstract level, Text(e)~Fil(e)s relates to the freedom of thought and that of manners, two features characteristic of the Palais-Royal. The temporary installation invites visitors to a unique “sensational stroll” across the tens of thousands of texts that compose the piece. These texts are borrowed from various authors who have written on the Palais Royal, such as Voltaire, Rousseau, Beckford, Diderot, Dickens, Balzac, Flaubert, Baudelaire, Nerval, Céline, Aragon, Lautreamont, Cocteau, Colette or Breton, but also from unknown Parisians or occasional travelers who were inspired by the genius of the place.
Pascal Dombis uses computers and algorithms to produce excessive repetitions of simple processes resulting in unpredictable, unstable and dynamic visual forms. The proliferation and the excess of rules are seminal in his work. Using algorithmic calculations, the artist multiplied –at different scales - the various collected texts to an excess in order to reach a visual experience culminating in a feeling of immersion. Indeed one will not help noticing that the endless proliferation of lines reveals an experience of vertigo and infinitude. The visitor can either walk on the piece while reading a single text as s/he strolls all along the arcade, or s/he can switch from one text to another, experiencing a non linear reading full of subjective questionings or surprising revelations.
En collaboration avec IBU Gallery et la Galerie RX
liens / links:
September 16, 05:52 PM
Vernissage samedi 18 septembre de 18h à 21h
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“Toute pièce exposée ici est inédite – comme on dit, œuvre récente -, mais pour autant pas nouvelle. L’avertissement frise l’absurde, mais c’est bien autour de cet inéluctable attendu de nouveauté, et du paradoxe qu’il peut y avoir à croire que ce qui est neuf est aussi nécessairement original, que Jean-françois Leroy a travaillé cet accrochage. Reprenons. L’installation Module/étagère est devenue Etagère modulée. Retravaillée, la pièce n’évoque plus en rien la référence initiale à une table, mais moque toujours cette méprise quant à sa valeur d’usage : entièrement démantelée et réorganisée maintenant sous forme d’étagère d’exposition, sur laquelle s’empilent en bon ordre le reste des composants de la version précédente, à disposition, l’utilisation de matériaux bruts comme une invite à reprendre le jeu de construction.
Jean-François Leroy considère ses réalisations comme autant de matières premières, en tout cas encore utilisables, convertibles, commuables. Des états, dans ce sens qu’on donne aux épreuves qui précèdent la forme que la reproduction va figer, ou plus justement ce moment in progress où l’œuvre n’est qu’un exemple donné d’un vaste éventail de possibles. Car il n’est pas, ici, question de corriger ni d’améliorer ; au contraire, ces transformations successives sonnent comme autant de coup bas à la prétention d’un état définitif. Chaque fois, Jean-François Leroy insiste délibérément sur la dénaturation de la pièce antérieure, juste ce qu’il faut pour que la modification déconstruise la lignée. Cela peut se traduire par des variations de médium – Fond, une photographie couleur à l’échelle 1, recouvrant tout un pan de mur, remplace in situ le store vrillé. C’est aussi ces jeux de combinatoire, ou de fragmentation - une ancienne installation est redistribuée en trois pièces séparées, D’une chose l’autre, Pied, Fenêtre désormais autonomes, chacune réagencée. D’une chose, l’autre, c’est exactement cela : un potentiel infini de correspondances et de déviations, pour mieux perdre de vue ces points limites que sont le modèle et l’idéal.
Remanier, en continu. Jean-François Leroy souligne le caractère évolutif de ses productions. Et cela renforce d’autant cette impression très organique que procure cette façon si particulière de systématiquement ménager des articulations improbables aux objets. Pour gagner en mouvement, pour rompre toute unité, toute continuité : déconstruire, pour contrarier toute stabilité. Somme toute, cette façon de l’œuvre en cours est très proche de l’idée biologique d’un engendrement, comme puissance de génération de signe et de sens. A chaque reprise, une nouvelle donne, bouleversant la précédente. D’une chose, l’autre : Un rectangle de moquette, auparavant utilisé comme tapis de sol, s’érige maintenant en totem - et entre-deux, le basculement vient chambarder l’extraordinaire entêtement que montrent les choses à demeurer en leur état.
Le travail de Jean-François Leroy a cette grande qualité de déjouer la mauvaise habitude qui, en art, consiste à toujours traquer la polarité, c’est-à-dire à vouloir désigner un Plus et un Moins, à réduire toutes relations à des oppositions binaires, et par là obliger à la hiérarchisation. Ici, ni « haut » ni « bas », mais au contraire, dans la transformation, un continuel déclassement des matériaux, des usages, et conséquemment des systèmes de représentation. Et bien sûr, puisqu’on ne peut dire d’aucune des œuvres montrées ici qu’elle est achevée, cet ultime jeu d’avec la valeur marchande : car seule l’acquisition d’une pièce pourrait garantir que sa forme, encore temporaire, devienne fixe.”
"Of one thing, the other
Any piece shown here is novel, a recent work as they say, but at the same time it's not new. This warning borders on the absurd, but it's truly around the overpowering expectation of novelty and the paradoxical belief that what is new is necessarily original, that Jean-François Leroy has worked towards this exhibition. Resuming, the Module / Shelf has become XXX, reworked as it is now, the piece does not evoke anything from the initial reference to a table, but still mocks the mistake about it's use value: it is now entirely dismantled and reorganized as an exhibition shelf on which are orderly stacked the available remaining components of the previous version. The use of raw materials extracted from yards sounds now as an invitation to resume the construction game.
Jean-François Leroy considers its pieces as much raw materials, in any case still usable, convertible, commutable. They are states, in the sense that we give to the trials that precede the form that the reproduction will freeze, or, more precisely, this moment in progress when the artwork is a given sample of a wide range of possibilities. Since there is no question here of amendment or improvement, on the contrary, these successive transformations sound as low blows to the claim of a final state. Each time, Jean-François Leroy deliberately insists on the denaturation of the earlier piece, just enough so that the modification deconstructs the lineage. This may result in medium variations - XXX, a scale 1 color photograph covering an entire wall section, replaces the warped venetian blind 'in situ'. It is also these combinatory or fragmenting games - an older installation is redistributed into three separated pieces, X, X and X, now autonomous, each rearranged. On one thing, the other, it's precisely that: an infinite potential of connections and deviations, to better lose sight of these endpoints that are the model and the ideal.
To overhaul, continuously. Jean-François Leroy emphasizes the evolutive trend of its productions and this reinforces the very organic feel that this specific method of systematically arrange unlikely articulations for objects brings. In order to gain in motion, in order to break any unity, any continuity: deconstructing to undermine any stability. Overall, this work in progress approach is very close to the biological notion of the generative, here it is a power generation of sign and meaning. To each new retake, a new deal upsetting the previous one. XXX: A carpet rectangle, formerly used as a floor mat, stands as a totem now - and in between, the tilting brings trouble to the extraordinary stubbornness of things to remain in their state.
Jean-François Leroy's work has this great quality to thwart the bad habit that, in art, is to always track polarity, that is to say, to nominate a Plus and Minus, in order to reduce all relations to binary oppositions, and thus compel towards hierarchy. Here, neither "high" or "low", but rather, in the processing, a continual downgrading of materials, of uses, and therefore, of the systems of representation. And of course, since we cannot say that any of the works shown here has been completed, a final gameplay with the market value: for only the acquisition of a piece could guarantee that its form, from ephemeral, becomes fixed."
Marion Delage de Luget
(translation Samy da Silva)
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rappel / reminder:
Jean- François Leroy - d’une chose, l’autre - Vernissage samedi 18 septembre de 18h à 21h
47 rue de Montmorency 75003 Paris
&
September 14, 11:26 AM
Le corps est une réalité avec laquelle nous vivons quotidiennement. Une réalité présente et combien tangible avec laquelle il faut compter parfois terriblement. Le corps comme donnée physique cela suffirait bien à sa peine si il n’était pas non plus le réceptacle, le palimpseste sur lequel s’inscrivent d’autres réalités : réalité sociales, psychologiques : les mains d’un ouvrier usées par le travail, son corps fourbu, ses traits ou viennent se stigmatiser la fatigue, reflet des états d’âmes, des tristesses, corps somatisant où viennent croupir les ulcères… ou alors magnifiés, transformés, érigés en gloire…
“Camouflage aux idées noires”
Merleau-Ponty, L’œil et l’Esprit
Les travaux d’Axel Di Chiappari se déclinent principalement en séries d’autoportraits et prennent souvent formes de scènes minimalistes: « Camouflage aux idées noires » , « Autoportraits aux souvenirs décrochés » ou encore « Glauque love with a soft thing »… D’autres séries comme portent sur des objets familiers relatifs à la vie de Di Chiappari ou évoquant des souvenirs passés.
“Enfance étouffée”
Avec Axel Di Chiappari, un jeu narratif relayé par de petites mises en scènes s’engage avec le regardeur. Ce terme « mise en scène » revêt son importance dans le dispositif proposé par Di Chiappari : d’abord il y a souvent cette même expression du visage, imperturbable, impassible aux situations dans lesquelles Di Chiappari se met en représentation ou en jeu et qui n’est pas sans rappeler Buster Keaton. Di Chiappari semble entrer dans la peau d’un personnage. Mais ici L’intime est ici mis à distance respectable, le pathos est désamorcé par la mise en scène et la dérision qui s’en dégage. Un rien de désinvolture, de détachement, les aléas imprègnent le corps de Di Chiappari sans finalement y laisser une marque indélébile. L’encre qui entache le visage, s’efface et laisse vite place à autre chose.
Rien de spectaculaire, de condescendant ou d’outrancier, rien qui ne force le regard à contempler le déballage parfois obscène du « Je », Di Chiappari évite les obstacles de ce que l’on peut appeler l’intimisme névrotique. Certes, il présente son corps sans majesté, corps destitué de sa superbe, corps et visage qui ne cessent de parcourir les espaces psychologiques auxquels le plasticien consent à laisser libre-cours, sans affect inutile, sans nulle surenchère ou effet expressionniste.
Le « je » se transforme en « jeu », mais attention, derrière l’humour peut se cacher l’élégance du désespoir. Jeu sur les mots aussi, les titres des œuvres, des séries entretiennent chez Di Chiappari un rapport étroit, viennent souvent s’associer à l’image pour créer un décalage humoristique.
A travers ses travaux, Axel Di Chiappari ne cesse de se malmener avec beaucoup de dérision, il vient mettre en image et pointer du doigt nos propres angoisses, nos propres chimères. Ces séries réfléchissent notre propre intimité, à l’exemple de la série « Chaises » ou encore « Glauque love with a soft thing » qui nous renvoie à la frustration sexuelle, à l’onanisme, aux manques…
“Solitude d'un blaireau”
L’usage de la série implique un rapport sur les variations, les répétitions mais aussi en l’occurrence un rapport au temps. Il s’agit pour Di Chiappari de saisir ses humeurs, ses ressassements, ses angoisses mais aussi les menus bonheurs donc et de les fixer au plus juste… Tentative de fixer le temps à travers des breloques fétichisées, des objets qui deviennent autant de réceptacle où la mémoire fraye son chemin, grave son empreinte, tente de s’opposer à l’oubli.
La majeure partie des travaux de Di Chiappari passent par le médium photo qui participe de cette tentative de saisie, de suspension, un médium souple, qui se travaille mais qui répond aussi à l’instantané. Chiappari n’est pas photographe mais promeut la photographie comme médium de prédilection, a priori il ne l’envisage pas comme finalité, ce qui n’empêche celui-ci d’en faire cas : usage prépondérant du noir et blanc, incursion dans le traitement numérique.
Le visage, généralement saisi plein cadre, envahit l’espace, provoque et impose un effet de surgissement. Le gros plan tend aussi vers la fixité.
Se prendre comme propre sujet est l’une des grandes affaires de l’histoire de l’art occidental, beaucoup de peintres s’y sont frottés, de Dürer à Picasso, la liste est longue.
Mais chez Di Chiappari, Rembrandt semble le plus proche dans la façon d’appréhender sa propre image. Rembrandt fit plus d’une centaine d’autoportraits tout au long de sa vie, autoportraits dans lesquels il ne s’épargnait que rarement, se peignant avec une grande lucidité, sans complaisance, se vieillissant le plus souvent, n’épargnant pas la moindre ride. Axel Di Chiappari se traite de façon semblable.
Gina Pane, "Escalade non-anesthésiée", 1974, MNAM
Inscription aussi dans le Body Art aussi. Di chiappari annexe, plie son corps à la discipline de ses créations. Corps comme mesure du temps et réceptacle, mais aussi corps à la limite de la chorégraphie dans des séries comme « Glauque love with a soft thing » ou encore dans les « Chaises ». Avec des artistes comme Michel Journiac ou encore Gina Pane en ligne de mire mais aussi Dieter Appelt.
A l’instar d’un Bruce Mac Lean, cette chorégraphie qui se retrouve figée par le médium photographique, s’infléchit vers la sculpture. En effet si des séries comme les « chaises » peuvent se lire de prime abord comme une métaphore du manque, sexuel en l’occurrence, cette série peut se lire aussi comme une tentative d’une appropriation du corps en terme de sculpture, la série « Just an animal » pourrait aisément prendre la forme de bas-reliefs dans ces pleins et ses vides créés par le traitement numérique.
Série: "Just an animal"
Cet infléchissement vers la chorégraphie, vers le corps saisi en mouvement renvoie aussi à un dispositif cinématographique. L’usage de la série dépasse souvent la simple répétition et l’idée de pattern, de la variation du motif pour engendrer du mouvement, la série « Just an animal » qui rejoue un parcours, un déplacement, en est un parfait exemple, les séries sur les visages renvoient aussi au Morphing.
Série “glauque love with a soft thing”
ces mises en situations tragi-comiques enquillées comme autant de gags à répétitions, cet équilibre instable, semblent entériner cette idée d’un retour au burlesque …
« L'Homme qui ne rit jamais, Visage de marbre, Tête de buis, Figure de cire, Frigo et même Masque tragique, voilà comment on m'a toujours surnommé »
Axel Keaton ou Buster Di Chiappari ?”
& rhizome generic:
Jacques Derrida / Steve McQueen "Deadpan": voir / see (mashup)
&
+
"...Me voici donc en présence d'images, au sens le plus vague où l'on puisse prendre ce mot, images perçues quand j'ouvre mes sens, inaperçues quand je les ferme. .../... "Pourtant il est (une image) qui tranche sur toutes les autres en ce que je ne la connais pas seulement du dehors par des perceptions, mais aussi du dedans par des affections: c'est mon corps. .../... Mon corps est donc dans l'ensemble du monde matériel, une image qui agit comme les autres images, recevant et rendant du mouvement, avec cette seule différence, peut-être, que mon corps paraît choisir, dans une certaine mesure, la manière de rendre ce qu'il reçoit. .../... J'appelle matière l'ensemble des images rapportées à l'action possible d'un ecertaine image déterminante, mon corps. ..."
Henri Bergson, Matière et mémoire, p.2, 11, 14, 17, 1939 - P.U.F. 2004, Paris
(depuis Tristan Garcia, L'image, p.114, Les Clefs concours, Atlande, 2007)
+
generic flux: “Just an animal” - série / series de / by Axel Di Chiappari, artiste visuel
avec / with:
2006, source
September 08, 07:45 AM
September 16, 04:51 PM
(7:47 mins)
“This is the unauthorized version (or, let’s say “the editors cut”) of the Grenz-Film interview made with Avital Ronell on Freud’s notion of “death drive”.
Patrick Pulsinger’s music (used in the background), and a few minor editing details were changed in the final version of the interview which was published as a part of “Philosophy on Stage” DVD.”
titre original / title: Voice_of_Antartika-2009-03-03-91026 / source
voir aussi / see also: generic, flux: Avital Ronell
August 22, 09:53 AM
"LE TEMPS DE DIRE
Quelques réflexions sur le projet BlackWatch de Patrick Bernatchez
Quel cargo pourrait bien mouiller à la Spiral Jetty? […] Je parie que ce cargo serait une horloge de type très particulier. À leur manière, toutes les horloges sont des labyrinthes, et l’on y pénètre à ses risques et périls.(1)
Avec BW (BlackWatch, 2010) (2), une montre-bracelet noire composée d’un cadran vide et d’une seule aiguille qui mettra mille ans à exécuter une révolution, l’artiste Patrick Bernatchez nous invite à une incursion dans un labyrinthe temporel. Il s’agit de l’élément central de son plus récent groupe de projets, portant le titre provisoire de Lost in Time, dont les œuvres réalisées dans divers médias explorent le temps. Cette montre traite de la quatrième dimension littéralement en étant opérationnelle sur une très longue période (d’un point de vue humain) aussi bien qu’allégoriquement en l’explorant de diverses manières, autant dans ses liens avec l’expérience humaine qu’à travers ce qui dépasse sa portée. Je ferai un premier pas dans le dédale de la montre en m’intéressant à la notion d’un temps performatif puis j’emprunterai un embranchement pour examiner BW en tant que monument dont le matériau est le temps et, enfin, je suivrai la flèche de la fuite du temps vers un horizon où les modes temporels subatomique, cosmique et expérientiel convergent à tout jamais.
Avec BW, Patrick Bernatchez a recours à une montre-bracelet, soit un objet qui traduit concrètement notre compréhension quotidienne du temps, pour signaler les différentes manifestations du temps qui échappent à la perception humaine ordinaire. Par une modification de la chronométrie conventionnelle (le remplacement de l’horloge usuelle de 60 secondes/60 minutes/12 heures par une seule aiguille qui mesurera un bloc de mille ans), la BW ralentit radicalement le mouvement chronométrique et le rend imperceptible à l’œil humain. Le tic-tac incessant nous porte toutefois à penser que la montre avance alors même qu’elle mesure avec précision le cadre temporel prescrit. En fait, c’est ce changement de paramètres, cet étirement d’unités temporelles rationnellement calculées, qui nous permet de considérer le temps indépendamment de sa relation au mouvement mesuré. Alors que nous observons la BW, nous sommes entraînés dans une contemplation qui englobe à la fois le raisonnable (la visibilité de la montre, sa couleur noire, le tic-tac audible de son mécanisme, la sensation tangible de son boîtier métallique) et le conceptuel (la considération du temps comme dimension complexe qui ouvre la porte à toutes sortes de possibilités temporelles étranges : dilatation du temps, déformations et tunnels spatiotemporels, voyage dans le temps, etc.).
La BW utilise donc un élément perceptible, apparemment ordinaire et reconnaissable, pour nous conduire dans un labyrinthe temporel où le cadran inscrutable du temps prend de nombreuses et étonnantes formes. Comme le temps lui-même, qui n’est pas une propriété matérielle mais plutôt une dimension structurante et une condition d’émergence, la montre, du fait qu’elle n’a pas de cadran, ne devient visible que par les effets qu’elle produit sur ses manifestations spatiales (stase/mouvement, croissance/pourriture, ordre/chaos). En combinant un objet ordinaire et présent avec un espace temporel extraordinaire et abstrait, la BW creuse une crevasse profonde entre perception et cognition, faille qui peut induire un état de vertige temporel.
De ce point de vue, la BW peut être considérée comme une œuvre d’art terriblement performative parce qu’à partir du moment où le mécanisme commence à tictaquer, le principe qui le sous-tend est mis en marche et actualisé. Par la promesse de ses opérations futures, la BW ouvre un champ qui contient toutes les occurrences potentielles et ultimes de sa révolution de mille ans. C’est la performance de l’aiguille en mouvement qui circonscrit le champ temporel de la période. De plus, cette performance provient du déplacement intrinsèque et autonome de l’instrument dans le temps. À cet égard, le temps n’est pas un élément extérieur que mesure la montre, mais il fait partie intégrante de son mouvement continu : la montre contient en elle le temps autant qu’elle se situe en lui.
La performance temporelle de la montre est à la fois pragmatique et futile. Elle est pragmatique puisqu’elle met en application le temps, directement et clairement en activant une chronométrie millénaire inventée qui divorce le temps de sa dépendance au mouvement (le manque de mouvement apparent produit une expérience directe du temps en tant que durée). Elle est futile parce que cette séparation du temps et du mouvement crée de toute évidence une situation qui fait que la montre-bracelet ne peut pratiquement plus servir à aucune mesure fonctionnelle. Après tout, que vaut une montre-bracelet qui mesure un espace de temps qui est imperceptible à tout mortel et qui lui survivra sûrement pendant plusieurs siècles? Le fonctionnement de la BW peut être qualifié de pragmatique uniquement lorsqu’il est considéré dans un domaine esthétique où il sert à révéler le temps dans son aspect immesurable, aberrant, abstrait et perverti. Il offre un aperçu pragmatique (pratique) sur le temps dans ses modalités immesurables, mais non moins réelles. C’est sous cet aspect qu’on peut dire que Bernatchez déploie la BW, et ses projets connexes (3), pour travailler le temps comme une matière ou un « matériau » artistique.
(1) J.G. Ballard response to the artist Tacita Dean’s observation that Robert Smithson supposedly created the Spiral Jetty as a means to reach the bottom of the Great Salt Lake, which some consider to have been the centre of an ancient world. See: http://www.guardian.co.uk/books/2009/apr/27/tacita-dean-jg-ballard-art
(2) The brainchild of Patrick Bernatchez the BW (BlackWatch) was designed and crafted in collaboration with Roman Winiger a renowned Swiss watchmaker. The works title BW is an initialized form of the watch itself and the respective surname initials of the artist and watchmaker.
(3) Though the focus here is primarily on the BW, it must be considered as a central element of an ongoing global project consisting of a variety of subprojects (in various stages of progress, gestation or conception) each of which explores the concept and phenomenon of time from various angles. These projects include (or will/may include) a reworking of Bach’s Goldberg Variations using a prepared piano, a film involving time travel and cryogenics, a two part 20-year periodic video cycle focusing on lived time, a staged struggle between projected light and an energy/time devouring black screen, a cyclical production of pictorial works, and other as-of-yet unspecified artistic projects. Regardless of their eventual form, these projects are inserted into the time field of the BW where they serve to explore the multilayered nature of time.
Bifurcation # 1 : Le temps monumental
La mise en place d’un avenir performatif de mille ans ouvre plusieurs possibilités qui entrelacent des manifestations de toutes sortes dans le tissu temporel. Bien que l’objet soit spatialement non imposant et banal, la BW peut être adéquatement définie, dans sa dimension temporelle, comme un monument dont le médium est le temps. Par son extension millénaire monumentale, l’œuvre agit comme rappel et admonition d’un temps à venir. Comme un monument spatial, cette extension temporelle est conçue pour survivre aux mortels, pour durer sur une période de temps aux proportions historiques et pour constituer le témoignage d’une collectivité, d’un peuple ou d’une civilisation. Dans cet esprit, la BW est en vérité un monument, mais un monument qui (contrairement à la sculpture traditionnelle) fait appel à nous pour rappeler, remémorer, non pas ce qui est passé, mais ce qui doit advenir; c’est un monument au futur, dont les contours seront définis d’ores et déjà par les regardeurs. De plus, la BW est un memento mori actif et plutôt direct qui poursuit lentement son tic-tac, érodant la durée de l’individu et celle de générations pour les siècles à venir.
En inaugurant un vaste champ temporel pratiquement hors mesure, la BW aborde également l’esthétique du sublime dans sa définition kantienne de ce qui est illimité et humainement insaisissable (ou à peine saisissable). Cependant, si la BW renferme les contours du temps vécu individuel, elle en fait également exploser le cadre par sa grande dilatation temporelle. Cette opération complexe, l’œuvre l’exécute efficacement en alliant une dimension temporelle, monumentale et sublime, et une compréhension spatiale, directe et ordinaire, de l’objet qui s’articule finalement autour du temps vécu, expérientiel.
Bifurcation#2 : Le temps de qui et pour quand?
Le temps est la substance dont je suis fait. Le temps est un fleuve qui m’entraîne avec lui, mais je suis le fleuve; c’est le tigre qui détruit, mais je suis le tigre; c’est le feu qui me consume, mais je suis le feu. (4)
La BW, et les différents projets qui l’entourent, incarne la vision de Borges du temps comme étant cette chose qui agit sur nous de l’extérieur, en même temps qu’elle nous compose de l’intérieur en étant la « substance » même par laquelle nous sommes et agissons dans le monde. Dans sa conception scientifique abstraite, le temps est non seulement ce qui est plus grand que nous, ce qui nous englobe et finalement nous avale dans son passage (la loi de l’entropie exprimée à la fois dans une dimension infinitésimale et cosmique), mais aussi notre temps subjectif dans ses multiples manifestations (temps relatif, temps du rêve, mémoire, durée, etc.). Dans les explorations multimédias (achevées, en cours ou à l’étude) du projet Lost in Time, les aspects expérientiels et abstraits du temps s’entrelacent dans le même tissu et signalent différentes dimensions de la réalité. Avec ses découvertes étonnantes (dilatation du temps, relativité, entropie, déformations temporelles et tunnels spatiotemporels, etc.), la physique moderne a démontré dans quelle mesure le temps ne peut être séparé de notre observation et comment il change selon nos points de vue relatifs. Encore une fois, le temps ne peut tout simplement pas être réduit à un facteur extérieur.
Les projets BW présentent un engagement artistique avec ces forces temporelles et, en re-calibrant la mesure du temps au-delà de notre seuil de perception, ils nous invitent à prendre le temps de flâner dans leur dédale immesurable et à envisager d’autres modes, trajectoires, récits et rythmes temporels. En tant qu’horloge, indicateur et monument temporel, la BW donne au temps une forme allégorique dans laquelle nous sommes à la fois Saturne et les enfants de Saturne, à la fois les dévoreurs et les dévorés de notre époque. En tant que déchaînement performatif et direct du temps, les pulsations et les fluctuations corporelles de même que les multiples perceptions sensorielles qui composent le vécu ne se situent pas à l’extérieur du cours du temps, mais en sont elles-mêmes la mesure, l’horloge pour ainsi dire de notre devenir dans le monde. Nous aussi sommes des montres et des horloges : nous dévorons notre temps et persistons dans la durée, tout comme nous sommes dévorés par le temps et succombons finalement tous à l’entropie. Dans un monde soumis aux diktats du temps productif et à la tyrannie du moment en temps réel de la communication constante, le ralentissement temporel radical de mille ans que propose Bernatchez est un geste tonique : il ouvre la porte à des aberrations de toutes sortes en termes de dilatations spatiotemporelles, d’acrobaties dans le temps onirique et de voyages dans le temps, et il nous incite à nous mêler aux particules subatomiques tournoyantes, à l’expérience anthropologique et à l’expansion cosmique, dans une danse sur la flèche de la course irréversible du temps.
Bernard Schütze,
March, 2010
(4) Jorge Luis Borges, “A New Refutation of Time," in Labyrinths: selected stories & other writings, New York: New Directions Publishing, 1967, p. 247."
&
Español: Sin título, llamado Saturno devorando a un hijo (o Saturno devorando a su hijo, Saturno devorando a sus hijos), serie de las Pinturas Negras.
Français : Sans titre, appelé Saturne dévorant un de ses enfants, série des « Peintures noires ».
English: Untitled, called Saturn Devouring His Son, from the Black Paintings series. Also known as: Devoration or Saturn Eats His Child
1819-1823, Huile sur toile, Dim.146 x 83 cm
Museo del Prado, Madrid, Spain
Rubens, Pierre Paul (1577-1640)
Cette notice fait partie d’une série :
Rubens, Série mythologique pour la Torre de la Parada
Datation : entre 1636 et 1637
Sources textuelles : Ovide, Fastes IV, 197-200
Hésiode, Théogonie (VIIIe-VIIe s av JC) vv. 453-467
Sujet de l’image ou genre : Sujet mythologique. Saturne
Dispositif : Plusieurs personnages
Nature de l’image : Peinture sur toile
Dimensions : Hauteur 180 * Largeur 87 cm
Lieu de conservation : Madrid, Musée du Prado, n° cat. 1678
Bibliographie : Balis, Díaz Padrón &al., La Peinture flamande au Prado, Mercator/A. Michel, 1989, n° 59, p. 178
August 22, 10:31 AM
frame "Hand" Olga Mink
voir aussi / see also @ generic:
September 18, 11:06 AM
source: Anders Weberg @ vimeo
"Dualism"
August 6 - 2010
Duration: 2.15
Video and Sound by Anders Weberg
“Anders Weberg
(b.1968)
Anders is an artist and filmmaker working in video, sound, new media and installations and he is primarily concerned with identity. The human body lies at the root of projects that formally and conceptually chart identity and its construction as a preamble to broaching matters of violence, genders, memory, loss or ideology in which personal experiences co-exists with references to popular culture, the media and consumerism. Specializing in digital technologies, he aims to mix genres and ways of expression to explore the potential of audio visual media.
He coined the term Peer-to-peer art or (p2p art) in 2006. Art made for - and only available on - the peer to peer networks. The original artwork is first shared by the artist until one other user has downloaded it. After that the artwork will be available for as long as other users share it. The original file and all the material used to create it are deleted by the artist. ”There’s no original”. Six films with a duration between 45 minutes and 9 hours have been uploaded on the file sharing networks in one copy and their original have been deleted. P2P Art - The aesthetics of ephemerality.
Currently based Malmö in the south of Sweden and has exhibited at numerous art/film festivals, galleries, and museums internationally, including:
FutureEverything 2010, Manchester, UK; National Museum of Contemporary Art 2010, Athens, Greece; Beijing Contemporary Art Centre 2010, Beijing, China; Cape 09 Art Biennale, 2009, Cape Town, South Africa; Biennale of Sydney 2008, Sydney, Australia; National Museum, Szczecin, Poland; File Brazil 07-08, São Paulo, Brazil; [10th] Japan Media Arts Festival, Tokyo, Japan; 13th Barcelona International Festival of Advanced Music and Multimedia Art, SONAR, Barcelona, Spain; Scope New York, US; Museum of Contemporary Art (MAC), Santa Fe, Argentina; Pocket Films , Centre Pompidou, Paris; Videoformes, Clermont – Ferrand, France and EMAF, European Media Art Festival, Osnabrück, Germany.”
Francisco de Zurbarán (Fuente de Cantos, 1598–1664, Madrid),
Agnus Dei, ca. 1636–40,
oil on canvas, 14 x 20 1/2 in. (36.6 x 52.1 cm) San Diego Museum of Art, Gift of Anne R. and Amy Putnam
&
“... Ainsi la perception visuelle : on peut penser qu’elle est individuelle, et que, ensuite je parle de ce que je vois à l’autre, qui me parle de ce qu’il voit. L’individuel se collectivise en empruntant les bottes du langage qui nous est commun. Or, le langage nous est commun, certes, mais également dans son ambiguïté. Il y a aussi perception individuelle des sons qui sont censé être communs. Et, de plus, nous avons appris à parle en même temps que nous avons appris à voir ; il a fallu qu’on nous montre les choses, qu’on nous les désigne de façon à lier le mot et la chose. Cet apprentissage a été en même temps celui de l‘ambiguïté dans tous les domaines. ...’
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August 23, 06:08 PM
“Coulée douce est un dispositif de transvasement d'eau : des récipients disposés au sol se remplissent quand les autres, posés en hauteur, se vident de leur eau. Par un lent goutte-à-goutte, les perles d’eau progressent le long de fils à coudre. Selon qu’ils sont tendus ou relâchés, dévidés en courbes ou en lignes droites, les fils produisent, sous le poids des gouttes, spasmes, convulsions et ondulations d’amplitudes variables. Arrivée en bout de course, l’eau chute dans des récipients et émet un son.”
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August 22, 10:02 AM
Peter Downsbrough - Synagogue de Delme
“Les installations de Peter Downsbrough jouent des paramètres de l’espace où elles se produisent : l’espace réel de l’architecture et de la ville, l’espace du lieu d’exposition ou celui du livre. ...”
suite @ frac bourgogne
“Le travail de Peter Downsbrough génère une syntaxe entre le site et le sens, le langage et l’espace. ...”
suite @ mamco
August 23, 06:07 PM