Simon DECREUZE
Curiosité, appétence, sensibilité sensitive, branchouilleries, sérendipité et musiques nouvelles
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Bonjour et meilleurs voeux à toutes et à tous,
Le 10 février prochain, nous fêtons à La Cantine à Paris les quatre ans de l’Atelier. Nous en profitons aussi pour célébrer nos plus de 10000 membres et la première année de Mondoblog.org, notre plateforme de blogueurs francophones.Si vous êtes à Paris vous êtes les bienvenus.
Nous vous proposons de participer à cette célébration. Une photo de vous surfant sur notre site, seul, en famille, entre amis, un texte, un son, une vidéo de vous à destination des autres membres...toutes les idées et initiatives sont les bienvenues. Alors à vos claviers, à vos agendas, vos appareils photos, vos téléphones ou caméras, postez tout cela dans les commentaires de ce billet ou envoyez les à l’adresse suivante atelier@rfi.fr (objet: contribution anniversaire) ou tweetez avec le hashtag #adm4ans.
Si vous souhaitez, comme Abel MBULA à Kisangani, organiser votre propre fête délocalisée, informez-nous, nous le relaierons.
Vous êtes déjà nombreux à nous avoir fait des suggestions pour cet événement et nous allons bien sûr nous en inspirer. Si vous avez d’autres idées, nous sommes preneurs.
A très vite ;-)
Ziad et Simon
- Ziad, onze membres de l'Atelier des Médias et Moi.-
Malgré une pléthore d'outils dédiés au montage audio, certaines entreprises continuent d'innover en la matière. Celle dont je vais vous parler aujourd'hui est née d'une envie de démocratiser une technique pas forcément simple d'accès pour tout le monde.
L'autre jour Sara est passée me dire qu'elle recevait la visite des gens de Hindenburg systems, un logiciel de montage qui automatise et simplifie le traitement du son, une partie du travail rarement maîtrisée par les journalistes et les amateurs. Ayant testé le logiciel (compatible MAC, PC et IOS) quelques jours auparavant, je me suis dit que ce serait pas idiot de leur mettre le grappin dessus. Ce que je pressentais comme un projet intéressant s'est avéré passionnant, un bon exemple de ce que les usages des pays du Sud peuvent engendrer dans les pays du Nord.
J'ai donc rencontré Nick Dunkerley, ingénieur du son et co-fondateur de Hindenburg Systems, à qui j'ai tout d'abord demandé, honte à moi, pourquoi faire référence à la catastrophe du Hindenburg survenue en 1937?
"Oh the Humanity"
Je vous mets donc en bonus le fameux son de Herbert Morisson lors de la catastrophe du Hindenburg dont parle Nick Dunkerley dasn l'entretien. C'est donc le plus vieil enregistrement sonore jamais enregistré de façon mobile. Un son trouvé sur la version anglaise de Wikipedia (la plus belle invention du monde moderne on vous dit) puisque ce son est tombé dans le domaine public.
Pour en revenir au logiciel, et comme vous avez pu l'entendre, cet outil a été fait sur mesure pour les radios communautaires mais s'avère être un outil très fiable et très agréable même pour les professionnels. Ce que dit Nick, c'est qu'il n'aurait jamais imaginé qu'un logiciel taillé sur mesure pour un usage "amateur" et s'adressant à des gens peu lettrés puisse un jour séduire des professionnels comme ses anciens collègues de la Radio Nationale Danoise. Comme le "mobile banking", voilà un usage du Sud qui passe au Nord.
J'ai quand même tické quand j'ai vu le prix de l'application Hindenburg pour Iphone (presque 30 euros, mais une version utilisable gratuitement pendant 30 jours est disponible), réponse des intéressés, "l'Iphone n'est pas une réalité sur le continent Africain, le système ne permet pas une trop grande flexibilité, cette application est donc essentiellement destinée aux professionnels des pays du Nord". Mais la vraie réalité, c'est que l'entreprise a trois ans, qu'elle développe depuis lors des solutions modernes mais souvent à destination d’organisations peu fortunées et que les trois compères cherchent encore l'équilibre financier. En tout cas, pour avoir échangé à ce sujet avec Marc Mentré, journaliste-formateur de l'EMI-CFD (l'école des métiers de l'information) qui teste tous les nouveaux outils d'un journalisme moderne et embarqué, l'application est sans pareille, d'autant plus si on ajoute à cela le fait qu'elle est disponible pour Mac et PC.
En continuant la conversation après l'entretien, Nick m'a avoué avoir participé au projet Hyper-audio (dans le cadre de sa collaboration avec Mozilla). Une interface qui permet de rendre visuel un flux audio et cela par différents moyens.
Une interface ouverte (pas de codecs propriétaires) moderne (HTML5) et s'appuyant sur Soundcloud (un des meilleurs service de stockage audio en ligne). Si vous voulez voir un très bon exemple de ce que cela peut donner, cliquez sur le lien plus haut. Cela a été fait pour l'émission Radiolab, mon émission préférée de la radio NewYorkaise WNYC.
Sans entrer trop dans les détails techniques, voilà comment ça fonctionne.
Lorsque Radiolab insère un lien vers une photo dans les commentaires de son podcast (je le répète hébergé sur Soundcloud) cela fait afficher cette photo pour l'auditeur au moment souhaité de la conversation. Ensuite, il y a la transcription automatique des propos (très à la mode en ce moment avec Siri) qui vous permet de naviguer dans l'audio à partir des mots prononcés...Et pourquoi pas rajouter des liens hypertextes sur certains moments de la transcription ?
Voila donc une démarche qui s'inscrit totalement dans la culture web, une culture du partage, de l'accessibilité à tous et qui laisse présager de ce que pourrait être le futur des nouveaux standards audio sur le web.
Le 23 Juin dernier le site OWNI, le webzine SiliconManiacs et l'atelier des médias enregistraient une émission expérimentale et en public appelée "A quoi ça sert le Futur ?".
Cette semaine nous diffusons donc quelques extraits de cet évènement, mais vous, bande de veinards, vous avez l'intégralité de la soirée :
OWNI Atelier des Médias Ça sert à quoi le futur ? by Silicon Maniacs
Présents sur le plateau :
- Joseph Courbage, chercheur à l’institut national d’études démographiques
- Pierre Cattan, producteur audiovisuel en pointe sur les sujets Post-humains
- Christophe Galfard, physicien
- Jean Louis Frechin, responsable de l’agence NoDesign
- Jean François Lelouet, président de l’agence NellyRody
Mais aussi avec les participations de certains blogueurs de Mondoblog, comme Suy, Alimou, Lalah, Florian ou encore Guénolé
Un grand Merci à Vinvin, Stéphane Lagarde, Romain Saillet, Adriano Farano, à toute l'équipe de la cantine et à tous ceux qui ont, comme eux, participé activement à cette "folle" aventure.
Enfin, si il vous reste encore un peu de temps de cerveau disponible, allez jeter un oeil sur le travail d'Alexandre Léchenet "Le futur selon Google".
10% de la population mondiale vit, ou plutôt survit, dans des bidonvilles.
Survivants des villes vous fait voyager dans cinq des vingt bidonvilles où Médecins sans frontières intervient - à Dacca, Karachi, Johannesburg, Port-au-Prince et Nairobi - et vous aide à mieux comprendre la vie quotidienne de leurs habitants et les enjeux humanitaires auxquels ils font face.
Réalisé par l’agence photos NOOR (Stanley Greene, Pep Bonet, Francesco Zizola…) et Les Productions DARJEELING pour Médecins Sans Frontières, « Survivants des villes » est un webdocumentaire qui attire l’attention sur la crise humanitaire qui sévit dans de nombreux bidonvilles du monde. Il est diffusé en exclusivité sur www.rfi.fr depuis le 2 novembre 2011.
Voici quelques captures d'écrans des différents chapitres :
Mercredi, l'atelier des médias passera la journée aux rencontres Radio 2.0 Paris.
L'occasion de faire un point sur ce qui se fait en matière d'innovation radiophonique et de monétisation :
Les professionnels de la radio et d’internet se réunissent pour se concerter sur le futur de la radio en ligne, à l’occasion de la première édition en France des « RENCONTRES RADIO 2.0 Paris », le 19 Octobre 2011.
Ces rencontres seront l’occasion pour tous les professionnels du secteur - éditeurs, agences médias, régies, partenaires technologiques, institutionnels et annonceurs - de débattre ensemble sur deux thèmes clés : Innovation et Monétisation.
La radio en ligne constitue un potentiel de monétisation encore inexploité.
« L’écoute de la radio 2.0 (radios en ligne, webradios, smartradios, plateformes de streaming) s’est considérablement accélérée au cours des derniers mois (+30% sessions radios en ligne en 1 an / source Médiamétrie-eStat août 2011). Aujourd’hui, l'audience des sites web de la radio 2.0 concerne en France plus de 14 millions de visiteurs uniques par mois, soit 1 internaute sur 3(estimation Médiamétrie//NetRatings juin 2011). Cette audience constitue un potentiel de monétisation important, alors qu’en regard, les investissements publicitaires dans le format audio instream représentent moins de 1% du total des dépenses annonceurs sur Internet en France (hors search / Source IREP – France Pub 2010) »La radio en ligne est une source d’innovations constantes.
L’évolution de la radio sur Internet a permis d’établir un nouveau rapport avec le public et d’accompagner de nouvelles habitudes de consommation : l’apparition de l’image et des métadonnées, l’interactivité, la multiplication des contenus et des supports, la délinéarisation, la création de programmes thématiques, la personnalisation de l’écoute, le partage, la mobilité, etc. sont autant d’opportunités pour développer de nouvelles expériences et monétiser de nouveaux services.
Ces évolutions offrent de nouvelles possibilités aux annonceurs tant en termes de communication que de monétisation, notamment autour de la publicité audio in-stream, format innovant et efficace déjà populaire aux Etats-Unis, en Angleterre et en Espagne.
La forte audience des acteurs de la radio 2.0, conjuguée aux qualités des nouveaux formats audio instream
(mémorisation des marques, engagement du consommateur, adéquation avec les supports radio/musique, interactivité avec un display synchronisé, efficacité du ciblage…) invitent chaque partenaire à revisiter le potentiel publicitaire de ce media, dans l’univers particulièrement concurrentiel d’Internet.
L’objectif de ces Rencontres est donc de présenter librement toutes les opportunités offertes par la radio 2.0, tant en termes d’innovation, de communication que de monétisation.
Ainsi, les professionnels sont invités à participer aux premières « Rencontres Radio 2.0 Paris », organisées par deux experts du secteur (Xavier FILLIOL, directeur des Editions de l’Octet et président de la commission musique en ligne du GESTE & Nicolas MOULARD, directeur de la société espagnole ACTUONDA) et CAP DIGITAL, avec le soutien du GESTE, SYROL, Club des Annonceurs, AACC, IAB France, Club Galilée, IMDA, DLNA, salon LE RADIO, et Offre Media . De nombreuses entreprises innovantes du secteur sont également partenaires de l’événement : ADSWIZZ, RADIONOMY, FLUMOTION, NETIA, Orange, Sofrecom, Moustic, JFC...
Basées sur un partage d’expérience entre l’ensemble des acteurs, ces rencontres s’articulent autour de 3 tables rondes :
1. Nouveaux programmes, nouveaux services, nouvelles interfaces
2. Evolutions du format publicitaire audio et créations
3. Opportunités de communication et de monétisation offerts par la radio 2.0
A cette occasion, les premiers chiffres clés de la radio 2.0 seront présentés par Médiamétrie(évolution de l’audience et des comportements d’écoute).Plusieurs interventions d’experts internationaux sont également au programme (USA, UK, Espagne).
Facebook : Radio 2.0 Paris
Twitter : Radio_20
LinkedIn : Radio 2.0
Un Album sous forme d'applications, 24 heures de création audio-vidéo offertes gracieusement aux fans et un documentaire classieux sur la création à l'heure d'internet...Petit rattrapage des évènements qui ont eu lieu cet été dans le Monde de l'innovation musicale.
"Listen, Learn and Create"
Début juillet, Björk, véritable nymphe islandaise de la pop mondiale, a pris de vitesse une industrie du disque en manque d'inspiration en annonçant la sortie de son nouvel album Biophilia. Pas un simple album mais une constellation d'applications réservée pour l'instant exclusivement aux possesseurs d'Iphone ou d'Ipad. La sortie physique vient tout juste d'être officiellement retardée.
Avant de parler de cette petite bombe d'innovations, j'aimerai faire un léger détour sur notre rapport à la musique. Car voila, ce que la dématérialisation des biens culturels a fait disparaitre, c'est ce fameux rapport que l'on pouvait avoir avec l'objet. Une galette de vinyle, un boitier en plastique, un dessin, une photo. Il faut avouer qu'acheter de la musique en mp3 procure à notre génération de transition comme une étrange et inexplicable sensation, mais c'est peut-être personnel après tout. Ce que propose Björk c'est de recréer ce lien disparu entre l'œuvre et son support.
Lorsqu'on achète un morceau de l'album, on achète en fait une application unique dans sa forme, une application se voulant être une sorte de sublimation du morceau. Une fois l'application ouverte, on a accès aux paroles (souvent avec la version instrumentale), à une animation interactive ou non, à des bonus ou même à un jeu permettant via nos manipulations de modifier la structure du morceau.
Comme ici pour le titre "Moon" :
Chaque morceau est donc l'occasion de découvrir un univers, mais est aussi une création issue de la
collaboration avec différents apprentis sorciers des applications IOS. Parmi eux, et pour l'instant,
Scott Snibe, inventeur de Oscilliscoop, ainsi qu'un jeune génie de 19 ans nommé Max Weisel, remarqué
pour son application Soundrop qui devrait plaire à ceux qui aiment le balafon :
"Je ne suis pas censée dire ça, sans doute, mais je suis persuadée que les hackers ne vont pas rester les bras croisés"
Évidemment, cette sortie dédiée aux utilisateurs Apple est regrettable (autant pour nous que pour elle d'ailleurs) mais la chanteuse a clairement fait un appel de pied à tous les développeurs/hackers des autres plateformes pour adapter son album pour d'autre terminaux, à la pirater en somme. Au sujet des possibles conflits avec le fabricant à la pomme, elle dit être une sorte de Kofi Anan, chargée de faire la paix entre les hackers et Apple et espère une très rapide démocratisation des tablettes en Afrique.
Dans un registre beaucoup moins sérieux mais tout aussi novateur, les deux musicens belges (et frères) de Soulwax ont eux aussi sorti leur application. Une approche différente et moins couteuse. L'application vous propose d'écouter et de voir pas moins de 24h de mix audio-vidéo qui sont en fait 24 mixes thématiques d'une heure, le tout distillés semaine après semaine à la manière d'un podcast régulier et écoutable en streaming à la manière d'une radio.
Une offre généreuse et déjantée qui joue graphiquement avec les codes de la culture web, remixes,
détournements, collages, gifs, 8bit. On est ici dans une sorte d'hommage à une époque révolue, puisque les pochettes des morceaux joués (souvent détournées) deviennent le support visuel de l'écoute.
"Nous avons grandi entourés de la large collection de disques de notre père, et beaucoup de nos premiers souvenirs sont des pochettes de disques, il est donc logique que nous ayons fait cet hommage à cette forme d'art oublié"
L'application, elle, est disponible gratuitement en ligne.
Enfin pour tous ceux qui parlent comme moi quelques mots d'anglais mais qui s'intéressent beaucoup à la musique, lundi 19 septembre sera la sortie officielle de la version interactive du documentaire PressPausePlay.
Un documentaire pour se questionner sur les effets de la démocratisation de la culture.
Disponible depuis la semaine dernière sur Itune, ce documentaire qui tourne de festivals en festivals depuis le début de l'année va enfin pouvoir devenir accessible à tout le monde et dans une durée deux fois plus longue. Des interviews de Moby, Seth Godin, Anthony Volodkin, le tout dans une réalisation léchée, percutante.
Peut-on tout dire sur internet ?
C'est avec cette question qu'on pourrait illustrer cette semaine de l'actu du monde de la musique. Mardi dernier le label anglais Ninja Tune, un label indépendant, publie un billet à propos de la diffusion de deux de leurs futurs albums trouvés en ligne avant leurs sorties officielles, ce qu'on appelle un Leak. On parle souvent de pirates pour parler des gens qui diffusent des oeuvres illégalement, mais lorsqu'on pense à Pirate, on pense souvent à de jeunes adolescents qui n'ont rien dans la tête, à une organisation mafieuse transnationale, là c'est un journaliste.
Pour votre gouverne, les journalistes reçoivent, encore, des CDs de la part des labels pour leur faire écouter en exclusivité la musique de demain. Mais ces CDs sont désormais Watermarkés, ils contiennent en eux un code qui identifie chaque CD (une technique pas infaillible au passage). Il a donc été facile pour le label de savoir qui était l'auteur du méfait.Mais revenons en à ma question...Peut-on tout dire sur internet !
Ninja Tune ne s'est pas contenté de grogner contre cette pratique, elle clairement balancé le nom du journaliste en ligne, ainsi que le nom du site pour lequel il travaille en annonçant qu'ils ne recevrons plus jamais aucune promo de leur part et concluant :
"Les gens qui mettent en ligne de la musique des mois avant leur commercialisation ne font une faveur à personne"
Pensez-vous qu'il faille dénoncer nominativement les gens quant la preuve est irréfutable ? (Vous pouvez répondre dans les commentaires)
Mais il y a un autre exemple de libre expression "tendancieuse" cette semaine.
C'est l'intervention de Trent Reznor, leader de Nine Inch Nails et icone de la musqiue indus...Voici le tweet qu'il a envoyé la semaine dernière :
"Fans de Nine Inch Nails, ne perdez pas votre argent en achetant la nouvelle version de mon désormais célèbre album PHM"
Un artiste qui recommande de ne pas acheter son album c'est peu banal. Il s'agit en fait d'une ré-édition de son tout premier album sorti en 1989, une ré-édition qu'il dénonce comme n'ayant fait l'objet d'aucun remastering ou d'aucun ajout, un simple repackaging...Un message pas si anodin puisque Trent Reznor est suivi par 930 000 fans sur Twitter.
Peut-on continuer à cracher sur le label (avec lequel on s'est faché) mais qui est à l'origine du début de sa carrière ?
Enfin puisque ces sujets sont un poil polémiques, je vous en prie, lorsque vous vous exprimez sur internet, n'oubliez jamais que vous vous adressez à un être humain, parlez lui comme si vous débatiez face à face avec un proche.
Une règle d'or d'internet pour ne pas blesser les gens inutilement.
Une règle appliquée naturellement par les membres de l'atelier et je les en remercie tous !
Depuis des années déjà, faire de la veille en ligne c'est trier une somme gigantesque d'articles. L'arrivée des blogs et des réseaux sociaux (facebook et twitter surtout) a rendu cette tâche encore plus chronophage. Mais depuis quelques temps, des services comme Summify ou Refynr ont fait une apparition discrète malgré le gain de temps immense qu'ils représentent. Conseils, idées et modes d'emploi.
Si on devait faire un historique de la manière dont on trie l'information depuis l'arrivée d'internet, sans doute que l'on rendrait hommage au flux RSS, puis aux agrégateurs...Pourtant à l'heure actuelle, beaucoup d'entre nous avouent ne plus trop s'en servir, certains prédisent même la mort de l'agrégateur, pas assez grand public, pas assez interactif. En même temps, je suis toujours étonné de voir la mine satisfaite des gens à qui on explique et montre comment fonctionne un agrégateur. Si certains agrégateurs sont plus difficiles à apprivoiser que d'autres, il ne faut jamais longtemps au apprentis pour comprendre à quoi cela pourra leur servir.
A mon sens la meilleure combinaison reste Google Reader + Feedly : Possibilité de lire les articles en fonction de leur dates de publications (du plus frais au plus anciens), possibilité de chercher une information à l'intérieur de ses abonnements (et non pas sur le World Wide Web), possibilité de découvrir facilement d'autres sources d'informations et bien sûre le tout en restant sur une seule et même page. Bien entendu, il existe pléthore d'autres agrégateurs et comme toujours à chacun de trouver l'outil qui lui convient.
L'arrivée des réseaux sociaux a clairement modifié nos habitudes sans qu'on s'en rende compte. Les canaux sont devenus multiples et l'information n'est plus forcément passée par une actualité, mais par les découvertes des uns et des autres. Entre le temps accordé à chaque type de média et la démultiplication des recommandations, la veille s'est faite touffue.
(Cliquez sur le graphique et vous comprendrez la différence de volume d'information
entre actu, blogs et réseaux sociaux.)
La faute aux réseaux sociaux ?
Soyons claire, les producteurs de contenus à valeur ajoutée sont quasiment restés les mêmes (depuis l'arrivée des blogs), ce qui a changé, c'est le surnombre des prescripteurs. Mais il faut avouer que les réseaux sociaux ont largement bousculé le circuit de l'information, voici quelques exemples. Avant vous vous abonniez à l'intégralité des publications d'un site (c'est le flux RSS), maintenant vous pouvez directement suivre l'auteur du contenu sans être obligé de lire ses collègues les moins pertinents. De même le système des fan pages est un moyen astucieux de remplacer le flux RSS de façon complètement transparente pour l'utilisateur. Tout cela en permettant au producteur d'information de rentrer en contact avec son lectorat, ça fait beaucoup...Ceci étant, même en ne suivant que des personnes restreintes, la masse d'info produite et partagée peut vite devenir vertigineuse. Comment faire alors pour dérusher ces infos relayées par votre réseaux alors que les journées n'ont que 24 heures et qu'une somme astronomique de contenus, parfois redondants, parfois hors-sujet, parfois tout simplement "dispensables" sont publiés chaque jour. C'est là qu'interviennent mes deux chouchous : Refynr et Summify.
Summify a débarqué sur le web de façon ambitieuse et habile pour finalement se résumer à l'essentiel, une newsletter. Je vais faire mon nostalgique, mais lorsque le site n'en était qu'à ses balbutiements, l'interface était un peu lourde avec une efficacité bluffante.
La première fonction de ce service, c'est de vous permettre de rassembler vos flux Google Reader, Facebook et Twitter en un seul et unique flux. Après, s'offraient à vous deux manières de surveiller votre "Super-Flux". Il y avait le mode "temps réel", comme sur Twitter si ce n'est que ce n'est pas le tweet qui était mis en avant mais le titre de l'article contenu dans le tweet (ça parait pas grand chose mais ça évite de perdre du temps sur certaines blagues).
Le deuxième mode, et c'est là que ça devient intéressant, ne vous affiche que les articles qui commencent à être populaires sur votre réseau. Exemple, tel article a déjà reçu 15 "like" et a été tweeté 10 fois. On est là clairement dans le principe même du filtrage collaboratif et de la recommandation sociale.
Il y a trois mois, les développeurs du site décident (en même temps qu'une levée de fond) de ne pas refaire un énième "agrégateur de vie sociale" mais d'offrir à ses utilisateurs la possibilité de recevoir trois fois par jour une sélection des dix liens les plus en phase avec leur réseau. C'est à ce moment là que Summify est devenu une newsletter personnalisée et pertinente.
Enfin, une application Summify pour Iphone vient de sortir et elle s'avère rapidement indispensable.
Astuce : les newsletters summify peuvent être rendues publiques vous pouvez donc voir le web comme un autre le voit.
Vous n'êtes pas convaincu par Summify...
Soit vous n'avez pas essayé :-O
Soit vous êtes snob :-P
Dans tous les cas, je veux bien que vous m'expliquiez pourquoi...
Le second outil, devenu pour moi désormais indispensable, s’appelle Refynr et n'est pas basé sur la recommandation, sa force c'est de filtrer Twitter et Facebook.
Si vous savez un peu ce que vous cherchez sur internet, vous êtes alors capable d'énumérer quelques mots-clés de votre veille. Ces mots, vous allez vous en servir pour trier l'info de vos réseaux sociaux en créant des filtres. Les filtres se règlent de façon très simple, on peut définir jusqu’à 20 mots, hashtags ou noms d'utilisateurs à inclure dans votre flux et 20 autres mots à exclure de votre flux. On peut donc créer plusieurs filtres, personnellement j'en ai un dédié à l'actu média et un autre à l'actu musicale. La première plus value, c'est tout simplement de ne plus être obligé d’être constamment sur Twitter. Une simple incursion sur le site vous permet d'aller à l'essentiel, de voir vos Mentions et vos RTs, les contenus en liens avec ce qui vous concerne et, petite coquetterie, Refynr vous permet d'exclure également tous les messages liés à Foursquare ou Gowalla, voir même quelques éléments sémantiques (en anglais) liés à la discussion comme : How, where, who?
Après plusieurs semaines de test et de personnalisation des filtres, je peux vous assurer que je ne me sers plus de mes listes Twitter (ce qui m'empêchait de voir ceux que je ne savais pas ranger dans une case) et que j'ai donc retrouvé du temps pour Google Reader, Tumblr, Reddit et bien sûr Scoopit, un bel outil de veille dont je vous ai déjà parlé ici
Astuce : Sachez que vous recevez chaque jour un mail des tweets triés et archivés, conservez les, cela vous permettra de faire des recherches directement dans votre boite mail plutôt que dans Google et que vous pouvez bien entendu chercher dans vos archives directement sur le site.
Si auparavant il fallait connaitre les bons sites et manier quelques outils austères pour faire de la veille, il est désormais évident qu'une bonne veille c'est avant tout des comptes sur les réseaux sociaux (facebook, twitter...) bien soignés. Il s'agit donc de choisir astucieusement ses amis et ses abonnements. L'arrivée d'outils plus sémantiques est une aubaine pour l'ère de l'information via les réseaux sociaux. Si "Paper.li" et "TwitterTim.es" ne m'ont absolument pas convaincu, Summify et Refynr sont, j'espère, les premiers d'un longue série d'outils permettant à chacun d'accéder plus facilement à une information de qualité.
Et comme chaque billet en entraîne un autre, j'ai envie de vous parler un peu de la manière dont nous surfons sur internet. Si Summify, par exemple, laisse place à une sérendipité "encadrée", un outil comme Refynr a tendance à exclure ce qui peut rendre charmant les réseaux sociaux, à savoir les blagues, les conversations gratuites...A vous donc de choisir, en fonction de votre emploi du temps ou de vos envies.
Promis, lors de mon prochain billet j’essaierai de trouver la formule secrète de la sérendipité non-chronophage comme mode unique de consommation du web (date de parution non contractuelle ;-)
"The more connected data you have,
The more powerful they are"
Bonus : Au moment ou j'écris ce post, je viens de retrouver une conférence de Tim Bernes Lee sur les données, les méta-données et donc sur le web sémantique. Une idée veille de 17 ans mais qui commence tout juste à devenir concrète grâce, notamment , aux outils dont il est question dans ce billet .
Il y a quelques jours Ziad, Cédric et moi sommes partis à Dakar pour une formation à l'intention des Mondoblogueurs. Six mois de conversations et d'échanges à distance via les réseaux sociaux enfin finalisés par une rencontre "éloignéé du clavier" ( AFK ).
Mondoblog a maintenant plus de six mois d’existence et ce projet n'en est même pas au stade de son adolescence...A mon avis, La fougue reste à venir.
Six mois et plus de 700 articles mis en avant, des articles que nous avons parfois retouché mais très peu, 700 articles qui nous semblaient intéressant, bien écrits et instructifs. On le savait dès le départ, mais quand vous créez 100 blogs d'un seul coup, vous ne pouvez avoir 100 personnes avec les mêmes motivations, le même niveau d'instruction ou la même ténacité, c'est pourquoi nous avons sélectionné 30 des plus méritants pour se rejoindre une partie à Dakar et une partie à Yaoundé.
En tout 16 Mondoblogueurs ont voyagé jusqu'à Dakar, au CESTI, une des plus réputées école de journalisme de toute l'Afrique de l'Ouest. Certains n'avaient jamais pris l'avion, d'autres n'étaient jamais sortis de leur pays et la grande majorité ne connaissait pas cette ville au bord de la mer à l'extrême ouest du continent, d'ailleurs ce fut l'occasion d'aller sur l'Ile tristement mythique de Gorée avec les premiers arrivant. Imaginez la tête que vous feriez si vous lisiez et commentiez plusieurs personnes pendant plus de 6 mois et que vous finissiez par les rencontrer et vous saurez exactement ce que chacun d'entre nous a ressenti.
Une école de journalisme pour des blogueurs, voilà une histoire peu banale. Après tout, si les journalistes sont hostiles aux blogueurs alors que les blogueurs fassent leur preuve et on en rediscutera...Parmi les regrets de notre périple, l'absence de Suy Kahofi, blogueur ivoirien et courageux, qui vous l'imaginez a eu quelques problèmes pour quitter le territoire, ou encore Nelson Deshommes, blogueur Haïtien, pour lequel l'ambassade de France n'a même pas daigné lui donner un visa de transit, drôle d'époque !
Au bout de quelques jours et quelques longues discussions parfois enflammées (la religion, le sexe, la politique, les classiques quoi), je me suis dit que cette réunion de Malgaches, de Tchadiens, de Guinéens, de Sénégalais, de Maliens, de Burkinabés et de Camerounais (j'espère en oublier aucun ;-) pouvait donner un aperçu de l'Union Africaine, pas l'officielle qui n'a pas plus d'union que la fameuse Union Economique Européenne...Mais l'Union Africaine au sens propre du terme avec chacun sa propre culture, mais dans le respect de l'autre et pour l'intérêt général.
Pour en revenir à la formation, il nous avait semblé intelligent de faire un mélange entre enseignement rigoureux du journalisme à l'ancienne, exercices pratiques de l'écriture et du blogging et enfin coup de main donné en tête à tête pour s'adapter aux attentes de chacun. J'me rappelle que quand Philippe Couve, initiateur du projet avec Cédric Kalonji, me parlait de l'aspect formation de Mondoblog, c'était en gardant un assez mauvais souvenir des formations institutionnelles. Difficile de former quelqu'un présent contre son gré, d'autant plus quand elle peut ramener des Per-Diems plus importants que son salaire de journaliste sans forcement travailler. Opération réussi donc, puisque nous ne nous sommes que très rarement couché avant 2h00 du matin tant tout le monde avait soif d'apprendre, de progresser.
Nous avons alors sorti notre batterie d'outils pour blogueurs avec leurs limites. Si nous étions excités comme des puces de faire découvrir le "Cloud computing", il ne nous a pas fallu longtemps pour nous rendre compte que même la connexion dakaroise (une des meilleures connexions d'Afrique de l'Ouest) ne suffisait pas à travailler sereinement en ligne...Retour au bon vieux Word...Copié-collé une fois connecté au cyber. Même constat personnel pour la vidéo, si vous avez un bon quart d'heure devant vous pour regarder Rémi Gaillard pendant deux minutes vous êtes dans la norme.
Tout au long du séjour, la question de l'organisation d'un Barcamp (une tradition de l'atelier en voyage) nous a taraudé. Comme nous voulions nous concentrer sur la formation, nous avons finalement improvisé une réunion grâce au Centre Culturel Français sans pouvoir réellement rencontrer la blogosphère...Ce sera pour une autre fois !
Nous avons alors enregistré une émission spéciale où chacun des mondoblogueurs nous a aidé à refaire l'habillage, une franche rigolade pour nous et j'espère une agréable écoute pour vous.
PS : Jetez un oeil aux différents portraits croisés écrits lors de la formation :
Alimou Sow
Ameth Dia
Christelle Bitner
Nous ne saurons jamais quelles sont les stars qui ont refusé de participer aux soirées de la famille Gadhafi. Par contre, nous connaissons désormais une bonne partie de ceux qui l'ont fait et, au fur et à mesure des jours, la liste s'allonge :
Mariah Carey, Beyonce, Jay-Z, Nelly Furtado, Usher, Lionel Ricthie, Lindsay Lohan, Miranda Kerr et même la bimbo de la roue de la fortune, Victoria Silvstedt...Bizarrement, les stars se sentent plus sales depuis que la révolution libyenne a commencée, attendez...Non, depuis que Wikileaks les a balancées.
Si j'étais intéressé par l'argent en écrivant sur le web (et donc intéressé par le trafic, le référencement) j'aurais écrit ce papier bien avant. En effet, qui n'aurait pas rêvé de mettre dans les mots-clés de son article "People", "Politique", "argent sale", "Kadhafi", "musique", "débauche", "embrouille familiale" et "humanitaire" au moment même ou la situation libyenne est en pleine crise...J'entends déjà l'excitation les râles des accros du S.E.O. poindre à mes oreilles !
Impossible que cela vous ai échappé, depuis que Wikileaks a balancé des câbles de l'ambassade américaine en Libye sur les agissements des enfants Kadhafi, c'est l'effet domino chez les stars de la pop américaine. Ce qu'on leur reproche, avoir été grassement payé par l'argent douteux du président libyen pour chanter quelques chansons lors de soirée de luxe et de débauche.
Nelly furtado a été la première de ces artistes a avoir cherché a expier sa faute, lors d'un tweet dans lequel elle annonçait, le 28 février, vouloir reverser les 1 millions de dollars touchés pour sa prestation de 45minutes à l'intention d'oeuvres de charité. Le lendemain Beyonce, qui s'était elle fait épinglée par la presse people il y a déjà un an, annonce donc par opportunisme qu'elle fera de même. En fait, à l'heure où je vous parle, seul Usher a déjà reversé de l'argent à Amnesty International, quant à Mariah Carey, que l'on sait fauchée, elle a annoncé utiliser une partie des bénéfices de son prochain single (dont la date de sortie est inconnue) à des oeuvres également...On attend de voir.
Ces informations, c'est encore une fois un coup de Wikileaks, Ça fait partie des "US Cables"
Ces informations viennent de l'ambassadeur américaine à Tripoli...Ce qui est marrant c'est que les enfants Kadhafi nient en bloc ces affirmations, puisque au fil de la lecture on en apprend plus sur la guerre qui sévit à l'intérieur de la fratrie que sur les agissements du père. Personnellement, en ce qui concerne la présence des célébrités, je crois que leurs déclarations vaut comme validation de l'existence de ces faits.
Toutes les stars n'ont pas validé l'intégralité de leurs agissements, par exemple Beyonce dit qu'elle ne savait pas qu'elle était en représentation pour la famille Kadhafi ce soir-là, pourtant le même soir son manager la prenait en photo en tweetant "nous sommes à la Kadhafi Party"
Encore une fois Wikileaks montre sa capacité à faire le ménage dans l'ordre établi, la diplomatie, la politique internationale et maintenant l'industrie musicale... Les dégâts sont plus que collatéraux et on voit bien à quel point ces stars qui sont pourtant les mieux payés du Monde sont prêtes à tout pour faire pour faire grossir leur magot. Vous remarquerez également les nombreuses traces laissées sur le net via les réseaux sociaux, écrites par des attachés de presse ou non, enfin bon dans le milieu People comme en politique la communication n'a plus peur du ridicule.
PS : pour faire cet article j'ai d'abord tous regroupé sur une seul page grâce à un outil de curating qui s'appelle Bundlr, allez jeter un oeil!
Encore une semaine chargée dans le domaine de la musique en ligne.
La plus grosse actualité, c'est l'annonce de l'Amazon Cloud Player, un service de stockage en ligne (de votre musique) proposé par l'un des plus gros vendeur de mp3s dans le Monde "Amazon". Le géant de la vente culturelle en ligne s'attaque donc au "music locker" au stockage des œuvres en ligne ouvrant le bal avant Google Music et le futur service d'Apple.
Pas sûre que Deezer et Spotify, ces services de musique en ligne qui négocient chaque jour avec les ayants droits, voient cela d'un très bon œil. D'ailleurs Sony a déjà menacé de porté plainte contre Amazon
A vrai dire et pour l'instant, ces services sont encore un peu lourd pour la 3G donc vivement la 4G !
Toute cette mouvance du stockage en ligne c'est bien sûre pour une consultation embarquée, sur son téléphone par exemple, et une des tendances qui semble ce développer à toute vitesse en ce moment c'est le domaine de la musique géolocalisée. Oui géolocalisée, un terme qu'on répète à tour de bras depuis l'arrivée des smartphone.
La géolocalisation, vous vous en êtes certainement servi sans le savoir. Si vous avez un GPS par exemple, la géoloc (pour les intimes) c'est le fait de donner sa position sur le globe en utilisant les données de latitude et de longitude.
On a déjà parlé ici de Foursquare, Dis-moi-où ou encore Gowalla et les services de musique géolocalisé s'appuie sur ces derniers, c'est ce qu'on appelle un Mashup. Dans le domaine du logiciel, Un Mashup c'est un nouveau service qui s'appuie sur un service existant. Par exemple il existe 562 563 564 mashups de Twitter.
Si je prend le cas de l'un d'eux : Twittervision, Twittervision combine Twitter avec Googlemaps, la fameuse carte de Google, c'est donc de la géolocalistaion mélangée à un réseau social temps réel...Vous avez résolu l'équation Twittervision vous permet de voir en temps réel les tweets du monde entier placé à l'endroit d'ou ils sont émis.
Et puis en fait, j'voulais vous parler de service de musique géolocalisée ?
Pour moi le plus prometteur c'est l'association de Soundcloud avec Foursquare, deux services efficaces, bien conçu et avec chacun de grosses communautés d'utilisateur. Même si on ne sait pas encore comment Foursquare compte intégrer l'audio sur sa plateforme, ça n'en est pas moins excitant.
Mais il existe d'autres applications qui mélangent musique et géolocalisation, comme Soundtracking qui vous permet d'échanger de la musique liée à un lieu, Loudie qui permet de trouver un concert à côté de votre position et d'échanger avec les gens qui y sont présent ou même Roqbot qui permet de choisir la musique qui passe dans tel ou tel bar.
Mathieu, qui travaille avec nous, a même rencontré des jeunes français qui ont crée Clameurs, une application qui vous incite à découvrir la ville pour découvrir des sons...On vous en reparle très prochainement !
Ça fait un petit moment que je lis des articles sur la "curation" (issue du mot anglais et non du sens français comme le faisait remarquer Titiou Lecoq dans son billet).
Le sujet déchaîne les passions numériques. On se demande si le curator est un veilleur, si c'est un "bullsh** marketing" ou si le curator va résoudre les problèmes d'infobésité. Le mot agace et les débats autour de cette fonction ressemblent souvent à de longues logorrhées ou à des panégyriques sans vraiment s'intéresser aux outils. Prenons donc de la distance et de la hauteur pour parler de ces petites inventions bien pratiques qui, faute de changer la face du web, rendent service à des utilisateurs avertis.
Pour ceux qui auraient la fainéantise de cliquer sur le premier lien (ci-dessus), sachez qu'on parle de curator pour désigner une personne qui sélectionne et compile des contenus pour, en général, les rassembler en un seul et même endroit. Les plateformes de curation les plus connues sont Storify, Curated.by, Keepstream, Research.ly ou encore Scoop.it. J'en ai testé quelques-unes mais puisqu'on ne peut parler de curator sans râler, je vais râler aussi (mais différemment).
Tout d'abord, si certains attaquent le fait de donner un nom barbare à un acte qui "serait vieux de plusieurs années", je précise que la curation n'est pas censée être aussi large qu'une sélection de liens que l'on ferait dans un blog, à moins que cette sélection soit restreinte à une seule thématique. Certains, comme Eric Scherer ou Alex Gamela, le font très bien en ce qui concerne le métier de journaliste par exemple.
Le véritable intérêt de la curation réside justement dans sa capacité à concentrer en un seul endroit toutes l'actualité d'une thématique précise, comme la 4G, les pirates ou la société collaborative... Rares sont les blogueurs suffisamment obsessionnels pour tenir une ligne éditoriale aussi restreinte sans jamais dévier.
Tumblr et Pearltrees des outils de curation avant l'heure
Tumblr c'est une plateforme de micro-blogging, souvent associé aux teenagers, à la génération skins, mais l'un des exercices de prédilection de ses utilisateurs, c'est bel et bien de créer des espaces web monomaniaques. Tapez Fuck Yeah + le nom de votre artiste préféré, pour un peu qu'il soit mainstream, sachez qu'une page lui est déjà dédiée, Lady Gaga, Justin Bieber, il y a même un site pour savoir si un FuckYeah de votre star existe. Je parlais de monomanie, si vous avez du temps à perdre et un besoin de Lol à combler, il y a les monomanies créatives comme SelleckWaterfallSandwich ou encore DianaRainbowCheese, mais là je digresse ;)
Sans tirer de grandes conclusions, je dirais que ces nombreux exemples d'utilisation naturelle de l'outil Tumblr pour sélectionner un seul type de contenus montrent bien que l'acte de curation est un acte qui s'est imposé comme un usage naturel du web, puisque le problème du web c'est son immensité.
L'activité de collectionneur aurait donc survécu à la dématérialisation, se transformant peu à peu en collectionneur multimédia en ligne.
Quant à Pearltrees, on a longtemps comparé cet outil à l'avenir du bookmarking sans jamais vraiment comprendre comment l'utiliser. Sur Pearltrees, chaque bookmark, chaque lien est visualisé sous forme de perle, vous pouvez alors créer des "perles racines" (comme on créerait un dossier pour ranger plusieurs documents sur son bureau) dans lesquelles vous allez ainsi organiser vos favoris en un seul lieu thématique.
La force de ce site c'est de permettre de lier des favoris entre eux, de leur donner une arborescence. Si, par exemple, des faits d'actualité découlent les uns des autres, alors plutôt que de mettre ces liens au même niveau (sous un même mot-clé), vous allez pouvoir créer une branche de liens découlant visuellement les uns des autres.
Pearltrees a bel et bien de l'avance sur tout le monde, et sûrement trop pour être adopté facilement, cela dit je prends le parie que les tablettes tactiles devraient permettre à ce site de prendre de l'ampleur tant l'interface web a été pensée (où pas) pour toucher, manipuler ces perles. Cette architecture de branches n'existe sur aucun des sites officiellement dits "de curating" et c'est là souvent leur faiblesse. Keepstream n'est pas très sexy, Storify a lui fait ses preuves pour être embeddé dans un article, mais celui qui me parait le plus intéressant puisqu'il permet de créer une page très lisible, c'est Scoop.it.
Mon expérience de Scoop.it
Je le redis, si une chose est bien claire dès le début sur Scoop.it, c'est que le site vous incite clairement à vous spécialiser sur une thématique, quitte à créer d'autres pages sur chacune des thématiques sur lesquelles vous faites de la veille.
Moi-même en m'inscrivant, je n'avais pas anticipé ce qu'un outil de curation pouvait impliquer. Alors que les autres sites récupèrent vos favoris ou vous proposent de rechercher des éléments pour étoffer votre article, Scoop.it met à disposition une page par thème en vous proposant une interface de veille...Vous pouvez agréger vos sources d'informations par le biais de recherche de mots-clés, de compte ou de liste Twitter et de flux RSS. Si je compare avec mon agrégateur de flux, j'ai ici une information bien plus ciblée et bien plus large (grâce au fait de mélanger RSS et twitter) que dans mon Google Reader qui est pourtant bien rangé. Ce dispositif donne donc un outil de veille plutôt pratique tout en permettant de rajouter des articles hors de cette veille (Via un bookmarklet).
Rajoutez à cela la possibilité donnée à n'importe qui de vous proposer un article en rapport avec votre thématique et vous avez un outil collaboratif, relié aux réseaux sociaux (Facebook et Twitter) et plutôt efficace (quoi qu'à perfectionner).
La petite surprise est venue après m'être abonné à certaines thématiques "curatées" par d'autres. On reçoit chaque jour un récapitulatif des mises à jour thème par thème et c'est là tout l'enjeu de la curation: avoir des infos très ciblées sans même les chercher.
Tout le monde s'accorde sur le caractère chronophage de la veille mais, désormais, certains sites permettent de faire le tri dans nos flux et d'identifier plus rapidement les contenus qui commencent à faire du bruit. C'est le cas de Summify ou Cascaad. La curation s'inscrit également dans cette démarche (gagner du temps) mais elle ne repose pas sur un algorithme. Ce qui fait la curation c'est l'humain (comme l'a intelligemment anticipé Aaaliens) et aussi la spécialité (ce que les services basés sur des algorithmes ne proposent pas encore).
Et si la "curation" permettait, à l'avenir, à tous veilleurs d'avoir plus de temps pour produire des articles? Le mot n'est pas très beau, j'en conviens, c'est peut-être un mal pour un bien...
BONUS : De la curation sur... la curation ;)
- Curation : The next big thing ? sur Pearltrees
- Web content & digital curation sur Scoop.it
- Un enregistrement vidéo du débat + article sur "la curation, avenir du web?" (social media week Paris 2011)
Content : An illustrated history par Philip Shelldrake
Le site Hypemachine, qui agrège la grosse majorité des blogs musicaux du monde, vient de publier cette semaine son Zeitgeist 2010, comprenez les morceaux reflétant le mieux l'année passée. L'occasion de rappeler ce qu'est la Hypemachine.
Vous connaissez les blogs, ce moyen simple de s'exprimer en ligne, sachez que certaines personnes s'en servent pour échanger autour de la musique. Mais comme la musique n'est jamais aussi bonne que lorsqu'on l'écoute, ces blogueurs mettent à disposition de l'internaute les morceaux dont ils parlent (souvent avec des fichiers mp3). Cela parait évident aujourd'hui, mais ce sont ces blogueurs qui ont popularisé la pratique.
A l'époque tout le monde ouvrait son blog en ayant peur d'être forcé de fermer dans la foulée (et ça a été le cas pour nombre d'entre eux). Au même moments les sites d'actualité musicale devaient batailler ferme avec les labels pour récupérer ne serait-ce qu'un extrait utilisable légalement en ligne...Le nombre de blogs a, entre temps, explosé. La partage d'mp3 s'est banalisé et les labels ont bien compris que cette armée de blogueurs bénévoles était une force de communication incroyable pour leurs productions.
Revenons à la hypemachine. En 2005, Anthony Volokin, un étudiant en université, se rend compte du potentiel des blogs musicaux et décide de créer une sorte d'annuaire qui permettrait d'écouter l'ensemble des morceaux mis en ligne facilement. Il ajouteà tout cela une couche sociale qui permet de savoir ce qu'écoutent ses amis, de traquer certains blogs, certains artistes ou certains mot clés. Un service essentiel qui fait office également d'archive incroyable pour une partie de la production musicale mondiale. Hypemachine c'est + de 100 000 visites par jour.
Et donc ce site vient de publier un classement des artistes, albums et morceaux les plus populaires sur sa plateforme. Au risque de vous surprendre, l'actualité mondiale de la musique en ligne n'a rien à voir avec la programmation des radios et encore moins des chaines musicales. L'artiste le plus blogué cette année c'est Yeasayer, un groupe de rock atypique que je n'affectionne pas particulièrement, avec des sonorités typées années 80. L'album que les utilisateurs ont le plus apprécié cette année, c'est celui d'Arcade Fire appelé "the Suburbs", si vous ne l'avez pas encore écouté, allez-y cela ne peux pas vous faire de mal. Enfin, et c'est assez bizarre le classement du meilleur titre n'en est pas un, c'est en fait une sélection exhaustive des titres qui ont été "likés" par les utilisateurs dont vous pouvez retrouver la liste ici.
Ce classement, vous l'aurez remarqué, met clairement en avant les productions d'Amérique du Nord, mais puisqu'il est le résultat des gens actifs sur la toile, il ne tient qu'à vous, amis de Francophonie, de mettre en avant la musique qui vous plait !
Cette semaine, par exemple, j'ai voulu tester un logiciel de screencast gratuit et en ligne qui s'apelle Screenr (que je vous conseille vivement). Dans cette capture vidéo de l'écran j'en ai profité pour faire la démonstration d'un très bon plugin qui s'apelle Apture si vous êtes blogueur, installez le de suite, c'est un bénéfice pour le producteur comme pour le consommateur d'information.
Voici le résultat :
Voila donc une minute de vidéo accompagnée d'un morceau trouvé sur le web.
L'Allemagne serait donc le seul pays dans le Monde où Sony ait trouvé un accord avec Youtube m'interdisant d'utiliser "leur musique", mais ce qui est étonnant dans cette histoire c'est que le morceau utilisé dans cette vidéo n'appartient en fait à aucun cataogue officiel...C'est un Mashup !
A mon humble avis, les maisons de disques seraient bien inspirées de négocier avec certains de ces producteurs de mashups tant les réactions des gens à l'écoute de ces remix sont enthousiastes.
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Soundcloud a donc annoncé cette semaine que l'identification automatique des morceaux (vous savez, le procédé dont je vous ai parlé pour youtube) allait être mis en place sur leur plateforme et si j'en crois l'expérience que je viens de vivre cela veux dire fini les bootlegs (autre nom donné improprement aux mashups) sur ce site.
Ziad et moi, on a été faire un tour à LeWeb 2010.
LeWeb, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est la plus grosse conférence européenne en matière d'internet et nouvelles technologies et comme le faisait remarquer Ziad, le seul endroit où les Français font semblant de ne pas parler français.
Vous devez vous dire qu'on a plein de choses à vous raconter...Mais finalement pas tant que ça.
Si l'atelier s'intéresse aux nouvelles technologies, c'est bien souvent dans ce qu'elles permettent de faire évoluer au niveau de l'accès à l'information et de l'évolution du métier de journaliste et Leweb c'est avant tout l'occasion pour les investisseurs, les dirigeants de grosses sociétés de se rencontrer, d'investir dans des projets et de se tenir au courant de l'évolution des tendances de consommation via internet.
Ne crachons pas dans la soupe, si cette conférence est pour nous moins primordiale que les "Assises du journalisme" ou encore le tout nouveau "Obsweb", pour Observatoire du webjournalisme, auquel nous n'avons malheureusement pas pu assister, LeWeb reste un endroit où il fait bon sentir l'ambiance globale du milieu dans lequel nous évoluons.
Parmi les choses auxquelles nous avons pu assister, il y a les Ignites, des présentations courtes (généralement cinq minutes) ou chacun des intervenants discourent appuyés par une présentation visuelle (powerpoint) pour partager avec l'audience le résultat de son travail. L'avantage de cette discipline, c'est d'avoir en un temps court une présentation de pleins de travaux diverses et variés mais, plutôt que tous vous les décrire, je préfère vous parler de quelques unes d'entre elles.
A commencer par la "Twitter Diplomacy", un travail de Matthias Lufkens du Forum Economique Mondial, qui tend à montrer les relations que les Etats entretiennent les uns avec les autres sur le réseau social Twitter. En introduction il explique bien que même si par exemple le compte de Barrack Obama n'est pas tenu à jour par l'homme lui-même, il n'en va pas moins que chaque phrase partager sur le réseau est le fruit d'une réflexion de son cabinet de communication, un geste diplomatique. Lors de la présentation, on voit Obama accueillir Medvedev qui vient de s'inscrire sur Twitter, Medvedev déconseiller d'acheter tel tablette numérique (et l'impact que cela peut avoir) mais aussi et c'était très drôle, Matthias Lufkens montre que le compte Twitter officielle de l'Elysee ne suit personne, même pas le premier ministre.
Il y avait aussi des choses vraiment pas terrible, ce qui a le plus excité les gens, c'est l'intervention de Ricardo Sousa modestement appelé "les adolescents-entrepreneurs peuvent changer le Monde". Cinq minutes peuvent finalement paraitre très longues lorsque vous avez en face de vous quelqu'un qui vous sort des poncifs, les jeunes n'ont peur ni de prendre des risques ni de faire des erreurs et enfin ils ne font pas les choses pour l'argent (c'est une question de temps et au passage un petit "merci papa, merci maman" n'aurait pas été de trop), Grosse déception également avec Romain Lacombe pour sa non-mise à jour de son discours sur les données gouvernementales ouvertes pendant laquelle il cite à tour de bras le gouvernement américain, ce même gouvernement qui appelle aujourd'hui à la restituion des fuites Wikileaks.
Enfin, ma spécialité c'est la musique et même si Beathe Due était un peu mal à l'aise pendant sa présentation, j'avoue que je vais me pencher un peu plus sur le résultat de son enquête sur l'évolution des modes de consommation de la musique, ainsi que sur le travail de la japonaise Fumi Yamazaki qui sous prétexte de culture geek nous a démontré que pour que quelque chose devienne populaire il faut permettre aux internautes de se l'accaparer.
L'un des grands chantiers de l'évolution de l'industrie culturelle c'est la remise en cause du fonctionnement des droits d'auteurs dans le Monde, au même titre que la propriété intellectuelle sur les plantes ou les vaccins par les labos pharmaceutiques, au passage.
Vous le savez, la réforme des droits d'auteurs c'est une de mes nombreuses lubies, mais je ne vous en parle jamais sans un fond d'actualité.
La première actualité, c'est la chasse aux sites, qui hébergent ou indexent illégalement de la musique ou des films en ligne, lancée cette semaine aux États-Unis. Pas moins de 82 noms de domaines ont été confisqués. Au dire des spécialistes américains, un avant-gout de la loi COICA déposé le 18 novembre dernier qui devrait permettre non plus de supprimer seulement les fichiers incriminés stockés sur un site, mais qui permettrait désormais de supprimer l'intégralité d'un site soupçonné d'enfreindre la loi, sans aucun préavis et donc sans aucun dialogue.
L'Electronic Frontier Foundation, qui défend la liberté sur les territoires digitaux, démontre l'innéficacité de cette démarche puisque que dans les heures qui suivaient l'intervention de l'Etat, les sites étaient de nouveau en ligne sous une nouvelle adresse. Cette fondation alerte également sur le fait que de tels outils, une fois en place, pourrait faciliter à l'avenir la censure sur le net.
Si vous ne comprenez toujours pas ce qu'est un remix et comment ça peux fonctionner, alors allez voir de suite la visualisation faites par Benjamin Rahn de l'album de Girltalk et tous va s'éclaircir.
Nicolas Sarkozy le 19/11/10 :
«Il semblerait que vous soyez pédophile»
Il est impossible que vous ayez échappé à cette phrase lâché par Nicolas Sarkozy à l'adresse d'un journaliste qui, pendant le "Off" du sommet de l'Otan à Lisbonne, avait osé poser des questions au chef de l'état sur son implication dans le dossier Karachi. Je ne débatterai pas ici de la diffusion du "Off" ou pas puisque vous le savez j'aime le travail de Pierre Carles.
Cette information, d'abord relayée de façon courte me parraissait d'une violence sans nom puis a finalement pris une autre dimension à mes yeux lorsque Libération a publié l'audio de cette altercation.
Qu'est-ce qu'on y entend ?
Pour ceux qui n'aurait pas entendu l'intégralité de ce quasi-monologue, pas la peine de monter sur vos grands chevaux, lorsque Sarkozy dit que le journaliste en face de lui est pédophile, il ne fait qu'illustrer maladroitement sa pensée qui veux que si on a pas la preuve de ce que l'on dit mieux vaut se taire :
Mais dans cet extrait, on y entend, un président finalement bien mal à l'aise par rapport à ces soupçons, un président qui faute de pouvoir se défendre attaque, fait la morale aux journalistes, leur explique comment faire leur métier et puis dérape en démontrant ses propos par l'absurde.
Impossible également de ne pas déduire que le président de la République mène à l'heure actuelle une sorte de guerre larvée contre les journalistes lorsque l'on a vu sa dernière prestation officielle à la télé française. Il fait un bilan "argumenté" des sujets traités par les journalistes qu'il a en face de lui, leur fait la morale en reprochant aux journalistes de focaliser leur ligne éditoriale sur des sujets minimes qui pourtant son mis en exergue par la politique de son gouvernement, c'est la banale histoire de la poule ou de l'œuf.
Sarkophile ?
Il faut dire que dans cette histoire personne n'est vraiment blanc, je trouve personnellement que la télé à généralement un traitement populiste de l'actualité, panurgique et souvent motivé par la course à l'audience et je crois que Nicolas Sarkozy a trouvé lui aussi un moyen populiste de se défendre en attaquant les journalistes, une profession loin de faire l'unanimité dans les foyers français. Une profession que nous essayons de défendre chaque jour dans l'atelier des médias sans omettre de la remettre en cause.
Le doute, c'est une des forces du métier de journaliste et aussi à certains égards l'un de ses défauts. Vous ne trouverez pas moins corporatiste que cette profession puisque chacun doute du travail de l'autre, on se rappellera au passage comment les sarcasmes sur Laurent Joffrin (directeur de publication de libération) par Nicolas Sarkozy avait fait rire tous ses camarades.
Discutez aussi avec des journalistes politiques et vous verrez qu'ils vous diront qu'ils prennent beaucoup plus de plaisir à suivre Sarkozy aujourd'hui que Chirac à l'époque. Car le journaliste est quelqu'un généralement de cérébral, il aime la joute verbale, les bons mots, le journaliste est finalement un rappeur qui aime s'affronter dans des freestyles avec les hommes politiques, celui qui vanne le mieux est toujours le plus fort...Sarkozy mènent ainsi la profession par le bout du nez, une cour qui le suit dans ses nombreux agissements (son storytelling), qui rigole à ses blagues et n'ose s'affirmer ou se défendre les uns les autres lorsqu'ils sont en difficultés.
Il faut dire que l'activité de l'omniprésident ne laisse que très peu de temps pour vérifier la justesse de ses propos et que ceux qui ont ce qu'on appelle désormais "le luxe" de l'enquête ont bien du mal à transmettre à la plus large audience le résultat de leur travail, quand il dispose encore d'un ordinateur.
Si la liberté de l'information et la justice sont deux piliers de la démocratie et au vue de l'actualité française, demande de révélations des sources, déplacement du jugement de l'affaire Bettencourt d'un tribunal à l'autre, pas sûre que certains pays du sud que l'on appelle ici totalitaire ou despotique ne soit pas actuellement en train de nous rire au nez en voyant tous ce qui se passe dans notre pays, journalistes relevez la tête !
Écoutez la chronique (4 min. et 05 sec.)
Vous connaissiez tous Star Wars, mais vous connaissez probablement moins "Carles Wars", puisque je viens d'inventer le nom de cette trilogie. Carles vient de Pierre Carles, ce documentariste français en lutte contre les effets pervers du petit écran, qui, au travers de "Pas vu pas pris", "Enfin pris" et aujourd'hui "Fin de concession", dénonce un journalisme télévisé biaisé, auto-censuré voire malhonnête.
C'est vrai, Pierre Carles est peu connu, mais quand on tape sur ses camarades, il ne faut pas compter sur eux pour parler de vous. Pourtant, c'est lui qui révéla la supercherie de Patrick Poivre d'Arvor et son faux entretien avec Fidel Castro en 1992. L'adage dit "ne mord pas la main qui te nourrit"...
Pierre Carles revient donc avec "Fin de concession", un documentaire qui, faute de diffuseur et donc de producteur, est cette fois co-financé par les internautes via Touscoprod, un site de crowdfunding. Le film est sorti en salle ce mercredi 27 octobre, mais n'ayant pas eu le temps d'aller le voir, j'ai néanmoins pu en discuter avec certains de mes collègues qui l'ont vu. Loin de moi l'idée de vous relater l'histoire de "l'Homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme", mais je peux dores et déjà vous dire que ce documentaire s'attaque en grande partie à TF1, qu'il est, comme à l'accoutumée, plutôt mal filmé (mais c'est le fond qui compte) et qu'il est parsemé d'une auto-critique de Pierre Carles qui se met en scène et se questionne sur sa démarche et la manière dont il travaille.
Cet extrait, ou l'on voit Jean-Luc Mélenchon (ex PS qui a fondé le parti de gauche), a déjà fait pas mal de bruit sur la toile, Acrimed, qui "lutte contre la marchandisation de l'information", a écrit un très bon article intitulé "Jean-Luc Mélenchon et les vaches sacrées du journalisme" dans lequel on voit cette vidéo où le syndicaliste interviewé à l'époque par David Pujadas attaque directement TF1 lors de l'émission de Thierry Ardisson.
Je connais bien le travail de Pierre Carles et peux vous dire que si le bonhomme agace souvent ses confrères, un simple visionnage de ses productions suffit à mettre en évidence son intelligence. Pierre Carles n'a pas toujours parlé de la télévision, il est également connu pour sa remise en cause des bénéfices du travail, "Danger travail" montre des gens relativement épanouis depuis qu'il sont chômeurs ou encore des gens humiliés par des petits-chef comme dans cet extrait sur Domino's Pizza :
Enfin, il serait incroyable de parler du travail de Pierre Carles sans parler de "la sociologie est un sport de combat", un film dont le visionnage est indispensable pour comprendre l'obsession du réalisateur qui se place en véritable disciple de Pierre Bourdieu, sociologue et spécialiste des médias"
Le week end dernier avait lieu les "Vimeo Awards".
Vimeo (à ne pas confondre avec Viadeo) c'est une plateforme vidéo au même titre que Youtube ou Dailymotion, mais sa particularité c'est qu'elle s'est très vite mise à la vidéo HD et a de toute façon toujours eu une qualité audio et vidéo supérieure à ses concurrents.En très peu de temps Vimeo a réussi à séduire les professionnels et les créatifs du Monde entier, faisaient entre autres partie du jury cette année, David Lynch et Roman Coppola pour les cinéastes, M.I.A. et DJ Spooky côté musique ou encore Lawrence Lessig, le grand gourou du copyleft.
Pour ce concours, pas moins de 6500 vidéos ont été soumises au travers de 10 catégories, pas toutes habituelles comme les catégories motion graphics (ou le design graphique qui est "la capacité à créer, adapter et développer des identités visuelles"), le remix, la captation ou encore la narration sous fond de diaporama. Le prix spécial de ce premier Vimeo Awards a été remis au gagnant de la catégorie reportage, "Last minutes with Oden" (les dernières minutes en compagnie d'Oden), l'histoire d'un jeune branché qui va devoir faire abattre son chien malade du cancer. Une thématique qui joue sur la grossière corde sensible de la relation de l'Homme avec son meilleur ami, filmé au Canon 7D (encore une fois) et sous fond de musique quasi lyrique...Si ce prix spécial ne m'a absolument pas touché, il n'en est pas de même pour les autres catégories du concours, comme le très surprenant et ingénieux Oops gagnant de la catégorie "expérimentale".
Un petit conseil au passage, si vous cherchez à vous acheter tel caméra ou tel appareil photo allez directement chercher le nom de l'appareil sur Vimeo, vous m'en direz des nouvelles.
Cette semaine, un nouveau site sur l'actualité "des industries créatives et des médias" a vu le jour et a été très bien accueilli par ses lecteurs, c'est Ina Global, un projet de l'Institut National de l'Audiovisuel "français". La grande mémoire audiovisuelle est également un centre de formation pour tous les professionnels de l'image et du son, qui collabore aussi bien avec les entreprises publiques que privées, en faisant ainsi, au dire de son nouveau et jeune Pdg Mathieu Gallet, l'un des seuls pôles de recherche neutre et d'information de qualité pour donner naissance à un espace d’analyse pluraliste. La page d'accueil de Ina Global est déjà très riches, vous pouvez naviguer sur le site via une mappemonde en sélectionnant le continent puis le pays sur lequel vous désirez vous informer, le site traitera de la télévision, de la radio, du cinéma, de la musique, de l'édition, de la presse et du jeux vidéo et a commencé très fort cette semaine avec cet article sous forme d'interrogation "Le Monde, un journal en péril ?"
Lancement d'InaGlobal lundi 11 octobre 2010
envoyé par InaGlobal.
J'avais déjà beaucoup apprécié la pertinence des propos de Pierre Bellanger lorsqu’était apparu sur le web son ouvrage sur la Radio IP, une vision de la radio à l'age d'internet. Cette semaine, rebelote, l’inventeur de Skyrock et des Skyblogs récidive sur le site ReadWriteWeb avec un ebook (libre de téléchargement) intitulé "La jeunesse : un mythe dépassé. Mais avant de parler de cette étude très sérieuse et encore une fois percutante, petit focus sur les Skyblogs.
Au passage, je vous conseille vivement la lecture de la fiche (moqueuse) "Skyblog" de la désencyclopédie qui en parle comme d’un “kevinodrôme” où on “Lach ses comms”.
A ce stade de l’article, sachez que Pierre Belanger m’a déjà insulté une quinzaine de fois car son ouvrage "La jeunesse : un mythe dépassé”, consiste à justement remettre en cause une société d’adultes incapables de voir la jeunesse autrement que par le biais d’une catégorie d’individus homogène, menaçante et nocive.
avons tous cru à un moment - ou croyons - à cette supercherie, à savoir que la jeunesse serait la seule classe d’âge souffrant d’une infériorité biologique la rendant incapable d’émancipation et d’autonomie, justifiant ainsi sa mise sous tutelle...
...Étonnamment,
l’état de jeunesse est, quant à lui, idéalisé et sa perte déplorée. Cette contradiction s’explique par cette idée que les jeunes gaspillent leur jeunesse dans l’inconscience et que l’état de jeunesse -sa fraîcheur, sa vitalité, sa beauté - devrait être réservé à des adultes, seuls capables de l’apprécier à sa juste valeur. D’où un ressentiment supplémentaire, presque vampirique, à l’égard de ces jeunes étourdis."
Pierre Bellanger met en lumière une jeunesse à laquelle le monde des adultes ne croit pas (des adultes qui eux-même se pensent éternellement jeunes, jugeant les adolescents violents sans se rendre compte que c’est une société dirigée par les ainés qui les a faits ainsi).
Il suffit d’ailleurs de regarder l’actualité pour s’en apercevoir, puisque
cette semaine, c’est l’exposition parisienne de Larry Clark qui a fait polémique.
Larry Clark, c’est ce photographe et cinéaste américain qui a voué son travail à peindre l’adolescence d'aujourd'hui (dans ses facettes souvent les plus extrêmes) hors des clichés de la publicité et du bien-pensant.
Cette polémique donc, vient du fait que son exposition, comportant de
nombreuses photos d’adolescents nus (parfois faisant l’amour) vient d’être interdite aux mineurs. Seul les adultes, donc, seraient suffisamment instruits pour apprécier une œuvre sur l'adolescence.
Je ne vais pas aller plus loin dans le débat, vous en trouverez une foultitude d’exemples sur le web. Revenons donc à ce "mythe dépassé" de la jeunesse, Pierre Belanger nous explique les sept changements qui ont conduit à rendre caduc ce concept de jeunesse. Parmi ces sept raisons il y a , l'assimilation de la jeunesse à la violence, l’érosion de la classe moyenne ou le rétro-grès, un progrès vu comme une menace plus que comme un espoir. Parmi ces arguments il y en a un qui a attiré mon attention et qui nous concerne plus particulièrement à l’Atelier des Médias puisqu’il est lié à internet. Dans son chapitre sur l’apparition d’une “classe médiane”, voici ce que Pierre Belanger nous dit :
...On peut imaginer, par la force des choses, qu’émergera une société différente, plus complexe, plus ouverte à tous par nature. Dans ce contexte, la jeunesse en tant que typologie perd de sa pertinence, car nombre des comportements que l’on voudrait cerner par l’âge seul seront
largement partagés.”
On comprend bien là, que si auparavant votre culture était bien souvent restreinte à votre héritage familial ainsi qu’à votre vécu, il en est désormais tout autrement puisque la grande mémoire mondiale est désormais accessible en quelques clics. Je ne vais pas reproduire tout l'ebook, mais voila ce que conclut l'auteur :
...Le mythe de la jeunesse comme concept opératoire ne fonctionne plus. Il n’y a plus de jeunes, il y a de jeunes adultes. Il n’y a plus de « jeunesse », mais une nouvelle génération. Et nous ? Comme c’est parti, nous ne serons jamais vieux.”
Cette idée de ne jamais vieillir, mon petit doigt me dit qu’on va y revenir très prochainement sur l’Atelier des médias et ailleurs...
La gauchosphère est un néologisme apparu dans la bouche de Benjamin Lancar, le président des "Jeunes Populaires" (la branche junior de l'UMP). Ce terme part du constat que la blogosphère française pencherait à gauche plus qu'à droite. Un constat comme un défi pour le jeune communiquant qui y voit un terrain à conquérir :
Si vous avez écouté cette vidéo, vous êtes désormais informé des moyens mis en place par les jeunes Pops pour occuper le terrain et "dénoncer certaines manipulations médiatiques". En politique, plus qu'ailleurs, lorsqu'on dénonce des choses, il faut avant tout être exemplaire...Mais voilà, on apprend cette semaine qu'un membre de l'UMP aurait diffusé de fausses rumeurs sur le PS via Twitter.
[Pour ceux qui ne connaissent pas bien le réseau social Twitter, c'est un formidable outil de veille et de communication, mais c'est aussi un lieu de blague (on parle de journalisme LOL), de pastiches et de faux comptes (attention tout de même à l'usurpation d'identité).]
Le Monde.fr raconte cette semaine l'histoire d'un compte Twitter nommé "solférinien" en rapport avec cette rue de Paris où se trouve le siège du Parti socialiste, la rue de Solférino. Le compte, créé pendant les universités d'été du PS, était présenté comme tenu par un socialiste. Il a, cependant, lancé plusieurs piques contre son propre camp jusqu'à attirer l'attention du parti. Les responsables du PS ont alors piégé le créateur du faux compte en lui faisant miroiter quelques documents secrets. Ce dernier a alors bêtement envoyé une adresse email permettant de remonter jusqu'à lui, Baptiste Roynette qui n'est autre que le responsable de la veille du site web de l'UMP. (précisons toutefois qu'il dément)
Si vous voulez en savoir un peu plus sur comment le PS a piégé le compte "Solférinien", je vous renvoie également à l'article de Rue 89 "Comment le faux twitter du PS, tenu par l'UMP, a été débusqué", reste tout de même quelques questions qui nous semblent assez floues à l'atelier, notamment comment cette adresse mail a permis d'identifier Baptiste Roynette...
mais quand même !
Un syndrome que j'ignorais jusqu'alors, mais qui m'a mené à ce texte, publié sur le média citoyen Agoravox, qui nous dit :
"le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu."
Cet article publié depuis début juin a suscité pour l'heure 132 réactions et a recueilli 91 % d'avis favorables. Si l'ambition d'Agoravox est de redonner la parole à l'ensemble des opinions qui composent la société francophone, il faut reconnaitre que la majorité des billets publiés sont plutôt "gauche-friendly" (encore cette gauchosphère!!!!!).
Les "médias citoyens" sont, au même titre que les blogs, des initiatives souvent individuelles et spontanées, motivées par l'ego, la colère, la joie ou encore les convictions personnelles... Il serait faux de considérer l'espace de débat qu'est internet comme un mur sur lequel on pose des affiches de manière à recouvrir les autres. Dans le cas d'internet le mur est infini et chaque affiche vient se coller aux côtés d'une autre. On est bien placé ici pour dire que la présence en ligne ne se décrète pas mais s'impose (ou pas) par elle-même. Plutot que de déclarer l'existence d'une gauchosphère, il aurait été plus honnête de faire un aveu de faiblesse quant à la popularité des idées gouvernementales. Alors, me vient une idée saugrenue, puisqu'on parle de majorité politique, peut-être pourrions donner plus de considérations à cette majorité citoyenne (une majorité qui se conquiert chaque jour de l'année) qui s'exprime sur le web.
Cette semaine je vous emmène à Madagascar, un Madagascar sous aquarelle né de la ballade de Bastien Dubois, un jeune infographiste, qui est parti s'immerger au cœur de l'Île rouge en s'intéressant plus particulièrement au Famadihana, le culte du retournement des morts. Un carnet de voyage qui tient plus du reportage BD que de l'animation gratuite, une visite impressionniste, visuelle et sonore qui m'a littéralement scotché les pupilles dont voici un extrait :
On ne rit pas impunément des bébés de Steve jobs. La semaine dernière circulait sur le web une pub plutôt drôle pour l'application Ipad du journal Newsday, On y voyait un père de famille, lisant son journal numérique pendant le petit-déjeuner. Une mouche lui tourne autour et par réflexe essaie de l'écraser avec ce qui lui sert de journal, sa tablette. Bien sure, la tablette explose.
Numérama nous apprend sur cette histoire que la réplique de la firme de Cupertino est venue rapidement et de façon sournoise, puisqu'au lieu de demander le simple retrait de la publicité, Apple a menacé de retirer l'application de l'AppStore.
On parlait des problèmes soulevés par "les droits d'auteurs et la création" la semaine dernière, et bien cette semaine le site du NouvelObs nous raconte une drôle d'histoire. Une bande de Hackers s'est attaqué aux sociétés américaines de droits d'auteurs. Mais c'est avec l'aide des internautes du Monde entier que cette attaque a eu lieu, en mettant à disposition un logiciel en libre téléchargement, les hackers Anonymous ont réussi a saturé les sites ciblés aidé de plusieurs millions d'ordinateur.
Pour information ces "rebelles" on trouvé leur slogan "ils gouvernement la vie réelle, nous gouvernons l'Internet".
Sachez enfin que la version bêta du site Senscritique est ouverte depuis ce mercredi. Senscritique est une sorte de réseau social culturel, pour échanger sur les films, les livres, les jeux-vidéos, les séries, les BDs et bientot la musique que vous aimez. Notez les oeuvres, laissez des critiques, rencontrez des gens en accord avec vos gouts et plus si affinités. Le site est sobre et bien fait, ajoute une dimension ludique (un peu comme Foursquare) en débloquant des badges au fur et à mesure de vos contributions, alors on leur souhaite bonne chance.
Cette semaine, je ne sais pas si c'est moi ou si c'est l'actualité qui convergeait mais en tout cas il sera question de partage et d'échange, et ça commence avec un billet du site internet-actu qui publie une traduction d'un article qui donne le vertige et l'espoir.
Puisqu'ici j'aime bien aussi vous parler de prospective, je dois vous dire que je me suis délecté à la lecture du travail d'universitaires et d'experts rendu à l’occasion des 10 ans du magazine américain "The Chronicle of Higher Education" qui leur a posé la difficile tache d'imaginer les "Dix défis de la prochaine décennie".
Ça commence très fort avec ce chapitre "Libérer l’innovation" ou l'on trouve cette phrase qui pour moi est magnifique et que j'ai reprise pour le titre de cet article :
“L’idée que les idées doivent être libres pourrait bien être l’idée phare de la prochaine décennie“
Attention, ce ne sont pas que des idées lancées en l'air, en continuant la lecture on apprend qu'une des solutions pourrait être que les gouvernements achètent les droits sur les brevets pour les placer dans le domaine public. Une idée folle qui après lecture devient presque évidente.
Je vous le disais, il y a dix points en tout, comme "l'impact social de l'ADN" ou "l’étude objective de la subjectivité", si certaines propositions restent un peu opaques elles n'en sont pas moins le fruit d'esprits réfléchis et généreux.
Une fois que vous aurez fini de lire ce passionnant article, vous pourrez partir à Hong Kong, parce que dimanche se clôt le festival "Wikitopia", une "tinyfest" comprenez une "petite fête" du futur collaboratif. On va la-bas pour échanger sur le partage des connaissances, sur la créativité en réseau et donc sur ce futur collaboratif, une utopie qui a le vent en poupe depuis l'avènement des réseau sociaux et des outils technologiques, une technologie perçu ici comme l'outil mis à disposition des hommes pour améliorer le futur de son entourage.
Avis au doux dingue, cet endroit est fait pour vous.
Puisqu'on parle d'outil et de réseaux sociaux, sachez que Diaspora, le réseau social qui préserve votre vie privée a mis à disposition ce mercredi le code de son futur site internet, et que si vous êtes développeurs vous pouvez désormais participer à l'aventure de sa construction. Vous pourrez voir quelques photos en ligne mais puisque je n'en sais pas beaucoup plus je vous renvoie à l'article du site Écrans sur Diaspora qui rentre quelque peu dans les détails techniques d'un réseau social entièrement décentralisé.
Je vous signale aussi la sortie il y a quelques semaines d'une nouvelle version, du logiciel Seesmic, un véritable couteau suisse de votre vie en ligne, si vous ne l'avez pas déjà essayé, je vous conseille d'aller y jeter un œil.
Seesmic est une application gratuite qui vous permet de surveiller, dans une seule et même fenêtre, vos comptes Twitter, Facebook, Google Reader, Foursquare ou encore Youtube. Car la bonne idée est ici, permettre aux gens de développer eux-mêmes des passerelles pour que tout ces sites s'aggrègent à l'intérieur de l'application, faisant ainsi de Seesmic un service qui devrait évoluer, s'étoffer et que j'ai dors et déjà adopté.
Enfin, c'est encore une fois un tweet de @mathemagie qui m'a dirigé vers cette vidéo.
Une vidéo qui a particulièrement attiré mon attention, dont l'auteur est Kirby Ferguson, un créatif américain qui nous explique comment le terme musical de Remix s'est imposé dans l'ensemble des disciplines artistiques. ce qu'il explique dasn cette vidéo très bien faite, c'est que la mémoire artistique ou pas est désormais stockée en ligne et mise à disposition du plus grand nombre, et que cette mise à disposition a permis aux différentes générations de s'accaparer les œuvres pour les faire progresser ou non, dans tout les cas, d'en faire de nouvelles interprétations.
Jean-luc Godard avait lui-même défendu cette idée, lors de la sortie de son film "Socialisme", en disant à propos des droits d'auteurs que "les auteurs n'ont que des devoirs". Un entretien qu'il avait donné à l'époque aux "Inrockuptibles", les Inrocks qui viennent d'ailleurs de sortir une nouvelle formule de leur hebdomadaire papier, abandonnant le programme télé pour une approche sociétale et culturelle, "un journal qui sourrit à l'aventure et à l'avenir", comme ils disent eux-mêmes ou plutot une sorte de "Nouvel Obs pour trentenaires" comme dit un confrère, c'est selon.
Bon et puisque les gens du marketing ont tendance à dire qu'un message doit être passé trois fois pour rentrer dans la tête des gens, je vous le redis "“L’idée que les idées doivent être libres pourrait bien être l’idée phare de la prochaine décennie“,
En février 2009, le rappeur américain décide de porter plainte contre son label Universal au titre que son contrat n'intègre pas de clause concernant la distribution numérique (Itune, sonnerie de portable, etc...). Alors que le procès avait déjà échoué une première fois, une cour d'appel de San Francisco vient de casser ce premier verdict permettant ainsi à Emienm de toucher désormais 50% des revenus générés.
Universal ayant peur que cette décision fasse jurisprudence a dors et déjà réclamé une nouvelle audience.
Connaissez-vous les MusicHackdays ?
Le résultat a donné lieu à pas moins de 41 projets tous plus surprenants les uns que les autres, un logiciel qui vous donne la partition musicale d'une vidéo sur Youtube, une application pour retrouver toutes les playlists
de la BBC sur Spotify, et mon préféré parce que pirate et français, vous permet de cacher des mp3s dans la ville. Il vous faut alors vous déplacer à l'endroit ou le
morceau a été déposé pour le récupérer sur votre téléphone mobile. Les prochaines réunion auront lieu à Boston et Barcelone, reste à savoir pourquoi elle n'a pas lieu sur Paris.
Le projet "Life in a Day" de Youtube est un projet comme vous n'en avez jamais entendu parlé.
Que s'est-il passé dans le Monde le 24 juillet 2010, c'est à cette question que le long métrage documentaire
co-produit par Ridley Scott (réalisateur d'Alien et Blade Runner) va essayer de répondre. En collectant, montant et agençant les vidéos des utilisateurs de Youtube du Monde entier prise ce jour-même. Tout cela est en phase de montage, mais il y a déjà une très chouette interface mise en
place sur la page Lifeinaday. Un globe
en 3D parsemé de photos, et des mots clefs comme "voyager",
penser, rire ou création vous
permette de picorer les vidéos au gré de votre humeur.
Usbek & Rica, ou le parie de la presse papier de qualité.
C'est en tombant sur cette vidéo que j'ai réussi à changer mes lectures estivales.
Un magazine papier qui regroupe des articles, de la littérature, de la BD de l'enquête photo le tout dans une maquette soignée et agréable, voici ce que je vous invite vivement à lire désormais. Une lecture intelligente de ce que constitue notre présent tout en se tournant vers le futur.
Petit frère de XXI, Usbek & Rica n'est distribué que dans les librairies, disponible tout les 3 mois pour 15 Euros que votre cervelle ramolie par l'actu chaude prendra comme une séance de body brainy-fitness. Le numéro 2 est sortie ce jeudi 9 septembre courrez l'acheter
Voila déjà trois jours que Ziad et Moi avons débarqué dans la ville de Perpignan pour la vingt-deuxième édition du festival international du photojournalisme Visa pour l'image.
Perpignan, c'est à quelques kilomètres de l'Espagne, en pays catalan et non loin de la mer méditerranée.
La vieille ville a gardé ses fortifications, des rues étroites, on s'y perd, on tourne en rond, mais l'ambiance ensoleillée est à la flânerie. On prend le temps de respirer et de s'imprégner des clichés éparpillés dans la ville.
Visa pour l'image s'étale ici et là dans le centre ville, de nombreux lieux d'expositions gratuites, des conférences débats et surtout les très spectaculaires soirées de projection au sein du très bel emplacement qu'est le Campo Santo. Confortablement installés sur des gradins en plein air, au sein d'une vieille bâtisse médiéval, les spectateurs, les yeux rivés sur un écran géant commencent la soirée par la photo du jour suivie par une rétrospective visuelle et sonore d'une partie de l'année précédente, puis de sélections de "diaporamas sonores" de reportages photos souvent récent et parfois jamais exposés. Il y a aussi des présentations de livre, comme celle très drôle de "Switzerland VS the World", ainsi que des hommages ou rétrospectives de grands photographes.
En bonus je vous ai mis à disposition un diaporama de certains des meilleurs travaux que nous avons pu découvrir lors des projections (cliquez ici pour une version plein écran)
Vous le voyez les photos exposées tout au long de ce festival sont très diverses, issues de longues enquêtes ou liées à l'actualité et on a souvent du mal à croire que toutes ces images ne sont pas des mises en scènes tellement ces images sont superbes. Si vous avez suivi un peu le débat dans les autres médias, cette saison était sous le signe de l'authentification de l'image ou de l'anti-photoshop, un "non-débat" comme nous le disent la grande majorité des photographes que l'on rencontre. En effet, impossible actuellement d'imaginer travailler sans Photoshop qui sert avant tout à recadrer des images, équilibrer la lumière ou les couleurs du clichés; La question n'est pas dans l'outil mais dans ce qu'on en fait, c'est bel et bien la question de la déontologie quiest posée ici.
Chaque jour des photographes du Monde entier viennent ici découvrir les travaux de leurs collègues, mais aussi et surtout se faire remarquer auprès des responsables photos d'agence de presse, des galeristes et des médias. Eparpillés au quatre coin de l'Hotel PAM's les photographes inquiets, placides ou très démonstratifs font la queue pour pouvoir parler avec ceux qui pourront changer leur carrière.
Vous l'avez certainement déjà entendu, puisque déjà la semaine dernière on annonçait que le demi-milliard d'utilisateurs sur Facebook allait être atteint cette semaine, et c'est donc désormais chose faite !
Marc Zuckerberg vient donc d'annoncer officiellement 500 000 000 d'utilisateurs sur Facebook après seulement six ans d'activité.
Vous avez vraiment créer un mouvement mondial."
Certains d'entre vous on connut l'excitation de l'arrivée de Myspace, de Facebook puis celle de Twitter, on sait du coup à quel point les gens sont volatiles sur les réseaux et qu'un publique comme un amour n'est jamais éternellement conquis. C'est cette versatilité des utilisateurs qui a pendant longtemps semblé être la norme, par lassitude ou par snobisme les gens finissent souvent par abandonner un réseau pour un autre, mieux fait, mobile ou tout simplement parce que "leur mère n'y est pas inscrite". Mais Facebook déroge aux règles, si les plus snobs sont passés sur Twitter (grand bien leur fasse), il me parait inimaginable d'abandonner Facebook, trop de gens, trop d'amis et trop de membres de ma de famille finalement.
Tout le Monde parle de l'objectif que s'est fixé Marc Zuckerberg du Milliard d'abonnés, et je ne fais pas partie de ceux qui en doutent, puisque deux énormes zones géographiques restent à conquérir pour le géant du réseau social que sont l'Afrique et l'Asie (75% de la population mondiale) . Deux zones en pleine expansion alors que les autres se tassent.
Au début de l'atelier des médias, il y avait encore assez peu d'entre vous qui était inscrits sur Facebook et j'ai vraiment pu observer cette année que beaucoup d'entre vous avaient franchi le pas. Un développement certainement lié à l'arrivée de l'application mobile Facebook et des téléphones intelligents. N'oublions pas qu'avec open graph Facebook s'est littéralement incrusté partout sur le web et que ces boutons sont désormais devenus quasi-incontournable.
Au passage et pour les plus curieux d'entre vous, voici un graphique édité par le site Mashable où vous pouvez voir toutes les données utilisateurs concernant facebook.
(cliquez pour agrandir)
Rencontrer l'un des fondateurs du service mobile de l'année, c'est une opportunité qui ne se présente pas tous les jours. Croyez moi ou pas, cette rencontre avec Naveen Selvadurai était une pure coïncidence.
Anecdote symptomatique de notre époque, tout à commencé par un tweet annonçant un Foursquare Meetup (une réunion informelle des utilisateurs du réseau social mobile Foursquare). Ni Ziad ni moi n'ayant encore jamais participé à un Meetup, nous étions curieux de savoir qui étaient les utilisateurs de la nouvelle coqueluche du mobile (comme il nous avait été raconté lors de notre émission sur la conférence South By South West 2010 SXSW). Nous sommes donc allés à cette rencontre.
On arrive dans un bar à touristes du quartier Saint-Michel à Paris, une douzaine de personnes sont installées dans un coin. Une jeune femme, Adrienne Jan initiatrice du meetup, 11 garçons : une proportion assez fidèle à la réputation des geeks. Au centre des regards et des questions, un jeune homme, jean, t-shirt coloré et une dégaine de surfer, c'est Naveen, l'un des co-fondateurs de Foursquare. On décide alors de prendre le temps de parler avec lui.
Je vous ai dit que cette histoire avait commencé avec un tweet, c'est un tweet antérieur qui en est la cause. Lorsqu'on demande à Adrienne pourquoi elle a organisé cette réunion, elle nous répond qu'elle suit @naveen sur Twitter, et qu'elle a vu sur sa timeline qu'il était de passage à Paris. La jeune femme est alors entrée en contact direct avec lui et lui a proposé d'organiser une réunion en sa présence.
On voit bien là comment un outil de communication dit "virtuel" peux encourager les rencontres en chair et en os, au contraire il les encourage. Sans réseau social, quelles seraient mes chances de contacter quelqu'un basé aux États-Unis? Qui, dans mon entourage, aurait pu me prévenir qu'il y avait une réunion pour discuter d'un logiciel encore discret en France?
Il faut dire que c'est le principe même de Foursquare: vous faire bouger.
Fini les soirées les fesses rivées sur le fauteuil à surfer sur des forums austères (qui pourtant m'ont bien souvent dépanné dans les galères), fini la correspondance par mail où je ne savais jamais si quelqu'un lirait mon message avant la fin de la semaine et fini les coups de fils à mes amis pour savoir s'il daigneraient sortir de chez eux. Depuis que les moyens de communications sont devenus mobiles, il n'a jamais été aussi facile de sortir de chez soi sans but, sans amis et parfois sans argent.
Je ne vais pas ici vous expliquer ce qu'est Foursquare puisque de cette rencontre est né un entretien : voir la vidéo ci-dessous (Merci à Lucie au passage).
Au passage, quelques jours après cet interview, Foursquare a dépassé les deux millions d'utilisateurs et a surtout levé la somme de 20 millions de dollars. Si beaucoup de gens ne comprennent pas l'utilité de ce réseau ou s'en inquiètent, il en est aussi beaucoup qui parient sur la rentabilité d'un tel service, présenté comme un jeu, mais qui (vous allez le voir) a plus d'un tour dans son sac.
Lorsque nous sommes arrivés à Highway Africa, il ne nous a pas fallu longtemps pour comprendre qu’on allait vite se sentir à l’aise. Tout d’abord le lieu, le campus de Grahamstown, est un espace paisible fait de larges allées arborés, de grands espaces verts soignés et de bâtiments victoriens massifs. L’ambiance semble plus que détendue, les gens sont souriants et les rencontres cordiales. Voici pour le monde réel. Du côté du virtuel le tableau était moins rose.
Lundi matin, la conférence débute par les traditionnels discours d'inauguration. Tout en écoutant d'une oreille, on décide de lancer notre plateforme de live-blogging et de commencer à Twitter. On allume nos portables, remplit les informations et c'est .....bloqué. Rien ne marche. On vérifie nos configurations, les débats commencent à la tribune, on tente, on essaye, on sue...rien n'y fait. On regarde autour de nous, tout le monde semble connecté...On essaye encore et encore, on change dix fois de paramètres et ça ne fonctionne pas. On se renseigne quand même auprès de nos voisins qui, contrairement à ce qu'on pensait, connaissent les même difficultés. On finit par se rabattre sur le responsable technique des lieux et c'est à ce moment qu'on comprend que le problème d'accès à internet semble plus grave que ce qu'on imaginait. Au moment même où l’Afrique du Sud reçoit le Monde entier, le monde entier n'est plus disponible au bout du clic. Pour preuve cette capture d’écran prise avec le responsable technique. Le lendemain, une affiche donne le fin mot à cette histoire (photo ci-dessus qui annonce qu'un câble sous marin a été sectionné.)
Nous sommes désormais mercredi, cela fait 48 heures que lescerveaux s’échauffent autour de l’enseignement du journalisme, d’une harmonisation de la législation internationale sur les droits des journalistes, des nouveaux moyens de produire de l’information et il nous est impossible de vous retransmettre cela en temps réel…C'est frustrant, tout d’abord parce que c’était un engagement et aussi parce que c’est toujours excitant de tester différents moyens de véhiculer l’information lors d’un évènement. Il faut revenir aux anciennes méthodes…Fini l’ordinateur, le téléphone portable rivé sur Twitter, fini l’instantanéité.
Retour au crayon
Il faut ajouter à ces problèmes de connexion, un manque de prises électriques dans les salles de conférences. Rien ne sert donc de porter toute la journée un ordinateur qui ne pourra pas se connecter et qui se déchargera au bout de quelques heures, retour aux fondamentaux. Le crayon n’a pas son pareil pour prendre des notes lorsque les gens parlent, et lorsque les gens affichent des adresses web sur l’écran, c’est l’appareil photo qui prend le relais.
Nous nous sommes donc quasi résignés; Et, ce qui m’est apparu comme un problème au départ, n’est finalement pas si grave. Nos oreilles sont ouvertes, les rencontres que nous faisons sont enregistrées en audio et parfois en vidéo et nos porte-cartes de visite n’en finissent pas de grossir (NB penser à venir
avec une grand quantité de cartes de visite l’année prochaine). Fini l’instantanéité ? Pas tant que cela donc ! L’instant c’est le moment, et ce moment nous le vivons, le gravons, comme au moment ou j’écris ces lignes. C’est donc après digestion que nous vous révèlerons ce que recèle ce "multi-évènement" (HA2010-WJEC-DCI), après avoir pris le recul de l’excitation de la découverte, après avoir pu vérifier les propos de chacun, pesez les opinions des autres.
Seule chose certaine, cette réunion est une occasion pour tout Africain (et pour chacun) de se sentir tiré vers le haut, d’ouvrir le champs des possibles. C'est aussi un excellent moyen de rencontrer de nouvelles personnes, d'échanger, de se projeter et d'élaborer des projets ensemble. Nous sommes à un tournant générationnel et technologique mondial qui concerne tout particulièrement l'Afrique. Ce n'est qu'un début mais c'est un enjeu essentiel que nous nous promettons de suivre.
PS: petite leçon de technologie. Alors que l'Internet était partiellement coupé partout autour de nous (seuls les sites sud-africains fonctionnaient). On pouvait parfaitement surfer sur les téléphones mobiles en 3G...et les sites de Google étaient accessibles comme les sites sud-africains. Une preuve probablement de la présence d'un serveur cache de Google en Afrique du sud (pour l'instant ce n'était qu'une rumeur)
Petit billet sous forme de noms de code pour vous dire que nous sommes bien arrives a Highway Africa, apres 20h de voyage. Ce texte n'a pas d'accents parce que nous employons un clavier americain, donc QWERTY parce qu'aucun de nos appareils ne fonctionne en wifi. Il y a un reseau ici mais il est encombre depuis ce matin. Il y a eu deux seances pleniaires avant midi. La premiere portait sur la place des medias africains dans le monde. La seconde sur le journalisme en temps de guerre. Il s'est dit enormement de choses interessantes mais il faut admettre qu'il s'agit avant tout de discussions tres generales et bien intentionnees. Il semble que Highway Africa soit avant-tout un pretexte pour faire du 'networking', c'est a dire rencontrer des gens, echanger des cartes de visite et faire la promotion de ses projets. Nous sommes encore en phase d'adaptation a cet evenement et a ses regles non ecrites. On espere que nos problemes techniques vont s'arranger et on vous tient au courant...au programme dans une heure, un atelier ayant pour theme : 'le mobile c'est l'avenir et l'avenir c'est maintenant'
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