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LuckySlug

ou l'histoire d'une limace
qui traine sur la toile...

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  • March 12, 05:08 AM

    Sortie de secours

    J’aime beaucoup (beaucoup) cette photo. Je l’ai rangée dans la catégorie « Chronique d’une photo ratée » à cause de cet immonde panneau issue de secours qui vient agresser l’oeil.

    Je l’ai prise lors d’un concert du Groupe Tréma au Batofar, une salle de concert minuscule qui a la particularité d’être dans la cale d’un bateau qui reste tout le temps à quai.

    Evidemment, pour « sauver » cette photo, il reste l’option photoshop, mais bon, je ne suis pas super fan de cette solution.

    Alors que sur celle-ci (que j’aime bien aussi) grâce à la lumière verte, cet affreux panneau dérange déjà nettement moins.

    Voilà, parfois il faut composer avec le décor et c’est pas toujours facile facile, surtout avec la photo de concert. Et quand je n’y arrive pas, ben ça me met un peu les nerfs.

    C’est d’autant plus rageant quand la lumière permet ce genre d’effets et des photos aussi spectaculaires.

  • February 22, 06:47 AM

    Le bacon de la discorde

    Ce n’est plus un secret pour personne la société Quick a décidé de proposer dans certains de ses restaurants une carte 100% halal.

    Visiblement cela fait scandale. Le maire de Roubaix a parait-il porté plainte pour discrimination, certains parlent même d’atteinte à la laïcité.

    Atteinte à la laicité? Mais n’importe quoi!

    En France, seul l’Etat et les services publics sont laïcs. Pour autant que je sache, il n’existe pas encore dans notre beau pays de service public du Fast Food.

    Les sociétés privées font ce qu’elles veulent (dans le respect de la loi bien entendu). Quick est une entreprise commerciale et comme toutes, elle n’a qu’un seul objectif engranger le plus de pognon possible et ce type de stratégie marketing n’est là que pour atteindre l’objectif en question.

    Concernant la plainte pour discrimination, elle est simplement ridicule. Confondre stratégie commerciale et discrimination me semble même dangereux (et paradoxalement très contradictoire avec la liberté d’entreprendre si chère à la majorité qui nous gouverne et que cette décision de Quick effraie tant).

    Il y aurait discrimination si Quick refusait de servir les gens ne répondant pas à certains critères. Or même s’ils ne servent que du halal, Quick ne refuse de servir personne.

    D’ailleurs, il existe en France et depuis longtemps des restaurants halals (la chaine KFC par exemple propose de la viande halal depuis plusieurs années), des boucheries halals, de même qu’il existe des restaurants casher, et même des sites internet spécialisés, sans que cela ne dérange personne.

    Mais jusque là ça restait plutôt discret et l’info était difficile à obtenir. Sauf pour certaines chaînes qui avaient réussi à faire de leur spécificité un truc branché limite trendy, genre Sushi West qui fait des sushis cacher, ou dans certains quartiers bien identifiés (à Paris: le sentier, barbès etc). Tout cela restait bien limité.

    D’ailleurs, Quick semblait plutot parti sur cette voie, se limitant à un affichage dans les restaurants concernés (depuis Juillet 2009 à Toulouse et novembre dans les autres restaurants dont Roubaix) pour informer la clientèle au sujet de ce qui n’est pour l’instant, rappelons-le, qu’une expérience limitée dans le temps.
    Malheureusement pour eux, le Maire de Roubaix s’est aperçu de l’expérience en cours en a alerté la presse qui s’est emparée de l’affaire.

    Ce qui choque visiblement c’est qu’une entreprise privée, connue et appréciée, fasse un choix stratégique impliquant que : oui les musulmans sont présents en France et ils sont nombreux, oui ils sont pratiquants, oui ils ont un pouvoir d’achat (conséquent si l’on en croit toutes les études de marché sur le sujet), oui c’est peut être ton voisin de frites.

    Horreur, malheur, les musulmans deviennent VISIBLES. Et double effet kiss Kool, ils sont tellement nombreux qu’on commence à les favoriser. Et là c’est le drame!

    C’est ça au fond, (je crois) qui emmerde les gens  (au delà du « féchié, y aura plus de bacon dans le long bacon »)

    Et bien je trouve ça très bien. Parce qu’au fond, peut être que plus on les verra, et moins on en aura peur. J’ai entendu/lu de telles horreurs depuis cette décision de Quick, que sérieusement, pour ce qui me concerne, ce ne sont pas les musulmans qui me font peur…

  • February 19, 04:04 AM

    J’ai le tricot qui me démange, alors je tricote un ptit peu… heu en fait beaucoup

    Nan mais je sais ce que vous pensez. Le tricot c’est vraiment ringard, c’est pour les mamies ou les vieilles filles qui s’ennuient.

    En vrai, j’ai toujours aimé tricoter. Le souci c’est que pendant trèèès longtemps le seul truc que j’arrivais péniblement à faire c’était surtout des boudins de portes des écharpes.

    Et les écharpes c’est sympa mais rapidement chiant.

    Alors j’ai trouvé un guide sympa chez phildar qui présente des modèles faciles à réaliser et surtout très bien expliqués et illustrés avec des photos pour les nullasses dans mon genre (je ne sais pas si vous avez déjà lu les explications pour réaliser un pull, mais ça ressemble à du chinois par moments!)

    Du coup j’ai réussi à tricoter des vetements pour bébés. Pourquoi de la layette? Non ce n’est pas parce que j’ai des envies de maternité imminente, non ce n’était pas non plus un message subliminal destiné à Michel, c’est en fait simplement pour des raisons pratiques. Ben oui, les vetements pour bébés sont plus petits donc plus rapides à faire, donc on apprend plus vite (moins de frustration ou de temps perdu quand on se plante aussi), et enfin moins cher en laine!

    Miracle, le saint graaal est atteint, j’y arrive!!! Donc logiquement, si j’y arrive en petit, je devrais y arriver en grand aussi.

    Et là c’est le drame!

    Oui, dans un énooorme excès de confiance j’ai craqué. Oui, j’ai cru qu’un deuxième miracle était possible!

    Le souci c’est que maintenant il me faut transformer ça :

    en ça:

    J’avoue, quand j’ai vu ce pull j’ai craqué. Je le trouve sublime. C’est exactement pour ça que je tricote. Parce que je rêve de pouvoir faire ce type de pièces, pas ringardes, jolies, et portables…et à ma taille!!! Des choses qu’on peut offrir aussi (dans le fait de tricoter j’aime aussi beaucoup l’idée de pouvoir créer de mes mains quelque chose pour quelqu’un).

    Faire un pull moche avec des rennes dessus n’a jamais été mon délire. A vrai dire, la layette non plus, même si je trouve ça super choupinou.

    Donc voilà, ce week end je vais me lancer et commencer ce modèle qui en plus est parait-il facile à faire. J’aurais pu ne rien dire, comme ça au moins si je foire, personne n’en n’aurait jamais rien su. Mais je me connais, si je n’en parle pas ça va encore finir en boudin de porte.

    Si je me plante, j’aurais au moins essayé, et si je réussis, vu que je fais de la photo de concert, je crois que j’aurais bien mérité le pseudo de rockeuse du tricot :)

    Alors voilà, le défi est lancé! (Purée je vais galérer je le sens bien, mais on y croit, on y croit, on y croit… enfin surtout moi!).

    —-

    Crédit photo pour le pull: Phildar

  • February 16, 05:52 AM

    Ahhh Venise, son carnaval, ses gondoles, ses bateaux, ses amoureux et… ses cadenas

    A Venise il y a le carnaval:

    Expérience EXTRAORDINAIRE. (oui parfaitement avec des majuscules). Des touristes qui se prêtent au jeu, chacun avec un masque, et une ambiance plus joyeuse que je n’en n’avais vue n’importe où ailleurs. Et puis ces costumes colorés magnifiques partout…

    C’est assez dingue de se promener et croiser des gens costumés et qui se balladent le plus naturellement du monde dans le décor sublime de cette ville. Tu te retournes et pof, un baron ou une baronne au détour d’un pont.

    D’ailleurs à chaque fois qu’on en voyais une (de baronne) c’était un peu à qui dirait le premier « alors que revoilà la sous-préfète » (oui on a le romantisme un peu potache!!!). Et sinon les masques me font toujours peur mais nettement moins derrière un objectif.

    J’ai hâte de voir les photos du Yashica mais il faut que j’aille les faire développer. Il va donc va falloir attendre le mois prochain (finances à sec). C’était assez marrant de se balader avec. Par moment ça faisait presque autant sensation que les gens costumés. Certains d’ailleurs se sont gentiment prêté au jeu en posant plus longtemps pour moi quand ils ont vu que je galérais ma race à cause des cons qui ne me laissaient pas shooter. (Le carnaval, c’est un peu par moments comme un reportage géant avec tous les touristes en reporters déchaînés prêt à vendre leur mère pour prendre une photo.)

    A venise, il y a comme dans la chanson des gondoles, plein, partout. Je trouve d’ailleurs les gondoliers hyper gracieux dans leurs mouvements. Par moment quand ils sont nombreux c’est un vrai ballet.

    (oui oui j’ai laissé les gondoles à Venises #blasée de la blague).

    Il y a aussi des bateaux, en bois vernis, dans un style très glamour des années 50,  ils sont magnifiques je trouve.

    A Venise il y a aussi bien évidemment des amoureux:

    (oui, ils sont un peu cachés sur cette photo, mais vous êtes super doués, je suis certaine que vous allez nous trouver :) )

    Mais à Venise, il y a surtout VENISE! Très graphique comme ville. C’est ancien, c’est coloré (surtout l’île de Burano, splendide), c’est une ville a la fois bouillonnante et tranquille, paisible et festive. Plein de paradoxes et d’ambiances différentes. Une rue sépare la foule du calme absolu. Un détour et vous êtes perdus. J’ai aimé ça, ce mélange. Je vous épargne un peu les images touristiques, voici mes préférées:


    (les diablotins sont en fait les boutons d’un interphone).

    Et puis, un peu plus étrange, il y a aussi des cadenas!

    J’ai failli passer à coté.  Et puis en me baissant pour prendre une photo au travers des piliers de la balustrade du ponte Scalzi,  je les ai vus. Plein de petits cadenas avec des prénoms d’amoureux dessus.

    C’est totalement ringard-guimauve, ça m’a un peu fait rire tellement j’ai trouvé ça incongru et puis Michel m’a expliqué que c’est un rite amoureux très pratiqué  en Russie et qu’il existe même à Moscou un pont sur lequel les autorités ont été obligées de mettre en place des arbres à cadenas pour les amoureux. (En cherchant j’ai d’ailleurs trouvé un article intéressant sur le sujet)

    Symbole de leur leur attachement les amoureux inscrivent leurs noms sur le cadenas, l’attachent au pont et jettent la clé dans l’eau.

    J’avoue je reste un peu perplexe devant ce type de rites. Mais bon c’est bien connu, j’ai le romantisme d’une huitre, forcément ça n’aide pas.

    D’ailleurs à ma grande surprise,  même si j’ai trouvé Venise très belle et que ça m’a énormément plu, mais je n’ai pas eu la sensation d’atteindre la force 10 du romantisme. Je m’attendais à faire une cure de guimauverie et en fait nous avons surtout fait une cure de photos, de masques, de pizzas et de fritelles (des beignets énormes remplis de crème, ce truc est une tuerie).

    On était surtout émerveillés comme des enfants, on en a pris plein les yeux. La beauté de la ville ajoutée à la magie du carnaval c’est assez incroyable. Malheureusement, je trouve que mes photos ne rendent pas forcément compte de cette atmosphère, de cette magie. Mais je pense que j’y retournerai parce que c’était vraiment extraordinaire.

  • February 11, 05:10 PM

    Mai (non il n’est pas question de calendrier)

    …mais de musique (et aussi de photo). Je ne peux pas dire que j’accroche à son style nonchalent un peu indolent (pour moi ça manque de rythme) mais elle a quelques fans parmi mes potes et amis. En tout cas de bien jolies lumières ce soir pour son set en première partie du concert de Da Silva.

    (oui, le groupe que cette jolie suédoise forme avec son guitariste s’appelle bien Mai, comme le mois, et pour la ptite histoire, la demoiselle en question se prénomme Johanna).

  • February 11, 10:59 AM
  • February 05, 03:33 AM

    La Clique c’est fantastique!!!

    Cela fait un petit bout de temps que je parle de cette troupe hallucinante, que j’essaie en vain de décrocher un pass photo, que je rêve d’aller les voir, et puis paf, il y a deux jours, une occase inrattable et hop, nous voilà invités à aller voir La CLique.

    Je ne sais plus trop comment je suis tombée sur eux, il me semble bien que c’était le plus banalement du monde en regardant un reportage à la télé. Tout de suite le concept m’a plu.

    C’est une troupe de cirque burlesque mais pour les adultes. Le concept vient d’Ecosse, et devant son succès il a été multiplié un peu partout. Ainsi il y a plusieurs « Cliques » qui se balladent en Europe et dans le monde. Nous sommes des chanceux puisqu’en France il y en a deux, une qui se produit à Paris, dans la sublime salle de Bobino, l’autre à Nantes.

    Des numéros de cirque osés, sexy et surtout très drôles, un ton délibérément subversif et décalé, voilà ce qu’est La Clique. L’humour est omniprésent dans ce spectacle qui n’en reste pas moins réellement impressionnant. Comme quand on était petit et qu’on se faisait du souci pour ces acrobates qui faisait des truc dangereux, ici c’est pareil, sauf qu’en plus de l’angoisse vous serez plié de rire.

    J’ai adoré. En plus, les artistes sont nombreux ce qui permet au spectacle d’être différent chaque soir. Alors moi, je pense bien que je vais y retourner tiens.

    Le seul inconvénient de ce spectacle c’est son prix. L’avantage de Bobino c’est que la salle étant petite et assez bien fichue, inutile de prendre des places en première catégorie pour en profiter pleinement.Croyez moi, vous ne regretterez pas votre argent, les artistes mettent une ambiance de folie. En plus sur billet-réduc, y ades promos en ce moment (-23%) donc n’hésitez pas à en profiter.

    Et puis je dis ça je dis rien, mais il me semble que c’est bientôt la Saint Valentin.  Alors si vous êtes parisien, ou nantais, moi je serais vous, j’inviterais ma moitié à ce spectacle. C’est quand même vachement plus original que des chocolats et autres trucs guimauve du même genre et croyez moi, vous serez émoustillés pour le reste de la soirée (oué bon ok ok, j’en rajoute un peu là, mais c’est pour vendre le truc vu que personne ne me crois jamais, je suis obligée)

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    Bref, La Clique c’est fantastique alors allez-y c’est jusqu’à fin mars à Bobino

  • February 02, 09:18 AM

    Le Sumo ce n’est pas que pour les Japonais (ça parle de ciné mais pas que).

    Aujourd’hui j’ai envie de parler de Sumô, un film super que j’ai vu dernièrement qui traite de l’obésité de façon plutôt rigolotte et décomplexée. L’histoire se passe en Israël et raconte le parcours de 4 gars obèses qui luttent à coup de régimes et s’affament pour essayer de maigrir et qui un jour décident d’arrêter de se torturer, de faire de leur corpulence un atout et se lancent dans l’apprentissage de l’art du Sumo.

    C’est un genre de « Full Monty » qui aurait pour thème l’estime de soi, l’obésité mais surtout le regard que les autres posent sur nous. Comment dans une société qui prône la minceur comme idéal retrouver un semblant d’estime de soi quand on ne correspond à aucun des critères physiques de ce qui est défini comme la norme?

    J’ai beaucoup aimé ce film. Pour plein de raisons. La première c’est qu’il est drôle (enfin moi j’ai ri), et qu’il traite d’un sujet qui au départ n’est pas franchement follichon d’une façon qui n’amène pas à la sinistrose et sans tomber dans le ridicule (c’est parfois à la limite mais ça passe au final plutôt bien). Les acteurs sont tous touchants et justes.

    Et puis ce film parle des gros et ose les montrer. Et je trouve ça bien. Si on considère le corps des gros comme un tabou c’est à mon avis essentiellement parce que l’on n’ose pas les montrer.

    Sans être simpliste, le thème est abordé sans fausse pudeur et sans chichis inutiles et avec beaucoup de tendresse.

    J’aime bien ce regard là.

    J’ai aussi beaucoup aimé ce film parce que je me suis sentie concernée. Et oui, je suis grosse moi aussi. Le poids, l’obésité est quelque chose qui me colle à la peau depuis toujours. Alors forcément dès que quelque chose en parle je tends l’oreille.

    En plus avec la récente décision d’Air France de faire payer aux obèses un second siège, le sujet est dans l’actualité.

    Beaucoup de gens sont persuadés que si les gros sont gros c’est de leur faute et qu’ils n’ont qu’à trouver la volonté de maigrir et puis c’est tout. Donc si tu ne maigris pas, c’est de ta faute. Fin du problème et démerde toi avec ta culpabilité.

    JAMAIS on ne dit où cette volonté se puise (généralement dans le mépris que les autres vous renvoient). Car être gros n’est pas désagréable en soi (tant qu’on a pas de souci de santé). Ce n’est pas gênant de manger, ni handicapant en société. Au contraire.

    Jamais non plus on ne parle des autres cultures où être gros n’est pas considéré comme une tare ou une faiblesse.

    C’est souvent plus pour échapper aux regards de mépris que par envie de ressembler à un top model qu’on décide de maigrirl. Et pour en finir au plus vite on fait tout ce qu’on peut pour perdre du poids rapidement.

    Ces réactions extrêmes qui ont fait le succès et l’enrichissement des marabouteux du régime (qui sont d’ailleurs dénoncés avec humour dans le film) n’ont jamais mené personne à la perte de poids définitive. Elles sont même l’exact contraire de ce qu’il faudrait faire. Tout le monde le sait, les gros y compris, et pourtant généralement à chaque fois on tombe dans le piège. Mais tous ces régimes induisent une notion d’effort qui fait entrer le gros dans la catégorie des gens qui se privent, font des efforts pour maitriser leur corps et lui redonnent un peu de considération aux yeux des autres.

    Tout tourne autour de la culpabilité, jamais on ne parle de bien être.

    Beaucoup de gens pensent que les gros veulent maigrir parce qu’ils n’aiment pas leur corps. D’ailleurs beaucoup de gens trouvent les gros moches. Certes, y a plus palpitant qu’un capiton ou un bourelet, mais cette raison là est beaucoup moins fotre que le mépris qu’on nous renvoie. Car le corps au final on s’y habitue (de la même façon qu’on s’habitue à son nez tordu, à ses cheveux qui tombent, à ses premières rides).Et puis surtout il y a des gens que ça ne dérange pas d’être gros ou d’être avec un gros. Et ça on ne le dit jamais non plus.

    C’est tout cela que ce film s’attache à montrer. Le refus du mépris, de la culpabilisation. Il parle d’acceptation de soi, de tolérance aussi et tord le cou à beaucoup de préjugés avec humour et simplicité.

    Mais ce n’est pas un refus revendicatif, on voit simplement des gens qui sont conscients de leurs faiblesses, les reconnaissent, mais qui veulent aussi  que l’on n’oublie pas leurs forces et qui veulent vivre leur vie sans que les autres les couvent d’un regard de pitié.

    Des gens qui veulent juste qu’on les laisse être heureux sans les culpabiliser.

    Bref j’ai adoré.

    Crédit photo: allocine

    __________

  • January 29, 10:34 AM
  • January 28, 05:49 AM

    Nouvelle collaboration, nouvel exercice

    L »année 2010 démarre fort bien niveau photo avec une nouvelle collaboration pour le site Desinvolt.fr, un webzine musical très sympa . L’occasion pour moi de m’essayer à un tout nouvel exercice : la photos d’interview.

    C’est vraiment très chouette de rencontrer des artistes, et j’avoue que c’était justement ce qui me manquait dans la photo de concert. Toute seule n’ayant pas de support,  ni de crédibilité pour le faire je n’aurais jamais pu décrocher ce type d’occasions.

    C’est bien évidemment complètement différent du concert, mais au moins aussi intéressant. Je me retrouve aux premières loges et spectatrice privilégiée puisque j’évolue autour de Simo qui pose les questions et de l’artiste qui y répond.

    Là, il y a échange, regards, écoute, mais aussi comme en photo de concert, beaucoup d’inconnues et d’improvisation (le lieu, la lumière, les gens autour, comment trouver une idée pour faire une bonne photo originale, l’artiste va-t-il se prêter au jeu, est-ce qu’il sera sympa?).

    L’occasion se présente aussi parfois de quelques photos posées, comme ce portrait de Féloche que j’aime beaucoup (la photo et l’artiste). Il s’est très gentillement plié à mon exigence de jouer avec la suspension lumineuse, seule source de lumière dont je disposais dans ce bar où avait lieu l’interview. (Je n’utilise le flash que quand je ne peux vraiment pas faire autrement).


    L’intégrale de l’interview avec plus de photos est disponible -> ici

    Le challenge est complètement différent mais tout aussi stimulant. Et puis en photo d’interview il y a beaucoup plus de chances que la personne qui est sur les photos les voie un jour et vous donne son avis (car elle vous a vu les prendre). C’est à la fois excellent pour mon égo mais aussi très risqué car si les photos ne plaisent pas, il y a également plus de chance pour qu’on vous le dise. Mais c’est le jeu. Et ça oblige à sans cesse se remettre en question.

    En tout cas moi j’aime beaucoup.

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