Célina Barahona
Profile
Summary
We believe that a brand must develop a coherent and recognizable culture at each touchpoint for all their audiences (internal and external). Through the stories they embody, the contents they broadcast and the experiences they share with different audiences (customers, local heroes, media, employees).
We also believe that every point of contact and each interaction must create value for both the brand AND the users.
Working on using narrative techniques to define brand strategies :
- brand story <==> branding, brand persona, story platform
- brand content <==> brand communication platform, transmedia & digital storytelling
- brand experience <==> touch points strategy, user and customer experiences
// stories + contents + experiences //
Our keynotes > http://slideshare.net/Socultstudio
Experience
- Jun 2011 - PresentCo-founder & CEO / So CultStorytelling. humans, brands, stories
- Dec 2009 - PresentCo-fondatrice / Girlz In Web (association)Co fondatrice et responsable éditoriale
- Jan 2011 - PresentDirectrice Conseil / DDBDirection conseil, Social Media.
- Dec 2009 - PresentDigital Strategist / FreelanceStratégies de contenus en freelance
- Feb 2009 - PresentManaging Director / ElegangzManagement des différentes Business Units (production audiovisuelle, événementiel, web et direction artistique)
- Jun 2007 - PresentChief Operating Officer / Buzzparadise (VANKSEN)Executive responsible for the day-to-day running of the departments such as production, marketing and sales.
- Jan 2006 - PresentBusiness manager / Hiving // PanoranetBusiness developpment on creating an access panel online (www.hiving.fr)
- May 2004 - PresentMarketing manager / Empruntis data // PanoranetBrand development, advising new businesses, comprehensive database management ...
Education
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1999 - 2002CELSA - Ecole des hautes études en sciences de l'information et de la communication5 in MarketingActivities: Sonymusic // sales & business intelligence, CARAT // business intelligence, BMG // sales, Ambassade de France Mexico // strategic watch, NRJ // editorial creation
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1999 - 2002CELSA - Ecole des hautes études en sciences de l'information et de la communicationMASTER 2
Additional Information
Updates
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@thierrylothon faire aucune avancée. Ni le droit de vote des femmes, ni l'abolition de l'esclavage. L'histoire retiendra qu'ils ont eu tort
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@thierrylothon je vois pas au nom de quoi on devrait freiner une avancée sous prétexte que ça gêne des gens. A ce rythme on aurait jms pu
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@thierrylothon je pense que le pomme z s'applique uniquement aux gens qui luttent crétinement contre une avancée égalitaire
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Tout ça me rapelle qu'à 15a je jouais (bien) du Paganini. Et... force est de constater que jsuis jms devenue une violoniste de talent #huhu
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@Catnatt assez oui!!! Hâte de voir la suite... :)))
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OMG "@Catnatt: OH.MY.GOD. 14 ans et elle joue de la guitare comme une brutasse http://t.co/OYVa0vDsHJ
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@thierrylothon @lstelie pardon?
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RT @aucun_lien: “Expliquer avec des mots simples et appropriés le Minitel à nos enfants et lire le mépris dans leurs yeux.” @Michel_Pimpant
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@laurentLC @ingridzerbib STADIRE?24 hours ago from web | Reply, Retweet, Favorite
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@ingridzerbib c'était ça > http://t.co/Kb8yMboCcE (bon pas tout à fait pareil, masi tu 'ois l'idée #hinhin :))24 hours ago from web | Reply, Retweet, Favorite
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RT @aucun_lien: “Voltaire/Rousseau, ça aurait pas mal clashé sur Twitter” @francisfrog
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24 hours ago from web | Reply, Retweet, Favorite
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RT @so_cult: #SoBright A Brief History of Attention Economics & Future Attention-Tracking Technology http://t.co/CK3ygF1cbv
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#SoTrend - The five act structure that lies at the heart of all #storytelling (Into the Woods) & Brand Storytelling http://t.co/4x43E3Na4q
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@benoitlebreau tadaaam! > http://t.co/Ow19XHSZA431 hours ago from web | Reply, Retweet, Favorite
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@Ravana voilà. Pareil :)
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@benoitlebreau rhooooo alors c'est que tu n'as pas lu la prez qu'on (@so_cult) avait faite sur les memes :))) @PaulineGermain
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#UnJourUneInfo - Aujourd'hui parlons "du marketing du mème", en toute décontraction. http://t.co/q07iKtC7ug … (via @PaulineGermain )32 hours ago from web | Reply, Retweet, Favorite
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@Ravana la tréso avant la croissance. la croissance mais maitrisée. l'entreprise reticulaire. et voila quoi.32 hours ago from web | Reply, Retweet, Favorite
Posts
90% des responsables IT interrogés par Intel (1) affirment qu’améliorer l’analyse des données de leur entreprise est très important voire primordial. Selon McKinsey (2), une entreprise du secteur privé utilisant pleinement le Big Data pourrait augmenter sa marge opérationnelle de 60%.
Plus qu’une tendance de l’année 2013, le Big Data est donc un véritable enjeu, aussi bien pour les entreprises que pour les institutions et les citoyens.
Article réalisé en partenariat avec le Women’s Forum
Depuis des années, les systèmes d’informations des entreprises et des institutions publiques récoltent des trillions d’octets de données via diverses sources. C’est là que le Big Data intervient.
Bien qu’une définition officielle n’existe pas, le Big Data représente des groupes de données dont la lourdeur, la taille mais aussi la complexité des calculs nécessaires pour les analyser ne permettent pas à un simple serveur ou logiciel de les stocker et les traiter.
Imaginez par exemple qu’une entreprise récolte chaque semaine, 300 téraoctets, soit 100 000 fois ce qu’un opérateur téléphonique classique vous laisse utiliser depuis votre Smartphone en un mois (3 Go). Que faire de toutes ces données? Qu’en tirer? Voici un des enjeux du Big Data. Car à l’image du NFC ou même de la technologie mobile il y a quelques temps, le Big Data est un socle, une source d’innovation encore très peu exploitée en termes d’applications.
Le Big Data oui, mais pour quoi faire?
Concrètement, à quoi peut servir le Big Data? L’application la plus connue est également celle à laquelle nous sommes quasiment accros… le moteur de recherche de Google et ses suggestions. Outre la remontée des pages les plus pertinentes en fonction des mots clés saisis, les calculs qui traitent le gargantuesque amas de données cachées sur le web s’enrichissent au fur et à mesure de l’utilisation de l’outil. Et pour réussir une application Big Data pertinente, ce point est des plus importants. Dans la même veine, on peut également citer Facebook aussi bien pour ses suggestions que pour l’ordre d’apparition des posts de vos « amis ».
Autre exemple également basé sur l’enrichissement continu des calculs et résultats proposés, le super ordinateur d’IBM, Watson.
Plus connu pour avoir gagné au jeu américain « Jeopardy! », cette machine super puissante accompagne depuis un an certains médecins américains dans la définition de leur diagnostic et les traitements à prescrire. Ainsi pour tous les patients souffrant d’un cancer du poumon, les médecins peuvent cliquer sur « Ask Watson » et bénéficier de la base de connaissance de l’ordinateur. La machine ne remplace toutefois pas l’homme puisque Watson se contente de proposer en quelques secondes un certain nombre d’hypothèses, par ordre de pertinence par rapport aux antécédents et aux symptômes et examens du patient. On peut alors imaginer que demain, à l’heure de la centralisation de toutes les données médicales, des sites tels que PatientsLikeMe, basés sur le crowdsourcing et le croisement des données et les conseils entre particuliers, pourraient exploser et proposer des traitements personnalisés des plus pertinents à chaque patient.
Pour Rand Hindi, fondateur et CEO de Snips, entreprise spécialisée dans les modèles prédictifs et l’innovation par le Big Data, cette technologie est sur la pente ascendante de l’adoption. Dans une dizaine d’années, les applications basées sur le Big Data seront au cœur de tous les produits et services générant ou utilisant des données. Les données urbaines, notamment issues de l’internet des objets mais aussi de technologies existantes, permettront à chaque action de notre quotidien de se simplifier grâce à une offre de choix pertinente. Aujourd’hui déjà, Snips et la SNCF travaillent à vous proposer le trajet en transports en commun le plus confortable en fonction des prédictions du nombre de passagers à bord des trains du réseau Transilien et des incidents sur les lignes. Ce type d’application pourra naturellement s’étendre à tous les types de transports pour connaitre à un instant T le trajet le plus rapide, le moins cher mais aussi le plus confortable…
Enjeux, prérequis et freins au déploiement du Big Data
Vous l’aurez compris, les sources de données nourrissant le Big Data sont déjà nombreuses. Dans les entreprises interrogées par Intel (1), les données à analyser les plus demandées sont à 84% les documents, à 82% les différentes transactions commerciales et à 74% les emails. Il faut ajouter à cela un nombre croissant de contenus produits sur le web via les blogs ou les réseaux sociaux. Certaines de ces données sont structurées, à l’image des données commerciales, et d’autres beaucoup moins comme les réseaux sociaux qui peuvent demander une analyse sémantique préalable au traitement des données qu’elles contiennent.
Du fait de ces données déstructurées mais aussi du nombre de sources et de contenus, le Big Data est aujourd’hui plus que jamais devenu clé. De fait, les calculs cachés derrière cette technologie permettent d’observer des phénomènes, des comportements jusqu’alors invisibles. Invisibles parce que parfois rares ou spécifiques, selon Rand Hindi. L’accroissement du nombre de données analysées permettrait ainsi de trouver une significance statistique à des faits simplement observés mais jamais prouvés.
Concrètement, les logiciels CRM actuels ne se basent que sur un petit nombre de données récoltées par rapport à tout ce qu’une entreprise est capable de générer et récolter. Si l’on prend l’exemple d’un site d’e-commerce, la source principale est aujourd’hui les achats effectués, si tant est que l’acheteur dispose d’un compte. Mais qu’en est-il des pages visitées, des posts de satisfaction ou d’évaluation sur Twitter, des parcours d’achats non terminés… ? Amazon est un précurseur en la matière de par ses remontées de produits suggérés mais également de ses newsletters personnalisés suivant vos derniers achats. Encore mieux ? À terme, le Big Data pourrait permettre aux entreprises BtoC d’atteindre leur Saint Graal : la psychographie, segmentation marketing basée sur les styles de vies des consommateurs, de leurs valeurs à leur personnalité.
Au vu des bénéfices évidents, pourquoi certaines entreprises ne se sont-elles pas encore lancées dans l’aventure ? Tout simplement parce que déployer le Big Data est loin d’être simple. Au-delà des questions déjà sensibles de la centralisation et du stockage des données, toute application Big Data nécessite une technologie abordable pouvant accueillir la puissance de calculs nécessaire. C’est le cas du Cloud Computing. Mais l’intervention d’un acteur tiers, qui aura entre ses mains la totalité des vos données, aussi confidentielles soient elles, n’est pas sans donner quelques frissons aux responsables IT des entreprises. Ainsi, 59% de ceux interrogés par Intel (1) estiment qu’il s’agit d’un des obstacles perçus les plus importants. La sécurisation des données est donc un élément clé.
Au-delà des problématiques techniques, et comme dans tout grand projet, il ne faut pas sous-estimer l’aspect stratégique du Big Data. Pour ce faire, une feuille de route claire doit être établie par la direction. En effet, aujourd’hui on ne sait pas encore vraiment ce que comprennent certains groupes de données. Avoir des objectifs clairs permet donc de faciliter les premiers traitements. On le voit d’ailleurs dans les sources les plus analysées actuellement : documents, transactions commerciales et emails. Ce sont des sources familières, dont on peut assez facilement avoir une vision d’ensemble. Viendront dans un second temps les réseaux sociaux et autres contenus créés par les internautes. D’une part parce que ces données ne sont pas structurées et demandent donc des calculs plus complexes pour les analyser. D’autre part parce que ces contenus sont beaucoup plus nombreux, riches et que leurs contours restent assez flous pour la plupart des entreprises.
Les ressources-clés
Le Big Data étant un sujet relativement récent pour la plupart des acteurs, de nouvelles ressources doivent y être allouées.
Technologiquement parlant, un vaste champ des possibles s’offre encore aux entreprises souhaitant mettre à disposition de leur client des espaces totalement sécurisés de stockage et de traitement des données. Pour la création des calculs, les frameworks proposés sont également loin d’être arrivés à maturité.
En matière d’accompagnement, plusieurs niveaux peuvent être développés, depuis la définition de la stratégie globale à des modèles de restitution clairs pour les utilisateurs finaux notamment sous forme de Data Visualization.
Côté création des calculs, Rand Hindi explique qu’il recherche aujourd’hui des profils hybrides mêlant hacker, scientifique et créatif. Il est en effet nécessaire de posséder des capacités techniques pour coder, d’imaginer différentes applications devant une série de données mais aussi savoir si le résultat d’un calcul est un pur fruit du hasard ou s’il est significatif.
Les métiers purement marketing liés au Big Data se créeront dans un second temps, quand les premiers calculs auront prouvés leur efficacité via diverses applications et quand les diverses sources de données auront montré ce qu’elles contiennent au plus profond d’elles-mêmes.
Comme toute innovation qui émerge, le Big Data peut poser la question de la valorisation monétaire et du retour sur investissement. Bien que nous ayons cités quelques estimations, la véritable valeur reste une question délicate. Cette question se posera d’autant plus dans les entreprises des secteurs privées où les effets durables sur la croissance ou l’augmentation des marges opérationnelles se fera a minima sur du moyen terme. Mais comme dans toute innovation qui émerge et comme le rappel Rand Hindi, se lancer aujourd’hui dans l’aventure Big Data fera de votre entreprise un précurseur et un potentiel influenceur sur l’écosystème encore en création.
Retrouvez bientôt la version anglaise sur le site du Women’s Forum
(1) Peer Research – Big Data Analytics, enquête menée par Intel IT Center, août 2012
(2) Big Data : the nnext frontier for innovation, competition and productivity, McKinsey Global Institute, Mai 2011
LeWeb, la conférence internationale sur l’économie du web créée il y a 9 ans par Géraldine et Loïc Le Meur, organise sa deuxième édition londonienne les 5 & 6 juin 2013, sur le thème “The New Sharing Economy”, “La nouvelle économie de l’échange”.
Girlz in Web, qui s’est rendue plusieurs fois à LeWeb Paris, sera pour la première fois présente à LeWeb Londres, pour partager avec vous les moments forts de ces deux jours et rencontrer les hommes et les femmes qui font cette nouvelle économie de l’échange. Nous prêterons aux intervenantes une attention particulière, même si elles ne sont que onze sur une cinquantaine d’intervenants (soit les encore inévitables 20% de présence…).
The Sharing Economy
Cette nouvelle économie, c’est celle, très à la mode, de la consommation collaborative. C’est aussi celle qui permet le retour à une fabrication artisanale et le retour aux échanges entre individus, à l’échelle du quartier comme de la planète.
Des acteurs majeurs de la sharing economy, comme les fondateurs d’Airbnb, Blablacar, Etsy, TaskRabbit, Yelp et beaucoup d’autres seront présents pour parler de leur façon d’aborder ce marché qui n’a plus peur d’associer les notions de partage et de profit… une approche à mettre en perspective avec l’émergence de nouvelles initiatives communautaires qui fleurent bon les années 70, comme celle de Burning Man, une communauté qui se rassemble tous les ans dans le désert pour… je n’ai pas très bien suivi, voyez vous même : http://www.burningman.com/
Pour ceux qui ont la chance d’aller à Londres, et tous les autres, un tumblr déjà bien garni permet de s’impregner du sujet ici : http://leweb.tumblr.com/
Une compétition de startups
LeWeb, c’est aussi une compétition de Startups en lien avec le thème de la conférence : 16 startups en demi-finales ont gagné leur place pour LeWeb, parmi lesquelles trois françaises, dont une co-fondée et dirigée par une femme, ouf ! :
- Cozycloud, un “cloud” personnel ;
- Ooshot, un outil de casting communautaire pour les photographes, co-fondé par Valérie Herselven (le site n’est pas encore lancé, mais le tumblr est très sympa) ;
- Pricing Assistant, un outil de veille concurrentielle sur le tarif des produits, pour les e-commerces.
À bientôt !
En attendant d’en lire plus ici, vous pouvez retrouver le programme, les intervenants et les startups en compétition sur le site de LeWeb Londres : http://london.leweb.co
Petit bonus, une réduction de 200£ sur le prix du ticket d’entrée en suivant ce lien : www.amiando.com/leweb13london.html?discountCode=OBDISCOUNT
Vu le prix du ticket d’entrée, ça ne fait pas de mal ! D’ailleurs, ceux et celles qui prévoient d’y aller, dépêchez-vous : le prix augmente de 400£ à partir du 23 mai.
Pour sa session du mois d’avril, Girlz In Web a le plaisir d’inviter Maud Jumelle à animer un #WorkshopsGIW dédié aux « bases du SEO ». Nous en profitons pour la remercier vivement ainsi que l’IESA multimédia qui nous accueille dans ses locaux.
#1 Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Maud Jumelle, je suis chef de projet webmarketing : je m’occupe de l’acquisition de trafic chez Adagio (secteur de l’hôtellerie), ce qui inclut le SEO, le SEA, le display, les media sociaux et l’affiliation.
#2 Concernant ton parcours : as-tu toujours travaillé dans le web ?
Oui complétement : j’ai une licence professionnelle « Activités et Techniques de Communication Web ». J’ai passé une année en alternance dans une agence web, puis 4 ans dans une grande entreprise de l’immobilier en tant que chef de projet web. J’ai rejoint Adagio il y a 6 mois.
#3 Comment as-tu connu Girlz In Web ? En quoi es-tu investie dans l’asso ?
J’ai connu Girlz In Web grâce aux media sociaux, sur Twitter. J’ai adhéré en Septembre dernier et j’ai voulu aider à l’organisation des 3 ans de l’association en participant à l’accueil des invités. Je participe aux manifestations dès que je peux, c’est très enrichissant !
#4 Fais-tu partie d’autres réseaux pro ?
Non pas pour le moment, mais je vais souvent à des conférences et des évènements networking dans le domaine du digital.
#5 Peux-tu nous en dire un peu plus (mais pas trop) sur le workshop que tu vas animer ?
L’idée est de donner aux participants les bases du SEO pour avoir un site et un environnement un minimum optimisés pour être visible sur Google, en résultat naturel. Les bases étant composées de 4 piliers : les mots clés et le contenu, l’accessibilité technique du site, les liens entrants et le social media.
#6 As-tu fait une découverte marquante récemment sur la toile ou as-tu un coup de cœur à nous faire partager ?
Je voudrais juste dire un grand bravo à toutes les auto-entrepreneuses qui se lancent dans l’aventure avec succès, qui sont pleines d’idées et d’énergie !
#7 Un dernier conseil aux Girlz In Web ?
Dans le web, il faut être curieux de tout : il évolue tellement vite ! Que ce soit sur des sujets de social media, le SEO ou tout autre thème sur le digital. L’idéal est de faire de la veille tous les jours : Twitter est un bon outil pour cela !
Liens :
http://www.twitter.com/maudjumelle
http://fr.linkedin.com/in/maudjumelle/
Le workshop est complet mais une synthèse préparée par Maud Jumelle sera publiée sur le portail Girlz In Web dans les semaines à venir.
A l’occasion du Salon des Solutions RH, j’ai eu le plaisir de rencontrer Valérie Andrade, Directrice Communication et Marketing chez ADP, « Automatic Data Processing », le leader mondial des services en Gestion des RH, paie et temps qui nous parle de leur présence numérique. Et pas que sur les réseaux sociaux !
Valérie, est-ce que vous connaissez Girlz In Web ?
J’ai découvert les Girlz in Web à travers le printemps du Networking, organisé par l’agence Connecting Women dont la 2ème édition se déroulera le 12 avril prochain. Toutes les Girlz sont d’ailleurs les bienvenues.
J’ai été agréablement surprise de découvrir toutes les valeurs autour de ces mouvements et animations des réseaux féminins. ADP est d’ailleurs sensible à ce sujet et a récemment mis en place un groupe pilote d’une quinzaine de femmes qui ont été formées à un programme qui s’appelle Springboard, que j’ai eu l’opportunité de suivre.
Une formation conçue par des femmes, pour les femmes afin de les aider à développer leur leadership, leur confiance en elle, à mieux se valoriser et définir un plan de carrière pour accéder à des postes exécutif. D’autres programmes devraient voir le jour, en attendant, le sponsoring de l’événement le Printemps du Networking, est une occasion de montrer une nouvelle fois combien c’est un sujet important.
Quelle est la stratégie numérique globale de ADP ?
Notre stratégie sur les Réseaux Sociaux était de réaliser, développer notre présence numérique au fur et à mesure, 3 sous-projets comme 3 temps forts, pour prendre le temps de leur réalisation. Une manière aussi de célébrer chaque réussite intermédiaire, ce qui est essentiel pour le groupe projet « numérique » et le collectif, l’ensemble des collaborateurs d’ADP.
Le premier sous-projet a été le déploiement d’ADP à l’externe sur les médias sociaux depuis septembre 2011.
Ce fut ensuite un projet de communication interne autour de la charte d’ADP qui encadre l’utilisation des réseaux sociaux et qui l’encourage aussi. La communication est essentielle pour donner des repères et répondre aux freins des collaborateurs qui ont, en parallèle été formé.
Le troisième, le développement du RSI et des communautés dans l’entreprise, et de nous rendre compte qu’il est bien plus facile de créer des communautés externes qu’internes !
Quelle est votre présence sur les réseaux sociaux ?
Même si nous sommes présents sur de nombreux réseaux sociaux, ce qui fonctionne surtout très bien pour une marque comme nous, c’est Twitter et LinkedIn. Etant une société internationale avec un grand nombre de collaborateurs inscrits, pour animer et relayer les informations sur ces réseaux, notamment aux Etats-Unis. Cela a créé une vraie communauté, qui a renforcé et amplifié les relations humaines.
Nous sommes également très présents grâce aux 3 vidéos mensuelles minimum créées par le service marketing opérationnel, en plus des évènements et des actions de nos 20 porte-paroles qui couvrent l’ensemble de nos thématiques Paie, RH et Gestion des Temps. Dernièrement, les managers commerciaux ont tous été formés pour encourager leurs équipes à relayer les informations sur les médias sociaux. Nous sommes donc en train de passer à une seconde vitesse quant à notre présence numérique, on parle très clairement aujourd’hui de « social selling ». Une grande aventure…
Notre premier « livetweet » aura d’ailleurs lieu aujourd’hui à l’occasion d’un nouveau type d’évènement pour parler du numérique, un talk-show organisé sur le thème « S’adapter et innover de la Paléoanthropologie au numérique » pour partager le retour d’expérience et la vision d’invités prestigieux sur l’innovation et l’évolution humaine.
Le talk-show sera animé par Carine Dartiguepeyrou, docteur en sciences politiques, prospectiviste, et où seront présents :
- Nathalie Andrieux, DGA numérique Groupe La Poste et présidente de MEDIAPOST Communication
- Pascal PICQ, paléoanthropologue et maître de conférences au Collège de France
- Mikael L. Capone, Corporate Vice President & CIO, ADP
Effectivement, j’ai pu constater que vous organisez également de nombreux évènements pour prolonger le lien ?
En effet l’équipe marketing opérationnel organise entre 60 et 70 évènements par an. En tant que société de services, nous souhaitions partager notre expertise et l’apport d’information sur nos différents sujets. C’est pourquoi nous avons créé « Les matinales de l’actu paie et RH » pour décrypter l’actualité légale et ses conséquences pour l’entreprise à Lyon, Lille, Nantes, Strasbourg, Montpellier, Biarritz, Pau et Paris (la prochaine du 16 avril est déjà complète). Pour ce faire, on s’appuie sur nos porte-paroles experts en la matière comme Natacha Vignon, Abdelkader Berramdane, et Emmanuel Prevost.
Quel a été l’élément déclencheur pour la mise en place du réseau social d’entreprise chez ADP l’an dernier ?
La décision a été prise dans la continuité du RSI déjà mis en place aux États-Unis pour moderniser l’intranet. L’objectif majeur était vraiment de communiquer surtout quand on innove beaucoup pour mieux informer les salariés sur les innovations et les enjeux stratégiques majeurs.
Pour le déployer au niveau international, les équipes RH ont créé une « leadership team » réunissant des personnes de l’IT, la communication, le marketing et la RH de pays différents pour réfléchir autour de la question de « Comment grâce aux réseaux sociaux, peut-on améliorer la communication internationale d’ADP ? ».
Nous avons présentés nos recommandations finales à la Direction :
1. Les réseaux sociaux sont une formidable occasion de transformer la manière dont on communique et on coopère.
2. A l’heure où on met en évidence l’homme, c’est une fabuleuse occasion de rendre visible le collaborateur et le rendre promoteur de la marque d’ADP.
3. Les collaborateurs par leur conversation vont donner du sens à la stratégie d’ADP en interne comme en externe.
En France, en parallèle de ces travaux, des audits ont été réalisés ainsi que le recours à un accompagnement externe. L’intelligence collective n’arrive pas du jour au lendemain dans l’entreprise, il est nécessaire de respecter des étapes… Commencer par mettre les gens en confiance en créant quelques communautés avec des objectifs précis et une vraie valeur ajoutée pour ensuite les démultiplier. Et poursuivre l’aventure avec le plus grand nombre.
Quel a été le choix des communautés de départ ?
Suite à un audit réalisé par le cabinet Openbridge, trois critères ont été retenu pour prioriser le choix des communautés. Le premier à été celui du lien avec la stratégie d’entreprise et les initiatives en cours pour qu’elles puissent servir le projet global. Le second était l’évaluation de la présence d’un existant et donc la volonté de créer un lien continu entre les personnes qui assistent périodiquement aux évènements « in real life ». Et le troisième, était lié à la satisfaction des attentes clients / collaborateurs.
Une des premières communauté a été celle des clients qui était au départ un club d’utilisateurs, très nombreux à vouloir partager sur les bonnes pratiques, les nouveautés légales et les priorisations de développement. Depuis, ADP a développé des fonctions sociales au sein de ses applications.
C’est bien évidemment trop tôt pour faire des constats car vous en êtes encore à la phase d’élaboration avec quelques premières communautés créées ; pour autant, quelles sont les difficultés et bénéfices depuis le début de l’aventure ?
La première difficulté c’est de dégager du temps. Celui nécessaire à l’élaboration du contenu à partager puis à la mise en place et surtout le temps nécessaire aux personnes pour l’animation au travers de ce nouvel outil. Spontanément, les salariés le perçoivent comme une tâche supplémentaire, avant même de penser aux bénéfices que cela peut générer. Pourtant, une fois qu’on y a gouté, on est comme « aspiré » ! On se rend compte très rapidement de l’intérêt de communiquer, et partager davantage sur chaque projet important, de célébrer des succès. Le deuxième bénéfice majeur est d’identifier rapidement les experts. C’est un vrai gain de temps. Et de manière générale, c’est le plaisir de réussir à engager des personnes dans le projet, de créer de véritable synergie qui nous pousse à aller encore plus loin, à continuer d’avancer ensemble et de renforcer ce lien. Concrètement aujourd’hui, nous allons rapidement créer de nouvelles communautés.
La mise en place demande beaucoup de temps pour que les gens adhèrent et s’approprient le projet, qu’avez-vous mis en place pour les accompagner?
Premièrement beaucoup de communication, à ce sujet, nous avons fait un kick-off au moment de lancer l’audit pour fédérer l’équipe projet et s’assurer qu’au moins un représentant de chaque métier soit informé de notre ambition. Ensuite lorsque Openbridge nous a restitué l’étude, nous avons réalisé un film partagé sur la plateforme de vidéo déjà existante, une autre fonctionnalité sociale, pour que les gens aient déjà des informations sur ce projet communautaire.
Les équipes RH internationales ont aussi défini un questionnaire en ligne pour préparer la création d’une communauté.
D’autres outils existent déjà et nous sommes en train d’en définir de nouveaux. Sur ce type de projet, nous avançons par l’expérimentation.
Depuis votre arrivée chez ADP en 1995 quelles évolutions avez-vous connu au niveau de l’entreprise et de votre métier ?
ADP alors très présent sur le « middle market » avait décidé de se lancer sur le marché des TPE et PME. Ainsi, je suis rentrée en tant qu’ingénieur commercial avec une formation marketing, parmi les premiers jeunes embauchés avec l’ambition d’ADP de nous faire évoluer au sein de la structure. C’était comme une entreprise dans l’entreprise, chargée de déployer cette nouvelle offre où je suis restée 5 ans.
Dans les grandes évolutions d’ADP, on a ensuite lancé le concept de l’offre modélisée, encore un nouveau challenge pour moi. Une offre à un prix très compétitif proposée en mode SAAS.
J’ai ensuite évolué en tant que chef de projet Marketing d’un segment, puis responsable marketing avec pour rôle de déployer la marque ADP DECIDIUM pour les PME. Le challenge consistait aussi à fédérer les salariés autour de cette nouvelle offre. En effet, on ne passe passe pas d’un outils de paie à une solution globale de gestion du capital humain du jour au lendemain.
J’ai ensuite repris un cursus HEC en communication et ce fut une révélation ! C’est ainsi que j’ai été chargée du déploiement d’ADP sur les réseaux sociaux, et rendre plus cohérentes l’ensemble de nos actions de communication pour ADP France.
Qu’est-ce que vous retenez de cette aventure au niveau personnel depuis votre arrivée chez ADP en 1995 ?
ADP a beaucoup contribué au développement de mes compétences puisque j’ai eu l’occasion de changer 3 fois de métier. ADP a su prendre le risque, m’offrir l’opportunité de changer tout en m’encourageant à me développer.
En terme de construction personnelle, ce qui est particulièrement appréciable c’est la confiance accordée aux salariés et la culture de la responsabilisation. On nous encourage à la prise d’initiative et à la créativité. Et même si tous les projets ne sont pas retenus, c’est une occasion d’argumenter, de partager une nouvelle idée.
ADP et une entreprise où l’on peut réussir.
Retour sur le Workshop du 30 janvier dernier qui s’est tenu dans les locaux de l’école IESA multimédia. Au menu de cette session : le design émotionnel dans notre quotidien.
Et pour animer ce thème, Jacinthe Busson, co-fondatrice de la start-up Kontestapp.com et auteur du blog Ergophile.com.
Vous n’étiez pas à ce workshop ? Découvrez sans plus attendre la synthèse réalisée par Jacinthe Busson !
Lors de ce workshop, nous avons abordé les origines du design dans différents domaines comme par exemple le design d’objet, l’architecture, le graphisme, l’ergonomie et même le champ lexical utilisé dans des interfaces web et mobile.
Il faut savoir que le design émotionnel n’est pas quelque chose de nouveau dans notre quotidien mais le terme a surtout été démocratisé par Aaron Walter grâce à son livre « Design Emotionnel » de la collection Book Apart.
Afin d’expliquer simplement le principe du design émotionnel, prenons 2 exemples qui vous parleront sûrement :
L’usage des smileys
Ces icônes sont l’illustration parfaite de notre langage universel !
Lors d’une conversation écrite, peu importe la langue, l’usage de l’un de ces symboles peut donner une toute autre interprétation du récit exprimé avant.
Autre exemple…
Le langage corporel
Imaginez que vous visitez un pays inconnu dont vous ne connaissez pas la langue. Vous n’avez ni papier, ni crayon, ni Smartphone bien sûr. Afin de vous faire comprendre auprès d’un autochtone, vous allez commencer par sourire, puis mimer ce qui vous semble commun tout en émettant des bruits sous forme d’onomatopée pour affirmer vos mouvements. Les films muets sont aussi un bon exemple d’intemporalité et d’universalité pour transmettre des émotions via l’expression du corps.
Usage d’une mascotte
Le service de gestionnaire de tâches Astrid.com utilise sa mascotte pour illustrer des fonctionnalités précises de son interface ou bien pour avertir l’internaute suite à une action de sa part (notification, message d’erreur…)
Les émotions font partie de notre quotidien et nous permettent de communiquer avec autrui sous différentes formes.
Concernant le design émotionnel appliqué dans le design d’interface, cela peut être retranscrit sous plusieurs critères, par exemple :
- Une mascotte,
- Une ligne éditoriale,
- Des fonctionnalités surprenantes,
- Un contenu provocateur,
- Etc …
Comment définir un persona pour son design d’interface ?
En ergonomie, certains concepteurs matérialisent leurs utilisateurs types (leurs cibles) à l’aide de Persona.
Cette méthode de travail peut-être aussi adaptée pour l’image de votre design ou de votre marque.
Voici ci-dessous les questions essentielles à se poser :
- Quel est le nom de la marque ?
- Qu’est-ce qui rend votre marque unique ?
- Quelle personnalité ma marque doit-elle transmettre ? Pour vous aider, vous pouvez utiliser la photographie d’une vraie personne qui incarne les traits souhaités (personnalité, star, …). Si vous possédez une mascotte, décrivez sa personnalité.
- Quelles vont être les traits de ma marque ? Listez 5 traits qui la caractérisent et 5 traits non souhaités.
- Quel va être le ton utilisé : familier ? Fleuri ? Stricte ? Sobre ? Guindé ? N’hésitez pas à formuler quelques exemples de rédactionnels susceptibles d’être utilisés (message de bienvenue, message d’erreur, etc …)
- Quel aspect graphique va être transposé visuellement ? Commencez par définir les grandes lignes de votre future charte graphique : des nuances de couleurs, le choix des typographies, etc …
- Quelles fonctionnalités ou détails vont me permettre de me démarquer et de créer de l’engagement ? Exemples : Doodle de Google qui change selon l’actualité, la vidéo du jour proposée par MailChimp, etc …
Comme vous l’aurez compris, l’intérêt du design émotionnel va vous permettre d’offrir à vos utilisateurs une meilleure expérience et surtout de transmettre vos valeurs à travers une image de marque différenciatrice face à vos concurrents. Bien sûr, ce travail doit se réaliser en itération sur du long terme, sous des phases expérimentales qui vont vous permettre de trouver la « formule magique » qui correspondra à vos attentes et répondra aux besoins de vos utilisateurs.
Afin de vous aider et surtout de vous inspirer, vous trouverez plus d’exemples dans la présentation de ce workshop disponible sur SlideShare : http://www.slideshare.net/jacinthebusson/design-emo
http://www.kontestapp.com
www.ergophile.com
Jacinthe Busson
Pour sa session du mois de mars, Girlz In Web a le plaisir d’inviter Anita Protopappas à animer un #WorkshopsGIW dédié à la création d’entreprise. Ou comment « Se lancer sans se planter ». Nous en profitons pour la remercier vivement, ainsi que l’espace de coworking Studios Singuliers qui nous accueille dans ses locaux.
#1 Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Anita, je suis gérante d’une coopérative qui rassemble 80 professionnels des métiers du web, de la communication et de l’audiovisuel.
#2 Concernant ton parcours : as-tu toujours travaillé dans le Numérique ?
Non pas du tout, mon truc c’était plutôt la création d’entreprise et un jour j’ai décidé de passer de l’autre côté et de me lancer dans la création d’une entreprise, puis d’une seconde dont l’objectif était de rassembler des professionnels du numérique.
#3 Comment as-tu connu les Girlz In Web ? En quoi es-tu investie dans l’asso ?
Par une entrepreneure de Coopetic (mon entreprise) qui est membre de l’association. Mon premier investissement dans l’association a été de proposer un workshop dans un domaine que je maîtrise.
#4 Fais-tu partie d’autres réseaux pro ?
Mon entreprise est adhérente des SCOP de la communication et va adhérer à un pôle de compétitivité. Personnellement, j’ai plutôt des engagements associatifs et militants.
#5 Peux-tu nous en dire un peu plus (mais pas trop) sur le workshop que tu vas animer ?
J’ai voulu proposer un workshop qui démystifie un peu la création d’entreprise ou le fait de devenir free-lance. J’ai été en position de faire du conseil à la création d’entreprise sans en avoir jamais créée puis je me suis lancée. J’ai donc pu mesurer le fossé entre les deux postures ! Cette expérience, j’ai envie de la partager et si elle peut servir, tant mieux !
#6 As-tu fait une découverte marquante récemment sur la toile ou as-tu un coup de cœur à nous faire partager ?
Oui, je suis intéressée par l’empowerment (qui est le processus par lequel des personnes, des organisations et des communautés peuvent acquérir la maîtrise des événements qui les concernent) et je pense que les citoyens doivent directement intervenir dans la vie politique et économique. Le web est un formidable outil pour cela. Je voulais donc parler du site « Parlement et citoyens » qui a pour objectif de mettre en œuvre l’article 6 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen :
« La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation ».
https://www.parlement-et-citoyens.fr/
#7 Un dernier conseil aux Girlz In Web ?
De continuer à se rassembler, à échanger, de ne pas rester isolées. L’avenir est au collectif !
http://www.coopetic.com/
http://www.apce.com/
Et pour vous inscrire à ce #WorkshopsGIW, c’est sur Weezevent !
A l’occasion du 8 mars, Girlz In Web dresse une liste d’expert-e-s du numérique à suivre en 2013. Les expertes ne sont peut-être pas assez visibles, mais elles existent et exercent…
La journée du 8 mars est devenue la désormais traditionnelle journée de « la femme ». Grande fanfare pour mettre à l’honneur les femmes – vous les femmes, vous le charme – qui détourne un peu l’attention puisqu’il s’agit à l’origine de la journée internationale des droits des femmes.
Nuance.
Les experts sont des expert-e-s comme les autres.
Les femmes, ou LA femme, c’est selon, sont déjà à l’honneur 365j/365 chez Girlz In Web : prendre la parole pour faire le focus sur des femmes n’est donc pas très original en ce qui nous concerne. Nous pourrions aussi bien nous mettre en congé de prise de parole ce jour-là.
Mais nous avons eu une autre idée : puisque ce qui nous intéresse, c’est la mise en avant les femmes à travers leur expertise, nous avons demandé à certaines d’entre elles de nous dire qui étaient selon elles les experts du web et du numérique à suivre en 2013.
Des femmes, forcément, mais aussi… des hommes
Et bien oui : l’expertise est aussi bien partagée par des hommes… que par des femmes.
Et nous mettons donc aujourd’hui à l’honneur l’avis des expertes, en tant qu’expertes.
Liste des expert-e-s à suivre en 2013
NFC/Mobile – Isabelle Chapis
Directrice Associée chez Solucom
Cloud Computing – Catherine Nohra-China
Analyste stratégique IT chez Virtualization Inside
Big Data – Rand Hindi
Bioinformaticien, entrepreneur et architecte d’algorithmes chez Snips
@randhindi
Open Data – Claire Gallon
co-Fondatrice et Administratrice chez Libertic
@libertic
Internet des Objets – Rafi Haladjan
Fondateur de Sen.se
@rafigaro
Transmedia – Camille Duvelleroy et Méline Engerbeau
Fondatrices de Once Upon
@_onceupon_
Social TV – Antonio Grigolini
France Télévisions Editions Numériques
@antuan
Games – France Quiquere
Co-fondatrice de int13
@franche
Collaborative Business – Antonin Léonard
Innovation Strategist, Co-Founder / Global Connector at OuiShare
@AntoLeonard
Robotique Humanoïde – Fanny Bouton
CEO and Founder of 1000110
@fannysparty
Travailler sur cette liste nous donne l’occasion de rappeler deux choses :
- Il existe bien des expertes sur ces sujets pointus et techniques. Et pourtant, on les voit rarement prendre la parole ;
- Il est possible et même plutôt facile de dresser une liste mixte d’experts du numérique !
C’est aussi le droit des femmes que de valoriser leurs expertises et leur excellence… afin d’en inspirer d’autres sur leur voie et plus généralement de développer l’expertise sur les sujets d’avenir dans notre pays.
Les expertes listées ici ne sont pas des cas exceptionnels . Lorsque vous cherchez un-e expert-e dans un domaine innovant et technologique, il existe un homme et sûrement aussi une femme pour s’exprimer. #pensez-y : vous pouvez d’ors et déjà consulter notre liste de membres parmi lesquel(le)s vous trouverez un certain nombre d’expert(e)s.
En cas de besoin, souvenez-vous que Girlz In Web, vaste réseau d’expertes et de pros du Web peut aussi vous aider à identifier l’experte qu’il vous faut…
Petit rappel des chiffres, baromètre INA 2012
Sur les 638 personnalités les plus médiatisées (plus de cinq passages dans l’année toutes chaînes confondues), on compte seulement 16% de femmes, soit 102 femmes pour 536 hommes. Parmi celles-ci, on remarque une seule dirigeante d’entreprise et une seule «experte».
J’étais à l’édition parisienne 2013 de la grand-messe du social media (enfin, à plusieurs conférences) et je souhaite vous faire partager l’expérience en quelques hashtags :
#rapidité et #réactivité
Rien de nouveau sous le soleil : ça va très vite sur les médias sociaux et il faut être en veille permanente pour ne pas louper la dernière info ou le buzz du moment…
Eric Maillard, durant La communication de crise à l’épreuve des médias sociaux, rappelle que c’est un des facteurs-clé en communication de crise et cite la success story de La Redoute après le bad buzz de l’homme nu sur leur catalogue : l’agence CLMBBDO a très rapidement proposé une solution à son client en lançant une opération communautaire qui a littéralement transformé le #fail en succès de communication.
Cédric Ledoux de l’agence RAPP, durant #ResponsiveMarketing by RAPP – Passer du Time to Market au Time to Client, cite l’exemple d’OREO qui s’est distingué durant la panne d’électricité qui a immobilisé la retransmission du SuperBowl américain en publiant un visuel qui a fait fureur sur les médias sociaux (10 000 RT en 1h).
Ensuite, Beth Kanter (« papesse » du social media au service des ONG et auteur de « Measuring the networked Nonprofit »), interviewée par l’agence LIMITE pour la conférence Solidarités digitales a insisté sur l’importance de la réactivité du réseau vs sa taille en citant l’exemple d’une association américaine qui souhaitait mobiliser sa communauté pour un appel aux dons, avec seulement 10 abonnés Twitter au début de la campagne : 37 000 dollars ont été récoltés au final !
Enfin, Frédéric Cavazza, consultant et blogueur, dans son introduction de Social CRM : outil de communication ou véritable service client ? parle des medias sociaux comme « un écosystème où tout le monde va s’exprimer en même temps », ce qui appelle forcément à l’instauration de nouveaux modes de communication…
Word Cloud généré avec Tagxedo à partir du hashtag #smwparis
#humanité
Les succès de communication digitale le montrent très clairement : le secret de développement d’une communauté réside dans la capacité de la marque à mettre en valeur son côté humain…
Durant From Content Push to Engaging Communities: Collaboration at Work, Kate Bourdet, Digital Communications Director chez Orange Business Services parle de la nécessité pour une entreprise de parler de soi en toute transparence et de montrer son côté humain, « you’ve got to be yourself » étant le credo d’une stratégie social média réussie. L’ensemble du panel réuni par IABC France s’accorde à dire qu’engager une communauté c’est comprendre que l’on parle a des personnes avant tout !
Sophie Delmas, Project Manager chez BNP Paribas, précise pendant Réseaux sociaux d’entreprise : les clés de la réussite que les « réseaux sociaux d’entreprise permettent de retrouver du sens au quotidien en favorisant l’humain ».
Les intervenants de l’agence RAPP définissent ensuite le fameux concept de Brand Utility comme étant l’adéquation entre Technologie, Créativité et … de l’humain ! – #ResponsiveMarketing by RAPP – Passer du Time to Market au Time to Client
Puis, Stéphanie Tramicheck, Directrice Générale Etsy France fait valoir pendant Abracadacraft, Do It Yourself & loisirs créatifs que l’achat de produits fait-main est un acte humain qui a du sens et que les échanges entre vendeurs et acheteurs sur Etsy sont plus authentiques et donc plus humains que sur d’autres boutiques en ligne.
Arnaud Bourge, Social Media Manager d’Air France, évoque dans Social CRM : outil de communication ou véritable service client ? l’approche de « relation attentionnée » de son entreprise sur les réseaux sociaux, ce qui permet de « passer d’un univers hyper-transactionnel, voire opportuniste en termes de tarifs, à un univers affectif ».
Enfin, Cédric Giorgi présente pendant Les médias sociaux dans votre assiette (la conférence qui a fait le plus de buzz pendant la semaine selon La Netscouade) le concept de Cookening, dont il est le cofondateur : faire des repas un moment de rencontre interculturel, en connectant les gens et les cultures par les réseaux sociaux afin de partager ensemble un moment gastronomique.
Extrait de l’infographie réalisée par Synthesio
#intégration et #convergence
Les médias sociaux ne sont pas une fin en soi mais s’intègrent aux médias traditionnels et autres supports de communication…
Beth Kanter (Solidarités digitales) recadre par exemple la stratégie social media, qui ne doit pas être pensée comme un plan de com’ en soi qui remplacerait les outils existants mais comme plutôt comme un outil en plus qui va s’intégrer à ce qui était fait précédemment et qui marchait bien.
Mehdi Medjaoui, Executive Director chez Webshell, dans Comprendre comment le web est en train de devenir programmable grâce aux APIs nous présente un monde où tout est interface connectée, où tout est programmable.
Célina Barahona, co-fondatrice de SoCult, précise ensuite pendant Le journalisme visuel : info ou intox ? que cette nouvelle forme de journalisme qui passe par l’image (en pleine expansion) n’est qu’un format parmi tant d’autres et qu’il ne détruit donc pas l’information.
Cette idée de multitude de formats a été reprise dans la conférence Nouvelles écritures web et paysage audiovisuel français organisée par France Télévisions : penser un nouveau format audiovisuel sur les médias sociaux c’est « penser un contenu dans le temps et sur plusieurs supports ».
Enfin, Cédric Deniaud, co-fondateur associé de The Persuaders, conclut la conférence Social CRM : outil de communication ou véritable service client ? en rappellant que le Social CRM n’est qu’un prolongement du CRM grâce à de nouveaux outils qui permettent de se rapprocher du consommateur.
#images et #infographies
Tous les rédacteurs web et experts en ergonomie digitale vous le diront : ce sont les visuels qui attirent l’oeil des lecteurs…
La photo est au centre des attentions car le contenu photographique est en tête de toutes les statistiques de partage et trois conférences étaient dédiées à ce média en particulier : L’avènement de la « Social Photography » et connectée, La photo, centre de toutes les convoitises sur le web social et Pratiques de la photographie mobile. De nombreux thèmes ont été abordés mais on peut retenir ces principales interrogations : comment mieux définir le contenu photographique (comme les droits d’auteur ou les utilisations commerciales de nos publications) ? Comment optimiser ces outils principalement utilisés en mobilité afin qu’ils soient en adéquation avec les contraintes techniques des smartphones ?
Et parce que rien ne vaut une bonne représentation graphique du public présent aux conférences de la Social Media Week, Nicolas Loubet a créé à l’aide de bluenod des intéressantes plongées dans la twittosphère de cette édition 2013.
#BaSMW
Éric Maillard et Aude Sarkamari ont lancé la #BaSMW ou bonne action de la Social Media Week en initiant deux commerçants parisiens aux médias sociaux : Éric Maillard a formé Antonio, gérant du restaurant Popolo à Facebook (voir la vidéo) tandis qu’Aude Sarkamari (Digital PR chez Cake Paris) forme Clarence, gérante du restaurant Croq2dent à Facebook et Instagram (voir la vidéo). Et vous, vous avez fait votre #BaSMW avec votre épicier, votre caviste ou votre meilleur ami ?
Pour en savoir plus :
> Consulter tous les storify réalisés pendant la semaine
> Voir ou revoir les lives enregistrés
Merci aux GIW qui m’ont envoyé quelques retours d’expérience !
Mathilde Le Rouzic est fondatrice de Quaelead, un éditeur de moteurs de recherche de shopping en ligne.
Elle nous explique son parcours mais surtout comment développer une société web hors de Paris et même y réaliser une levée de fonds.
Bonjour Mathilde, peux-tu te présenter en quelques lignes ?
Bonjour, je suis une jeune maman doublée d’une chef d’entreprise. Je travaille dans le secteur numérique depuis 14 ans, avec une expérience chez Apple qui un passage au sein d’une SSII. Depuis 9 ans maintenant, je suis plus particulièrement dans les métiers du e-commerce.
Je dirige actuellement Quaelead, une start-up que j’ai fondée fin 2009 juste après avoir revendu ma précédente société, Bagatelles.
Peux-tu nous raconter un peu ton parcours de cheffe d’entreprise web ainsi que ce qui te motive ?
Pour ma première boite, cela s’est fait un peu par hasard, avec une idée qui me trottait dans la tête et un heureux concours de circonstances qui a fait que j’ai pu financer le démarrage de Bagatelles. Depuis, j’ai connu les hauts et la bas de la vie d’entrepreneur et ce qui me motive au quotidien, c’est la passion.
Bon, j’avoue que je suis une workaholic, capable de tout pour trouver un réseau wifi disponible et pour pouvoir regarder ce qui se passe sur le web .
La motivation au quotidien vient du goût de mon métier, celui du challenge et surtout de nouvelles idées presque tous les jours.
Aujourd’hui, quels sont tes enjeux stratégiques de développement à moyen terme pour la réussite de Quaelead?
En ce moment, nous sommes dans la phase de développement avec un modèle qui est viable et éprouvé, nous le répliquons donc sur différents univers : après avoir ouvert 3 moteurs de recherche verticaux (UnCadeau.com ; Jeveuxdesbijoux.com ; PourBebe.com) nous allons lancer Pourlamaison.com qui est dédié à l’univers déco et design.
Nous prévoyons d’en ouvrir encore six autres, pour balayer les principaux univers produits et ainsi être présents grâce à un important réseau de sites.
Tu habites et travailles à Toulon : comment est-ce possible de concilier réussite web et « province » ?
J’ai effectivement fait le choix de quitter Paris il y a quatre ans pour trouver une certaine qualité de vie. J’avoue que prendre mon café du matin, fenêtre ouverte sur la mer, est une chance. Cela me permet de mieux absorber le stress de mon métier et des horaires assez improbables.
Je pense qu’il est tout à fait possible de développer une activité web depuis n’importe quel point du monde tant qu’on prend soin de son réseau relationnel et qu’on reste à l’affût des opportunités. La plupart des partenariats que je monte se font au téléphone ou sur Skype. C’est vrai que rencontrer les gens IRL est un plus mais je le fais lors de mes séjours parisiens.
Tu as réalisé, l’an passé, un tour de table à Toulon : comment cela s’est-il passé ?
J’ai effectivement effectué un tour de table de 450 k€ auprès de deux clubs de business angels (Var Business Angels et Provence Angels) ainsi que de PACA investissement (le fonds d’investissement de la Région).
La proximité géographique m’a permis d’échanger plus facilement avec les investisseurs tout au long du process de levée de fonds. Cette proximité est aussi un plus dans la vie de la société car nos réunions de pilotage sont faciles à coordonner, sans que j’ai besoin de faire un aller-retour à Paris.
Autre point important : les réseaux de BA sont très structurés ici et un business angel « parrain » a pris le lead sur le dossier pour s’assurer que la due diligence soit faite correctement et coordonner les investissements de tout le monde. Ils travaillent ainsi très efficacement ensemble, avec de bonnes synergies entre réseaux de BA et fonds de la région. Cette organisation m’a permis de boucler le tour de table en moins de trois mois !
Une dernière question en ce début d’année : Que peut-on te souhaiter pour 2013 en cette période de vœux ?
De l’enthousiasme toute l’année !
Un grand merci à Mathilde pour ce partage d’expérience et de vie.
Le 12 décembre dernier, l’IESA multimédia accueillait un nouveau workshop avec pour thème : « Comment lancer un produit sur le web pour qu’il devienne un bestseller ? » par Marine Aubin, vice-présidente de GIW et consultante en management technologique et innovation.
Vous n’étiez pas à ce workshop ? Découvrez sans plus attendre la synthèse réalisée par Marine Aubin !
Les temps ont changé
Il y a un peu plus de 100 ans, Henry Ford disait au monde « Les gens peuvent choisir n’importe quelle couleur pour la Ford T, du moment que c’est noir». L’offre étant largement inférieure à la demande, la standardisation était plus que pertinente et le fordisme vécut son âge d’or.
Puis vinrent les Mad Men. Devant la multiplication de l’offre et une facilitation de la communication des entreprises vers les consommateurs, les grandes marques ont privilégié la publicité pour se faire connaitre et vendre.
Aujourd’hui, nous sommes entrés et installés dans une nouvelle ère. Les marchés ont largement dépassé la saturation, à un point tel que même l’obsolescence programmée, dont nous sommes bien conscients, ne suffit plus. Autre évidence, nous sommes en temps de crise. Enfin, fini le consommateur passif, et bienvenue à son pendant ultra-connecté !
En plus d’être ultra-connectés, les nouveaux consommateurs baignent dans l’infobésité. Nous pouvons accéder de plus en plus facilement à l’information et même la créer, donner notre avis… Ces consommateurs font donc partie intégrante des entreprises.
Identifiez l’écosystème de votre entreprise
En adaptant quelque peu la définition faite par G. Baterson des écosystèmes naturels, nous pouvons dire la chose suivante des écosystèmes d’affaires : « La co-évolution est une procédure durant laquelle des acteurs indépendants évoluent dans un cycle réciproque sans fin ». L’idée de co-évolution est ici clé. Tous les acteurs de notre écosystème nous accompagnent et nous aident tout au long du processus de développement de notre entreprise, produit ou service.
Concrètement, votre écosystème comprend entre autres vos clients actuels, potentiels et même mécontents, les lead users, vos collaborateurs, fournisseurs, investisseurs, vos concurrents et naturellement l’État et la loi.
Parmi tous ces acteurs, nous pouvons retenir 4 groupes majeurs d’acteurs clés :
1. Les investisseurs qui connaissent les rouages économiques et ont un vrai intérêt économique pour votre produit, votre entreprise
2. Les collaborateurs qui connaissent les rouages de votre entreprise et ont un intérêt pour sa croissance mais aussi pour votre reconnaissance à leur égard
3. Les clients actuels, potentiels et mécontents qui connaissent… les besoins du marché et ont un intérêt pour une relation plus forte avec votre marque
4. Lead users et leaders d’opinion qui connaissent les rouages de la communication et ont un intérêt pour la croissance de leur influence
Alors comment les intégrer au déploiement de votre produit ?
Adoptez le Design Thinking
Selon Sylvie Daumal dans son ouvrage « Design d’expérience utilisateur », « le Design Thinking consiste à ouvrir le champ à toutes les solutions possibles pour ensuite sélectionner et affiner, sur un mode itératif, la meilleure solution au problème posé ».
Pour ce faire, le processus du Design Thinking se décompose en 3 grandes phases :
1. Inspiration : problème ou question qui donne lieu à la recherche de solutions
2. Idéation : processus de génération, développement et de mise à l’épreuve des idées
3. Réalisation : cheminement du bureau d’études au marché
Nous allons nous intéresser de plus près au prototypage de l’idée qui se situe à cheval sur les phases d’idéation et d’implémentation. L’idée est de tester votre idée, l’améliorer, la re-tester, l’améliorer de nouveau… puis lancer votre produit. C’est un véritable processus itératif dans lequel il faut garder en mémoire qu’il vaut mieux échouer tôt (mais bien) pour réussir vite et surtout jamais seul.
Faites participer votre écosystème
Pourquoi ? Tout d’abord pour faciliter la conduite du changement. Le changement fait peur et peut bloquer les consommateurs mais aussi d’autres acteurs de votre écosystème. En revanche, en les impliquant au moment opportun dans votre prototypage, vous les rassurerez, et le fait qu’ils aient pu donner leur avis les transformera en véritables évangélistes.
De plus, faire participer votre écosystème vous permettra de vous enrichir du savoir extérieur. Aujourd’hui plus que jamais, le savoir, les compétences sont partout et surtout vous pouvez y accéder plus facilement. C’est le principe de l’Open Innovation et plus concrètement de Wikipedia.
Enfin, et nous revenons sur le principe d’évangélistes, en impliquant différents acteurs, vous propulserez la communication et la diffusion de votre innovation.
Maintenant que nous savons pourquoi, voici comment. Selon les acteurs, la phase de votre prototypage et même la nature de votre innovation, vous pouvez utiliser l’eye-tracking, l’A/B testing, des lancements régionaux, des parcours clients, le tout suivi d’entretiens pour entendre et écouter les retours des personnes impliquées.
Dernière question : quand ? Il n’y a pas de recette, le déploiement d’une innovation doit se faire avec des spécialistes… car oui l’innovation est un métier à part entière, qu’on se le dise !
Nous allons donc partir d’un exemple qui se devra d’être adapté à votre contexte. Tout d’abord, vous devez faire part et discuter de votre nouveau produit ou service avec vos investisseurs ou votre hiérarchie, si vous faites partie d’une grande entreprise.
Une fois votre V1 prête à être testée (pas parfaite, simplement utilisable, opérationnelle), présentez la à vos collaborateurs, améliorez la puis mettez la entre les mains de lead users. Après une nouvelle vague d’améliorations, faites-en une démonstration à vos investisseurs ou votre hiérarchie en expliquant votre démarche en lien avec l’écosystème. Ensuite viendront les clients mécontents, les leaders d’opinion et les clients actuels.
Pour résumer, voici 3 points clés :
1. Identifiez les acteurs clés de votre écosystème
2. Intégrez-les à votre phase de prototypage
3. Évangélisez et faites-en vos meilleurs ambassadeurs
Marine Aubin
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Co-fondatrice & CEO de SoCult (studio de création transmédia)
