Simon DECREUZE

Curiosité, appétence, sensibilité sensitive, branchouilleries, sérendipité et musiques nouvelles

Posts

May 25, 11:00 AM

Bonjour à tous, deuxième revue de tweets.
Merci à Grace et à Danielle pour leurs contributions sur la première revue, je tiens donc compte de vos conseils et vais regrouper par thématique et par langue les différents tweets qui ont attiré notre attention.
Bon week-end et bonne lecture.

Liens en anglais :

May 22, 11:30 AM

C'est devenu tellement facile d'insérer un tweet dans un article que du coup je me suis dit que ce serait pas désagréable de vous faire une revue de Tweets. C'est pas très original, mais ça à le mérite de permettre de partager des liens indispensables avec ceux qui ne veulent pas passer leur journée devant le réseau social à l'oiseau bleu. Dites moi ce que vous en pensez dans les commentaires ça m'encouragera à en faire un rendez-vous régulier.

April 02, 08:30 PM

Sur le moment, je me suis dit belle récompense! Et puis j'ai compris que seule la moitié du chemin était parcourue. Mondoblog, ce projet d'échange qui vise à permettre à chacun de s'emparer des outils du web pour prendre la parole,  Mondoblog, dont on vous parle chaque semaine, est sélectionné parmi les finalistes du concours de blogs le plus prestigieux au niveau européen, les BOBs.


La joie est d'autant plus grande que ce n'est pas uniquement notre plateforme qui est sélectionnée.
 Florian Ngimbis (qui vit au Cameroun) est également finaliste dans la catégorie "meilleur blog en français",  Boukary Konaté  est nommé pour sa part dans la catégorie "Prix spécial éducation et Culture".

La plateforme Mondoblog  est, quant à elle, sélectionnée dans la catégorie la plus importante, celle du "meilleur blog de l'année".

Donc je dis Bravo Mondoblog !!!

Mondoblog est un beau projet d'échange culturel des connaissances, d'entraide sans intérêt et certainement le projet qui nous tient le plus à cœur... Mais nous avons besoin de votre soutien. Un peu de votre temps pour encourager ces vaillants blogueurs qui, malgré des conditions de connexion pas toujours à la hauteur de leur inspiration, continuent de se creuser la tête pour trouver des sujets sur mesure pour leurs lecteurs.


Mobilisez toute votre famille, vos amis, vos proches et demandez leur de voter.

C'est simple, cliquez sur les liens ci-dessous, connectez-vous avec votre compte Facebook, Twitter ou autre et sélectionnez votre favori pour chaque catégorie

N'oubliez pas de partager cet article pour que l'on soit plus nombreux !

 

Merci d'avance à ceux qui soutiennent cette initiative généreuse et à très vite !


March 27, 11:30 AM

Francis nous raconte cette semaine le forum Netexplo qui avait lieu à Paris les 15 et 16 mars derniers. Netexplo est une occasion en or pour se pencher sur l'innovation numérique et les nouveaux usages.

Il revient dans cette chronique sur les lauréats du palmarès de cette édition 2012, une sélection des dix startups les plus méritantes à travers le Monde. Une canne connectée et géolocalisée pour aveugle, traduction en réalité augmentée et application pour rendre transparents les relations des médecins avec les labos pharmaceutiques, voici quelques unes des innovations dont il parle. Suite à sa rencontre avec le sociologue Bernard Cathelat, il décrit également l'ensemble des conditions favorables à l'innovation.


Écoutez la chronique (12 min. et 01 sec.)


Netexplorateur 2011 (VF) par netxplorateur

Chaque semaine, Francis Pisani chronique les évolutions et révolutions de la société numérique dans l'Atelier des médias. Il effectue en ce moment un voyage autour du monde que vous pouvez suivre ici et sur son blog Winch5 et son compte twitter

March 27, 10:30 AM

Cette semaine Marie-Catherine Beuth fait dans l'anticipation et se demande comment les médias pourraient s'adapter pour mieux diffuser l'information.  Géolocalisation, identité culturelle en ligne, autant de nouveaux outils à disposition des sites médias pour diffuser  l'information au plus juste.

Écoutez la chronique (3 min. et 38 sec.)


Marie-Catherine Beuth est journaliste, spécialiste des nouveaux médias au Figaro. Elle est l'auteure du blog Étreintes digitales. Chaque semaine, dans l'Atelier des médias, elle s'arrête sur l'un des aspects de la r/évolution des médias actuellement en cours.

March 17, 06:00 AM

Le 5 mars dernier, l'ONG "Invisible Children" publiait une vidéo, un documentaire de 30 minutes, pour sensibiliser les gens au personnage de Joseph Kony ( chef des rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur en Ouganda). Une campagne humanitaire au succès fulgurant qui va droit aux donateurs sans passer par les médias...Mais derrière l'enthousiasme, quelques critiques fusent.
Alors Kony2012, bonne conscience ou prise de conscience?


(Voici un lien vers une version mal sous-titrée en français)

Plus de 100 millions de vues en 6 jours, un score incroyable qui fait de cette vidéo la vidéo la plus virale de l'histoire du web. Pour info, le podium de la vidéo la plus virale était tenu jusqu'alors par Susan Boyle (cette femme si laide, qui Oh surprise avait une si belle voix), en deuxième position le clip "Bad romance" de Lady Gaga, et enfin le clip pré-pubère de la jeune Rebecca Black dont on pourrait résumé le message par "Vendredi, c'est vendredi, c'est le week-end, on va faire la fête". Car ce qui est bien surprenant avec Kony2012 et sa viralité, c'est le message ainsi que son format.

Que nous dit cette vidéo en préambule ?

"Rien n'est plus puissant qu'une idée qui a fait son chemin."

"Il y a plus de gens sur Facebook qu'il n'y en avait dans le Monde il y a 200 ans."

"Le plus grand désir de l'Humanité c'est de se sentir Un et connecté."


Beaucoup de phrases accrocheuses qui ont très certainement beaucoup joué dans l'adoption du message par la jeunesse américaine traditionnellement peu sensible aux causes internationales. L'image est léchée, "indie" diront certains, la narration oscille efficacement, les ficelles sont un peu grossières, mais elles fonctionnent. La stratégie est, elle, redoutable, lobbies, soutiens de stars, kits à partager et bracelets numérotés pour accès privatif en ligne, tout a été minutieusement pensé.

La première séquence, une introduction de neuf minutes mélange habilement vidéos émouvantes devenues virales, images des printemps arabes et accouchement d'une femme. Cette femme est en fait la femme du réalisateur du film, Jason Russel, en train de donner naissance à leur fils.S'ensuit une mise en scène où on voit le jeune homme avec son fils, sa famille, sa passion pour les films, son engagement lors de meeting et son amis Jacob qui vit en Ouganda et avec qui il reste en contact via Facebook. Soudain, c'est la rupture, le contraste, on passe des sentiments beaux et naïfs vers une réalité ougandaise sèche et rude, celle de l'atrocité des kidnappings d'enfants, de l'embrigadement de ces derniers et de la mort comme seule réponse à leur résistance.

Le choc est terrible !

Cette séquence, je vous laisserais la découvrir ainsi que la suite du documentaire. Ce n'est qu'au bout de neuf minutes qu'apparait un générique, le réalisateur nous explique que nous n'avons que jusqu'à la fin de l'année 2012 pour agir, qu'il faut renverser la LRA et Joseph Kony, mais surtout qu'il va nous expliquer comment et pourquoi. On est là dans l'empowerment, ou l’autonomisation, un mot à la mode pour désigner la capacité de chacun à devenir autonome au sein de la communauté pour agir de façon groupé. Un mot qui résonne avec les réseaux sociaux, la capacité de pouvoir interagir avec le reste du Monde et de partager les connaissances. Du début à la fin, le documentaire est en phase avec l'air du temps, la communication est huilée, notamment lorsque les premières critiques sur Invisble Children commencent à fuser.

Pour rappel, Invisible Children, c'est une bande de trois jeunes réalisateurs américains qui, débarquant en 2003 en Ouganda, découvrent avec stupeur les longues files d'enfants migrant le long des routes, fuyant les combats. je vous en avait d'ailleurs parlé il y a quelques temps quand la blogothèque décidait de rejoindre l'équipe pour le tournage d'un Film.
Cette ONG est donc en croisade contre la LRA (l'armée de résistance du seigneur) et axe ces actions en trois points, documenter les actes barbares de la LRA, faire connaitre au plus grand nombre ses agissements et enfin mettre en place des programmes de protection, d'assistance et de réhabilitation dans les zones affectées par la LRA.
Alors lorsqu'on les attaque, ils répondent du tac-au-tac, jouent la transparence et publient les chiffres de leur financement ainsi que la répartition de leurs dépenses (image ci-dessous).


Devant l'ampleur de la mobilisation positive que cette vidéo suscite, j'ai même pensé à volontairement éluder les reproches qui lui sont fait. A lire tous ces papiers verbeux, aigris, de posture, ils semblerait que les journalistes trouvent toujours à redire, même quand parfois il suffit de relativiser, voir de se taire. Un effort de critique qu'on eu aimé aussi pugnace à l'encontre de Joseph Kony plutôt que sur ces trois jeunes idéalistes maladroits mais futés.
Voici les différents reproches lus, vus et entendus pour lesquels je me ferais le plaisir d'être l'avocat du diable

  • Message simpliste, naïf :
    Soit, mais message efficace et arrivé à bon port dans la tête des gens.
    Joseph Kony est désormais célèbre et classé dans les vilains (c'est simple je sais).
  • Approximation et Désinformation :
    Faites un cours d'histoire sur la LRA, on verra le nombre de personne que cela touche.
  • Décrédibilisation de l'aide humanitaire :
    Sérieusement, il faut que je réponde à cette question ?
  • Néocolonialisme ou ingérence :
    voir aide humanitaire

Plus sérieusement, si je devais retenir deux papier polémiques, ce serait celui du Foreign Policy, ça chipote mais sur des faits, ainsi que celui d'une blogueuse outrée d'entendre les africains parler d'ingérence, c'est en anglais et comme tout débat on n'oublie pas les commentaires.

Et si Kony était arrêté en 2012 ?


Finalement, une des questions qui me parait essentielle et que je n'ai pas rencontré au court des différentes analyses, c'est la question de "Et si ça marchait ? Si Kony était arrêté en 2012 ?

Si l'efficacité de la campagne était telle que l'Union Africaine décidait de mettre les moyens pour capturer Joseph Kony, qu'en déduirions-nous ?. Est-ce que cela aurait le même impact si c'était l'administration Obama qui lui réglait son compte ? Combien d'articles jusqu'ici ont été écrit sans que cela ne change rien à la traque de cet homme ?


Cette histoire finalement me réjouit et me fait penser au livre de Jeremy Rifkin "Une nouvelle conscience pour un monde en crise. Civilisation de l'empathie" sorti en 2011, un autre récit jugé naïf, optimiste. Nous sommes en transition entre la société du spectacle, celle critiquée par Debord, celle de la spectacularisation de la société et de la politique, de l'omniprésence des objets dans notre vie, à la société de l'empathie, décrite par Rifkin, celle qui remet en cause le principe établissant que la loi du plus fort est toujours la meilleurs, qui constate le passage du droit à la propriété au droit à l'accès et le  développement d'une conscience mondiale. Depuis que nous sommes interconnectés, les cultures ont tendance à s'ajouter plus qu'à se distinguer et on peut finalement se sentir plus proche de quelqu'un à l'autre bout du Monde que de son voisin. L'empathie est, où que l'on soit dans le Monde et malgré les poncifs, certainement plus quotidiennement moteur que la volonté de domination que l'on nous renvoie à tour de bras.

Qui est le plus brillant tribun ?
Quelle entreprise fait le plus de bénéfice ?
Quel produit est le plus enrichi en vitamine C ?

Cela répond-il à nos besoins...Pas sûr !
Ce qu'il y a dans l'idée de Rifkin, et un peu dans Kony2012, c'est l'idée que nous pouvons agir collectivement pour montrer que nos intentions sont finalement plus nobles que celles qu'on veut bien nous prêter.

Qui est l'Homme politique le plus sincère ?
Quelle est l'entreprise la plus respectueuse de ses salariés ?
Ce fruit a-t-il été produit en respectant la nature ?
Pourquoi cet homme n'est toujours pas derrière les barreaux ?


En attendant, le prochain rendez-vous avec Invisible Children est prévu pour le 20 avril. Date à laquelle sont invités les spectateurs du documentaire à aller placarder le visage de Jospeh Kony dans toutes les rues. Espérons que d'ici là, les classes politiciennes mondiales prennent acte des mouvements fédérateurs spontanés qui secouent le Globe pour se décider à mettre en place des démocraties plus participatives.

 

February 22, 03:30 PM

Pendant une semaine, l'atelier des médias s'est délocalise à Dakar en s'associant aux Observateurs de France 24 pour un site spécial, celui du premier tour de l'élection présidentielle.

La rédaction par Médoune Fall

Retrouvez sur ce site les textes, photos et vidéos de citoyens sénégalais sélectionnés par des journalistes. Un projet de journalisme participatif mené  en partenariat avec CFI.

Vous pouvez écouter dans le player ci-dessous la version audio du bilan de cette opération 


Écoutez la chronique (6 min. et 59 sec.)

February 17, 12:55 PM
January 04, 11:00 AM


Bonjour et meilleurs voeux à toutes et à tous,


Le 10 février prochain, nous fêtons à La Cantine à  Paris les quatre ans de l’Atelier. Nous en profitons aussi pour célébrer nos plus de 10000 membres et la première année de Mondoblog.org, notre plateforme de blogueurs francophones.Si vous êtes à Paris vous êtes les bienvenus.

Nous vous proposons de participer à cette célébration. Une photo de vous surfant sur notre site, seul, en famille, entre amis, un texte, un son, une vidéo de vous à destination des autres membres...toutes les idées et initiatives sont les bienvenues. Alors à vos claviers, à vos agendas, vos appareils photos, vos téléphones ou caméras, postez tout cela dans les commentaires de ce billet ou envoyez les à l’adresse suivante atelier@rfi.fr (objet: contribution anniversaire) ou tweetez avec le hashtag #adm4ans.

 

Si vous souhaitez, comme Abel MBULA à Kisangani, organiser votre propre fête délocalisée, informez-nous, nous le relaierons.

 

Vous êtes déjà nombreux à nous avoir fait des suggestions pour cet événement et nous allons bien sûr nous en inspirer. Si vous avez d’autres idées, nous sommes preneurs.

 

A très vite ;-)

 

Ziad et Simon

- Ziad, onze membres de l'Atelier des Médias et Moi.-

December 09, 03:30 AM

Malgré une pléthore d'outils dédiés au montage audio, certaines entreprises continuent d'innover en la matière. Celle dont je vais vous parler aujourd'hui est née d'une envie de démocratiser une technique pas forcément simple d'accès pour tout le monde.

 

L'autre jour Sara est passée me dire qu'elle recevait la visite des gens de Hindenburg systems, un logiciel de montage qui automatise et simplifie le traitement du son, une partie du travail rarement maîtrisée par les journalistes et les amateurs. Ayant testé le logiciel (compatible MAC, PC et IOS) quelques jours auparavant, je me suis dit que ce serait pas idiot de leur mettre le grappin dessus. Ce que je pressentais comme un projet intéressant s'est avéré  passionnant, un bon exemple de ce que les usages des pays du Sud peuvent engendrer dans les pays du Nord. 
J'ai donc rencontré Nick Dunkerley, ingénieur du son et co-fondateur de Hindenburg Systems, à qui j'ai tout d'abord demandé, honte à moi, pourquoi faire référence à la catastrophe du Hindenburg survenue en 1937?

 






Écoutez Nick Dunkerley (5 min. et 25 sec.)

"Oh the Humanity"


Je vous mets donc en bonus le fameux son de Herbert Morisson lors de la catastrophe du Hindenburg dont parle Nick Dunkerley dasn l'entretien. C'est donc le plus vieil enregistrement sonore jamais enregistré de façon mobile. Un son trouvé sur la version anglaise de Wikipedia (la plus belle invention du monde moderne on vous dit) puisque ce son est tombé dans le domaine public.

Écoutez Herbert Morisson (1 min. et 20 sec.)

 

Pour en revenir au logiciel, et comme vous avez pu l'entendre, cet outil a été fait sur mesure pour les radios communautaires mais s'avère être un outil très fiable et très agréable même pour les professionnels. Ce que dit Nick, c'est qu'il n'aurait jamais imaginé qu'un logiciel taillé sur mesure pour un usage "amateur" et s'adressant à des gens peu lettrés puisse un jour séduire des professionnels comme ses anciens collègues de la Radio Nationale Danoise. Comme le "mobile banking", voilà un usage du Sud qui passe au Nord.

J'ai quand même tické quand j'ai vu le prix de l'application Hindenburg pour Iphone (presque 30 euros, mais une version utilisable gratuitement pendant 30 jours est disponible), réponse des intéressés, "l'Iphone n'est pas une réalité sur le continent Africain, le système ne permet pas une trop grande flexibilité, cette application est donc essentiellement destinée aux professionnels des pays du Nord". Mais la vraie réalité, c'est que l'entreprise a trois ans, qu'elle développe depuis lors des solutions modernes mais souvent à destination d’organisations peu fortunées et que les trois compères cherchent encore l'équilibre financier. En tout cas, pour avoir échangé à ce sujet avec Marc Mentré, journaliste-formateur de l'EMI-CFD (l'école des métiers de l'information) qui teste tous les nouveaux outils d'un journalisme moderne et embarqué, l'application est sans pareille, d'autant plus si on ajoute à cela le fait qu'elle est disponible pour Mac et PC.

 

 

En continuant la conversation après l'entretien, Nick m'a avoué avoir participé au projet Hyper-audio (dans le cadre de sa collaboration avec Mozilla). Une interface qui permet de rendre visuel un flux audio et cela par différents moyens.
Une interface ouverte (pas de codecs propriétaires) moderne (HTML5) et s'appuyant sur Soundcloud (un des meilleurs service de stockage audio en ligne). Si vous voulez voir un très bon exemple de ce que cela peut donner, cliquez sur le lien plus haut. Cela a été fait pour l'émission Radiolab, mon émission préférée de la radio NewYorkaise WNYC.

 

Sans entrer trop dans les détails techniques, voilà comment ça fonctionne.
Lorsque Radiolab insère un lien vers une photo dans les commentaires de son podcast (je le répète hébergé sur Soundcloud) cela fait afficher cette photo pour l'auditeur au moment souhaité de la conversation. Ensuite, il y a la transcription automatique des propos (très à la mode en ce moment avec Siri) qui vous permet de naviguer dans l'audio à partir des mots prononcés...Et pourquoi pas rajouter des liens hypertextes sur certains moments de la transcription ?

 

 

Voila donc une démarche qui s'inscrit totalement dans la culture web, une culture du partage, de l'accessibilité à tous et qui laisse présager de ce que pourrait être le futur des nouveaux standards audio sur le web.

November 04, 09:00 AM

Le 23 Juin dernier le site OWNI, le webzine SiliconManiacs et l'atelier des médias enregistraient une émission expérimentale et en public appelée "A quoi ça sert le Futur ?".

 

Cette semaine nous diffusons donc quelques extraits de cet évènement, mais vous, bande de veinards, vous avez l'intégralité de la soirée :

    OWNI Atelier des Médias Ça sert à quoi le futur ? by Silicon Maniacs

 

Présents sur le plateau : 

 

- Joseph Courbage, chercheur à l’institut national d’études démographiques
- Pierre Cattan, producteur audiovisuel en pointe sur les sujets Post-humains
- Christophe Galfard, physicien
- Jean Louis Frechin, responsable de l’agence NoDesign
- Jean François Lelouet, président de l’agence NellyRody

 

Mais aussi avec les participations de certains blogueurs de Mondoblog, comme SuyAlimou, Lalah, Florian ou encore Guénolé

 

Un grand Merci à Vinvin, Stéphane Lagarde, Romain Saillet, Adriano Farano, à toute l'équipe de la cantine et à tous ceux qui ont, comme eux, participé activement à cette "folle" aventure.

 

Enfin, si il vous reste encore un peu de temps de cerveau disponible, allez jeter un oeil sur le travail d'Alexandre Léchenet "Le futur selon Google".



November 03, 07:30 AM

10% de la population mondiale vit, ou plutôt survit, dans des bidonvilles.

Survivants des villes vous fait voyager dans cinq des vingt bidonvilles où Médecins sans frontières intervient - à Dacca, Karachi, Johannesburg, Port-au-Prince et Nairobi - et vous aide à mieux comprendre la vie quotidienne de leurs habitants et les enjeux humanitaires auxquels ils font face.

 

Réalisé par l’agence photos NOOR (Stanley Greene, Pep Bonet, Francesco Zizola…) et Les Productions DARJEELING pour Médecins Sans Frontières, « Survivants des villes » est un webdocumentaire qui attire l’attention sur la crise humanitaire qui sévit dans de nombreux bidonvilles du monde. Il est diffusé en exclusivité sur www.rfi.fr depuis le 2 novembre 2011.

 

Voici quelques captures d'écrans des différents chapitres :

 

 

 

 

October 18, 04:00 AM

Mercredi, l'atelier des médias passera la journée aux rencontres Radio 2.0 Paris
L'occasion de faire un point sur ce qui se fait en matière d'innovation radiophonique et de monétisation :

Les professionnels de la radio et d’internet se réunissent pour se concerter sur le futur de la radio en ligne, à l’occasion de la première édition en France des « RENCONTRES RADIO 2.0 Paris », le 19 Octobre 2011.

Ces rencontres seront l’occasion pour tous les professionnels du secteur - éditeurs, agences médias, régies, partenaires technologiques, institutionnels et annonceurs - de débattre ensemble sur deux thèmes clés : Innovation et Monétisation.

La radio en ligne constitue un potentiel de monétisation encore inexploité.
« L’écoute de la radio 2.0 (radios en ligne, webradios, smartradios, plateformes de streaming) s’est considérablement accélérée au cours des derniers mois (+30% sessions radios en ligne en 1 an / source Médiamétrie-eStat août 2011). Aujourd’hui, l'audience des sites web de la radio 2.0 concerne en France plus de 14 millions de visiteurs uniques par mois, soit 1 internaute sur 3(estimation Médiamétrie//NetRatings juin 2011). Cette audience constitue un potentiel de monétisation important, alors qu’en regard, les investissements publicitaires dans le format audio instream représentent moins de 1% du total des dépenses annonceurs sur Internet en France (hors search / Source IREP – France Pub 2010) »

La radio en ligne est une source d’innovations constantes.

L’évolution de la radio sur Internet a permis d’établir un nouveau rapport avec le public et d’accompagner de nouvelles habitudes de consommation : l’apparition de l’image et des métadonnées, l’interactivité, la multiplication des contenus et des supports, la délinéarisation, la création de programmes thématiques, la personnalisation de l’écoute, le partage, la mobilité, etc. sont autant d’opportunités pour développer de nouvelles expériences et monétiser de nouveaux services.

Ces évolutions offrent de nouvelles possibilités aux annonceurs tant en termes de communication que de monétisation, notamment autour de la publicité audio in-stream, format innovant et efficace déjà populaire aux Etats-Unis, en Angleterre et en Espagne.
La forte audience des acteurs de la radio 2.0, conjuguée aux qualités des nouveaux formats audio instream
(mémorisation des marques, engagement du consommateur, adéquation avec les supports radio/musique, interactivité avec un display synchronisé, efficacité du ciblage…) invitent chaque partenaire à revisiter le potentiel publicitaire de ce media, dans l’univers particulièrement concurrentiel d’Internet.
 

L’objectif de ces Rencontres est donc de présenter librement toutes les opportunités offertes par la radio 2.0, tant en termes d’innovation, de communication que de monétisation.

Ainsi, les professionnels sont invités à participer aux premières « Rencontres Radio 2.0 Paris », organisées par deux experts du secteur (Xavier FILLIOL, directeur des Editions de l’Octet et président de la commission musique en ligne du GESTE & Nicolas MOULARD, directeur de la société espagnole ACTUONDA) et CAP DIGITAL, avec le soutien du GESTE, SYROL, Club des Annonceurs, AACC, IAB France, Club Galilée, IMDA, DLNA, salon LE RADIO, et Offre Media . De nombreuses entreprises innovantes du secteur sont également partenaires de l’événement : ADSWIZZ, RADIONOMY, FLUMOTION, NETIA, Orange, Sofrecom, Moustic, JFC...

Basées sur un partage d’expérience entre l’ensemble des acteurs, ces rencontres s’articulent autour de 3 tables rondes :


1. Nouveaux programmes, nouveaux services, nouvelles interfaces
2. Evolutions du format publicitaire audio et créations
3. Opportunités de communication et de monétisation offerts par la radio 2.0


A cette occasion, les premiers chiffres clés de la radio 2.0 seront présentés par Médiamétrie(évolution de l’audience et des comportements d’écoute).

Plusieurs interventions d’experts internationaux sont également au programme (USA, UK, Espagne).

 

 

Facebook : Radio 2.0 Paris
Twitter : Radio_20
LinkedIn : Radio 2.0

 

September 15, 06:00 AM

Un Album sous forme d'applications, 24 heures de création audio-vidéo offertes gracieusement aux fans et un documentaire classieux sur  la création à l'heure d'internet...Petit rattrapage des évènements qui ont eu lieu cet été dans le Monde de l'innovation musicale.

"Listen, Learn and Create"

Début juillet, Björk, véritable nymphe islandaise de la pop mondiale, a pris de vitesse une industrie du disque en manque d'inspiration en annonçant la sortie de son nouvel album Biophilia. Pas un simple album mais une constellation d'applications réservée pour l'instant exclusivement aux possesseurs d'Iphone ou d'Ipad. La sortie physique vient tout juste d'être officiellement retardée


 


Avant de parler de cette petite bombe d'innovations, j'aimerai faire un léger détour sur notre rapport à la musique. Car voila, ce que la dématérialisation des biens culturels a fait disparaitre, c'est ce fameux rapport que l'on pouvait avoir avec l'objet. Une galette de vinyle, un boitier en plastique, un dessin, une photo. Il faut avouer qu'acheter de la musique en mp3 procure à notre génération de transition comme une étrange et inexplicable sensation, mais c'est peut-être personnel après tout. Ce que propose Björk c'est de recréer ce lien disparu entre l'œuvre et son support.
Lorsqu'on achète un morceau de l'album, on achète en fait une application unique dans sa forme, une application se voulant être une sorte de sublimation du morceau. Une fois l'application ouverte, on a accès aux paroles (souvent avec la version instrumentale), à une animation interactive ou non, à des bonus ou même à un jeu permettant via nos manipulations de modifier la structure du morceau.
Comme ici pour le titre "Moon" :



Chaque morceau est donc l'occasion de découvrir un univers, mais est aussi une création issue de la 
collaboration avec différents apprentis sorciers des applications IOS. Parmi eux, et pour l'instant, 
Scott Snibe, inventeur de Oscilliscoop, ainsi qu'un jeune génie de 19 ans nommé Max Weisel, remarqué 
pour son application Soundrop qui devrait plaire à ceux qui aiment le balafon :


 

"Je ne suis pas censée dire ça, sans doute, mais je suis persuadée que les hackers ne vont pas rester les bras croisés"


Évidemment, cette sortie dédiée aux utilisateurs Apple est regrettable (autant pour nous que pour elle d'ailleurs) mais la chanteuse a clairement fait un appel de pied à tous les développeurs/hackers des autres plateformes pour adapter son album pour d'autre terminaux, à la pirater en somme. Au sujet des possibles conflits avec le fabricant à la pomme, elle dit être une sorte de Kofi Anan, chargée de faire la paix entre les hackers et Apple et espère une très rapide démocratisation des tablettes en Afrique.

 

Dans un registre beaucoup moins sérieux mais tout aussi novateur, les deux musicens belges (et frères) de Soulwax ont eux aussi sorti leur application. Une approche différente et moins couteuse. L'application vous propose d'écouter et de voir pas moins de 24h de mix audio-vidéo qui sont en fait 24 mixes thématiques d'une heure, le tout distillés semaine après semaine à la manière d'un podcast régulier et écoutable en streaming à la manière d'une radio. 
Une offre généreuse et déjantée qui joue graphiquement avec les codes de la culture web, remixes, 
détournements, collages, gifs, 8bit. On est ici dans une sorte d'hommage à une époque révolue, puisque les pochettes des morceaux joués (souvent détournées) deviennent le support visuel de l'écoute.


"Nous avons grandi entourés de la large collection de disques de notre père, et beaucoup de nos premiers souvenirs sont des pochettes de disques, il est donc logique que nous ayons fait cet hommage à cette forme d'art oublié"

L'application, elle, est disponible gratuitement en ligne.



Enfin pour tous ceux qui parlent comme moi quelques mots d'anglais mais qui s'intéressent beaucoup à la musique, lundi 19 septembre sera la sortie officielle de la version interactive du documentaire PressPausePlay.

Un documentaire pour se questionner sur les effets de la démocratisation de la culture.

Disponible depuis la semaine dernière sur Itune, ce documentaire qui tourne de festivals en festivals depuis le début de l'année va enfin pouvoir devenir accessible à tout le monde et dans une durée deux fois plus longue. Des interviews de Moby, Seth Godin, Anthony Volodkin, le tout dans une réalisation léchée, percutante.



July 23, 10:00 AM

Peut-on tout dire sur internet ?


C'est avec cette question qu'on pourrait illustrer cette semaine de l'actu du monde de la musique. Mardi dernier le label anglais Ninja Tune, un label indépendant, publie un billet à propos de la diffusion de deux de leurs futurs albums trouvés en ligne avant leurs sorties officielles, ce qu'on appelle un Leak. On parle souvent de pirates pour parler des gens qui diffusent des oeuvres illégalement, mais lorsqu'on pense à Pirate, on pense souvent à de jeunes adolescents qui n'ont rien dans la tête, à une organisation mafieuse transnationale, là c'est un journaliste.


Pour votre gouverne, les journalistes reçoivent, encore, des CDs de la part des labels pour leur faire écouter en exclusivité la musique de demain. Mais ces CDs sont désormais Watermarkés, ils contiennent en eux un code qui identifie chaque CD (une technique pas infaillible au passage). Il a donc été facile pour le label de savoir qui était l'auteur du méfait.Mais revenons en à ma question...Peut-on tout dire sur internet ! 

Ninja Tune ne s'est pas contenté de grogner contre cette pratique, elle clairement balancé le nom du journaliste en ligne, ainsi que le nom du site pour lequel il travaille en annonçant qu'ils ne recevrons plus jamais aucune promo de leur part et concluant :

"Les gens qui mettent en ligne de la musique des mois avant leur commercialisation ne font une faveur à personne"

Pensez-vous qu'il faille dénoncer nominativement les gens quant la preuve est irréfutable ? (Vous pouvez répondre dans les commentaires)

Mais il y a un autre exemple de libre expression "tendancieuse" cette semaine.

 

C'est l'intervention de Trent Reznor, leader de Nine Inch Nails et icone de la musqiue indus...Voici le tweet qu'il a envoyé la semaine dernière :


"Fans de Nine Inch Nails, ne perdez pas votre argent en achetant la nouvelle version de mon désormais célèbre album PHM"

 

 

Un artiste qui recommande de ne pas acheter son album c'est peu banal. Il s'agit en fait d'une ré-édition de son tout premier album sorti en 1989, une ré-édition qu'il dénonce comme n'ayant fait l'objet d'aucun remastering ou d'aucun ajout, un simple repackaging...Un message pas si anodin puisque Trent Reznor est suivi par 930 000 fans sur Twitter.


Peut-on continuer à cracher sur le label (avec lequel on s'est faché) mais qui est à l'origine du début de sa carrière ?


 

 

 

Enfin puisque ces sujets sont un poil polémiques, je vous en prie, lorsque vous vous exprimez sur internet, n'oubliez jamais que vous vous adressez à un être humain, parlez lui comme si vous débatiez face à face avec un proche.
Une règle d'or d'internet pour ne pas blesser les gens inutilement.
Une règle appliquée naturellement par les membres de l'atelier et je les en remercie tous !

July 12, 05:00 PM

Depuis des années déjà, faire de la veille en ligne c'est trier une somme gigantesque d'articles. L'arrivée des blogs et des réseaux sociaux (facebook et twitter surtout) a rendu cette tâche encore plus chronophage. Mais depuis quelques temps, des services comme Summify ou Refynr ont fait une apparition discrète malgré le gain de temps immense qu'ils représentent. Conseils, idées et modes d'emploi.
 

Si on devait faire un historique de la manière dont on trie l'information depuis l'arrivée d'internet, sans doute que l'on rendrait hommage au flux RSS, puis aux agrégateurs...Pourtant à l'heure actuelle, beaucoup d'entre nous avouent ne plus trop s'en servir, certains prédisent même la mort de l'agrégateur, pas assez grand public, pas assez interactif. En même temps, je suis toujours étonné de voir la mine satisfaite des gens à qui on explique et montre comment fonctionne un agrégateur. Si certains agrégateurs sont plus difficiles à apprivoiser que d'autres, il ne faut jamais longtemps au apprentis pour comprendre à quoi cela pourra leur servir.
A mon sens la meilleure combinaison reste Google Reader + Feedly : Possibilité de lire les articles en fonction de leur dates de publications (du plus frais au plus anciens), possibilité de chercher une information à l'intérieur de ses abonnements (et non pas sur le World Wide Web), possibilité de découvrir facilement d'autres sources d'informations et bien sûre le tout en restant sur une seule et même page. Bien entendu, il existe pléthore d'autres agrégateurs et comme toujours à chacun de trouver l'outil qui lui convient.
L'arrivée des réseaux sociaux a clairement modifié nos habitudes sans qu'on s'en rende compte. Les canaux sont devenus multiples et l'information n'est plus forcément passée par une actualité, mais par les découvertes des uns et des autres. Entre le temps accordé à chaque type de média et la démultiplication des recommandations, la veille s'est faite touffue.

(Cliquez sur le graphique et vous comprendrez la différence de volume d'information
entre actu, blogs et réseaux sociaux.)

La faute aux réseaux sociaux ?

Soyons claire, les producteurs de contenus à valeur ajoutée sont quasiment restés les mêmes (depuis l'arrivée des blogs), ce qui a changé, c'est le surnombre des prescripteurs. Mais il faut avouer que les réseaux sociaux ont largement bousculé le circuit de l'information, voici quelques exemples. Avant vous vous abonniez à l'intégralité des publications d'un site (c'est le flux RSS), maintenant vous pouvez directement suivre l'auteur du contenu sans être obligé de lire ses collègues les moins pertinents. De même le système des fan pages est un moyen astucieux de remplacer le flux RSS de façon complètement transparente pour l'utilisateur. Tout cela en permettant au producteur d'information de rentrer en contact avec son lectorat, ça fait beaucoup...Ceci étant, même en ne suivant que des personnes restreintes, la masse d'info produite et partagée peut vite devenir vertigineuse. Comment faire alors pour dérusher ces infos relayées par votre réseaux alors que les journées n'ont que 24 heures et qu'une somme astronomique de contenus, parfois redondants, parfois hors-sujet, parfois tout simplement "dispensables" sont publiés chaque jour. C'est là qu'interviennent mes deux chouchous :  Refynr et Summify.

 

Summify a débarqué sur le web de façon ambitieuse et habile pour finalement se résumer à l'essentiel, une newsletter. Je vais faire mon nostalgique, mais lorsque le site n'en était qu'à ses balbutiements, l'interface était un peu lourde avec une efficacité bluffante.

La première fonction de ce service, c'est de vous permettre de rassembler vos flux Google Reader, Facebook et Twitter en un seul et unique flux. Après, s'offraient à vous deux manières de surveiller votre "Super-Flux". Il y avait  le mode "temps réel", comme sur Twitter si ce n'est que ce n'est pas le tweet qui était mis en avant mais le titre de l'article contenu dans le tweet (ça parait pas grand chose mais ça évite de perdre du temps sur certaines blagues).
Le deuxième mode, et c'est là que ça devient intéressant, ne vous affiche que les articles qui commencent à être populaires sur votre réseau. Exemple, tel article a déjà reçu 15 "like" et a été tweeté 10 fois. On est là clairement dans le principe même du filtrage collaboratif et de la recommandation sociale.
Il y a trois mois, les développeurs du site décident (en même temps qu'une levée de fond) de ne pas refaire un énième "agrégateur de vie sociale" mais d'offrir à ses utilisateurs la possibilité de recevoir trois fois par jour une sélection des dix liens les plus en phase avec leur réseau. C'est à ce moment là que Summify est devenu une newsletter personnalisée et pertinente.

Enfin, une application Summify pour Iphone vient de sortir et elle s'avère rapidement indispensable.

 

Astuce : les newsletters summify peuvent être rendues publiques vous pouvez donc voir le web comme un autre le voit.

Vous n'êtes pas convaincu par Summify...
Soit vous n'avez pas essayé :-O
Soit vous êtes snob :-P
Dans tous les cas, je veux bien que vous m'expliquiez pourquoi...

 

 

 

Le second outil, devenu pour moi désormais indispensable, s’appelle Refynr et n'est pas basé sur la recommandation, sa force c'est de filtrer Twitter et Facebook.

Si vous savez un peu ce que vous cherchez sur internet, vous êtes alors capable d'énumérer quelques mots-clés de votre veille. Ces mots, vous allez vous en servir pour trier l'info de vos réseaux sociaux en créant des filtres. Les filtres se règlent de façon très simple, on peut définir jusqu’à 20 mots, hashtags ou noms d'utilisateurs à inclure dans votre flux et 20 autres mots à exclure de votre flux. On peut donc créer plusieurs filtres, personnellement j'en ai un dédié à l'actu média et un autre à l'actu musicale. La première plus value, c'est tout simplement de ne plus être obligé d’être constamment sur Twitter. Une simple incursion sur le site vous permet d'aller à l'essentiel, de voir vos Mentions et vos RTs, les contenus en liens avec ce qui vous concerne et, petite coquetterie, Refynr vous permet d'exclure également tous les messages liés à Foursquare ou Gowalla, voir même quelques éléments sémantiques (en anglais) liés à la discussion comme : How, where, who?

 

Après plusieurs semaines de test et de personnalisation des filtres, je peux vous assurer que je ne me sers plus de mes listes Twitter (ce qui m'empêchait de voir ceux que je ne savais pas ranger dans une case) et que j'ai donc retrouvé du temps pour Google Reader, Tumblr, Reddit et bien sûr Scoopit, un bel outil de veille dont je vous ai déjà parlé ici


Astuce : Sachez que vous recevez chaque jour un mail des tweets triés et archivés, conservez les, cela vous permettra de faire des recherches directement dans votre boite mail plutôt que dans Google et que vous pouvez bien entendu chercher dans vos archives directement sur le site.

 

Si auparavant il fallait connaitre les bons sites et manier quelques outils austères pour faire de la veille, il est désormais évident qu'une bonne veille c'est avant tout des comptes sur les réseaux sociaux (facebook, twitter...) bien soignés. Il s'agit donc de choisir astucieusement ses amis et ses abonnements. L'arrivée d'outils plus sémantiques est une aubaine pour l'ère de l'information via les réseaux sociaux. Si "Paper.li" et "TwitterTim.es" ne m'ont absolument pas convaincu, Summify et Refynr sont, j'espère, les premiers d'un longue série d'outils permettant à chacun d'accéder plus facilement à une information de qualité.

 

Et comme chaque billet en entraîne un autre, j'ai envie de vous parler un peu de la manière dont nous surfons sur internet. Si Summify, par exemple, laisse place à une sérendipité "encadrée", un outil comme Refynr a tendance à exclure ce qui peut rendre charmant les réseaux sociaux, à savoir les blagues, les conversations gratuites...A vous donc de choisir, en fonction de votre emploi du temps ou de vos envies.
Promis, lors de mon prochain billet j’essaierai de trouver la formule secrète de la sérendipité non-chronophage comme mode unique de consommation du web (date de parution non contractuelle ;-)

 

"The more connected data you have,
The more powerful they are"

 

Bonus : Au moment ou j'écris ce post, je viens de retrouver une conférence de Tim Bernes Lee sur les données,  les méta-données et donc sur le web sémantique. Une idée veille de 17 ans mais qui commence tout juste à devenir concrète grâce, notamment , aux outils dont il est question dans ce billet .


Tim Berners-Lee: The next Web of open, linked data par Cyno 

April 20, 07:00 AM

Il y a quelques jours Ziad, Cédric et moi sommes partis à Dakar pour une formation à l'intention des Mondoblogueurs. Six mois de conversations et d'échanges à distance via les réseaux sociaux enfin finalisés par une rencontre "éloignéé du clavier" ( AFK ).

 

Mondoblog a maintenant plus de six mois d’existence et ce projet n'en est même pas au stade de son adolescence...A mon avis, La fougue reste à venir.
Six mois et plus de 700 articles mis en avant, des articles que nous avons parfois retouché mais très peu, 700 articles qui nous semblaient intéressant, bien écrits et instructifs. On le savait dès le départ, mais quand vous créez 100 blogs d'un seul coup, vous ne pouvez avoir 100 personnes avec les mêmes motivations, le même niveau d'instruction ou la même ténacité, c'est pourquoi nous avons sélectionné 30 des plus méritants pour se rejoindre une partie à Dakar et une partie à Yaoundé.

En tout 16 Mondoblogueurs ont voyagé jusqu'à Dakar, au CESTI, une des plus réputées école de journalisme de toute l'Afrique de l'Ouest. Certains n'avaient jamais pris l'avion, d'autres n'étaient jamais sortis de leur pays et la grande majorité ne connaissait pas cette ville au bord de la mer à l'extrême ouest du continent, d'ailleurs ce fut l'occasion d'aller sur l'Ile tristement mythique de Gorée avec les premiers arrivant. Imaginez la tête que vous feriez si vous lisiez et commentiez plusieurs personnes pendant plus de 6 mois et que vous finissiez par les rencontrer et vous saurez exactement ce que chacun d'entre nous a ressenti.

 

Une école de journalisme pour des blogueurs, voilà une histoire peu banale. Après tout, si les journalistes sont hostiles aux blogueurs alors que les blogueurs fassent leur preuve et on en rediscutera...Parmi les regrets de notre périple, l'absence de Suy Kahofi, blogueur ivoirien et courageux, qui vous l'imaginez a eu quelques problèmes pour quitter le territoire, ou encore Nelson Deshommes, blogueur Haïtien, pour lequel l'ambassade de France n'a même pas daigné lui donner un visa de transit, drôle d'époque !

 

 

Au bout de quelques jours et quelques longues discussions parfois enflammées (la religion, le sexe, la politique, les classiques quoi), je me suis dit que cette réunion de Malgaches, de Tchadiens, de Guinéens, de Sénégalais, de Maliens, de Burkinabés et de Camerounais (j'espère en oublier aucun ;-) pouvait donner un aperçu de l'Union Africaine, pas l'officielle qui n'a pas plus d'union que la fameuse Union Economique Européenne...Mais l'Union Africaine au sens propre du terme avec chacun sa propre culture, mais dans le respect de l'autre et pour l'intérêt général.

 

Pour en revenir à la formation, il nous avait semblé intelligent de faire un mélange entre enseignement rigoureux du journalisme à l'ancienne, exercices pratiques de l'écriture et du blogging et enfin coup de main donné en tête à tête pour s'adapter aux attentes de chacun. J'me rappelle que quand Philippe Couve, initiateur du projet avec Cédric Kalonji, me parlait de l'aspect formation de Mondoblog, c'était en gardant un assez mauvais souvenir des formations institutionnelles. Difficile de former quelqu'un présent contre son gré, d'autant plus quand elle peut ramener des Per-Diems plus importants que son salaire de journaliste sans forcement travailler. Opération réussi donc, puisque nous ne nous sommes que très rarement couché avant 2h00 du matin tant tout le monde avait soif d'apprendre, de progresser.

 

Nous avons alors sorti notre batterie d'outils pour blogueurs avec leurs limites. Si nous étions excités comme des puces de faire découvrir le "Cloud computing", il ne nous a pas fallu longtemps pour nous rendre compte que même la connexion dakaroise (une des meilleures connexions d'Afrique de l'Ouest) ne suffisait pas à travailler sereinement en ligne...Retour au bon vieux Word...Copié-collé une fois connecté au cyber. Même constat personnel pour la vidéo, si vous avez un bon quart d'heure devant vous pour regarder Rémi Gaillard pendant deux minutes vous êtes dans la norme.

Tout au long du séjour, la question de l'organisation d'un Barcamp (une tradition de l'atelier en voyage) nous a taraudé. Comme nous voulions nous concentrer sur la formation, nous avons finalement improvisé une réunion grâce au Centre Culturel Français sans pouvoir réellement rencontrer la blogosphère...Ce sera pour une autre fois !
Nous avons alors enregistré une émission spéciale où chacun des mondoblogueurs nous a aidé à refaire l'habillage, une franche rigolade pour nous et j'espère une agréable écoute pour vous.



PS : Jetez un oeil aux différents portraits croisés écrits lors de la formation :

Alimou Sow 
Ameth Dia
Christelle Bitner

Assaaz le GeekduSud

Shilo MM

Abdou Amadou Cissokho

Basile Niane

Arouna Ba

Alou Diawara

Ariniaina

Fodé Sanikayi Kouyaté

Ousmane Gueye


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April 20, 05:30 AM

Nous ne saurons jamais quelles sont les stars qui ont refusé de participer aux soirées de la famille Gadhafi. Par contre, nous connaissons désormais une bonne partie de ceux qui l'ont fait et, au fur et à mesure des jours, la liste s'allonge :
Mariah Carey, Beyonce, Jay-Z, Nelly Furtado, Usher, Lionel Ricthie, Lindsay Lohan, Miranda Kerr et même  la bimbo de la roue de la fortune, Victoria Silvstedt...Bizarrement, les stars se sentent plus sales depuis que la révolution libyenne a commencée, attendez...Non,  depuis que Wikileaks les a balancées.

 

Si j'étais intéressé par l'argent en écrivant sur le web (et donc intéressé par le trafic, le référencement) j'aurais écrit ce papier bien avant. En effet, qui n'aurait pas rêvé de mettre dans les mots-clés de son article "People", "Politique", "argent sale", "Kadhafi", "musique", "débauche", "embrouille familiale" et "humanitaire" au moment même ou la situation libyenne est en pleine crise...J'entends déjà l'excitation les râles des accros du S.E.O. poindre à mes oreilles !
Impossible que cela vous ai échappé, depuis que Wikileaks a balancé des câbles de l'ambassade américaine en Libye sur les agissements des enfants Kadhafi, c'est l'effet domino chez les stars de la pop américaine. Ce qu'on leur reproche, avoir été grassement payé par l'argent douteux du président libyen pour chanter quelques chansons lors de soirée de luxe et de débauche.


Nelly furtado a été la première de ces artistes a avoir cherché a expier sa faute, lors d'un tweet dans lequel elle annonçait, le 28 février, vouloir reverser les 1 millions de dollars touchés pour sa prestation de 45minutes à l'intention d'oeuvres de charité. Le lendemain Beyonce, qui s'était elle fait épinglée par la presse people il y a déjà un an, annonce donc par opportunisme qu'elle fera de même. En fait, à l'heure où je vous parle, seul Usher a déjà reversé de l'argent à Amnesty International, quant à Mariah Carey, que l'on sait fauchée, elle a annoncé utiliser une partie des bénéfices de son prochain single (dont la date de sortie est inconnue) à des oeuvres également...On attend de voir.

 

Ces informations, c'est encore une fois un coup de Wikileaks, Ça fait partie des "US Cables"

Ces informations viennent de l'ambassadeur américaine à Tripoli...Ce qui est marrant c'est que les enfants Kadhafi nient en bloc ces affirmations, puisque au fil de la lecture on en apprend plus sur la guerre qui sévit à l'intérieur de la fratrie  que sur les agissements du père. Personnellement, en ce qui concerne la présence des célébrités, je crois que leurs déclarations vaut comme validation de l'existence de ces faits.





Toutes les stars n'ont pas validé l'intégralité de leurs agissements, par exemple Beyonce dit qu'elle ne savait pas qu'elle était en représentation pour la famille Kadhafi ce soir-là, pourtant le même soir son manager la prenait en photo en tweetant "nous sommes à la Kadhafi Party"

 






Encore une fois Wikileaks montre sa capacité à faire le ménage dans l'ordre établi, la diplomatie, la politique internationale et maintenant l'industrie musicale... Les dégâts sont plus que collatéraux et on voit bien à quel point ces stars qui sont pourtant les mieux payés du Monde sont prêtes à tout pour faire pour faire grossir leur magot. Vous remarquerez également les nombreuses traces laissées sur le net via les réseaux sociaux, écrites par des attachés de presse ou non, enfin bon dans le milieu People comme en politique la communication n'a plus peur du ridicule.

 

PS : pour faire cet article j'ai d'abord tous regroupé sur une seul page grâce à un outil de curating qui s'appelle Bundlr, allez jeter un oeil!

 

April 01, 01:21 PM

Encore une semaine chargée dans le domaine de la musique en ligne.

La plus grosse actualité, c'est l'annonce de l'Amazon Cloud Player, un service de stockage en ligne (de votre musique) proposé par l'un des plus gros vendeur de mp3s dans le Monde "Amazon". Le géant de la vente culturelle en ligne s'attaque donc au "music locker" au stockage des œuvres en ligne ouvrant le bal avant Google Music et le futur service d'Apple.

Pas sûre que Deezer et Spotify, ces services de musique en ligne qui négocient chaque jour avec les ayants droits, voient cela d'un très bon œil. D'ailleurs Sony a déjà menacé de porté plainte contre Amazon

A vrai dire et pour l'instant, ces services sont encore un peu lourd pour la 3G donc vivement la 4G !
Toute cette mouvance du stockage en ligne c'est bien sûre pour une consultation embarquée, sur son téléphone par exemple, et une des tendances qui semble ce développer à toute vitesse en ce moment c'est le domaine de la musique géolocalisée. Oui géolocalisée, un terme qu'on répète à tour de bras depuis l'arrivée des smartphone.
La géolocalisation, vous vous en êtes certainement servi sans le savoir. Si vous avez un GPS par exemple, la géoloc (pour les intimes) c'est le fait de donner sa position sur le globe en utilisant les données de latitude et de longitude.

On a déjà parlé ici de Foursquare, Dis-moi-où ou encore Gowalla et les services de musique géolocalisé s'appuie sur ces derniers, c'est ce qu'on appelle un Mashup. Dans le domaine du logiciel, Un Mashup c'est un nouveau service qui s'appuie sur un service existant. Par exemple il existe 562 563 564 mashups de Twitter.
Si je prend le cas de l'un d'eux : Twittervision, Twittervision combine Twitter avec Googlemaps, la fameuse carte de Google, c'est donc de la géolocalistaion mélangée à un réseau social temps réel...Vous avez résolu l'équation Twittervision vous permet de voir en temps réel les tweets du monde entier placé à l'endroit d'ou ils sont émis.


Et puis en fait, j'voulais vous parler de service de musique géolocalisée ?
Pour moi le plus prometteur c'est l'association de Soundcloud avec Foursquare, deux services efficaces, bien conçu et avec chacun de grosses communautés d'utilisateur. Même si on ne sait pas encore comment Foursquare compte intégrer l'audio sur sa plateforme, ça n'en est pas moins excitant.
Mais il existe d'autres applications qui mélangent musique et géolocalisation, comme Soundtracking qui vous permet d'échanger de la musique liée à un lieu, Loudie qui permet de trouver un concert à côté de votre position et d'échanger avec les gens qui y sont présent ou même Roqbot qui permet de choisir la musique qui passe dans tel ou tel bar.

Mathieu, qui travaille avec nous, a même rencontré des jeunes français qui ont crée Clameurs, une application qui vous incite à découvrir la ville pour découvrir des sons...On vous en reparle très prochainement !

February 14, 09:00 AM


Ça fait un petit moment que je lis des articles sur la "curation" (issue du mot anglais et non du sens français comme le faisait remarquer Titiou Lecoq dans son billet).
Le sujet déchaîne les passions numériques. On se demande si le curator est un veilleur, si c'est un "bullsh** marketing" ou si le curator va  résoudre les problèmes d'infobésité. Le mot agace et les débats autour de cette fonction ressemblent souvent à de longues logorrhées ou à des panégyriques
sans vraiment s'intéresser aux outils. Prenons donc de la distance et de la hauteur pour parler de ces petites inventions bien pratiques qui, faute de changer la face du web, rendent service à des utilisateurs avertis.
 

Pour ceux qui auraient la fainéantise de cliquer sur le premier lien (ci-dessus), sachez qu'on parle de curator pour désigner une personne qui sélectionne et compile des contenus pour, en général, les rassembler en un seul et même endroit. Les plateformes de curation les plus connues sont StorifyCurated.byKeepstreamResearch.ly ou encore Scoop.it. J'en ai testé quelques-unes  mais puisqu'on ne peut parler de curator sans râler, je vais râler aussi (mais différemment).

Tout d'abord, si certains attaquent le fait de donner un nom barbare à un acte qui "serait vieux de plusieurs années", je précise que la curation n'est pas censée être aussi large qu'une sélection de liens que l'on ferait dans un blog, à moins que cette sélection soit restreinte à une seule thématique. Certains, comme Eric Scherer ou Alex Gamela, le font très bien en ce qui concerne le métier de journaliste par exemple.
Le véritable intérêt de la curation réside justement dans sa capacité à concentrer en un seul endroit toutes l'actualité d'une thématique précise, comme la 4G, les pirates ou la société collaborative... Rares sont les blogueurs suffisamment obsessionnels pour tenir une ligne éditoriale aussi restreinte sans jamais dévier.

Tumblr et Pearltrees des outils de curation avant l'heure

 

Tumblr c'est une plateforme de micro-blogging, souvent associé aux teenagers, à la génération skins, mais l'un des exercices de prédilection de ses utilisateurs, c'est bel et bien de créer des espaces web monomaniaques. Tapez Fuck Yeah + le nom de votre artiste préféré, pour un peu qu'il soit mainstream, sachez qu'une page lui est déjà dédiée, Lady Gaga, Justin Bieber, il y a même un site pour savoir si un FuckYeah de votre star existe. Je parlais de monomanie, si vous avez du temps à perdre et un besoin de Lol à combler, il y a les monomanies créatives comme SelleckWaterfallSandwich ou encore DianaRainbowCheese, mais là je digresse ;)


Sans tirer de grandes conclusions, je dirais que ces nombreux exemples d'utilisation naturelle de l'outil Tumblr pour sélectionner un seul type de contenus montrent bien que l'acte de curation est un acte qui s'est imposé comme un usage naturel du web, puisque le problème du web c'est son immensité.
L'activité de collectionneur aurait donc survécu à la dématérialisation, se transformant peu à peu en collectionneur multimédia en ligne.

 

Quant à Pearltrees, on a longtemps comparé cet outil à l'avenir du bookmarking sans jamais vraiment comprendre comment l'utiliser. Sur Pearltrees, chaque bookmark, chaque lien est visualisé sous forme de perle, vous pouvez alors créer des "perles racines" (comme on créerait un dossier pour ranger plusieurs documents sur son bureau) dans lesquelles vous allez ainsi organiser vos favoris en un seul lieu thématique.
La force de ce site c'est de permettre de lier des favoris entre eux, de leur donner une arborescence. Si, par exemple, des faits d'actualité découlent les uns des autres, alors plutôt que de mettre ces liens au même niveau (sous un même mot-clé), vous allez pouvoir créer une branche de liens découlant visuellement les uns des autres. 

Pearltrees a bel et bien de l'avance sur tout le monde, et sûrement trop pour être adopté facilement, cela dit je prends le parie que les tablettes tactiles devraient permettre à ce site de prendre de l'ampleur tant l'interface web a été pensée (où pas) pour toucher, manipuler ces perles. Cette architecture de branches n'existe sur aucun des sites officiellement dits "de curating" et c'est là souvent leur faiblesse. Keepstream n'est pas très sexy, Storify a lui fait ses preuves pour être embeddé dans un article, mais celui qui me parait le plus intéressant puisqu'il permet de créer une page très lisible, c'est Scoop.it.

Mon expérience de Scoop.it
Je le redis, si une chose est bien claire dès le début sur Scoop.it, c'est que le site vous incite clairement à vous spécialiser sur une thématique, quitte à créer d'autres pages sur chacune des thématiques sur lesquelles vous faites de la veille. 


Moi-même en m'inscrivant, je n'avais pas anticipé ce qu'un outil de curation pouvait impliquer. Alors que les autres sites récupèrent vos favoris ou vous proposent de rechercher des éléments pour étoffer votre article, Scoop.it met à disposition une page par thème en vous proposant une interface de veille...Vous pouvez agréger vos sources d'informations par le biais de recherche de mots-clés, de compte ou de liste Twitter et de flux RSS. Si je compare avec mon agrégateur de flux, j'ai ici une information bien plus ciblée et bien plus large (grâce au fait de mélanger RSS et twitter) que dans mon Google Reader qui est pourtant bien rangé. Ce dispositif donne donc un outil de veille plutôt pratique tout en permettant de rajouter des articles hors de cette veille (Via un bookmarklet).
Rajoutez à cela la possibilité donnée à n'importe qui de vous proposer un article en rapport avec votre thématique et vous avez un outil collaboratif, relié aux réseaux sociaux (Facebook et Twitter) et plutôt efficace (quoi qu'à perfectionner).
La petite surprise est venue après m'être abonné à certaines thématiques "curatées" par d'autres. On reçoit chaque jour un récapitulatif des mises à jour thème par thème et c'est là tout l'enjeu de la curation: avoir des infos très ciblées sans même les chercher.

 

Tout le monde s'accorde sur le caractère chronophage de la veille mais, désormais, certains sites permettent de faire le tri dans nos flux et d'identifier plus rapidement les contenus qui commencent à faire du bruit. C'est le cas de Summify ou Cascaad. La curation s'inscrit également dans cette démarche (gagner du temps) mais elle ne repose pas sur un algorithme.  Ce qui fait la curation c'est l'humain (comme l'a intelligemment anticipé Aaaliens) et aussi la spécialité (ce que les services basés sur des algorithmes ne proposent pas encore). 

Et si la "curation" permettait, à l'avenir, à tous veilleurs d'avoir plus de temps pour produire des articles? Le mot n'est pas très beau, j'en conviens, c'est peut-être un mal pour un bien...

 

BONUS : De la curation sur... la curation ;)

 

Content : An illustrated history par Philip Shelldrake

January 14, 09:00 AM

Le site Hypemachine, qui agrège la grosse majorité des blogs musicaux du monde, vient de publier cette semaine son Zeitgeist 2010, comprenez les morceaux reflétant le mieux l'année passée. L'occasion de rappeler ce qu'est la Hypemachine. 

 

Vous connaissez les blogs, ce moyen simple de s'exprimer en ligne, sachez que certaines personnes s'en servent pour échanger autour de la musique. Mais comme la musique n'est jamais aussi bonne que lorsqu'on l'écoute, ces blogueurs mettent à disposition de l'internaute les morceaux dont ils parlent (souvent avec des fichiers mp3). Cela parait évident aujourd'hui, mais ce sont ces blogueurs qui ont popularisé la pratique.

A l'époque tout le monde ouvrait son blog en ayant peur d'être forcé de fermer dans la foulée (et ça a été le cas pour nombre d'entre eux). Au même moments les sites d'actualité musicale devaient batailler ferme avec les labels pour récupérer ne serait-ce qu'un extrait utilisable légalement en ligne...Le nombre de blogs a, entre temps, explosé. La partage d'mp3 s'est banalisé et les labels ont bien compris que cette armée de blogueurs bénévoles était une force de communication incroyable pour leurs productions.


Revenons à la hypemachine. En 2005, Anthony Volokin, un étudiant en université, se rend compte du potentiel des blogs musicaux et décide de créer une sorte d'annuaire qui permettrait d'écouter l'ensemble des morceaux mis en ligne facilement. Il ajouteà tout cela une couche sociale qui permet de savoir ce qu'écoutent ses amis, de traquer certains blogs, certains artistes ou certains mot clés. Un service essentiel qui fait office également d'archive incroyable pour une partie de la production musicale mondiale. Hypemachine c'est + de 100 000 visites par jour.

 

Et donc ce site vient de publier un classement des artistes, albums et morceaux les plus populaires sur sa plateforme. Au risque de vous surprendre, l'actualité mondiale de la musique en ligne n'a rien à voir avec la programmation des radios et encore moins des chaines musicales. L'artiste le plus blogué cette année c'est Yeasayer, un groupe de rock atypique que je n'affectionne pas particulièrement, avec des sonorités typées années 80. L'album que les utilisateurs ont le plus apprécié cette année, c'est celui d'Arcade Fire appelé "the Suburbs", si vous ne l'avez pas encore écouté, allez-y cela ne peux pas vous faire de mal. Enfin, et c'est assez bizarre le classement du meilleur titre n'en est pas un, c'est en fait une sélection exhaustive des titres qui ont été "likés" par les utilisateurs dont vous pouvez retrouver la liste ici.

 

Ce classement, vous l'aurez remarqué, met clairement en avant les productions d'Amérique du Nord, mais puisqu'il est le résultat des gens actifs sur la toile, il ne tient qu'à vous, amis de Francophonie, de mettre en avant la musique qui vous plait !

 

January 07, 06:00 AM
Peut-être n'avez vous pas remarqué, mais il devient de plus en plus difficile de partager une musique que l'on apprécie avec ses amis sur internet.

 
Cette semaine, par exemple, j'ai voulu tester un logiciel de screencast gratuit et en ligne qui s'apelle Screenr (que je vous conseille vivement). Dans cette capture vidéo de l'écran j'en ai profité pour faire la démonstration d'un très bon plugin qui s'apelle Apture si vous êtes blogueur, installez le de suite, c'est un bénéfice pour le producteur comme pour le consommateur d'information. 
Voici le résultat :


 

Voila donc une minute de vidéo accompagnée d'un morceau trouvé sur le web.
Sachez au passage, lecteurs allemands, que vous ne pourrez pas voir cette vidéo puisque dans la minute qui suivait la mise en ligne je recevais ce mail 
"Votre vidéo comporte peut-être du contenu sous licence ou appartenant à Sony Music Entertainment "
 
Ce qui est frappant, c'est la rapidité avec laquelle Youtube identifie des contenus sonores, pas sûr au passage qu'il en soit de même pour la vidéo.

L'Allemagne serait donc le seul pays dans le Monde où Sony ait trouvé un accord avec Youtube m'interdisant d'utiliser "leur musique", mais ce qui est étonnant dans cette histoire c'est que le morceau utilisé dans cette vidéo n'appartient en fait à aucun cataogue officiel...C'est un Mashup !
Un mashup, c'est ce procédé  fruit de la culture remix, inhérente au web, dont j'ai déjà parlé ici. Il consiste à mélanger au moins deux morceaux qui n'ont à priori rien à voir pour en créer un nouveau. Rien de légal à l'heure actuelle dans ces créations (puisque les droits ne sont pas négocié en amont), mais on trouve de véritables pépites qui donnent une seconde vie à des morceaux parfois oubliés, démodés voire obscurs.
A mon humble avis, les maisons de disques seraient bien inspirées de négocier avec certains de ces producteurs de mashups tant les réactions des gens à l'écoute de ces remix sont enthousiastes.
J'en veux pour preuve ce morceau déniché sur Soundcloud.
.

Soundcloud, c'est un service qui permet aux artistes de stocker et diffuser facilement leur musique en ligne, sans se faire pirater et c'est aussi un endroits où on trouve beaucoup de mashups sur le web. Mais voila, comme souvent, il n'a pas fallu longtemps pour que l'utilisation du site soit dévoyée et de nombreux morceaux soient mis en ligne sans l'autorisation des ayants droit.
Soundcloud a donc annoncé cette semaine que l'identification automatique des morceaux (vous savez, le procédé dont je vous ai parlé pour youtube) allait être mis en place sur leur plateforme et si j'en crois l'expérience que je viens de vivre cela veux dire fini les bootlegs (autre nom donné improprement aux mashups) sur ce site.
 
Il est a parié que certains utilisateurs risquent de fermer leurs comptes, pas seulement les créateurs de mashups, mais aussi les blogueurs musicaux. Une attitude que je trouve courageuse et droite de la part de Soundcloud, un service que j'apprécie particulièrement, qui a eu l'intelligence d'incorporer le creative commons dans son mode de publication (mais pour combien de temps ?). N'aurait-il pas été envisageable de négocier avec les labels pour simplement interdire le téléchargement de contenus illégaux ?
Voila une situation qui rappelle que cet "age d'or" du web, où partage et commerce n'étaient pas incompatibles, est voie de disparition. 
PS: du Mashup sur Souncloud et du Creativecommons
December 10, 05:30 AM

Ziad et moi, on a été faire un tour à LeWeb 2010.
LeWeb, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est la plus grosse conférence européenne en matière d'internet et nouvelles technologies et comme le faisait remarquer Ziad, le seul endroit où les Français font semblant de ne pas parler français.

Vous devez vous dire qu'on a plein de choses à vous raconter...Mais finalement pas tant que ça.
Si l'atelier s'intéresse aux nouvelles technologies, c'est bien souvent dans ce qu'elles permettent de faire évoluer au niveau de l'accès à l'information et de l'évolution du métier de journaliste et Leweb c'est avant tout l'occasion pour les investisseurs, les dirigeants de grosses sociétés de se rencontrer, d'investir dans des projets et de se tenir au courant de l'évolution des tendances de consommation via internet.

Ne crachons pas dans la soupe, si cette conférence est pour nous moins primordiale que les "Assises du journalisme" ou encore le tout nouveau "Obsweb", pour Observatoire du webjournalisme, auquel nous n'avons malheureusement pas pu assister, LeWeb reste un endroit où il fait bon sentir l'ambiance globale du milieu dans lequel nous évoluons.


Parmi les choses auxquelles nous avons pu assister, il y a les Ignites, des présentations courtes (généralement cinq minutes) ou chacun des intervenants discourent appuyés par une présentation visuelle (powerpoint) pour partager avec l'audience le résultat de son travail. L'avantage de cette discipline, c'est d'avoir en un temps court une présentation de pleins de travaux diverses et variés mais, plutôt que tous vous les décrire, je préfère vous parler de quelques unes d'entre elles.



A commencer par la "Twitter Diplomacy", un travail de Matthias Lufkens du Forum Economique Mondial, qui tend à montrer les relations que les Etats entretiennent les uns avec les autres sur le réseau social Twitter. En introduction il explique bien que même si par exemple le compte de Barrack Obama n'est pas tenu à jour par l'homme lui-même, il n'en va pas moins que chaque phrase partager sur le réseau est le fruit d'une réflexion de son cabinet de communication, un geste diplomatique. Lors de la présentation, on voit Obama accueillir Medvedev qui vient de s'inscrire sur Twitter, Medvedev déconseiller d'acheter tel tablette numérique (et l'impact que cela peut avoir) mais aussi et c'était très drôle, Matthias Lufkens montre que le compte Twitter officielle de l'Elysee ne suit personne, même pas le premier ministre.

Il y avait aussi des choses vraiment pas terrible, ce qui a le plus excité les gens, c'est l'intervention de Ricardo Sousa modestement appelé "les adolescents-entrepreneurs peuvent changer le Monde". Cinq minutes peuvent finalement paraitre très longues lorsque vous avez en face de vous quelqu'un qui vous sort des poncifs, les jeunes n'ont peur ni de prendre des risques ni de faire des erreurs et enfin ils ne font pas les choses pour l'argent (c'est une question de temps et au passage un petit "merci papa, merci maman" n'aurait pas été de trop), Grosse déception également avec Romain Lacombe pour sa non-mise à jour de son discours sur les données gouvernementales ouvertes pendant laquelle il cite à tour de bras le gouvernement américain, ce même gouvernement qui appelle aujourd'hui à la restituion des fuites Wikileaks.

Enfin, ma spécialité c'est la musique et même si Beathe Due était un peu mal à l'aise pendant sa présentation, j'avoue que je vais me pencher un peu plus sur le résultat de son enquête sur l'évolution des modes de consommation de la musique, ainsi que sur le travail de la japonaise Fumi Yamazaki qui sous prétexte de culture geek nous a démontré que pour que quelque chose devienne populaire il faut permettre aux internautes de se l'accaparer.

December 03, 11:00 AM

L'un des grands chantiers de l'évolution de l'industrie culturelle c'est la remise en cause du fonctionnement des droits d'auteurs dans le Monde, au même titre que la propriété intellectuelle sur les plantes ou les vaccins par les labos pharmaceutiques, au passage.
Vous le savez, la réforme des droits d'auteurs c'est une de mes nombreuses lubies, mais je ne vous en parle jamais sans un fond d'actualité.


La première actualité, c'est la chasse aux sites, qui hébergent ou indexent illégalement de la musique ou des films en ligne, lancée cette semaine aux États-Unis. Pas moins de 82 noms de domaines ont été confisqués. Au dire des spécialistes américains, un avant-gout de la loi COICA déposé le 18 novembre dernier qui devrait permettre non plus de supprimer seulement les fichiers incriminés stockés sur un site, mais qui permettrait désormais de supprimer l'intégralité d'un site soupçonné d'enfreindre la loi, sans aucun préavis et donc sans aucun dialogue.
L'Electronic Frontier Foundation, qui défend la liberté sur les territoires digitaux, démontre l'innéficacité de cette démarche puisque que dans les heures qui suivaient l'intervention de l'Etat, les sites étaient de nouveau en ligne sous une nouvelle adresse. Cette fondation alerte également sur le fait que de tels outils, une fois en place, pourrait faciliter à l'avenir la censure sur le net.


L'homme que vous avez en face de vos yeux est lui aussi un odieux criminel. Je vous en ai déjà parlé à l'issu de la sortie du documentaire "Rip a Remix Manifesto", il s'appelle Girltalk et vient juste de sortir son cinquième album à base essentiellement de samples d'autres artistes.Ce jeune canadien pousse, depuis quelques années maintenant, l'art du remix à son paroxysme puisque pour All Day, son nouvel album, ce bidouilleur a utilisé pas moins de 372 samples différents.
Si vous ne comprenez toujours pas ce qu'est un remix et comment ça peux fonctionner, alors allez voir de suite la visualisation faites par Benjamin Rahn de l'album de Girltalk et tous va s'éclaircir.


Non content de rendre enfin compréhensible l'idée du remix (quoique que la vidéo ci-dessous en était déjà une très sympathique ébauche) l'auteur de cette visualisation vient de permettre au gens ayant identifié un sample manquant de le rajouter eux même.

Enfin, et c'est un principe, il faut toujours garder la meilleure histoire pour la fin, c'est celle de Brian Cox, leader du groupe Deerhunter qui vient de mettre en ligne quatre albums, les "Bedroom Databank", d'un seul coup et ce gratuitement.
Là où l'histoire devient ubuesque, c'est quand Sony s'aperçoit que le jeune homme sous l'appelation "Atlas Sound" met de la musique gratuitement en ligne et décide de faire supprimer trois des quatres albums.
Brian Cox, qui n'a rien à voir avec Sony, ironise :

"Apparemment Sony est propriétaire de ma chambre".

Enorme bourde de Sony qui n'a d'ailleurs pas fait supprimer le seul des quatres albums enfreignant la loi (puisque contenant une reprise de Bob Dylan) et qui, dasn un deuxième temps c'estexcusé auprès de l'artiste qui a remis illico les fichiers en ligne.

Vous voyez je vous parlais en début de la répression qui se transforme en censure !
November 26, 05:30 AM

Nicolas Sarkozy le 19/11/10 :
«Il semblerait que vous soyez pédophile»

Il est impossible que vous ayez échappé à cette phrase lâché par Nicolas Sarkozy à l'adresse d'un journaliste qui, pendant le "Off" du sommet de l'Otan à Lisbonne, avait osé poser des questions au chef de l'état sur son implication dans le dossier Karachi. Je ne débatterai pas ici de la diffusion du "Off" ou pas puisque vous le savez j'aime le travail de Pierre Carles.

Cette information, d'abord relayée de façon courte me parraissait d'une violence sans nom puis a finalement pris une autre dimension à mes yeux lorsque Libération a publié l'audio de cette altercation.


Qu'est-ce qu'on y entend ?


Pour ceux qui n'aurait pas entendu l'intégralité de ce quasi-monologue, pas la peine de monter sur vos grands chevaux, lorsque Sarkozy dit que le journaliste en face de lui est pédophile, il ne fait qu'illustrer maladroitement sa pensée qui veux que si on a pas la preuve de ce que l'on dit mieux vaut se taire :

"Soit il y a quelque chose, dans ce cas-là je m’explique bien volontiers. Soit il n’y a rien… Et je m’explique sur quoi ?"


Mais dans cet extrait, on y entend, un président finalement bien mal à l'aise par rapport à ces soupçons, un président qui faute de pouvoir se défendre attaque, fait la morale aux journalistes, leur explique comment faire leur métier et puis dérape en démontrant ses propos par l'absurde.

Impossible également de ne pas déduire que le président de la République mène à l'heure actuelle une sorte de guerre larvée contre les journalistes lorsque l'on a vu sa dernière prestation officielle à la télé française. Il fait un bilan "argumenté" des sujets traités par les journalistes qu'il a en face de lui, leur fait la morale en reprochant aux journalistes de focaliser leur ligne éditoriale sur des sujets minimes qui pourtant son mis en exergue par la politique de son gouvernement, c'est la banale histoire de la poule ou de l'œuf.

Sarkophile ?


Il faut dire que dans cette histoire personne n'est vraiment blanc, je trouve personnellement que la télé à généralement un traitement populiste de l'actualité, panurgique et souvent motivé par la course à l'audience et je crois que Nicolas Sarkozy a trouvé lui aussi un moyen populiste de se défendre en attaquant les journalistes, une profession loin de faire l'unanimité dans les foyers français. Une profession que nous essayons de défendre chaque jour dans l'atelier des médias sans omettre de la remettre en cause.

Le doute, c'est une des forces du métier de journaliste et aussi à certains égards l'un de ses défauts. Vous ne trouverez pas moins corporatiste que cette profession puisque chacun doute du travail de l'autre, on se rappellera au passage comment les sarcasmes sur Laurent Joffrin (directeur de publication de libération) par Nicolas Sarkozy avait fait rire tous ses camarades.


Discutez aussi avec des journalistes politiques et vous verrez qu'ils vous diront qu'ils prennent beaucoup plus de plaisir à suivre Sarkozy aujourd'hui que Chirac à l'époque. Car le journaliste est quelqu'un généralement de cérébral, il aime la joute verbale, les bons mots, le journaliste est finalement un rappeur qui aime s'affronter dans des freestyles avec les hommes politiques, celui qui vanne le mieux est toujours le plus fort...Sarkozy mènent ainsi la profession par le bout du nez, une cour qui le suit dans ses nombreux agissements (son storytelling), qui rigole à ses blagues et n'ose s'affirmer ou se défendre les uns les autres lorsqu'ils sont en difficultés.

Il faut dire que l'activité de l'omniprésident ne laisse que très peu de temps pour vérifier la justesse de ses propos et que ceux qui ont ce qu'on appelle désormais "le luxe" de l'enquête ont bien du mal à transmettre à la plus large audience le résultat de leur travail, quand il dispose encore d'un ordinateur.

Si la liberté de l'information et la justice sont deux piliers de la démocratie et au vue de l'actualité française, demande de révélations des sources, déplacement du jugement de l'affaire Bettencourt d'un tribunal à l'autre, pas sûre que certains pays du sud que l'on appelle ici totalitaire ou despotique ne soit pas actuellement en train de nous rire au nez en voyant tous ce qui se passe dans notre pays, journalistes relevez la tête !

November 01, 12:00 PM


Écoutez la chronique (4 min. et 05 sec.)



Vous connaissiez tous Star Wars, mais vous connaissez probablement moins "Carles Wars", puisque je viens d'inventer le nom de cette trilogie. Carles vient de Pierre Carles, ce documentariste français en lutte contre les effets pervers du petit écran, qui, au travers de "Pas vu pas pris", "Enfin pris" et aujourd'hui "Fin de concession", dénonce un journalisme télévisé biaisé, auto-censuré voire malhonnête.

C'est vrai, Pierre Carles est peu connu, mais quand on tape sur ses camarades, il ne faut pas compter sur eux pour parler de vous. Pourtant, c'est lui qui révéla la supercherie de Patrick Poivre d'Arvor et son faux entretien avec Fidel Castro en 1992. L'adage dit "ne mord pas la main qui te nourrit"...


Pierre Carles revient donc avec "Fin de concession", un documentaire qui, faute de diffuseur et donc de producteur, est cette fois co-financé par les internautes via Touscoprod, un site de crowdfunding. Le film est sorti en salle ce mercredi 27 octobre, mais n'ayant pas eu le temps d'aller le voir, j'ai néanmoins pu en discuter avec certains de mes collègues qui l'ont vu. Loin de moi l'idée de vous relater l'histoire de "l'Homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme", mais je peux dores et déjà vous dire que ce documentaire s'attaque en grande partie à TF1, qu'il est, comme à l'accoutumée, plutôt mal filmé (mais c'est le fond qui compte) et qu'il est parsemé d'une auto-critique de Pierre Carles qui se met en scène et se questionne sur sa démarche et la manière dont il travaille.

Cet extrait, ou l'on voit Jean-Luc Mélenchon (ex PS qui a fondé le parti de gauche), a déjà fait pas mal de bruit sur la toile, Acrimed, qui "lutte contre la marchandisation de l'information", a écrit un très bon article intitulé "Jean-Luc Mélenchon et les vaches sacrées du journalisme" dans lequel on voit cette vidéo où le syndicaliste interviewé à l'époque par David Pujadas attaque directement TF1 lors de l'émission de Thierry Ardisson.

Je connais bien le travail de Pierre Carles et peux vous dire que si le bonhomme agace souvent ses confrères, un simple visionnage de ses productions suffit à mettre en évidence son intelligence. Pierre Carles n'a pas toujours parlé de la télévision, il est également connu pour sa remise en cause des bénéfices du travail, "Danger travail" montre des gens relativement épanouis depuis qu'il sont chômeurs ou encore des gens humiliés par des petits-chef comme dans cet extrait sur Domino's Pizza :


Enfin, il serait incroyable de parler du travail de Pierre Carles sans parler de "la sociologie est un sport de combat", un film dont le visionnage est indispensable pour comprendre l'obsession du réalisateur qui se place en véritable disciple de Pierre Bourdieu, sociologue et spécialiste des médias"


October 15, 11:30 AM

Le week end dernier avait lieu les "Vimeo Awards".
Vimeo (à ne pas confondre avec Viadeo) c'est une plateforme vidéo au même titre que Youtube ou Dailymotion, mais sa particularité c'est qu'elle s'est très vite mise à la vidéo HD et a de toute façon toujours eu une qualité audio et vidéo supérieure à ses concurrents.En très peu de temps Vimeo a réussi à séduire les professionnels et les créatifs du Monde entier, faisaient entre autres partie du jury cette année, David Lynch et Roman Coppola pour les cinéastes, M.I.A. et DJ Spooky côté musique ou encore Lawrence Lessig, le grand gourou du copyleft.

Pour ce concours, pas moins de 6500 vidéos ont été soumises au travers de 10 catégories, pas toutes habituelles comme les catégories motion graphics (ou le design graphique qui est "la capacité à créer, adapter et développer des identités visuelles"), le remix, la captation ou encore la narration sous fond de diaporama. Le prix spécial de ce premier Vimeo Awards a été remis au gagnant de la catégorie reportage, "Last minutes with Oden" (les dernières minutes en compagnie d'Oden), l'histoire d'un jeune branché qui va devoir faire abattre son chien malade du cancer. Une thématique qui joue sur la grossière corde sensible de la relation de l'Homme avec son meilleur ami, filmé au Canon 7D (encore une fois) et sous fond de musique quasi lyrique...Si ce prix spécial ne m'a absolument pas touché, il n'en est pas de même pour les autres catégories du concours, comme le très surprenant et ingénieux Oops gagnant de la catégorie "expérimentale".


Un petit conseil au passage, si vous cherchez à vous acheter tel caméra ou tel appareil photo allez directement chercher le nom de l'appareil sur Vimeo, vous m'en direz des nouvelles.


Cette semaine, un nouveau site sur l'actualité "des industries créatives et des médias" a vu le jour et a été très bien accueilli par ses lecteurs, c'est Ina Global, un projet de l'Institut National de l'Audiovisuel "français". La grande mémoire audiovisuelle est également un centre de formation pour tous les professionnels de l'image et du son, qui collabore aussi bien avec les entreprises publiques que privées, en faisant ainsi, au dire de son nouveau et jeune Pdg Mathieu Gallet, l'un des seuls pôles de recherche neutre et d'information de qualité pour donner naissance à un espace d’analyse pluraliste. La page d'accueil de Ina Global est déjà très riches, vous pouvez naviguer sur le site via une mappemonde en sélectionnant le continent puis le pays sur lequel vous désirez vous informer, le site traitera de la télévision, de la radio, du cinéma, de la musique, de l'édition, de la presse et du jeux vidéo et a commencé très fort cette semaine avec cet article sous forme d'interrogation "Le Monde, un journal en péril ?"




Lancement d'InaGlobal lundi 11 octobre 2010
envoyé par InaGlobal.

October 08, 01:30 PM


J'avais déjà beaucoup apprécié la pertinence des propos de Pierre Bellanger
lorsqu’était apparu sur le web son ouvrage sur la Radio IP, une vision de la radio à l'age d'internet. Cette semaine, rebelote, l’inventeur de Skyrock et des Skyblogs récidive sur le site ReadWriteWeb avec un ebook (libre de téléchargement) intitulé "La jeunesse : un mythe dépassé. Mais avant de parler de cette étude très sérieuse et encore une fois percutante, petit focus sur les Skyblogs.


Née fin 2002, cette plateforme de blogs, gratuite, à destination des “jeunes” (mais pas uniquement) dépasse la barre des dix millions de blogs hébergés en 2007. Ce septième réseaux social mondial (2008) est aujourd'hui le onzième site français le plus visité. Passés ces chiffres impressionnants, il faut bien avouer que tout adulte s’aventurant à la lecture de ces blogs doutera du talent littéraire des jeunes pousses et pourrait même interdire l’accès à internet à ses enfants.

Au passage, je vous conseille vivement la lecture de la fiche (moqueuse) "Skyblog" de la désencyclopédie qui en parle comme d’un “kevinodrôme” où on “Lach ses comms”.
A ce stade de l’article, sachez que Pierre Belanger m’a déjà insulté une quinzaine de fois car son ouvrage "La jeunesse : un mythe dépassé”, consiste à justement remettre en cause une société d’adultes incapables de voir la jeunesse autrement que par le biais d’une catégorie d’individus homogène, menaçante et nocive.

“Transmet-on autre chose que de la mésestime de soi quand on dénigre sans connaître, lorsqu’on ne part pas à la recherche du meilleur, mais que l’on s’arrête à la première maladresse ?...Nous
avons tous cru à un moment - ou croyons - à cette supercherie, à savoir que la jeunesse serait la seule classe d’âge souffrant d’une infériorité biologique la rendant incapable d’émancipation et d’autonomie, justifiant ainsi sa mise sous tutelle...
...Étonnamment,
l’état de jeunesse est, quant à lui, idéalisé et sa perte déplorée. Cette contradiction s’explique par cette idée que les jeunes gaspillent leur jeunesse dans l’inconscience et que l’état de jeunesse -sa fraîcheur, sa vitalité, sa beauté - devrait être réservé à des adultes, seuls capables de l’apprécier à sa juste valeur. D’où un ressentiment supplémentaire, presque vampirique, à l’égard de ces jeunes étourdis."

Pierre Bellanger met en lumière une jeunesse à laquelle le monde des adultes ne croit pas (des adultes qui eux-même se pensent éternellement jeunes, jugeant les adolescents violents sans se rendre compte que c’est une société dirigée par les ainés qui les a faits ainsi).

Il suffit d’ailleurs de regarder l’actualité pour s’en apercevoir, puisque
cette semaine, c’est l’exposition parisienne de Larry Clark qui a fait polémique.
Larry Clark, c’est ce photographe et cinéaste américain qui a voué son travail à peindre l’adolescence d'aujourd'hui (dans ses facettes souvent les plus extrêmes) hors des clichés de la publicité et du bien-pensant.
Cette polémique donc, vient du fait que son exposition, comportant de
nombreuses photos d’adolescents nus (parfois faisant l’amour) vient d’être interdite aux mineurs. Seul les adultes, donc, seraient suffisamment instruits pour apprécier une œuvre sur l'adolescence.


Je ne vais pas aller plus loin dans le débat, vous en trouverez une foultitude d’exemples sur le web. Revenons donc à ce "mythe dépassé" de la jeunesse, Pierre Belanger nous explique les sept changements qui ont conduit à rendre caduc ce concept de jeunesse. Parmi ces sept raisons il y a , l'assimilation de la jeunesse à la violence, l’érosion de la classe moyenne ou le rétro-grès, un progrès vu comme une menace plus que comme un espoir. Parmi ces arguments il y en a un qui a attiré mon attention et qui nous concerne plus particulièrement à l’Atelier des Médias puisqu’il est lié à internet. Dans son chapitre sur l’apparition d’une “classe médiane”, voici ce que Pierre Belanger nous dit :

“L’Internet est un facteur clef de cette dé-différentiation des strates, car il donne à chacun un accès identique, facile et gratuit à une somme d’informations sans limites. Il est également un facteur clef de la différenciation des individus, car chacun se compose désormais une identité à partir d’une infinité de points de vue, de choix et de possibles...
...On peut imaginer, par la force des choses, qu’émergera une société différente, plus complexe, plus ouverte à tous par nature. Dans ce contexte, la jeunesse en tant que typologie perd de sa pertinence, car nombre des comportements que l’on voudrait cerner par l’âge seul seront
largement partagés.”

On comprend bien là, que si auparavant votre culture était bien souvent restreinte à votre héritage familial ainsi qu’à votre vécu, il en est désormais tout autrement puisque la grande mémoire mondiale est désormais accessible en quelques clics. Je ne vais pas reproduire tout l'ebook, mais voila ce que conclut l'auteur :

“Les jeunes ne sont pas « jeunes », ils sont la photo la plus précise que nous puissions avoir des effets d’une époque sur des êtres humains...
...Le mythe de la jeunesse comme concept opératoire ne fonctionne plus. Il n’y a plus de jeunes, il y a de jeunes adultes. Il n’y a plus de « jeunesse », mais une nouvelle génération. Et nous ? Comme c’est parti, nous ne serons jamais vieux.”

Cette idée de ne jamais vieillir, mon petit doigt me dit qu’on va y revenir très prochainement sur l’Atelier des médias et ailleurs...
September 30, 06:30 PM

La gauchosphère est un néologisme apparu dans la bouche de Benjamin Lancar, le président des "Jeunes Populaires" (la branche junior de l'UMP). Ce terme part du constat que la blogosphère française pencherait à gauche plus qu'à droite. Un constat comme un défi pour le jeune communiquant qui y voit un terrain à conquérir :


Si vous avez écouté cette vidéo, vous êtes désormais informé des moyens mis en place par les jeunes Pops pour occuper le terrain et "dénoncer certaines manipulations médiatiques". En politique, plus qu'ailleurs, lorsqu'on dénonce des choses, il faut avant tout être exemplaire...Mais voilà, on apprend cette semaine qu'un membre de l'UMP aurait diffusé de fausses rumeurs sur le PS via Twitter.

[Pour ceux qui ne connaissent pas bien le réseau social Twitter, c'est un formidable outil de veille et de communication, mais c'est aussi un lieu de blague (on parle de journalisme LOL), de pastiches et de faux comptes (attention tout de même à l'usurpation d'identité).]

Le Monde.fr raconte cette semaine l'histoire d'un compte Twitter nommé "solférinien" en rapport avec cette rue de Paris où se trouve le siège du Parti socialiste, la rue de Solférino. Le compte, créé pendant les universités d'été du PS, était présenté comme tenu par un socialiste. Il a, cependant, lancé plusieurs piques contre son propre camp jusqu'à attirer l'attention du parti. Les responsables du PS ont alors piégé le créateur du faux compte en lui faisant miroiter quelques documents secrets. Ce dernier a alors bêtement envoyé une adresse email permettant de remonter jusqu'à lui, Baptiste Roynette qui n'est autre que le responsable de la veille du site web de l'UMP. (précisons toutefois qu'il dément)

Si vous voulez en savoir un peu plus sur comment le PS a piégé le compte "Solférinien", je vous renvoie également à l'article de Rue 89 "Comment le faux twitter du PS, tenu par l'UMP, a été débusqué", reste tout de même quelques questions qui nous semblent assez floues à l'atelier, notamment comment cette adresse mail a permis d'identifier Baptiste Roynette...

On avait compris que L'UMP voulait lutter contre la gauchosphère
mais quand même !



On reste en France et dans le pastiche...

Peut-être un ami vous a-t-il envoyé une vidéo d'un élu Suisse se moquant de la politique française ou d'un entretien du vénérable professeur Mehlang Chang (des sonorités qui nous font clairement penser à l'élu PS Jean-Luc Mélenchon) sur le déclin de la France vu depuis la Chine. Les points communs de ces vidéos, c'est qu'elles sont fausses, dans des langues que peu de Français maîtrisent (l'allemand et le chinois) et que le truchement vient du sous-titre qui bien loin de traduire stricto sensu les propos, raconte finalement ce que la personne qui les a mises en ligne veux bien dire. On ne sait pas encore si les différents auteurs de ces vidéos sont liés, mais en tout cas chacune d'elles met en liens l'autre et renvoie à cette vidéo étrange du syndrome du larbin.
Un syndrome que j'ignorais jusqu'alors, mais qui m'a mené à ce texte, publié sur le média citoyen Agoravox, qui nous dit :

"le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu."

Cet article publié depuis début juin a suscité pour l'heure 132 réactions et a recueilli 91 % d'avis favorables. Si l'ambition d'Agoravox est de redonner la parole à l'ensemble des opinions qui composent la société francophone, il faut reconnaitre que la majorité des billets publiés sont plutôt "gauche-friendly" (encore cette gauchosphère!!!!!).

Les "médias citoyens" sont, au même titre que les blogs, des initiatives souvent individuelles et spontanées, motivées par l'ego, la colère, la joie ou encore les convictions personnelles... Il serait faux de considérer l'espace de débat qu'est internet comme un mur sur lequel on pose des affiches de manière à recouvrir les autres. Dans le cas d'internet le mur est infini et chaque affiche vient se coller aux côtés d'une autre. On est bien placé ici pour dire que la présence en ligne ne se décrète pas mais s'impose (ou pas) par elle-même. Plutot que de déclarer l'existence d'une gauchosphère, il aurait été plus honnête de faire un aveu de faiblesse quant à la popularité des idées gouvernementales. Alors, me vient une idée saugrenue, puisqu'on parle de majorité politique, peut-être pourrions donner plus de considérations à cette majorité citoyenne (une majorité qui se conquiert chaque jour de l'année) qui s'exprime sur le web.
September 23, 11:30 AM


Cette semaine je vous emmène à Madagascar, un Madagascar sous aquarelle né de la ballade de Bastien Dubois, un jeune infographiste, qui est parti s'immerger au cœur de l'Île rouge en s'intéressant plus particulièrement au Famadihana, le culte du retournement des morts. Un carnet de voyage qui tient plus du reportage BD que de l'animation gratuite, une visite impressionniste, visuelle et sonore qui m'a littéralement scotché les pupilles dont voici un extrait :

On ne rit pas impunément des bébés de Steve jobs. La semaine dernière circulait sur le web une pub plutôt drôle pour l'application Ipad du journal Newsday, On y voyait un père de famille, lisant son journal numérique pendant le petit-déjeuner. Une mouche lui tourne autour et par réflexe essaie de l'écraser avec ce qui lui sert de journal, sa tablette. Bien sure, la tablette explose.

Numérama nous apprend sur cette histoire que la réplique de la firme de Cupertino est venue rapidement et de façon sournoise, puisqu'au lieu de demander le simple retrait de la publicité, Apple a menacé de retirer l'application de l'AppStore.


On parlait des problèmes soulevés par "les droits d'auteurs et la création" la semaine dernière, et bien cette semaine le site du NouvelObs nous raconte une drôle d'histoire. Une bande de Hackers s'est attaqué aux sociétés américaines de droits d'auteurs. Mais c'est avec l'aide des internautes du Monde entier que cette attaque a eu lieu, en mettant à disposition un logiciel en libre téléchargement, les hackers Anonymous ont réussi a saturé les sites ciblés aidé de plusieurs millions d'ordinateur.
Pour information ces "rebelles" on trouvé leur slogan "ils gouvernement la vie réelle, nous gouvernons l'Internet".

Sachez enfin que la version bêta du site Senscritique est ouverte depuis ce mercredi. Senscritique est une sorte de réseau social culturel, pour échanger sur les films, les livres, les jeux-vidéos, les séries, les BDs et bientot la musique que vous aimez. Notez les oeuvres, laissez des critiques, rencontrez des gens en accord avec vos gouts et plus si affinités. Le site est sobre et bien fait, ajoute une dimension ludique (un peu comme Foursquare) en débloquant des badges au fur et à mesure de vos contributions, alors on leur souhaite bonne chance.

Posts

Alphabets Heaven - Deartentonine (by King Deluxe)

Vinyl Throw: MusicBunk (by ADFinPlanet)

Seeing the Digital Future (1961) (by AT&T Archives)

Documentaire : Nightlife Design : Discotecture Pt. 1 @VICE
See on Scoop.it - music innovation
Discotecture is an original series by VICE featuring David Byrne, Andre Balazs, Peter Gatien, Kenny Scharf, Eric Goode, Michael Musto, Amy Sacco, Steve Lewis, and other icons of New York nightlife.

Pour les autres partie c’est ici :
https://vimeo.com/vice/videos


See on vimeo.com

Normal guy normal walk

“Shut up and play the hits” documentaire de @lcdsoundsystem

TNGHT (Hudson Mohawke x Lunice) - Bugg’n

Music. Heidi Mortenson - Underkast - Mørk EP (2012)
Label. Rump Recordings

Video Material. Silent Snow, Secret Snow

Produced by. Gene Kearney (1966)

Based on. Conrad Aiken’s short story (1934)



#Animation SIFF 2010 Festival trailer by Daniel Brown

#Yeye : Hooded Fang - Tosta Mista

Angry Markets by Katapulto (by wojtas brutus)

Conversion — DA-10 (by WotNot Music)

Jimmy Edgar “This One’s For The Children”

Audio

  • Look what I just found on SoundCloud: http://soundcloud.com/skintrecords/kid-sneekers-remix
    2017 plays
  • Kelpe : Shiny Things http://soundcloud.com/kelpe/04-look-for-shiny-things
    675 plays
  • Jimmy Edgar “This One’s For The Children”
    15 plays
  • Tipper “Puzzle Dust” #Glitch
    38681 plays
  • Loose screws dpeee
    303 plays
  • 563137 plays
  • Irish Steph - Da Viol (Daft Punk vs Gesaffelstein)
    14777 plays
  • #Reportage : Action Discrète, terroristes de l’humour
    21 plays
  • Jimmy Edgar - This One’s For The Children [teaser]
    7900 plays
  • Kelpe “I felt fuzzy” preview http://soundcloud.com/kelpe/i-felt-fuzzy-128kbps-preview
    3429 plays
  • #listen “filthy love” by We Are Enfant Terrible http://soundcloud.com/lastgangentertainment/02-filthy-love
    410 plays
  • Letherette – EP2 “Bruse”
    21 plays
  • #Mashup : Skrillex VS The Doors http://soundcloud.com/daft-beatles/skrillex-vs-the-doors-skriller
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  • Look what I just found on SoundCloud: http://soundcloud.com/kfw/issue-generator-for-eliane
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  • Look what I just found on SoundCloud: http://soundcloud.com/daedelus/mlrv-2-0-release-party
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  • Higher Palms “My best friend” (Young Montana? RMX) http://soundcloud.com/young-montana/my-best-fiend-higher-palms
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  • Lorn “Dddominoes” http://soundcloud.com/lorn/dddominoes
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  • Sound of Stereo “Volt” EP #Minimix #dancefloor http://soundcloud.com/sound-of-stereo/volt-ep-minimix
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  • hellohargi: Space Dimension Controller – Astro Bandits
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  • Lianne La Havas “Forget” ( TIP’s New Jack Thing Rework ) http://soundcloud.com/twoinchpunch/forget-two-inch-punchs-njt
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Favorites

  • CYMBALS - Untitled #3 (Infinity Version)
  • The Tropical Tape
  • RPG MIX for LUCKY BEARD
  • TAKE aka SWEATSON KLANK - Neon Beams (dt remix)
  • end of day
  • WAFA - Abandon Me (Crookers Remix)
  • Bonde do Rolê- Kilo (Turbotito Reggae Party Remix)
  • American Dream Part II (Released 11/June/12)
  • Homeboy Sandman - Look Out
  • 99% Invisible-54- The Colour of Money
  • U R So Fucked by Infected Mushroom
  • Summer Camp - Life
  • Emika - 'Chemical Fever'
  • Dictum
  • Pandreas - Sirkel(Sag)
  • Noisia & The Upbeats - Dustup
  • Erick Sermon - Clout (Feat. KRS One)
  • Hoaxx - Lovetrack (Mr. Wonk Dubstep Remix) [FREE DOWNLOAD]
  • KONE: In the Wind
  • 01 Quick Broken Harp
  • 04 Look For Shiny Things
  • Moresounds 'Weeda' taken from Breath Control EP Cosmic Bridge [CBR004]
  • Ta-ku - Higher (Flume Remix) [FREE DOWNLOAD]
  • Rob de large - Anger (Gmorozov remix)
  • Alek Fin - Rocks in Paper
  • Zero (Erol Alkan's Extended Rework) - Yeah Yeah Yeahs
  • Anonymous Lover
  • Wiley - 'Step 2' Freestyle (prod. by Splurt)
  • B03 - Johann Johannsson [w/ The Formalist Quartet] - The Cause Of Labour Is The Hope Of The World (Live On KCRW)
  • Curiosities
  • Mochipet - Too Short vs. Moguera (Free Download)
  • Kelpe's I Felt Fuzzy on Huw Stephens, BBC Radio 1
  • Eternal Summers - Millions
  • Meyhem Lauren f. Himanshu and Action Bronson, "Special Effects" (Prod. by Harry Fraud)
  • débruit "From The Horizon" album sampler // OUT JUNE 4th
  • Daniel Avery - Light Into Dark [Throne Of Blood]
  • The Hood Internet - Pesobedear (A$AP Rocky x Purity Ring)
  • Kidda - Get Close (Sneekers Remix)
  • I Tried So Hard (Gold Panda remix)
  • Play Along (featuring Sarah Williams White)
  • Shit Robot - Space Race
  • B1 - Spelt Backwards
    by vlek
  • Grey Sky Appeal and Qwel - Brains
  • The Stepkids - Suburban Dream Remix feat. Pharoahe Monch & Homeboy Sandman
  • Last Name London (Brodinski)
  • Jai Paul - Jasmine (Demo)
  • Santigold - Disparate Youth [Amateur Best Remix]
  • Surkin - Lose Yourself - Brodinski Remix

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