Maxime Souillat beaucouplus

Webdesigner, rédacteur et community manager freelance

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September 20, 10:38 AM

L’année dernière, j’avais écrit un article qui s’appelait N’enterrons pas Myspace trop vite. Cet article, je pourrai presque le décliner à l’infini.

Il devient en effet difficile de passer une semaine sans qu’on enterre un réseau social ou une startup suite à une annonce, la sortie d’un graphe qui pointe vers le bas émanant d’un obscur cabinet d’analyse ou, pire encore, parce qu’on n’y trouve pas, soi, une utilité.

Ca m’agace.

Diaspora

Commençons par Diaspora. Ce réseau social a fait le buzz l’année dernière parce qu’il proposait un modèle décentralisé où l’utilisateur a le contrôle sur ses données de A à Z, et a au bout de quelques mois une alpha très décevante pour les « end-users » est sortie. Ni une ni deux, les articles enterrant cette initiative sont apparus, alors qu’on parle ici d’un projet open-source en ALPHA qui, comme son nom l’indique, est plutôt réservé à un public restreint de développeurs et autres sympathisants. Bref, des gens concernés.

Le problème ici, c’est que buzz oblige, le monde entier a testé cette alpha, constaté qu’il n’y avait personne… et en a tiré des conclusions pour le moins hâtives. Non, un projet open-source innovant ne se développe pas en 3 mois. Non, un projet open-source n’est pas mort si la communauté qui l’entoure n’est pas composée de dizaines de milliers de blogueurs et autres marketeux en quête de visibilité.

Que constate t-on un an plus tard ? Diaspora existe toujours, se développe à son rythme et a certainement influencé Google tant les interfaces et mécanismes se ressemblent. Inspirer un géant du web, c’est déjà une belle victoire non ?

Spotify

Au mois d’avril, Spotify a modifié ses conditions générales d’utilisation en incitant fortement ses utilisateurs à prendre un compte payant. Les articles annonçant  la déchéance du service de streaming suédois ont fleuri comme de la mauvaise herbe, émanant toujours d’utilisateurs gratuits du service qui n’étaient pas prêts à payer.

Ce n’est pas bien difficile d’annoncer que des utilisateurs vont être mécontents d’une telle décision. Ca tombe même sous le sens qu’une telle annonce soit impopulaire. Mais ce n’est pas parce que les mécontents braillent plus forts qu’ils sont plus dangereux que les gens qui s’abonnent, un à un, histoire de bénéficier du service.

Arrive un moment où il serait peut-être bon de rappeler que Spotify est une entreprise, ce qui implique la nécessité d’un modèle économique et les décisions stratégiques qui vont avec. La popularité passe après.

Au bout du compte, Spotify a perdu 1 million d’utilisateurs, mais a peu ou prou gagné 500 000 abonnés dans le même temps, il semble donc que la stratégie ait été payante (si vous pensez le contraire, faites quelques calculs).

Google+

Google+ a été un ENORME buzz, plein de gens se sont inscrits à la bêta et maintenant c’est un concours du meilleur éloge funèbre. On n’irait pas un peu vite en besogne ?

Alors oui, le ratio entre le nombre d’inscrits et le nombre d’actifs est encore faible. Oui, facebook réagit. Oui, Tata Suzanne n’est pas inscrite. Oui, certains articles montrent des graphes qui pointent vers le bas. Oui, il y a eu Google Wave et Google buzz avant +.

Mais non, ce n’est pas pour ça qu’il faut prendre sa pelle et sa pioche et creuser la tombe de G+. Evidemment Tata Suzanne va mettre du temps avant de débarquer sur G+.  Evidemment pour le moment la communauté est plutôt composée de geeks. Evidemment, tu peux ne pas y trouver le moindre intérêt. Mais tout ça c’est NORMAL.

Oui, normal. Tout simplement. Rome ne s’est pas fait en un jour, Google+ non plus.

 

Finalement, c’est toujours la même chose : plus un service buzze, plus on s’empresse de l’enterrer … parce que la rubrique nécrologique est souvent la plus lue. On s’improvise brillant analyste et hop, la messe est dite, on fait du RT et on gonfle ses stats à moindres frais. Peu importe si l’analyse est obtue et sera totalement périmée dans quelques semaines. L’important, c’est d’en parler…

 

 

July 22, 03:45 AM

Hier soir, Orangina a diffusé ce statut sur sa page fan, accompagné d’une affiche du dernier film de la saga :

Evidemment ce post copié-collé (sic) d’une boutade qui a fait le tour du net (merci MSVK pour le tuyau) a fait le buzz très peu de temps après. Peu importe le mal que j’en pense, les réactions ont été diverses et je ne vais pas m’essayer à analyser un éventuel bad buzz, c’est à la fois inutile et prématuré.

Non, je vais plutôt m’attarder sur la rédaction, parce qu’après tout c’est (aussi) mon métier.

Revenons à nos girafes, Orangina a été prompt à réagir et a diffusé 2 tweets :

Le post sur facebook.com/orangina est bien sur de l’humour ! ;) Orangina Rouge aime juste beaucoup ( trop ) la provocation ! #orangina

Rassurez vous ce n’est pas un stagiaire mais Orangina Rouge l’auteur du post. Et on lui faire sortir des excuses !

Hormis une grosse faute, ce qui est frappant ici c’est que c’est maintenant Orangina Rouge l’auteur du statut, alors que sur la page fan, aucune mention n’en était faite.

Orangina Rouge est certes un produit mais aussi un personnage méchant. Donc s’il dit quelque chose de stupide, c’est normal, puisqu’il est provocateur et méchant. L’excuse est plutôt bien trouvée, mais c’est une excuse … qui arrive donc après coup.

Si je devais reprocher quelque chose à Orangina et Fred&Farid (leur agence), au delà du contenu, c’est d’avoir oublié à quel point c’est le contexte qui définit la façon dont sera appréciée une boutade. Il FALLAIT que ce soit Orangina Rouge qui parle !

Ca aurait permis de désengager la marque en tant qu’institution, de faire passer la pilule et, accessoirement, d’installer un peu plus le personnage de Rouge, qui est à mon sens trop peu utilisé pour qu’on comprenne facilement que c’est lui qui trolle, et non Orangina.

 

Il faut écrire pour que le lecteur ait direct le panneau /!\ C’EST DE L’HUMOUR /!\ qui clignote devant ses yeux ébahis. Tu génères des réactions, t’en auras des négatives mais sûrement moins, et t’as toute latitude pour répondre « c’est pas Orangina c’est Rouge » dans les commentaires.. Exemple qui vaut ce qu’il vaut :

Vous avez vu le dernier Harry Potter ? Orangina Rouge n’a pas aimé : « Harry Potter c’est n’importe quoi, encore la magie on veut bien, les balais qui volent pourquoi pas mais un roux qui a des amis ? »

Il y a certainement mieux à trouver, plus fun, plus « Orangina » , mais ce qui importe c’est qu’on a apporté un contexte là où il n’y en avait pas : Rouge sort du ciné et donne son avis en son âme et conscience. Elle est méchante donc ce qu’elle dit est méchant… et ça fait rire (ou pas) parce que l’humiliation c’est le grand kiff des méchants. Bref, on fait parler un personnage, on raconte une histoire et on tente d’imprimer aussi profond que possible dans la tête du lecteur que ce n’est que de l’humour. Un peu balourd certes, mais si ce n’est pas la marque qui le dit, c’est déjà ça de pris …

PS : si vous voulez voir un bel exemple de réaction face à un début de controverse, allez voir sur la page Orangina, ils ont vraiment bien joué le coup.

February 17, 11:56 AM

Il y a quelques jours mashable a écrit un excellent article expliquant pourquoi les grandes marques de mode se ruaient sur Tumblr. Dans cet article, Cecilia Liu, la dir com de Spade NY dit ceci :

People are using and sharing beautiful visuals on Tumblr, posting things they think are inspirational

Selon moi elle a tout compris. Les marques de mode adoptent en effet Tumblr parce que la plateforme héberge une communauté grandissante d’amateurs de mode qui passent un temps infini à sélectionner une à une les pièces de leur collection.

Tumblr est en effet un réseau social de collectionneurs, un conglomérat de fétichistes, du dingue de lunettes vintage à l’otaku fana de robots japonais en passant par le plus chic amateur de design d’intérieur ou tous les dingos qui collectionnent des trucs totalement improbables comme des photos de Kim Jong Il en train de regarder des objets.

Ce n’est évidemment pas un hasard si le fétichisme a tant sa place sur Tumblr, l’outil s’y prête à merveille. Le combo microblog + dashboard façon twitter / profil personnalisable à l’envi / fonctionnalités de partage très abouties (reblog + applet de partage) rend en effet l’exercice de la collectionnite plus facile que jamais. Jour après jour, on se construit un cabinet de curiosités sur son thème de prédilection, parfois en scrutant le net pour trouver la perle rare, parfois en partageant le contenu publié par un autre.

Ces fonctionnalités sont ce qui fait de Tumblr une plateforme unique en son genre, mais c’en sont aussi les limites : si rien n’empêche de créer un vrai blog et d’y partager des textes aussi longs que des romans, c’est l’immédiateté qui prime. On se rend vite compte en faisant un tour sur le dashboard et sur la plupart des profils que ce sont les images, les vidéos, la musique et les citations qui sont, de loin, les contenus les plus prisés. Il faut que ça aille vite, qu’un contenu soit partageable en un minimum de temps.

Ainsi, quand on travaille dans la mode, Tumblr est presque une évidence : c’est assez facile de créer du contenu qui se partage facilement et puisse alimenter des collections, on prend une photo et bam on a un contenu qui peut intéresser quelqu’un (ok, c’est très expéditif).

Mais il n’y a pas que la mode : la plateforme se popularise donc d’autres industries vont y débarquer, les entreprises qui se lancent devront bien réfléchir à leur politique de contenus et surtout à la cible qu’ils souhaitent toucher. Parce que Tumblr est peuplé de gens amoureux de ce qu’ils partagent, il va falloir leur donner exactement le type de contenus qu’ils recherchent. Et ça, c’est loin d’être gagné…

January 27, 12:53 PM

Cet après-midi, une annonce de recrutement a commencé à circuler sur facebook et twitter. Un gonze cherche un community manager expert, réactif et influent.  Expert, réactif et influent ! Il aurait cherché un néophyte mollasson et anonyme je me serai dit qu’il cherchait un stagiaire issu d’une grande école potagère mais non, ici, c’est la crème de la crème qu’il exige.

Depuis que je suis sur twitter, j’en ai vu passer des offres plus ou moins foireuses demandant soit un bagage qu’environ 3 personnes en France sont susceptibles de posséder soit des compétences totalement antinomiques, type « vous êtes commercial de formation et avez déjà travaillé au sein de la rédaction d’un grand journal » , soit les 2. Et quelques unes comme celle évoquée plus haut…

Mais bordel, on est en 2011, le monde est censé avoir changé mais on nous prend encore pour une poires ! dit-il d’un ton courroucé, en regardant la belle Hélène, qu’il dégustait du regard et dégoûtait, aussi.

Ce qui me hérisse le poil avant toutes choses, c’est ce critère de recrutement à tomber par terre : il faut être influent. Mais influent en quoi ? Il faut être célèbre, avoir plein de followers sur twitter et d’amis sur facebook, un blog très lu ? En quoi est-ce que ça va me permettre de mieux fédérer / gérer / animer la communauté d’une marque ?

Une fois n’est pas coutume, je vais parler de moi : Jadis, j’étais membre d’une importante communauté de jeux-vidéo. J’étais déjà là quand elle était petite, cette communauté, et à force de discuter sur les forums et de prendre position lors des débats j’ai fini par y avoir une certaine influence. Soit, j’étais influent : ma parole comptait et je bénéficiais d’un vrai pouvoir de persuasion auprès d’une communauté qui comptait quelques dizaines de milliers de membres. Mais si vous me sortiez de cette communauté, je redevenais un pékin parmi les pékins, aussi influent que n’importe quel autre blaireau qui débarquait là.

J’ose croire que c’est la même chose aujourd’hui. Peu importe l’influence qu’on peut avoir et le public  qui nous suit, quand on prend la parole au nom d’une marque, j’estime qu’il faut faire profil bas et gagner la confiance de chacun au jour le jour, au risque de se prendre un retour de bâton phénoménal et mettre l’image de la marque en jeu. L’ego, on le laisse au placard un moment et on se met seulement et avant tout au service de la marque et de ses clients.

Bref, toi recruteur, tu ne cherches pas quelqu’un d’influent, non, tu cherches un CM avec un bagage en relations presse et qui s’intéresse de près à ton secteur d’activité. Il sera capable de détecter qui peut t’aider à promouvoir ton produit et tâchera de rentrer en relation avec eux. Pas la peine d’être influent, il suffit d’être courtois, de savoir rédiger un mail pour présenter un produit et d’y mettre plein de bonne volonté.

L’influence, laissons-la à ceux qui en ont…

INFLUENCERS FULL VERSION (FR) from R+I creative on Vimeo.

January 07, 09:38 AM

Geoff Barrow vient de défrayer la chronique en publiant quelques twits bien sentis qui annoncent que Portishead va faire de la musique et surtout pas de marketing.

Sur son twitter

There will be NO free downloads There will be NO bonus tracks There will be NO remixes There will be NO hidden footage

There will be NO additional content There will be NO corporate partners There will be NO fashion lines There will be NO tabloid pictures

There will be NO £25 unit cost There will be NO streetteam There will be NO myspace There will be NO celeb producer There will be NO twitter

There will be NO press/blogger gig There will be NO acoustic session There will be NO meet and greet There will be NO edited version

There will be NO iTunes only There will be NO press launch There will be NO asian version There will be NO radio friendly

Just music and us.


Magic RPM a traduit ces quelques lignes comme suit :

« Il n’y aura PAS de téléchargements gratuits. Il n’y aura PAS de morceaux bonus. Il n’y aura PAS de remixes. Il n’y aura PAS de making-of. Il n’y aura PAS de contenu additionnel. Il n’y aura PAS de partenariats. Il n’y aura PAS de lignes de vêtements. Il n’y aura PAS de photos dans les tabloïds. Il n’y aura PAS de prix unitaire à 25£. Il n’y aura PAS de street marketing. Il n’y aura PAS de tapage sur Myspace. Il n’y aura PAS de producteur célèbre. Il n’y aura PAS de nouvelles sur twitter. Il n’y aura PAS de concerts organisés pour la presse ou les bloggers. Il n’y aura PAS de rencontres organisées avec les fans. Il n’y aura PAS de versions raccourcies des morceaux. Il n’y aura PAS d’exclusivité iTunes. Il n’y aura PAS de lancement pour la presse. Il n’y aura PAS d’édition asiatique. Il n’y aura RIEN pour plaire aux radios : juste la musique et nous« 

On compte 21 NO, pour une vérité : Just music and us. Et là je dis bravo, je trouve le procédé génial : ces quelques phrases ont plus en commun avec un poème qu’avec des twits, et cette palanquée de NO n’est là que pour mettre en exergue cette vérité laconique qui la conclut : Just music and us. C’est vraiment bien fait, on aurait presque envie qu’ils la mettent en musique.

Ces déclarations, quelle que soit la volonté initiale de Geoff Barrow, sont un formidable coup de pub auprès des fans. C’est que Portishead a le goût du secret et s’affiche depuis longtemps hors des sentiers battus de l’industrie musicale. Les fans (dont je fais partie) ont en effet attendu 10 bonnes années un troisième opus, qui est finalement arrivé avec Third.

La com était déjà très laconique, un message de temps en temps, quelques articles sur l’enregistrement studio et les pannes d’inspiration, une interview de temps en temps et … finalement, la sortie de l’album tant attendu. Un album difficile à aborder de prime abord mais excellent au final.

Malgré cette aversion pour les méthodes classiques du marketing musical, la posture du groupe reste ironiquement du marketing, un marketing de la rareté, un marketing du no promo, mais un marketing quand même. Les fans vont guetter le moindre ersatz de début de déclaration des membres du groupe – et il y en aura forcément- , et les sites spécialisés s’empresseront de relayer tout ça. Parce que ce qui est rare est cher, Portishead donne matière à scoops et autres théories fumeuses sur ce qu’ils vont bien pouvoir inventer, et suscitera l’attention quoi qu’il advienne.

Et moi, j’attends l’album avec impatience, et en bon fan qui se respecte je vais guetter, guetter, à tel point qu’au final on pourra dire : Maxime guetta. Parfois j’aimerai m’appeler David…

December 23, 12:52 PM

J’ai déjà évoqué Aza Raskin sur ce blog, c’est un gonze qui suscite mon admiration pour nombre de raisons. Après avoir largement contribué aux projets de Mozilla, il se lance dans la création d’une startup : Massive Health.

Le projet de Massive Health est assez obscur au premier abord : mettre le design au service de la santé. Personnellement, ça n’évoque rien chez moi, je n’ai aucune idée a priori de ce que peut apporter le talent d’un Aza Raskin à quelqu’un de malade … j’ai donc été lire son article sur son blog personnel histoire de me convaincre qu’un tel projet a un potentiel.

Honnêtement, j’ai survolé les premiers paragraphes en me disant que je n’allais pas tirer grand chose de son blabla « pot de départ, j’ai une super idée » . Jusqu’à ce qu’il évoque sa famille.

Là, son article est devenu passionnant. Aza Raskin parle de sa mère obèse, elle-même infirmière et en première ligne pour soigner les problèmes liés à … l’obésité. Il pose le paradoxe : comment se fait-il qu’on puisse être obèse quand on passe sa vie à voir les désastres que ça crée ? Puis explique ce qu’il pense être la clé : notre cerveau ne gère pas bien les récompenses « retardées » mais optimise les récompenses immédiates, ce qu’il illustre par cet exemple que je traduis ici :

Le cake que j’ai mangé ne transforme pas matériellement mon corps pour le reste de la journée ou le lendemain. C’est l’addition des cakes que je mange ou non de semaine en semaine qui fait que je reste en forme ou que je grossis. Les circuits du plaisir de notre cerveau nous conduisent à optimiser le bonheur à court terme (Cake !) plutôt que la santé à long terme (obésité, maladies coronariènes, diabète …)

The cake I eat today doesn’t materially change my body for the rest of today or tomorrow. It’s the incremental amount of cake I eat or don’t over weeks and months that makes me fit or fat. Our brain’s pleasure circuits lead us to optimize short-term happiness (cake!) over long-term healthiness (obesity, coronary heart disease, diabetes).

Le défi d’Aza Raskin est donc de parvenir à transformer cette logique implacable pour faire en sorte que ces gains de santé sur le long terme passent au premier plan, via le design, des indicateurs mis à jour fréquemment et les sciences cognitives. Il prend l’exemple de marques de voiture qui ont constaté qu’en représentant graphiquement la consommation au kilomètre en temps réel (ou presque) , le comportement des conducteurs évoluait de manière à l’optimiser.

Si j’ai tout compris, il souhaite donc créer une sorte de tableau de bord dont les indicateurs seront suffisamment pertinents et incitatifs pour modifier le comportement de quelqu’un, qu’il comprenne son corps et qu’il prenne du plaisir à faire en sorte que ces indicateurs évoluent.

Tout ça me fascine, parce que les enjeux sont colossaux, parce que la méthode est disruptive et aussi, sans vouloir faire dans la mièvrerie, parce que le discours de Raskin est touchant. A suivre !

Sources :

Aparté : Le site de Massive Health est un super exemple de site « salle d’attente » !

October 26, 07:48 AM

A chaque fois que j’évoque myspace dans une conversation, on me sort que la plateforme est vouée à une mort certaine, que plus personne ne s’y intéresse et que travailler dessus n’a plus aucun intérêt.

C’est vrai, la plateforme n’a plus la puissance d’antan. C’est vrai, les djeunz préfèrent balancer leurs photos de soirée sur facebook. C’est vrai aussi, nombre d’amateurs de design ont depuis longtemps déserté la plateforme, horrifiés par sa structure plus que chaotique. Et je ne parle même pas du spam.

Je pensais ne jamais remettre les pieds sur myspace il y a quelques mois encore mais j’ai dû y retravailler en août dernier pour un client. Près de 2 ans après avoir déserté la plateforme j’ai donc remis les mains dans le cambouis à l’occasion de la sortie du nouveau profil en bêta et j’ai été agréablement surpris par la bête. J’expose ici en quelques points pourquoi il ne faut pas l’enterrer trop vite.


Le nouveau profil est bien conçu

Désormais, après avoir choisi un thème de départ, on peut customiser le profil à sa guise grâce à un système de modules plutôt complet : on peut ajouter, retirer ou déplacer n’importe quelle section du profil, ajouter des modules html à l’infini, ajouter des modules d’application, le tout assez simplement et suivant une logique qui demande 5 minutes de pratique.

Myspace de Josh Groban

Retirer n’importe quelle section, mine de rien, ça change pas mal de choses : myspace sans les commentaires, le top amis, les conneries genre j’aime le nougat et j’aimerai rencontrer Justin Bieber, ça peut être un bel outil de communication.

De plus la plateforme a opté pour une structure en 2 colonnes non modifiable, ce qui fait que tous les myspace récents ont la même structure : une grande colonne à gauche et une plus petite à droite (vous avez dit sidebar ?) . Certains y verront une halte à la créativité, moi j’y vois surtout un gain précieux en cohérence et en clarté. Finis les profils où on cherche tout pendant 3 heures !

Enfin myspace permet maintenant d’ajouter un bandeau en html en haut du site, indépendamment des modules. La taille est fixe, on ne verra donc plus d’énormes visuels souvent disgrâcieux mais des bannières de 250 pixels de haut personnalisables.

Myspace Twin Shadow

Les modules permettent beaucoup de flexibilité

Pour remplir ces colonnes on utilise donc les modules, dont les « nouveaux rois » sont les modules html customisables à l’envi. On peut ajouter du html évidemment (sans déconner ?) et du css à condition de l’ajouter en inline, une pratique certes désuette mais qui a le mérite de permettre de faire un design assez précis.

Une fois créés, on peut donc déplacer ces modules et hiérarchiser l’information en 2 coups de cuillère à pot en fonction des besoins du moment, un peu comme sur un profil netvibes.

Toujours au top sur google

Les seuls survivants (à part Tom) de la désertion de myspace sont les groupes et ce n’est pas un hasard si la plateforme cherche à recentrer sa stratégie sur la musique : c’est et ça a toujours été son point fort. Même si son utilisation par le pékin moyen est en chute libre, tapez le nom de n’importe quel groupe sur google et il arrivera toujours dans les 1ers résultats.

Myspace offre en plus la quasi certitude d’y trouver ce qu’on vient chercher : de la musique à écouter, ce qui fait que c’est souvent un des liens les plus cliqués parmi ces recherches. Bref, pour un groupe, myspace reste une valeur sûre et la nouvelle version du profil devrait conforter la bonne position de la plateforme dans ce secteur :

The New Profile For Artists

MySpace Music: Artist HQ | Myspace Video

N’enterrons pas myspace trop vite

Le nouveau myspace offre toujours la possibilité d’ajouter de l’audio, de la vidéo, des photos, du flash en embed et peut se synchroniser avec twitter et facebook. Le nouveau profil myspace est intéressant s’il est asocial : on oublie les amis, le chat et toutes ces fonctionnalités qui n’ont pas bougé d’un iota pour mieux profiter de la clarté du nouveau design et des gains en référencement. Si en plus on a quelques connaissances en html + css, les possibilités sont infinies !

J’ai recréé un compte myspace et je me suis amusé à faire quelques tests. Ca n’a rien d’extraordinaire mais je l’ai brandé comme un arc.

September 27, 07:38 AM

C’est une vraie mode au sein des petites structures : créer un profil perso au nom de la boîte et l’utiliser pour faire sa promo sur facebook. C’est sûr, pouvoir sans trop de difficultés réunir quelques milliers de prospects, c’est tentant. Pouvoir leur envoyer une invitation à la prochaine soirée qu’on organise, c’est tout aussi tentant. Mais c’est le genre de tentations qui ont transformé myspace en fantastique machine à spam, et facebook pourrait prendre le même chemin.

Pour présenter le phénomène, je vous relate ici mon histoire d’amour avec le Bar Ababor, où l’alcool coule à flots. Sans jamais exagérer, c’est pas mon genre* .

Bar Ababor souhaite faire partie de vos amis

T’as pas de prénom ? Alors t’es pas mon ami, si ?

Malgré toute la bonne volonté dont je peux faire preuve, je ne peux pas vraiment devenir ami avec quatre murs, un comptoir et des chiottes. Bon prince, j’accepte tout de même, et ce savoureux message s’affiche alors : vous êtes maintenant ami avec Bar Ababor.

Je peux désormais, dans un accès de sympathie, demander à ce lieu comment vont les affaires. Mais je préférerai demander directement au barman … qui ne m’a pas ajouté parmi ses amis parce qu’en réalité, il ne m’a jamais adressé la parole sauf pour me dire « 6 € ». La vie est mal faite, cet enfoiré de barman veut avant tout que je consomme chez lui, et il me le fait savoir en me proposant d’être ami avec son bar. Bonjour les relations sociales.

Bar Ababor a 2350 amis. Dont moi (sic)

Didier, Le barman du bar Ababor a cherché des amis pour son bar. Il a commencé par ajouter ses vrais amis, puis les amis de ses amis, ceux dont la tête lui dit quelque chose, et puis ceux qui habitent à moins de 500km du bar, on ne sait jamais. Vu qu’une bonne partie des personnes à qui il a fait une déclaration d’amitié ont, dans un sursaut d’ego (chouette, j’ai 200 amis !) , accepté sa requête, il a désormais 2350 amis.

Comme un con, à l’époque j’acceptais ce genre de requêtes. Tu penses, j’avais 197 amis … Depuis j’ai déchanté : Didier ne m’a encore jamais adressé la parole mais il m’invite à chacune de ses soirées. Je suis plutôt doué aux fléchettes mais de là à participer à chaque tournoi …

Vous avez 154 invitations à un événement.

Vu que Didier n’est pas le seul à demander le monde entier en ami pour rameuter du monde dans son bouge, j’ai désormais une foultitude de bars dans mes relations. Grâce à ça, évidemment, on m’invite chaque semaine à boire des verres un peu partout. Au début j’ai trouvé ça sympa, mais maintenant c’est horrible : j’ai la gueule de bois rien qu’à l’idée de lire la liste des événements auxquels je suis invité. J’hésite toujours entre tout supprimer, et louper au passage l’unique invitation qui m’intéresse, ou laisser les chiffres exploser, d’ici qu’on me donne une récompense quand j’aurai été invité plus de 10 000 fois quelque part. Sait-on jamais.

En attente de réponse : 1854 personnes.

La dernière fois que je suis passé au tripot précité une quinzaine de fois, il y avait une guinguette. Je m’attendais à débarquer dans un endroit bondé mais le bar était aussi vide que mon verre après 5 minutes. Pourtant Didier avait invité ses 2359 amis (oui, le temps de la rédaction de l’article il en invité d’autres) .

J’ai regardé l’événement sur facebook une fois de retour dans mes pénates : 1854 personnes n’ont jamais répondu, 399 ont répondu non, 70 peut-être. 30 ont eu la gentillesse de répondre oui, 10 ont eu la gentillesse de venir.

Cause toujours tu m’intéresses. La revanche.

C’est pas marrant quand on est barman de se prendre un vent énorme après avoir parcouru tout facebook à la recherche de gonzes pour vider les fûts. Mais c’est qu’il s’y est mal pris le bougre : ajouter des « amis » qui n’ont rien demandé pour leur envoyer des invitations à un événement, c’est très comparable à ajouter des adresses mail à un fichier pour leur envoyer de la publicité, c’est tout simplement du spam.

Problème : étant donné que Didier n’est pas le seul pratiquant, il a encore plus de mal à attirer l’attention des internautes et est au final piégé à son propre jeu : à vouloir faire du marketing de masse il finit … noyé dans la masse, tel un vulgaire commentaire sur une page myspace. Vous savez, ces pages qu’on ne lit plus parce qu’on en a tous eu ras le bol …

Sortir de la masse.

Justement, ce qui fait la force de facebook par rapport à myspace, c’est, outre son design, à la fois la séparation entre les personnes physiques et les personnes morales, une sémantique qui porte moins à confusion et une vraie attention portée à ce que le spam soit aussi peu répandu que possible. Ce n’est pas par hasard qu’on ne peut pas envoyer d’invitation à un événement ni inviter des inconnus à aimer son bar quand on est administrateur d’une page fan et vouloir contourner ces saines limitations est une hérésie.

Sur facebook, on peut s’inviter à devenir fan d’une marque ou à un événement oui, mais entre amis. C’est un réseau social, qui suppose des relations sociales ! Par exemple, si vous êtes invité à un concert au Bar Ababor par un pote dont vous appréciez les goûts, vous serez plus enclin à y découvrir un groupe inconnu alors que si vous êtes invité à ce même concert par le bar lui-même, vous n’y prêterez certainement aucune attention.

Pour une petite structure, le véritable challenge c’est de réussir à sortir de la masse. Si Didier organise un concert par exemple, il vaut mieux qu’il créée un événement depuis sa modeste page fan, qu’il invite quelques amis proches depuis son compte perso puis qu’il demande à quelques uns d’entre eux de partager l’événement sur leur mur plutôt que de balancer 2000 invitations à l’aveuglette depuis un compte fantôme.

Un message partagé par 5 vraies personnes qui ont 200 vrais amis a beaucouplus de valeur qu’un message partagé par une fausse personne qui a mille faux amis ( un chewing gum Emile ? ) .

Un peu de pollution en images

Remarque : Cet article aurait pu avoir un autre titre mais je me suis dit que c’était trop tendancieux : Sortir de la masse pour faire jaillir la mousse.

* Mon pseudo en est la preuve irréfutable.
August 27, 03:45 AM

Petit rappel expéditif aux néophytes, le #followfriday ou #ff , c’est un peu la grand-messe de la cooptation sur twitter, et elle a lieu tous les vendredis. C’est sympa, ça permet de découvrir des personnes intéressantes et c’est devenu une institution.

Mais c’est aussi une corvée : trouver qui inviter à suivre prend du temps et ce n’est pas parce que c’est vendredi qu’on en a plus que d’habitude. Résultat : la plupart des #followfriday sont une suite de comptes alignés les uns derrière les autres, ce qui leur enlève à mon sens beaucoup de valeur.

J’ai moi-même arrêté de followfrider (hop, un momoche) depuis quelques semaines parce que ça me prenait une plombe et le format ne me convenait pas. Quand je veux inviter à suivre quelqu’un, je veux pouvoir le faire en long, en large et en travers, une bonne fois pour toutes et pas en 140 caractères.

J’ai donc décidé de m’y mettre en version longue, à grands renforts de liens, de photos peut-être, de mots doux et tout le bazar.

Pour ne pas totalement perdre l’esprit #ff, je ferai un lien vers cet article tous les vendredis en mentionnant les nouvelles entrées s’il y en a. Let’s go, #followfridayeveryday !

@MatthieuGlzt

Matthieu est booker au Glazar’t (Paris) et parle très logiquement beaucoup de musique, notamment de live. A suivre si vous aimez faire des découvertes, et à suivre sur blip.fm (ce génial service si peu connu) si vous aimez les écouter.

@ilovegraphics

Zelia est directrice artistique chez Casus Belli, une chouette agence web de Caen, et tient un super blog sur le graphisme (inspiration, articles…) en anglais. A suivre si vous aimez le (web)design, les vidéos japonaises débiles et les gens à la fois doués et accessibles.

@julienHillion

Julien est un étudiant en master web éditorial plutôt discret mais bien renseigné. A suivre parce qu’il partage toujours des liens intéressants sur le webdesign, notamment l’expérience utilisateur.

@o0OFF

Ophélie est une directrice artistique junior et graphiste bourrée de talents. A suivre si vous voulez faire de la veille graphique mais aussi à suivre sur flickr où elle publie d’excellents clichés et sur spotify où elle partage de la musique avec goût.

@BFaverial

Benoît est un des rares community managers expérimentés français. Il tient un excellent blog sur son métier et pousse parfois des gueulantes, ça ne fait jamais de mal. A suivre si vous voulez en apprendre plus sur ce métier, arrêter de croire à certains mythes sur les CM et patienter avant la sortie d’un bouquin qui s’annonce prometteur.

@mr_doinel

Antoine est webdesigner mais aussi graphiste et illustrateur. Il travaille au sein de l’excellente agence Area17 et tient un non moins excellent blog sur le graphisme en collaboration avec Juliette. A suivre si vous aimez le graphisme, le webdesign et le talent.

@hitekznologik

Simon est photographe et passionné de musique. A suivre si vous vous intéressez à la photo, à la pop-culture ou à la musique mais aussi à suivre sur flickr pour avoir un aperçu de son talent ou sur spotify où il partage notamment une playlist sampleur / samplé très riche.

@N_Maday

Nicolas est Community Manager chez Influence Digitale. Passionné de musique, il publie des articles sur les blogs onskasig et viacomit. A suivre si vous vous intéressez à la communication web ou à la musique. Ou les 2.

July 28, 05:57 AM

J’ai découvert l’informatique avec un vieux coucou sous dos 6.22 dont se séparait une entreprise qui avait eu la bonne idée de mal formater le disque. Je n’avais pas l’ombre d’un manuel, ça se passait en ligne de commande et c’était en anglais. Mais j’ai eu la bonne idée de taper help. J’ai donc fait le tour des commandes, des explications, j’ai compris la logique et j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce que contenait ce disque dur au passé brumeux.

J’en ai gardé quelques réflexes et un goût certain pour ces commandes d’une logique sans faille. Je tape help, j’ai de l’aide. C’est simple, c’est porteur de sens, c’est efficace.

help fire

Hurry ! Call firemen on 0118 999 881 999 119 7253

Oui mais voilà, maintenant c’est sur le web que ça se passe, et c’est quand même un sacré bordel. Par exemple, si je dois chercher le synonyme de rouflaquette, il faut que j’aille sur un site de synonymes, que je tape le mot dans leur moteur de recherche et que j’attende le résultat. Et si dans la foulée je veux connaître la définition précise de rouflaquette parce que j’ai comme un doute quand je dis « je mangerai bien une rouflaquette » , il faut que je reproduise la même opération.

Mine de rien c’est une sacrée perte de temps. Le problème est connu, les initiatives pour faciliter la vie sur le web sont légion, depuis les widgets de netvibes jusqu’aux calculs et conversions faisables directement sur google. Mais le problème reste entier !

Le projet Ubiquity

Et puis j’ai découvert Ubiquity, un plugin initialement développé au sein de Mozilla Labs par Aza Raskin, petit génie des interfaces utilisateurs (il a 26 ans !) dont on entend reparler ces jours ci. Ubiquity est un plugin expérimental dont l’objectif est de commander le web directement avec le langage, un peu comme ces bonnes vieilles lignes de commande.

Aza Raskin explique ce qu’est Ubiquity dans cette vidéo, assez explicite.

Ubiquity for Firefox from Aza Raskin on Vimeo.

Et il a résumé en une image la finalité de l’expérience Ubiquity :

On n’en est pas encore là mais le plugin rend déjà de fiers services. Il agit comme une surcouche du navigateur, qu’on appelle via un raccourci clavier. Une invite de commande s’affiche et il suffit de taper les commandes que le plugin comprend :

La surcouche affiche alors le résultat demandé, sans avoir à passer par le service en question.

Ubiquity permet à n’importe qui d’ajouter une commande via des scripts et la liste des possibilités est déjà plutôt longue, de la recherche simple jusqu’au raccourcisseur d’url en passant par le statut facebook.

Le plugin est officiellement en standby vu que Raskin a d’autres chats à fouetter mais il a tout de même été mis à jour récemment grâce à sa communauté et fonctionne plutôt bien. L’apprentissage est rapide, le gain de temps considérable et l’expérience globale très prometteuse.

Quix

Dans la même veine qu’Ubiquity, Quix est un service qui permet d’agir sur le web via des commandes simples.

Contrairement au plugin de Mozilla Labs, Quix est un bookmarklet compatible avec la plupart des navigateurs, dont les navigateurs mobiles. Si les commandes sont centralisées grâce à l’applet, Quix ouvre directement les sites qu’il commande pour afficher les résultats. L’auteur a prévu la possibilité d’ajouter ses propres commandes, ce qui à mon avis est essentiel pour assurer la pérennité d’un tel outil.

What’s next ?

A mon sens, des projets comme Ubiquity ou Quix sont des précurseurs de ce que sera le web dans les années à venir : centré sur l’utilisateur, sémantique et … simple. On va sûrement voir fleurir ce genre d’initiatives et ce ne serait pas étonnant qu’un navigateur en vienne à offrir ces possibilités nativement. Si Mozilla Labs a initié le mouvement, Google serait le candidat idéal pour offrir un tel service vu son leadership dans le domaine des services web et le développement toujours plus impressionnant de son écosystème. On en reparle dans quelques années !

Profile

Webdesigner, rédacteur & community manager chez beaucouplus
Internet | Paris Area, France, FR

Summary

Je me suis pris de passion pour internet à l'adolescence et je me suis rapidement investi au sein de communautés en ligne sur lesquelles j'ai fait mes premières armes comme Community Manager. Mes études en communication m'ont amené aux portes des agences de publicité mais c'est en voguant de projet en projet dans des secteurs comme la musique ou les jeux-vidéo que j'ai le plus appris.

J'ai organisé des concerts, modéré des forums de discussion, dirigé une équipe de rédacteurs, créé des blogs et portfolios avant de rejoindre Paris au printemps dernier et de me lancer en freelance.

J'aide désormais les entreprises à investir les médias sociaux et je navigue entre des missions de conseil en communication, la création de sites web et du community management opérationnel.

Autodidacte et touche à tout, je m'intéresse au webdesign, aux outils de publication en ligne / CMS et aux nouvelles formes de marketing web.
Specialties: + Webdesigner : création de sites web(HTML + CSS , wordpress…) , myspace, facebook (FBML) . + Rédacteur (web) : news, blogging, faq, emails, aides… etc, définition et application d’une ligne éditoriale, gestion d’une équipe de rédacteurs. + Community Manager : J'interviens depuis l'analyse des besoins du client et de sa stratégie de communication globale jusqu'à la mise en place opérationnelle.

Experience

  • Apr 2009 - Present
    Webdesigner, rédacteur & community manager / beaucouplus
    Depuis juin 2010 : Social Media Manager, label Tôt ou Tard Missions : définir une stratégie d’utilisation des réseaux sociaux et la mettre en place. > Créateur / webmaster du blog de Yael Naïm (fr / en) , personnalisation myspace + facebook, community manager opérationnel http://yaelnaim.net http://www.facebook.com/yael.naim http://www.myspace.com/yaelnaim +++ Avril / juin 2010 : Consultant, agence Zéro Missions : définir des stratégies de communication 360°, concevoir des campagnes, créer et animer des sites web, réaliser des audits, mettre en place des opérations de community management et de marketing d’influence +++ Décembre 2009 - janvier 2010 : Daka Tour Mission : créer des newsletters pour Daka Tour http://bit.ly/dakanewsletters
  • 2007 - Present
    Responsable Communication / Association EMOZIK
    Webdesigner, rédacteur, community manager, responsable communication Missions : Organiser et promouvoir des événements, définir et appliquer des stratégies de communication offline / online, animer blogs et réseaux sociaux (myspace / twitter / facebook) http://www.emozik.com
  • 2001 - Present
    Community Manager / E 1337
    Modérateur puis rédacteur en chef sur les sites www.csfrance.net puis www.esfrance.net édités par E1337 Missions : modérer les forums de discussion, faire le lien entre l’équipe technique et les utilisateurs, leur faire remonter les doléances des joueurs et du corps arbitral, créer une politique éditoriale en adéquation avec les attentes des utilisateurs, gérer une équipe de rédacteurs et de modérateurs. A propos : csfrance et esfrance sont des sites communautaires dédiés à counter-strike puis au multigaming. Le site a compté jusqu’à 100 000 membres réunis autour de plusieurs services dédiés à la compétition.
  • Apr 2006 - Present
    Stage de Concepteur Rédacteur / Mac Cann Ericksonn Paris
    Clients : Microsoft, Durex, Opel, Saupiquet, Hewlett Packard, Costa Croisières, Scholl

Education

  • 2005 - 2006
    Université Nancy 2
    Licence professionnelle in Création publicitaire

Additional Information

Interests:
musique, pop-culture, graphisme, jeux-vidéo, nouveaux médias, nouvelles technologies

Posts

zuppadivetro:

lospaziobianco:

darksilenceinsuburbia:

Tomislav Tomić.

Trick of the tale 2, 2008. Published by Templar Publishing. Indian ink & acrylic.

Noah’s ark, 2004. Unpublished, indian ink & acrylic.

http://tomislavtomic.com/

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kindofsurprise:

- Movie of the week -

dotcore:

Anachrodesign.
by Septendecim Fool.

“I had a lot of fun doing it, then enjoy! This is a lil’ peanut of a huge huge huge project for my exam thesis, The Steampunk Hegemony. The title should tell everything by itself. What the past would look like if the future had happened sooner? And all these kinda famous things.”

zuppadivetro:

lospaziobianco:

zitterberg:

Fritz Lang’s Metropolis, movie poster, 1926

Poster for Fritz Lang’s film “Metropolis” shows the character Maria in Rotwang’s transformation machine. Signed “Klebrand”, ca. 1926.

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zuppadivetro:

angelophile:

Muppet Fairy Tales by David Petersen. 

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zuppadivetro:

lospaziobianco:

mikemanoart:

My series of incentive covers for IDW’s mini series Night of 1000 Wolves

by mikemanoart

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gamefreaksnz:

Ancient Egyptian Plumber

Limited availability for 1 week only (5-20-2012 through 5-27-2012) at shirtwoot.
Available as a t-shirt USD$15
Available as a tote bag USD$12

Wear this shirt: when you go down that pipe into the mummy’s tomb.

Don’t wear this shirt: around your jealous brother. You know, the one who grew a mustache just like yours and wears outfits like yours, only in a different color.

This shirt tells the world: “For me ‘ancient history’ means 1987.”

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weandthecolor:

Inspiring poster illustrations

Selected illustrations and poster design by Polish graphic arts student Hubert Tereszkiewicz.

zuppadivetro:

fumettidccomics:

lospaziobianco:

mondodinerd:

La pin-up del giorno: Harley Quinn, di Aype Beven.

all-about-villains:

Harley Quinn : By Aype Beven

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zuppadivetro:

lospaziobianco:

blowncovers:

“Books” Contest: Runner-up #3

By Gurbuz Dogan

Gurbuz has done some stunning published New Yorker covers that many of you may remember. This wonderful image uses a physical, tangible relationship between the objects to talk about digital v. printed books. For publication, I probably would have asked him to crop this closer on just the first few books so that it would be a faster, cleaner read. 

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gamefreaksnz:

Rune Factory Oceans coming to PS3 next month

Rising Star Games have announced the Sony PlayStation 3 exclusive Rune Factory Oceans will finally be available in Europe from May 25th.

zuppadivetro:

lospaziobianco:

darksilenceinsuburbia:

Anthony T. W. Myers. Midnight and The Beheadstress. Nella and Vanessa. Graphite, watercolor on hotpress, 11 X 17”.

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weandthecolor:

Stunning Illustrations

Collages and fashion inspired drawings by Ise Ananphada from Bangkok,Thailand. Ise Ananphada’s work is known as feminine figure illustration style with delicate detail and pastel color palettes.

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